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11 juin 2021

Position du bateau le 11 juin à 12heures

 

Le bateau est à 40 milles nautiques du détroit de Gibraltar, ils avancent à 9 noeuds avec un vent de NNE.

Qui malheureusement va faiblir demain!

9 juin 2021

Où est le bateau! le 9 juin.

 


Le bateau a fait la moitié du chemin vers le détroit de Gibraltar et il commence à sortir de l'anticyclone des Açores et devrait avoir un peu plus de vent dans les 2 jours...

8 juin 2021

La dernière lettre... par Théo et Lola.

La dernière lettre...

Bonjour à tous chères familles, amis, et proches.

Ici Grandeur Nature pour sa dernière lettre co, depuis le célèbre port d'Horta aux mille peintures. Depuis la dernière fois, c'est à dire depuis peu, nous avons parcouru 128 milles pour changer d'ile : nous sommes passés de Flores à Faïal. La navigation a été plutôt calme et paisible. Nous avons pu mettre en place le rôle de chef de quart avec Théo et Maylou qui ont fait leur première manoeuvre d'empannage ensemble. Oui, car être chef de quart c'est porter la responsabilité à deux. Pour le deuxième jour de navigation, les nuages étaient au rendez-vous, ils nous ont longtemps empêchés de distinguer l'île de Faïal, c'est pourquoi la précision à la barre était primordiale jusqu'à ce qu’enfin, la terre se révèle à nous, superbe île verdoyante. Comme nous avons encore du travail à bord, nous décidons de nous arrêter au mouillage dans la baie de Porto Pim avant de nous approcher du port. Une magnifique baie, pas un seul bateau, une belle plage, quel bonheur ! Trop parfait pour être vrai. Nous allumons par précaution la VHF. Et bingo, la police maritime nous contacte pour nous dire qu'il est interdit de mouiller ici. 

Ah bon, dommage. Nous sommes donc arrivés dans les alentours de 20h à Horta, ce célèbre port où sont passés tous les plus grands navigateurs. Depuis 1950, ils laissent une trace sous forme de peinture sur les quais, qui en sont maintenant recouverts. Durant notre mini-escale, nous avons eu l'occasion de croiser le fameux Honkytonk et son équipage, un catamaran jaune en mode bateau spectacle qui accueille en ce moment des circassiens et des musiciens à bord. Honkytonk et Grandeur Nature se sont croisés, voire suivis, durant les premiers mois du voyage, et nos deux équipages avaient très envie de se rencontrer. Honkytonk avait imaginé se mettre à couple du Gégé et jouer leur spectacle pour nous... Alors, nous les avons invités tous les sept à manger et nous avons beaucoup échangé, des sourires, des discussions et des questionnements autour de nos fonctionnements respectifs vis à vis de la vie en collectif.

Ewen, Tanaé, Théo, Lola et Pierre ont fait un petit atelier de portés avec Ambroise pendant une après-midi; en gros ils se sont grimpé dessus, mais avec technique et précision. 

Ils ont ensuite retrouvé le reste du groupe qui a fait la rencontre d'une famille qui est en voyage depuis 4 ans sur un catamaran, un couple et leurs trois enfants de 11, 13 et 15 ans. Maylou fait de la guitare avec les filles tandis que Lola et Lobsang font du passing avec des massues, enfin, ils essayent. Théo et Ewen, eux, jonglent un instant avec des balles puis gambadent avec Maxime. On invite toute la famille à manger pour le repas du soir, et on joue de la musique, pendant que certains sont perchés sur la bôme.


Pour la dernière journée avant le départ, Séb, Max, Lobsang, Lola et Ewen sont partis faire du vélo jusqu'à Varaduro, une belle expédition de 9h30 à 17h, avec une pause pique-nique dans un endroit magnifique où Max a sauté depuis un rocher à une dizaine de mètres de hauteur. Pendant que certains pédalent, Théo, Morgane, Maylou, Tanaé et Pierre ont retrouvé Elfie avec qui ils ont retapé une vieille peinture de GN et bien sûr laissé la trace artistique de l'équipage 2020-2021. Ewen, Lobsang et Lola profitent de la dernière soirée pour aller voir une jam session avec les musiciens de Honkytonk. Ils jouent sur une plateforme flottante au milieu de la baie!
Eh bien voila, il ne nous reste plus qu'à faire les pleins et c'est le grand départ pour la dernière navigation. Cette escale a été très brève, mais riche en rencontres. On aurait pu passer des jours et des jours à explorer l'île en vélo ou à pied, à faire du cirque et de la musique avec Honkytonk ou avec la famille voyageuse, passer du temps avec Elfie à Pico, l'île juste à côté, ou encore avec Alice, l'amie de Camille et Marco qui était venue nous rencontrer à Flores. Mais la navigation nous attend, nous mettons le cap sur Sète, cette fois-ci il s'agit de boucler la boucle et de retrouver la Méditerranée.



Nous vous souhaitons un agréable mois de juin et vous rappelons qu'il s'agit de la dernière lettre du voyage car celui-ci touche à sa fin. Fin d'une aventure qui signe le début d'une multitude d'autres horizons.

Théo et Lola.


4 juin 2021

La lettre de Florès par Sébastien et Maxime

Bonjour à tous, chers parents, familles, ami(e)s, adhérent(e)s…

Imaginez-vous des falaises abruptes tombant dans les profondeurs de l’océan, imaginez-vous des vallées et des monts pleins de verdure avec des VACHES et de petites maisons toutes blanches. Imaginez-vous les ruisseaux, les cascades qui se jettent dans la mer, imaginez-vous une petite grange au milieu de nulle part, inondée de vert, de brebis, entourée d’eau, de sources, avec un petit feu pour vous réchauffer de votre douche nature. Imaginez-vous en équipage surmotivé, aguerri à  la vie dehors, et motivé du chantier…

Eh bien, c’est un peu de ce que vous pourriez vivre à Flores avec nous.

Imaginez-vous un hôte qui fait la liaison avec la terre pour l’organisation avec les autorités, qui se décarcasse pour trouver des solutions, qui réussit à apporter du boulot du bricolage pour chacun , un peu du confort d’une maison, des histoires sur le passé de l’île, du soleil dans les cœurs, imaginez vous sa famille très ouverte, pleine de bienvenue, qui aime partager. C’est ce que vous auriez vécu au contact de Marco, Andréa, Elvire et Gaïa… alors oui, cette escale a fait du bien à l’équipage de Grandeur Nature.

Petit bémol, Camille n’était pas là… ce sera pour la prochaine fois…

Super dièse, Louise, qui était là au début du voyage et Pierre, un potentiel futur skipper, sont sur le bateau, jusqu’à Sète.

Nous avons posé deux questions à chacun des membres de l’équipage, alors que nous venions de dire au revoir à cette grande famille, à cette île au goût de reviens-y... :



Si tu reviens sur Flores ce serait pour faire quoi ?

Quelle est la perle de ton séjour ?


Louise: je reviendrais bien pour quelques mois pour dormir dans la forêt.  Pourquoi pas garder la maison de Camille lorsqu’ils partent en vacances.

La perle c’est la cabane près de l’océan (la Ka lomba) il y a l’eau douce, l’eau de mer et l’horizon.

Ewen: je reviendrais revoir Marco et puis faire de la randonnée. Ma perle c’est la maison de Marco, sa belle maison, la douche chaude et la couette.

Tanaé: je reviendrais pour faire des randonnées, pour voir les paysages, tout ce que je n’ai pas pu faire cette fois-ci à cause de mon genou. 

Ma perle c’est le fait d’avoir pu aller chez Marco, même pour une nuit, avoir joué à un jeu qui s’appelle Bohnanza avec ceux qui étaient sur le bateau, et le petit tour de kayak le long de la falaise.

Théo: je reviendrais bien pour finir le tour de l’île en randonnée. Et puis aussi continuer à filer un coup de main au jardin. Par contre je veux bien dormir à la maison parce qu’à la grange il y a trop de poussière, je suis allergique.

Ma pépite c’est d’avoir découvert et passé du temps avec la famille de Marco.

Sydney: je reviendrais pour faire découvrir à mes parents. J’aimerais revenir pour approfondir les rencontres que j’ai faites.

Ma perle c’est la soirée avec les dix personnes, Maylou et Lola, que l’on a partagée autour d’une table.

Maylou: je reviendrais pour faire découvrir toutes les personnes que j’ai rencontrées à mes parents. Retrouver l’excentrique dans sa maison de Hobbit. J’aimerais revenir à  la saison des fleurs. Et pour faire des projets de famille, du social avec des gens, du woofing. J’ai très envie de revenir ici. Ici c’est le trésor des rencontres, c’est ça la grande perle. Mais aussi, passer du temps avec des gens du bateau, en dehors du bateau. 

Pierre: Je reviendrais pour les rivières et l’eau douce, Marco et Camille aussi.

Pour moi j’ai découvert un autre paradis, la vallée magique de Rivera Fonda. 

Lobsang: je reviendrais soit pour faire découvrir à d’autre personnes, soit pour m’y installer. 

La perle, c’est une blague florentine : Est-ce que vous savez quelle est la plus belle chose sur Corvo? La vue sur Flores.

Lola: j’ai promis de monter une école de cirque mais c’est un peu une blague, ou pas. D’abord peut-être venir organiser un stage, en même temps bricoler avec Marco et m’entrainer avec Andréa, rencontrer Camille, motiver Elvire pour un voyage Grandeur Nature. 

Ma petite perle c’est la maison de Hobbit de Tino.

Max: je reviendrais revoir Marco et lui filer un coup de main au chantier. Et la prochaine fois, randonnée pour découvrir un peu les forêts. Ça m’a fait du bien de voir de nouvelles personnes de Flores, et Pierre et Louise. 

Morgane: J’ai beaucoup aimé l’accueil de Marco, sa générosité, son ouverture, son désir  de nous aider au mieux, ses anecdotes sur l’île de Flores et ses habitants… Et puis Flores est une île magnifique. J’adore la splendeur des paysages, les falaises, les cascades, et tout ce vert !! 

Oui, à Flores. C’est pour tout cela que je reviendrais à Flores. Ma pépite c’est vraiment la rencontre avec Marco, Elvire, Gaia et Andreas, et ça m’a donné envie de rencontrer Camille.





23 mai 2021

La traversée "Retour" par Ewen & Morgane

 Bonjour à tous,

Eh oui, ça y est, nous l’avons fait, on est des vrais. Nous avons traversé cet océan Atlantique pour la deuxième fois. 17 jours, 9 heures et 46 minutes ( 16 h de moteur) et 2904 milles parcourus sans voir la terre, à peine quelques cargos flirtèrent avec l’horizon. Alors comment vous raconter ces deux semaines hors du temps ? Deux semaines, bercés (enfin, remués, dira Ewen) par les vagues. Avec Ewen, on se souvient d’un temps que les moins de deux semaines ne peuvent pas connaître. Un temps où Annette et François nous demandaient, la veille de notre départ : «  En un mot, ça vous fait quoi de traverser l’Atlantique ? » Ewen avait répondu : «Fatigue ? ». Maxime : «  Stressant ». Tanaé : «  Excitée », Maylou : « On y va ! », Séb : «  Organisation », Lola : « Enthousiaste », Théo : «  Enthousiaste de ne plus voir la terre, peur pour mes proches et j’ai l’appréhension de me sentir inutile à cause de mon poignet ». Sydney : «  Je suis contente ». Morgane « Vive les étoiles. » Lobsang : «  Wahouuu ». 

Oui, en ce temps-là, on quittait Ismaël sous un grand soleil, sous la corne de brume du Bonaparte qui nous escorta de leur amitié durant quelques milles. En ce temps-là , on guettait le vent qui était plutôt discret… On s’arrêta même à Grand Bahamas une nuit pour réajuster nos réserves en gasoil afin d’être sûrs d’avancer si Éole manquait à l’appel. Si on avait su !!!

Notre départ véritable est donc le lundi 3 mai…

Et pour tout vous dire, nous avons vécu une traversée extraordinaire. 

Tout d’abord nous remontons vers le nord, longeant les côtes américaines et leurs orages qui illuminent nos quarts de nuit. Nous allons chercher le vent, et de ce fait, la dépression en guise de propulseur. À ce moment nos journées s’écoulent sous le soleil, travail, initiation au sextant, matelotage, baignade, guitare et lecture collective ( les aventures d’Ulysse et Les Garennes de Watership down). Puis un jour, le vent est arrivé. Nous voyons un arc en ciel encerclant le soleil. On se regarde. Il paraît que c’est le signe de l’arrivée d’une dépression. Et là, l’aventure commence !

Le vent forcit, les vagues se gonflent, les grains se préparent… Chaque nuit c’est le festival des manœuvres pour réduire la toile, yankee, yankee arisé, trinquette et ris dans la grand-voile. La pluie nous tombe sur la tête régulièrement. Par Toutatis, et ce n’est pas tout. Le vent du nord nous glace le corps et s’infiltre dans nos vêtements. ( Je me souviens d’Océane qui me conseillait de prendre des polaires en plus en vue de la traversée retour… bien joué!). Quand enfin le vent du sud arrive, plus chaud, il est accompagné de gigantesques vagues de 7 mètres de hauteur dans les creux ( les plus grandes que Lobsang ait vues de sa vie). C’est le rodéo, surf à 22,8 nœuds, douches aux embruns sous la pluie, et en maillot pour les intrépides. La chorégraphie de «  Mou Mou la mouette » devient notre manière de nous réchauffer. On se relaie à la barre de manière rigoureuse. L’équipage s’organise et se relaie. … On serre les dents.

Et un jour, le soleil revient, on s’extasie, on savoure, on sèche tout, pulls, vestes de quarts, pantalons, matelas, petites culottes…

Eh oui, l’eau s’est infiltrée partout… À peine séché le barreur nous dit à nouveau : « Y  a encore un arc en ciel autour du soleil ». Et rebelote, c’est reparti pour le grand froid, puis la danse des vents. Le plancton fluorescent jaillit de la mer, véritable feu d’artifice nocturne. Des tas de méduses à voiles, toutes plus belles les unes que les autres, nous accompagnent ainsi que les oiseaux que l’on n’aperçoit qu’en pleine mer. Au coeur de la dépression, le vent disparaît. La mer devient plate comme un miroir, les dauphins communs et tachetés sautent et nous arrachent des cris de joie. Quand soudain, contre toute attente, une baleine à bosse saute. Tout le monde se précipite sur le pont. Ouahouououou, ça fait quelque chose de retrouver les copines en pleine traversée de l’Atlantique. On ne se doutait pas de tant de vie sous l’océan si grand, si vaste, si gris. 

Le lendemain ce seront les rorquals qui accompagneront le bateau dans les vagues entre les bourrasques de vent mugissant. Le vent ne faiblira plus, le froid devient notre compagnon, le soleil des tropiques nous paraît bien loin ! Les milles défilent… Les esprits s’adaptent et chacun de nous sort son soleil intérieur, on danse la salsa, le funky, on joue aux Haricots, de la guitare, on lit, on se fait des câlins et les Grandeurs Naturiens se mettent en tas pendant la lecture co.

Et voilà que le 20 mai au réveil, «  Terre en Vueeeee ». Voici Flores et Corvo qui dressent leurs falaises haut sur l’horizon. Youyououou… Camille et Marco nous voilà, Louise et Pierre nous voici. 

Nous sentons les marins au long cours. Certains rêvent d’hortensias et d’arbres, d’autres de beurre et de glaces, d’autres encore de courriers et de mails ou de chaleur et de bricolage, et enfin de vélo et de paysages verdoyants. 

Quand même, sachez-le, durant cette traversée, vous avez habité nos pensées et peuplé nos esprits lors des heures passées à la barre…

La morale de cette histoire c’est qu’on a vachement moins le mal de mer ( même en restant dans les coques au près). Le mal de mer est KO face au mal de froid. 

Alors au final, telle une épreuve initiatique, cette traversée nous a bousculés dans notre confort et voici ce qu’elle nous a appris : 


Ewen : «  J’ai appris à me couvrir, à prendre soin de moi et des autres,  à me soigner et à faire des manœuvres sous la pluie. »

Tanaé : «  J’ai appris à ne pas rentrer trop d’affaires humides dans les coques. Et aussi que je pouvais rester dans le bateau sans avoir trop le mal de mer. »

Lobsang : «  J’ai appris qu’il vaut mieux s’occuper de ses dents avant ou après la traversée mais pas pendant. Et que pendant la tempête on est plus fort en équipage. J’ai aussi appris à faire les choses ( manœuvres et autres brossages de dents ) dans le noir ».

Lola : «  J’ai appris à faire de l’estime, à faire un point sextant. À fabriquer un lock artisanal et profiter de la nature qui nous entoure ».

Séb : « Ça m’a appris à persévérer dans ce que l’on croit. Chaque jour est unique. »

Sydney : «  Cette traversée m’a appris à voir toute la beauté qu’il y a à prendre soin des autres et être attentif à eux. Cette traversée m’a donné beaucoup de confiance en moi ».

Maxime : «  Elle m’a appris à prendre soin de moi, à gérer l’humidité, me changer pour ne pas avoir des irritations. Ça m’a appris qu’il faut du temps pour réchauffer son corps. »

Théo : « Elle m’a appris que je pouvais être paralysé par le froid et que quand il fait froid comme ça, on peut toucher les trucs chauds sans que ça brûle. Ça m’a fait du bien d’être en mer, je me sentais calme même si quelquefois j’étais à fleur de peau ».

Maylou : « J’ai appris que même mouillée fallait tout prendre en autodérision parce qu’autrement il y avait moyen de péter un plomb. J’aime la pluie mais pas en bateau ». 

Morgane : « La traversée m’a appris à garder le cap,  nourrir mon soleil intérieur et de me réjouir de chaque petit rayon que m’ont apporté les autres. Et que j’aime y lire un bon roman d’aventures et écouter de la musique plutôt rock !! »

Après avoir fait notre rituel d’arrivée, c’est à dire un petit test Covid, nous prévoyons des randonnées et de passer un temps chez Marco et Camille pour bricoler.

Nous resterons une quinzaine de jours sur les îles des Açores avant de reprendre la mer vers la Méditerranée. On vous envoie 10 bises portées par le vent d’ouest…

À bient’eau !!                                                                                                                Ewen et Morgane




21 mai 2021

Ils sont arrivés!

 


Le bateau est arrivé hier soir à Florès, ils doivent maintenant faire un test Covid et en attendre le résultat avant de démarrer leur escale aux Açores.

17 mai 2021

Le 17 mai- toujours au prés.

 


Le bateau avance à 6 noeuds, avec du vent de NE et pas de soleil, mais ils devraient avoir meilleur temps demain! Reste 475 milles nautique jusqu'à Florès.