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29 novembre 2022

La Transat Aller : « Cap Vert - Brésil »

C’est bon, on est enfin dans le “vrai” Sud. Les décalages horaires s’enchainent, 4 heures d’écart entre la France et nous. Nous qui sommes au Brésil, à Fernando de Noronha après avoir traversé un océan en à peine 7 jours et 18 heures.

Nous n’avons pas eu affaire au pot au noir, une zone de non vent, qui rode autour de l’Equateur, en plein milieu de l’Atlantique. Mais nous avons pris le temps de faire connaissance avec notre amie la Z.I.C (Zone Intertropicale de Convergence), un petit endroit bien sympatoche car il y a : du vent, de la pluie, des vagues, pleins de nuages observant d’un mauvais oeil GN. Pas le meilleur moment pour regarder les étoiles, mais un bon moment pour manœuvrer. On a espéré pouvoir prendre des douches d’eau douce, mais sans grand succès. On a pourtant tout essayé, tout le monde en slibard sur le pont en essayant d’attraper le plus d’eau douce sous la bôme. Comment vous dire que la pluie, à notre plus grand bonheur, venait la nuit et non le jour.
En sortant de la Z.I.C, nous étions tous émerveillés de découvrir de nouvelles étoiles, celles du Sud. On a débusqué la fameuse croix du Sud, qui guide les marins, les nuages de Magellan, les voiles, la carène, la poupe… Bref tout plein d’étoiles aussi fascinantes les unes que les autres.
Comme à chaque navs, nos vomitos n’ont pas loupé l’occasion d’avoir la tête dans le seau, une lutte en plus pour nos coéquipiers les gloubis.
Il y a eu aussi une petite déception, nous avons loupé Saint-Pierre Saint-Paul, parce que nous avons dû naviguer deux jours au près serré alors que cela n’était pas prévu au programme.
Pendant tout notre périple, un livre nommé « les philo fables » nous a servi de tremplin de discussion pendant les quarts et les journées. On se prépare à la venue de Michel et ses cours de philo.


Le 25 au matin, après le petit-dèj, on aperçoit enfin la terre : l’archipel de Fernando de Noronha. En se rapprochant de l’île, on voit que nous sommes le seul bateau étranger, on distingue de mieux en mieux la fameuse tête d’Indien qui surplombe la baie. Christophe nous dit : « c’est comme à la maison, alors on mouille là où on veut. ». Donc tout près du port, cela nous oblige à slalomer entre les petits bateaux de pêche, les charters et les bateaux de plongée.
L’ancre posée, on peut dire qu’on enfin arrivé au Brésil !

La prochaine lettre co vous contera nos aventures à Fernando (ou pas) !
Isaac et Elora

17 novembre 2022

Lettre collective du 4/11 au 17/11 - Mindelo/Sao Antao : Départ pour la traversée aujourd'hui

 Voilà deux semaines que nous vous avons laissé sur notre dernière lettre co.
Mais revenons à notre approche de Mindelo.
Après avoir affalé la GV, on arrive au mouillage le 03 novembre 2022.
Il y a plein de pêcheurs, ils nous font tous salut ! Une fois mouillés chacun s’occupe, on a hâte d’aller visiter le Cap Vert !
Ça tombe bien, on va bientôt partir : demain, Ismaël et Christophe avec Chad, Yawenn et Mathys (toujours Morgan) partirons en rando pendant que le reste de l’équipage sera à bord pour s’occuper des réparations de voiles (qui ont bien souffert pendant notre dernière navigation) et rencontrer les enfants du foyer de Mindelo.


L’idée étant de faire permuter les groupes au bout d’une semaine.

Voici pêle-mêle quelques extraits de nos aventures :

Coté bateau :

Isaac : « Moi je reste sur le bateau avec Matis, Elora, Kathleen et Anouk. On s’lève à 6h30 et on mange le petit déj’ assez vite pour que le groupe rando puisse attraper le 1er ferry qui les emmène jusqu’à Santo Antao. Ensuite on attaque le travail de tête. Pour moi ça sera histoire et maths au menu. Entre Périclès et Octave Auguste j’arrive à me repérer ».


Ismaël : « Aujourd’hui c’est le chantier sur GN. Dès le matin nous nous répartissons les tâches et partons chacun dans nos missions respectives.
Pendant que Chad, Yawenn et Christophe préparent le travail : installent l’atelier, poncent les surfaces à résiner, Mathys et moi partons faire le tour de la ville à la recherche d’une latte de bois exotique pour le caillebotis, d’un profilé alu pour le panneau solaire et des rivets qui vont avec. Et j’oubliais le saint Graal, que nous cherchions depuis le début du voyage, un robinet aux cotes un peu loufoques pour la cuisine. »



Elora : « Lundi, c’était une grosse journée :

réparer le solent, le moteur, bidouiller la trinquette… On a fini sur les rotules. Au moment du goûter, on combine d’aller manger une glace avec la mission internet et faire de l’eau »

Kathleen : « Depuis quelle heure a-t-elle les doigts dans l’eau, cette femme aux cheveux d’ébène tressée. Son regard ne croise pas le mien, j’essaie mais rien n’y fait. On offre un bouquet de Lys blancs ou de Roses dorées mais jamais on offre un bouquet de Basilic ou de Coriandre. Pourtant c’est ce qu’elle fait, elle fabrique des bouquets, la femme à la bassine bleue, assise sur son petit tabouret. Si petit que je ne vois pas le sol derrière ses pieds. Je l’imagine de bois tout pelé, les couleurs lavées par tous ces grands matins passés à soutenir le poids du corps de la femme au sourire caché ».

 

Matis :  « Tam tam, coup de sifflet, re tam tam, mais qu’est-ce que ces bruits ? Avec Kat’ nous allons voir des gens avec leur tam tam. Dans mon cœur le rythme continue. La cérémonie finit, Kat’ me propose d’aller leur parler. Mais mon trac commence à arriver. Je prends sur moi et je m’y lance.  Avec notre petit groupe, nous rentrons au bateau avec l’aide de mon fidèle ami Isaac qui nous emmène. Dans la cuisine, ce n’est plus une cuisine mais un concert car avec Kat nous faisons de la batucada.

 


- Coté rando :

Mathys : « Nous sommes au pied du cratère de la Cueva de Paul, avec chacun une bouteille d’eau vide, on nous fait comprendre que cela est une denrée rare. En continuant notre chemin nous découvrons qu’à l’intérieur de la cueva ce sont des champs de maïs, canne à sucre etc … Les personnes travaillent dures pour se nourrir »

Chad : « On voulait faire de l’agriculture, alors,

comme convenu avec Zouza hier, nous nous retrouvons à 8 heures pour qu’on l’aide à son potager. On arrose et on rempote les plantes puis on visite son potager où elle nous donnera des piments, de la sauge et au moment de partir John vient nous voir avec des goyaves. J’étais ravi car je voulais absolument en goûter. Mais bon, on doit partir car de la route nous attend »

Christophe : « Il suffit de toujours prendre le chemin de droite. Nous voyons notre première maison sur la crête. Sauf que l’on arrive directement dans la cour de cette maison, surprenant un monsieur et un chien qui fait un bond pour se cacher dans les bananiers et se met à nous aboyer dessus en grondant. Le monsieur a été plutôt surpris, il était en train de manger et nous avons surgi dans son jardin, mais lui il rit de la situation, sans essayer de me mordre ».

Anouk : « A Cordas, on cherche (et on trouve) le sentier pour Figueiral. On se dit qu’il n’a pas dû être utilisé depuis longtemps, l’herbe haute le masque entièrement. Plus on avance, plus ça descend. Kath à une grosse douleur au genou mais on décide de continuer et de prendre un aluger (taxi co) direction la Punta do sol, car on ne peut pas dormir ici.
A la fin de notre descente, on se retrouve dans un petit village sympatoche où les gens sont accueillants. »


Yawenn : « Arrivés à Ponta do sol un joli port de pêche, on reste regarder les pêcheurs qui débarquent leur pêche du jour ils s’y mettent à au moins dix pour remonter les barques puis ils vident et découpent leurs poissons. Ils pêchent du thon, du Garoupa, du j’me régal, beaucoup de murènes et plein d’autres poissons.

Voilà le retour du deuxième groupe et tout le monde bosse à fond pour la traversée de l’Atlantique. Les préparatif sont en cours : dernières réparations, copiage de texte, lecture de texte, grosses courses etc… Voilà le Cap Vert est un très beau pays mais il est très pauvre, les gens sont très gentils et généreux. A bientôt dans la lettre co’té de l’Atlantique.

Mathys et Ismaël

Le 17 novembre. Dans moins d’un mois nous serons en Guyane, d’ici là nous aurons traversé l’Atlantique, changé d’Hémisphère et traversé le « pot au noir », l’aventure accélère, nous partons, là maintenant.



8 novembre 2022

Lettre collective de Hiero à Mindelo du 18/10 au 3/11

 Départ sur les chapeaux de roue pour l’équipage de grandeur nature, enfin sur les chapeaux de voiles. Le moral de l’équipage est mi-nostalgique mi-joyeux car nous quittons Hierro mais nous allons vers une nouvelle île : Santa Lucia ou Sao Vicente, on ne sait pas encore. Ça fait maintenant 8 jours que nous n’avons pas navigué ! Il va falloir se réhabituer aux quarts, aux manœuvres, au mal de mer pour certains, aux vagues et dire adieu aux bonnes nuits au port, enfin pas vraiment avec les amarres qui ont hurlé à la mort toutes les nuits. C’est aussi dire au revoir aux grandes randonnées qui nous font bien sentir nos jambes, aux paysages incroyables, aux empanadas, aux hamacs, au café con leche, au cola cao, au fromage fumé, aux Guaguas et à tous les petits plaisirs de la terre. Mais bon, c’est pas grave, on va en découvrir de nouveaux au Cap vert !
Ce début de navigation se déroule très calmement, enfin avec le bruit du moteur et quelques fois le silence des voiles. 

Mais quelque chose trouble la tranquillité de l’équipage, un drap bleu surgit de la coque du bateau. Au début il se fit discret, puis Christophe le remarqua et se fut la chasse au coupable (Qui a abandonné ce pauvre drap bleu sans défense sur le pont ?). Mais finalement...l’enquête ne mena sur aucune piste alors Anouk en conclu que c’était le bateau qui créait des draps et qu’on deviendra riche grâce à ça ! Mais bon, revenons à nos moutons, oui, nous avons ramené quelques chèvres offertes par les bergers que nous avons rencontrés sur Hierro ! (Blague de Kathleen...). Tout comme sa blague des salsifis aux piments qu’elle nous fait à chaque fois qu’elle est de cuisine... oui visiblement elle aime le comique de répétition mais bon cette blague ne vas pas durer car elle a juré que quand on arrivera au cap vert elle arrêterait de la faire. Donc rerevenons à nos moutons, en fin de journée c’est le retour des quarts, on ne sait pas combien on en aura pour arriver au Cap Vert mais on est bien motivé.


Nous allons tellement lentement que Hiero a du mal à disparaître, mais nous voguons droit vers le sud enfin presque car nous devons aller vers la côte africaine car au large il n’y a pas de vent. A partir du 29 octobre nous récupérons un vrai bon vent qui nous pousse les fesses vers notre destination ! En longeant la Mauritanie, les quarts deviennent intéressants avec les poissons volants et calamars qui se jettent sur les trampolines, se transformant en filets de pêche pour le plus grand plaisir des amateurs de poisson frais. C’est une bonne opportunité pour apprendre à préparer les poissons. Morgan, sous les instructions d’Elora apprend à les vider, les écailler et les cuisiner.

Pour Matis et Yawenn, la navigation est souvent difficile car le mal de mer ça fait MAL !


 

Mais bon ils inventent un jeu très rigolo : le basket-vomi, les règles sont simples : celui qui a marqué le plus de point dans les paniers (seaux) au bout de la journée remporte le match. Le grand gagnant de la saison de NBV (National Basket Vomi) est notre Vomito guitariste, Yawenn ! suivi de prêt par Matis le lecteur fou ! Félicitation au nouveau joueur qui entre dans la compétition, j’ai nommé Isaakàvoiles!
 

 

Ça y est nous savons que nous allons à Santa Luzia, une île déserte, enfin presque, quelques scientifiques y étudient les espèces locales dont l’Alouette de Raso et quelques pêcheurs y ont établi leur camp de base. Enfin bref, là on est pas arrivé, et avant tout, on doit apprendre quelques mots de portugais, du coup, Christophe et Isaac nous font un cours par jour, nous avons appris a dire «gusto muito o gelados», connaissant Christophe nous n’avons même pas besoin de vous donner la traduction.
Les Dauphins ont été les premiers êtres vivants avec lesquels nous avons pu commencer à pratiquer, ils sont venus trois soirs de suite nous souhaiter un bon appétit à l’étrave. Nous avons eu le droit à un merveilleux spectacle mêlant fous à pieds rouges, puffins cendrés, dauphins tachetés, et poissons volants.
Notre route vers le sud nous rapproche sérieusement de notre destination, nous nous organisons pour arriver le soir du 31 mais la météo ne nous l’a pas permis. Alors nous avons finalement fait des quarts normaux et nous sommes arrivés à 6h00 à Santa Luzia. Entre les lumières des bateaux au mouillage et les rochers nous mouillons dans du sable, la nav’ est enfin terminée !



Nous repartons nous coucher pour 1h30 de sommeil et nous nous réveillons devant les montagnes vertes, la plage sublime de sable métisse et surtout un super shortbrack (pour les non surfeurs se sont des vagues qui se cassent au bord avec très peu d’eau).

 

 Après quelques réparations matinales, nous partons à la découverte de la plage et de ses vagues dans lesquelles nous nous éclatons en body surf ! Une fois bien échauffés, nous avons entamé un cours de cirque et des jeux encadrés par Anouk Cirkaman. Nous allons nous coucher la tête pleine de belles images de la plage et nous mesurons notre chance d’être dans ce lieu unique et non pollué par la présence d’humains envahisseurs.


 

Pour notre deuxième jours sur l’île, ce sera plongée sous marine près du gros caillou qui ressemble à un crocodile. C’est un terrain de jeu magique, on y voit pleins d’espèces de poissons de toutes les couleurs et on apprend les techniques de plongée.
En rentrant, nous nous attelons à notre groupe de parole hebdomadaire, tout le monde prend la parole mais nous avons aussi le temps de profiter du silence. Nous nous racontons des histoires d’écoute et de pommiers, cela nous plonge dans des questionnements non-violentesques : «Mais comment on fait si on va sur la colline de l’autre et que lui ne veut pas venir sur la notre ?» et «Comment c’est possible que sur le même pommier les pommes ne soient pas toutes de la même couleur ?» et «Est-ce qu’on doit attendre quelque chose en retour quand on fait un pas vers l’autre ?»
 

 

  

Après ces deux jours de tranquillité, nous nous activons au matin du 3 novembre pour lever l’ancre et faire cap vers Mindelo sur l’île de Sao Vicente à une allure presque oubliée de tous : le près serré ! On tire des bords parce qu’on adore, et surtout parce qu’on doit passer la Ponta do Calhau. La pointe passée, une autre surgit devant nous, la ponta Do Recanto, alors nous la contournons en tournant à la voile sans toucher à la barre ! Puis Christophe et Isaac nous font un cours de portugais et c’est déjà le moment de faire les manœuvres pour se préparer à l’arrivée à Mindelo, quelques minutes plus tard nous mouillons devant la ville tout près des pêcheurs. Peut-être que nous pourrons avoir du poisson dans nos assiettes demain, qui sait ?


Kathleen et Yawenn

27 octobre 2022

Du 16 au 26 Octobre : Lettre collective depuis Hierro

 Cela fait un mois que nous sommes ensemble et demain nous quittons les Canaries et l’Europe, destination le Cap-vert et l’île de Sao Vicente, petit bout d’Afrique au milieu de l’Atlantique.


Depuis la dernière lettre collective qui racontait notre dernière escale sur le continent Européen et notre arrivée aux îles Canaries, nous vous avions laissé à la Gomera où nous partions découvrir l’île à pied laissant le bateau tout seul au port.
Après un topo d’Ismaël pour nous expliquer le but et la manière de randonner « à la Grandeur Nature », nous sommes partis pour notre première rando. Christophe et Chad sont partis à pieds de San Sebastian et ont longé la côte vers le Sud-Ouest pour rencontrer un hôtel, ils ont apparemment très bien dormi mais plutôt dans une grange. Ismaël, Isaac et Matis sont partis en bus pour La Hermigua vers le Nord et ont parcouru la forêt en se gavant de figues de barbarie. 

 

De leur coté Elora et Anouk sont allées à l’Ouest en s’arrêtant à El Cercado pour mener l’enquête sur ce qu’est devenu la silbo. Yawenn, Morgan et Kathleen sont partis à pieds en suivant la côte vers le Nord et ont trouvé la caverne d’Alibaba des fruits.
C’était notre première randonnée, elle n’a duré que deux jours mais c’était un bon début, pour certains les premières courbatures se sont faites sentir. Le temps de tout ranger et on quitte le port de San Sebastian pour aller au mouillage de Oroja, celui dont Ismaël se souvenait quand il avait 12 ans. Le lendemain : au revoir la Gomera et bonjour El Hierro, nous faisons
une petite journée de navigation. 


 

On arrive l’aprés-midi et nous rencontrons les copains d’Elora : Max et Maroussia. Après notre groupe de parole, on les invites à manger. Ils nous parlent de pleins d’endroits de Hierro qu’ils ont adoré, ça nous donne des pistes pour nos randos du surlendemain. Bonne nouvelle, pas besoin de s’acharner sur notre voile d’avant, Maroussia nous prêtera sa machine à Mindelo. 

 

  Cette fois-ci, notre rando durera quatre jours et trois nuits et on se sent bien prêts. Nous sommes tous partis tôt pour Valverde où nous prenons notre petit déj pour ensuite nous séparer.

Elora, Isaac et Morgan ont pris le bus pour San Andres. Ils ont marché jusqu’au marché de la Frontera où ils ont commandé les légumes pour la prochaine navigation. 

Christophe relaiera Elora pour la fin de la rando. Ismaël, Yawenn et Chad vont essayer de voir le gros lézard typique de Hierro sur El Camino de la Virgen. 

Kathleen, Matis et Anouk sont partis vers les plages du sud pour voir des volcans. On a tous eu des superbes nuits mais on revient un peu fatigués avec mal aux pieds.
Pendant la rando, c’était l’anniversaire d’Elora et en plus d’avoir eu des petits cadeaux le jour même. 

 

 

 

On le fêtera tous ensemble le soir en rentrant avec gros gâteaux, des bougies qui s’éteignent jamais et encore plus de cadeaux.La voici très gâtée avec le plus beau sourire du mois.
Demain nous partirons au cap vert. Nous voici tous en train de nous préparer physiquement, mentalement et surtout le bateau. 


                                             
Matis et Elora



26 octobre 2022

Le départ des Canaries

Et bien voilà, la première grosse escale de l’expédition vient de se terminer. L’équipage a quitté le rivage des Canaries ce midi. 17 jours intenses qui ont été partagés entre l’entretien du bateau, la vie de groupe, les écrits et les randonnées.

 

Au total, ils ont accosté sur 5 îles de l’archipel : Graciosa, Lanzarote, Ténerife, La Gomera et Hierro.

L’ambiance sur le bateau est sereine et agréable, les   sourires qui apparaissent sur les photos que je vais publier en témoignent.
La prochaine étape sera le Cap-Vert où ils arriveront début Novembre.
             A très bientôt pour des nouvelles.

18 octobre 2022

Moment capturé à Lanzarote

 

 

Une petite vidéo du bateau lors de son passage à la Cueva de Mujeres réalisée par Gabriele Berti rencontré à Lanzarote.

(gabrieleberti1998@gmail.com gabrieleberti_ on Instagram).
 

Du 04 octobre au 15 octobre.


Nuit d’arrivée à la Barbate. Le premier quart à 10 personnes, membres de l’équipage de GN, se déroule d’une manière assez cocasse. Anouk et Chad que nous allons suivre durant cette première partie apprenaient ensemble l’alphabet international puis le langage morse parfois accompagné d’Isaac.

L’arrivée au mouillage devant une ville et une plage et l’extinction des moteurs firent un bien fou à l’équipage, car nous venions de faire 30 heures de moteur et le sommeil nous gagna tous bien vite. Enfin nous étions dans l’océan Atlantique.
Une journée et demie de « repos» dans la Marina de la Barbate. Enfin si l’on peut appeler ça du repos : balade au lever du jour pour voir les oiseaux, cirque, glace en ville, foot sur la plage pour certains, sans parler de l’eau douce à volonté (même des douches), ainsi que notre première connexion à la boite mail pour envoyer et recevoir des nouvelles. Tout était au rendez-vous pour faire une bonne escale, mais c’était déjà le moment de repartir… moteurs en marche pour quitter le port dans l’après midi, puis hissage de la GV et du Solent (nous avions encore un Solent).

 La houle était assez forte en face du Détroit de Gibraltar mais le vent a tourné, nous avons traverser le « rails » des cargos et avant de toucher terre au Maroc nous avons mis le cap vent arrière vers les Canaries et l’île de Graciosa (la plus au Nord).
Nous avons mis 3 jours et demi à arriver et cette navigation s’est terminée par 2 quarts à 5 personnes.
Arrivée dans le noir car la lune se cache derrière des nuages, il y a même des orages sur la côte nord de Lanzarote et pour corser nos affaires le sondeur n’indique rien.
Heureusement il y a déjà pas mal de bateaux au mouillage, avec leurs feux de mât qui les signalent. Fin de la navigation Barbate - Graciosa.
Mouillés au milieu d’une vingtaine de bateaux, devant nous une plage et au-dessus un volcan… Une partie de l’équipage a envie de voir la vue d’en haut, les autres font de l’apprentissage cirque sur la plage. Le lendemain matin départ vers le sud de Lanzarote à la recherche d’une voilerie pour tenter de réparer notre Solent… On s’est aussi aperçu que notre feu de navigation donne des signes de faiblesse, nous allons essayer de régler ces différents problèmes. 

Elora a réussi à contacter un responsable d’une voilerie, nous  avons rendez-vous le lendemain matin à 9 heures à la marina de Rubicon. Monsieur le voilier ou « MANOUEL LE TERRIBLE » nous a fait poireauter pendant une demie journée, le groupe voilerie est rentré bredouille pour manger.Finalement le rendez-vous est pris à 14 heures. Enfin on rencontre Manuel. Elora n’apprécie pas son attitude, il n’est pas sympa et veut nous arnaquer. Il dit qu’il va devoir travailler tard, donc il demande le double du prix normal. Résultat retour au bateau avec juste de quoi faire la réparation nous-même.
Nous changeons de mouillage pour passer une nuit plus tranquille et nous en profitons pour visiter une grotte à moitié immergée sur la côte.
 


Le lendemain nous attaquons le démontage du feu en haut du mât, certains vont se défouler sur la plage, activité cirque et l’après midi groupe de parole puis, de nouveau plage, cirque, foot et châteaux de sable. Dire qu’il y a dix jours notre premier groupe de parole c’était en Méditerranée.
Nous repassons le lendemain par la marina Rubicon où Ismaël pense avoir repéré un feu de mât.
On paye 20 euros pour faire de l’eau et jeter notre poubelle. Ismaël revient sans feu de mat, mais on doit pouvoir trouver cela à Tenerife qui de toute façon se trouve sur notre chemin pour La Gomera.
Elora finit par trouver un magasin pour bateau qui a ce que l’on cherche, un feu de navigation pour voilier de plus de 12 mètres. C’est dans un petit port juste en dessous de la Punta Roja, Los Abrigos.
Comme d’habitude, navigation avec pas mal de vent et de houle. Le bateau surf et à 6 heures du matin nous jetons l’ancre à l'abri de la Montana Roja. Plus tard, on débarque Ismaël dans un tout petit port de pêche où se trouve le magasin pour bateau. Bon c’est pas tout à fait ce qu’il fallait il va falloir adapter mais on verra ça à La Gomera. En partant le vent tombe peu à peu, on met les moteurs puis la houle se lève mais sans le vent cela inspire l’équipage pour aller se baigner en sautant de l’avant dans les vagues.

 

On remet les moteurs mais le vent arrive, certains sont encore en maillot, le vent force, on rentre toutes les affaires, on prend un ris dans la Grand Voile, la trinquette et là le vent se met à souffler violemment. Vite cirés et harnais, sauf ceux qui restent en maillot et qui se prennent des rafales d’eau.
Nous ne sommes qu'à 8 milles du port de San Sébastian à la Goméra, le vent souffle jusqu’au bout. Ouf, on est content de s’abriter et d’amarrer le bateau à un minuscule ponton.
On est heureux et soulagés, au moins pour la nuit, demain il faudra voir si nous pouvons rester et organiser nos premières randos en petit groupe.

Signé : LES CH (Chad et Christophe).

11 octobre 2022

l'Assemblée Générale





Compte - Rendu de Conseil d’administration pour « l'Assemblée Générale » de l’association “Grandeur Nature ou la parole des enfants”. Numéro :W912002724 

Qui s’est tenue le 24 septembre 2022 à Sète au chantier de Sterne voiles.

Étaient présents : 44 personnes dont 6 Membres du C.A. (3 absents excusés) et 15 adhérents 2021/2022. Les familles des jeunes partant en expédition étaient largement représentées (11 personnes).

2 référents pilotages du Conseil Départemental de l’Essonne étaient présents.

Nous avons procédé à l’élection du Conseil d’Administration pour 2022/2023. La plupart des membres du C. A. sortant ont souhaité se représenter.

Le bureau :                     Président : Van DITZHUYZEN Félix, réélu. 

                                        Trésorière : DECRé Marion, réélue.

                                        Secrétaire : DE LA IGLESIA Christelle, réélue.


LE CONSEIL D’ADMINISTRATION 2022 / 2023

Président : van DITZHUIJZEN Félix, né le 24 Janvier 1932 à Terborg (Pays bas), de nationalité Néerlandaise, domicilié à l’Ecole de Taurines, 12120 Centrés. Responsable de Lieu de vie pendant 20 ans. Retraité. Membre collège Adhérent.

Trésorière : Marion DECRé née le 24 mars 1986 à Rueil Malmaison (92) de nationalité Française. demeurant Les babins 49530 Bouzillé. Exerçant la profession d’Éducatrice spécialisée. Encadrante avec GN en 2009/2010 & 2012/2013 . Membre collège adhérent.

Secrétaire : Christelle DE LA IGLESIA, née le 5 Avril 1973 à Moissac (82), de nationalité Française. Demeurant au 3 rue Mascon 34660 Cournonsec. Exerçant la profession d’Éducatrice spécialisée. Membre collège participant.

Véronique PEYROL, née le 12 Février 1966 à Cernusco Sul Naviglio (Milan), de nationalité Française, demeurant au 152 grande rue haute 34200 Sète. Infirmière et Art-thérapeute. Membre collège Fondateur.

Romain JOBERT, né le 02 Avril 1963 à Pau (64), de nationalité Française, demeurant 5 rue du 8 mai 1945. 64140 Billère. Exerçant la profession de Médecin généraliste. Membre Fondateur.

Sébastien ROSE, né le 04 juin 1972 à Montauban (82), de nationalité Française. Demeurant au 3 rue Mascon 34660 Cournonsec. Exerçant la profession d’Éducateur. Membre collège Fondateur.

Kélig PELLAN, née le 15 décembre 1978 à Fontenay le comte (85) de nationalité Française, demeurant lieu dit Gwernandour 29190 Brasparts. Encadrante avec GN de 2003 à 2014. Exerçant la profession d’Educatrice. Membre participant.

Marine FOUCHET, née le 05/07/1988 à Poissy (78), de nationalité Française demeurant: 5 avenue de la libération.11300 Pieusse. Profession: Oenologue conseil pour la société IOC (Institut Oenologique de Champagne) à Limoux . Participante à l’Expédition 1999/2000. Membre collège adhérent.

Evolène BONNIN, née le 11/07/1998 à Montolieu (11), de nationalité Française, demeurant : 1 lot de confle 71250 Salornay sur Guye. Professions: Apprentie mécanicienne. Participante à l’Expédition 2012 /2013. Membre participant.

Bilan de l’année 2021/2022 : Les objectifs définis à la dernière AG


1. Carénage, travaux de remise en état du Bateau pour une mise à l’eau en avril 2022.

2. Constituer une nouvelle équipe pour partir en 2022 ou 2023 ?

3. Lancer le travail pour un livre 2 de GN, la suite de à 2011/2022.

4. Stage «échange en bateau» avec un foyer Allemand et Cap au large, en juin 2022.

5. La préparation de l’expédition, rencontres des jeunes, stages, renouvellement autorisation de l’Essonne, audit externe…

1) Le Carénage, ou remise en état du bateau, c’est toujours un gros morceau de l’année. Cela s’est fait en 2 temps, jusqu’en décembre avec comme partenaire principale Charles (que nous avions embauché pour ces 2 mois) mais aussi Elio, Kathleen, Michel et Dario. Et en mars quasiment jusqu’à la mise à l’eau du bateau (le 15 avril) avec à peu près les mêmes (sans Charles) mais sous la houlette de Grand-Séb avec Franck, Xan, Dario, Kathleen, Ismaël, Félix, Océane, Sébastien et Yann (futur encadrant-navigateur) qui est venu nous rencontrer. Pour moi, 3 mois de chantier et pour la première fois aucun skipper pour m’aider pour la mise à l’eau du bateau. Comment dire, c’était dur, j’ai l’impression de vivre sur ces périodes de travaux et de préparation du bateau un désengagement progressif et un transfert de toute la charge sur mes épaules. Ceci est loin de me convenir et ce sera probablement ma limite pour envisager de continuer à être le porteur de ce projet pour une future expédition, je ne suis pas Atlas et 12 tonnes (le poids du bateau) c’est un peu trop lourd pour être porté seul !

2) Le plus gros challenge de cette année : constituer une équipe qui fonctionne avec seulement 4 « anciens» encadrants pour 6 ou 7 nouveaux. Nous nous sommes réunis début décembre à Sète et nous étions 7 : Ismaël, Océane, Lola, Pierre, Kathleen, Dario et moi. Nous avons passé 2 jours et 1/2 à parler du projet, revu le projet écrit de GN qui datait de 2009 et parlé du prochain départ. 5 sur 7 étaient chauds pour organiser un départ en septembre prochain. Ce qui explique notre décision d’un nouveau départ… Même si ce n’était pas mon 1er choix, ni celui de Lola, nous aurions préféré un départ en 2023 ! Aucun de nous n’étant skipper diplômé (Pierre étant en cours de formation), la première étape était de trouver des capitaines compatibles avec le fonctionnement de GN et de remettre à plat le projet écrit, qui avait plus de 12 ans, ainsi qu’élaborer une charte des encadrants qui soit validée par tous. Je n’imaginais pas que cette recherche de skipper serait à ce point mouvementée… Comment le résumer, nous avons été en contact avec 6 « capitaines » intéressés pour travailler avec nous. L’un d’eux a renoncé à valider son diplôme, la 2e amie du 1er a arrêté de nous répondre quand nous avons décidé de ne pas partir avec le premier, le 3e nous a dit à 2 jours du début du 1er stage auquel il devait participer qu’il ne pouvait pas s’engager attendant une réponse pour un convoyage de bateau, le 4e a participé aux 2 stages avec les jeunes, remplaçant au passage celui qui s’était désisté au dernier moment, mais il n’a pas validé notre charte, ni respecté ses engagements sur l’usage des communications personnelles, le 5e nous a annoncé au milieu du stage de juillet qu’il ne viendrait pas pour l’expédition. Le 6e a fait comme prévu la seconde partie du stage de juillet et a accepté de remplacer celui qui ne viendrait pas ! Je me suis remis fin juillet en quête d’un 3e skipper, essuyé un refus et fais une rencontre ! Suite à cette rencontre avec une possible chef de bord qui avait envie de travailler avec nous, nous avons re-discuté avec notre skipper du début sur les points de désaccords entre nous et après réflexion, nous avons décidé d’un commun accord de ne pas partir ensemble ! Du coup, si je recompte c’est 8 skippers qui ont « participé » à cette histoire ! Un record ! Heureusement que pour le reste de l’équipe cela a été plus simple (en même temps il n’y avait plus qu’une place disponible puisque nous étions déjà 6 encadrants…). Nous avons rencontré Pamina qui a su se rendre disponible. Elle est venue à sète et a navigué avec quasiment toute l’équipe. Pour constituer une équipe qui fonctionne, nous avons rédigé une Charte appelée « feuille de route des encadrants ». Cela a été l’aboutissement de nombreux échanges, d’heures de discussions et de mails…Nous avons aussi fait un stage de formation à la Communication Non Violente à Oléron chez Morgane et Sèb pour 9 membres de l’équipe sur 12 !

3) Nous avons lancé l’idée à la dernière AG, de faire un nouveau livre qui parle de ce que nous avons fait ces 10 dernières années, en se servant des textes, dessins et photos produits pendant les voyages. Avec l’idée aussi d’y introduire des entretiens, des textes de réflexions et de tout « apport » proposé par les participants au projet. Agathe s’étant engagée à prendre en main la maquette et la partie technique du livre. Christophe, Ismaël, lola, Océane, Sebastien (Rose), Morgane, Kélig, Marion et Régis, ont fait une première sélection de texte par année. Ce premier travail, nous a permis de valider le fait qu’il serait plus facile d’éliminer plus de textes et surtout de faire une sélection plus intéressante en mélangeant les années et en fonctionnant par « chapitre étape » de l’expédition comme dans le premier livre… A partir de la sélection de toutes les années, il faudrait donc re-découper les sélections et refaire un choix dans les textes, les photos et les dessins. Et comme cela doit se faire aussi pendant cette année, trouver qui peut se charger d’organiser et aussi de faire.

4) Le projet de stage avec les Allemands en juin 2022 : Notre partenaire Allemand, Joachim Riehl, Directeur/éducateur d’un Etablissement d’Accueil pour personnes handicapées (enfants et adultes) à Nurnberg (Mühlenkraft e. V.) a demandé une subvention de 60 Keuros à Eramus Allemagne aux noms de son établissement, de Grandeur Nature et de Cap au Large. Toutes les demandes sous l’égide Eramus doivent répondre au critère de la « formation Jeunes ». A ce titre, notre contenu d’action se concrétisait par la venue en France de 10 personnes handicapées qui étaient accompagnées par 10 étudiants éducateurs et de 4 éducateurs diplômés, soit au total 24 personnes pendant 10 jours. Ces 24 personnes allaient être réparties sur 3 voiliers pour des sorties en mer à la journée puis une croisière de 3 jours. Le caractère « formation » s’exprimait par la prise en charge de chaque personne handicapée par un étudiant. La prise en charge « formation globale » par les 4 éducateurs confirmés. Au préalable un séjour de 3 jours en Allemagne pour 2/3 encadrants de Grandeur Nature était programmé afin de préparer l’action en question. Les administratifs Erasmus nous ont reproché que le caractère « formation » de l’opération n’était pas suffisamment explicite et que la participation de l’association Cap au Large relevait d’une sous-traitance non souhaitable ! Par ailleurs, ils ne voyaient pas l’utilité de la venue en Allemagne des personnes de Grandeur Nature comme fondamentalement nécessaire. Lors de la construction de ce projet, Mattéo qui devait être un des skippeur de notre expédition 2022/2023 a été d’une grande aide car il maîtrise 4 langues parfaitement. De plus, Félix avait espéré que Mattéo puisse l’accompagner en Allemagne pour participer à la conférence européenne d’EOE en Octobre 2022 (une reprise après 2 années annulées pour cause de covid). Malheureusement, Mattéo a renoncé à faire partie de notre équipe pour des raisons de santé. Félix lui-même annulant sa participation à cette rencontre pour plusieurs raisons (financières, l’utilité de cet engagement si à terme il n’y a pas de relai…).

5) Une fois que nous avions décidé de partir en Septembre 2022, nous avons lancé le recrutement des jeunes pour former un équipage, donc organiser des rencontres, des stages… Dans un premier temps nous avons envoyé notre projet sous forme d’un livret d’accueil de 8 pages à l’Essonne qui est notre département de tutelle. Nous l’avons transmis aussi à tous les autres membres d’OSER, ainsi qu’à tous les référents et responsables ASE qui ont déjà travaillé avec nous, à tous les lieux de vie et aux professionnels de l’ASE qui nous ont contacté depuis 2 ans (via le site d’OSER principalement). Ce qui fait en gros 300 mails. Nous avons répété cet envoi en janvier, mars, mai et juin. Soit 900 mails. Cela nous a tout juste permis d’avoir 4 jeunes inscrits pour le stage de pâques, l’un d’eux ne venant pas pour des raisons de signature, 1 autre venant mais sans l’accord de financement de l’ASE au dernier moment, donc nous n’avons pas été payé ! En tout, nous avons reçu que 13 demandes en 6 mois dont 4 de l’Essonne, 1 seule étant vraiment en adéquation avec notre projet. Nous avons refusé 2 jeunes à la fin du stage de pâques (1 jeune de « famille » et 1 jeune de l’ASE), pour incompatibilité avec le projet et surtout la vie en collectivité. Par la suite, une jeune fille de l’ASE a finalement décidé de ne pas continuer l’aventure. Les contacts noués par le président de GN avec le département de l’Hérault ont permis que les demandes d’admissions de jeunes par notre structure ont été autorisées par le département de l’Hérault. Ceci a occasionné plusieurs demandes sérieuses et 2 jeunes ont rejoint l’équipage pour le stage de juillet. Nous avions un équipage complet. A la fin du stage, nous avons refusé une jeune de l’ASE qui n’était pas en capacité de partir pour 10 mois en bateau avec nous. Nous avons relancé le recrutement pour trouver une jeune fille pour le départ… Rencontré l’une d’entre elle sur un WE, mais sa situation n’était pas compatible avec un embarquement sur GN (un traitement médical et des soins impossibles à bord). Nous essaierons de trouver une jeune fille qui nous rejoindra en cours de route (comme nous l’avons fait au dernier voyage). Concernant le renouvellement de notre autorisation par le CD 91, nous avons retravaillé notre projet d’établissement, que nous avions intitulé « lieu d’envie ». Nous avons dû à la demande du département trouver un organisme pour procéder à une évaluation externe, que nous avons financé nous-même (4500 €) et depuis juin nous attendons ce renouvellement d’autorisation qui est « à la signature » d’après la responsable.

Budget 2021/2022 :

Nous avons entièrement utilisé la réserve de trésorerie, que nous essayons de reconstituer à chaque expédition. Celle-ci, nous permet de maintenir le bateau en état et de réaliser nos expéditions de 10 mois avec le moins de problèmes financiers possibles !

Bien sûr, nous nous appuyons toujours autant sur le bénévolat en ce qui concerne la réparation/préparation du bateau.

L’accueil des jeunes pendant les stages de préparation et de formation de l’équipage, nous apporte aussi des recettes et de fait nous pouvons alors payer tous les encadrants sur ces périodes !

Le budget prévu pour cette année était de : 80000 euros

Les dépenses : à titre indicatif (comptes légaux en année civile).

Achat/Services extérieurs : communications/transports/secrétariat/fournitures            =  3300 €

Stages et activités avec les jeunes                                                                                  =  6800 € 

Personnel : encadrement/secrétariat/comptable/évaluation externe                              = 43500 €

Structure : remise en état du bateau + stationnement bateau                                         = 23630 €

Assurances                                                                                                                     =   5500 € 

Frais bancaires + matériel informatique                                                                        =     550 € 

Total des dépenses :                                                                                                     = 83280 €

 Les produits : Recettes  

Accueil jeunes ASE                                                                                                       = 25000 €

Accueil jeunes familles                                                                                                 =   2650 € 

Cotisations et dons                                                                                                        =   1735 €

Réserve trésorerie interne                                                                                             = 55000 €

Total des produits                                                                                                       =  84485 €

Ces quelques chiffres permettent de comprendre que nous avons très fortement auto-financé avec notre réserve de trésorerie la préparation de l’expédition de cette année et que nous finissons l’année et débutons cette nouvelle expédition avec une réserve de trésorerie à zéro. 

 Les objectifs pour 2022 / 2023 :   

1. Réaliser une expédition transatlantique de 10 mois au service des jeunes qui ont décidé d’embarquer avec nous, avec une équipe composée majoritairement de nouveaux encadrants et capitaines.

2. Avancer sur le projet du Livre qui retrace ce que nous avons vécu depuis 2010 en y incluant l’expédition de cette année, ce qui fera 6 voyages… A ce titre, nous vous ferons parvenir sous peu, une demande de collecte financière qui servira en partie à financer la création de ce livre mais aussi à augmenter le nombre de nos adhérents…

3. Voir avec Félix (président), le Conseil d’Administration, les anciens et tous ceux que cela intéressent la possibilité de continuer à mener des projets d’envergure Européenne et poursuivre notre réflexion/ construction autour d’un projet d’accueil à terre et/ou en péniche ! Félix nous informe qu’en ce qui concerne l’action Européenne, il y a une possibilité de souscrire à une nouvelle demande de subvention en Février 2023 (c’est pour demain, si on considère que la réalisation des dossiers prend beaucoup de temps…). Félix est intéressé pour s’investir dans cette nouvelle démarche, mais pas seul. Il a besoin de relai, d’une ou plusieurs personnes, qui voudrait bien y consacrer du temps avec lui. Félix a déjà lancé une étude sur la construction d’une péniche (lentement mais sûrement) qui pourrait être notre « lieu de vie à terre ». Elle permettrait d’accueillir des jeunes en dehors de nos expéditions afin de préparer l’avant et de consolider l’après voyage. Mais également de pouvoir se déplacer sur le réseau fluvial Européen afin que les jeunes puissent se représenter cette entité « Europe » et son importance pour les années à venir. La première estimation financière démontre que ce projet est possible, mais là aussi Félix souhaite l’investissement d’au moins 2 personnes dynamiques afin de mener plus loin cette réalisation.

Le budget prévisionnel pour 2022/2023 est de : 248 500 €(identique à ceux de 2016 et 2018 et 2020).

Comme les autres années, ce budget est calculé sur la base de 4 jeunes pris en charge par l’A.S.E. avec un prix de journée de 214,95€ et 3 jeunes financés par leur famille dont le prix de journée est de 25 € soit 750 € par mois .

Tous les encadrants sont salariés (5 personnes dont 1 capitaine) au salaire minimum et pour 35 h hebdomadaire. Cette année, il y a 3 chefs de bord et 8 autres encadrants fonctionnant en relais sur des périodes de 3 à 8 mois. Un salarié à terre assurera le secrétariat et la liaison avec le bateau, avec les familles et les services sociaux. Carmen Ochéa, comme lors du dernier voyage, sera notre Psychologue-Superviseur tout au long de l’expédition. Concrètement cela va représenter 5 salariés à bord sur l’année (en équivalent TP) + 1 CDI sur 12 mois (sans les primes des CDD) + Carmen (psy supervision) + 1 administratif.

Pour un fonctionnement correct au niveau des finances de l'asso, on a besoin de 4 jeunes confiés par l’ASE. 

Dans ce calcul on prend en compte les dépenses de l'asso sur deux ans en comptant la préparation (carénage, stages, formations, salaire permanent, recrutement) + les 10 mois d'expédition.

- 4 jeunes ça donne l’argent pour un équilibre correct et confortable en reconstituant la réserve financière dépensée cette année: 55000 €.

- Si on a 3,5 jeunes accueillis ça permet de fonctionner sur deux ans mais on ne paie que les frais du bateau du bateau (carénage/emplacement/assurance).

- Si on accueille que 3 jeunes sur tout le voyage, alors ça ne paie que les frais d'expédition, nous n'avons pas moyen de payer l'année suivante. Ça veut dire qu'on ne peut pas remettre le bateau en état, comme l'asso s'est engagée à le faire dans son contrat de prêt et d’utilisation du bateau.

Ça c'est pour résumer les données financières de l’association. Donc la question qui se pose est : comment on fait si nous n'avons que 3 jeunes pour le voyage ?

Financièrement on perd 20% des rentrées d'argent avec un jeune en moins (62 000€).

Pour une expédition, il y a 6 salariés à temps plein (5 encadrants à bord et 1 secrétaire à terre). Histoire de donner quelques chiffres, sur une année de voyage les salaires + charges représentent 66 % du budget donc nous réfléchissons à comment économiser sur ces dépenses-là. Sachant que sur la plupart des autres dépenses, nous fonctionnons à l'économie, les postes d'encadrants sont les seuls sur lesquels nous pouvons essayer d'économiser (même si on arrête de manger des glaces!).

Si nous ne trouvons pas de 4ème jeune de l’ASE pour l’expédition, il nous faut envisager de trouver d’autres solutions. Il y a donc plusieurs possibilités :

- Réduire le nombre d’encadrants à bord de 5 à 4.

- Trouver d’autres financements.


Bilan 2020/2021 : Objectifs et budget 2021/2022 votés et acceptés par le CA et les adhérents à l’unanimité.

N’oubliez pas d’adhérer pour nous soutenir!



Le porteur de projet : Christophe DASNIERE,

Certifié conforme. Le Président M. van DITZHUIJZEN

 

Appel aux dons:


Depuis vingt ans, nos projets sont financés presque en totalité par le prix de journée versé par les Conseils Généraux qui nous confient des jeunes (pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance). Les familles participant aux frais courants d’expédition. Nous ne touchons aucune subvention.

Depuis Avril 2012 l’association Grandeur Nature ou la parole des enfants est habilitée à recevoir des dons et à délivrer des reçus fiscaux en application des dispositions des articles 200 et 238 bis du Code Général des Impôts. La réduction d’impôt pour un particulier est égale à 66 % des sommes versées prises dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Par exemple: Un don de 30 € vous reviendra à 10€, le reste étant déduit de vos impôts!

(Ou pour 100 000 € cela ne vous reviendrait qu’à 34 000 €! Cela marche aussi avec 100 € ou 1000 €!)

Vous pouvez nous suivre sur le blog : http://asso-grandeurnature.blogspot.com/

Secrétariat: 152 grande rue haute - 34200 Sète. Tél : 04 67 43 25 64 Courriel: grandeur_nature@yahoo.com - Site:www.grandeurnature.org

✄———————————————————————————————- Comment transmettre votre don ? Ainsi que votre adhésion pour 2022/2023-

En adressant votre chèque, à l’ordre de l’association Grandeur Nature, à l’adresse suivante:

Grandeur Nature.152 grande rue haute. 34200 Sète.

Et accompagné de ce coupon réponse complété qui vous permettra de recevoir votre reçu fiscal ouvrant droit à une réduction d’impôt prévue aux articles 200 et 238 bis du Code Général des Impôts.

Adhésion 2022/2023. Trois niveaux de cotisations sont proposés:


- Une cotisation individuelle de 20 €.

- Une cotisation familiale de 30 € (Pour tous les membres d’une même famille).

- Une cotisation de soutien de 35 € ou plus. Ainsi chacun peut nous soutenir suivant ses moyens.

Chèque à l’ordre de Grandeur Nature.

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