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25 septembre 2021

l'AG de GN 30 & 31 Octobre

 

Assemblée Générale de Grandeur Nature 

- Fête - Retrouvailles- Echanges! 

En 2021 "Grandeur Nature" a 30 ans et cela fait 25 ans que nous avons commencé les

expéditions maritimes avec les jeunes.

Bonjour,

Nous organisons nos « retrouvailles - fête - AG », avec je l’espère un maximum d'anciens voyageurs! Mais bien sûr ouvert à tous!

Pour la date de cet « événement » c’est les 30 & 31 octobre 

 Le lieu: Fafur près d’ARZENS dans l’Aude (14 Km de Carcassonne).

Le programme de ces 2 jours de retrouvailles:

Samedi matin retrouvailles et installation suivi de l’AG de 13h30 à 18 heures.
Repas ensemble le soir.
Dimanche rien de formel de prévu, juste du temps ensemble, discussions, repas, jeux, cirque, projection et interviews pour le second livre de GN (de 2010 à 2021) dont la « production » démarrera à cette date, avec ceux qui le souhaitent!

Couchage sur place possible, possibilité de camper, de stationner en Camping-car... Une dizaine de place en gîte.
Bien sûr il existe d’autre possibilité de logements pas loin... D’où l’importance de nous dire quand vous serez là et vos besoins!

Une partie de « l’équipe GN» sera là dés vendredi pour organiser le lieu et le lundi pour remettre tout en ordre, afin de ne pas déranger Aloïs et Romane (famille Bonnin) qui sont nos hôtes et seront fraîchement parents!

Si vous êtes en contact avec d’anciens voyageurs de GN n’hésitez pas à faire circuler l’info!

Amicalement.Le porteur de projet:Christophe Dasnière pour Grandeur Nature Mail: grandeur_nature@yahoo.com - Tél : 04 67 43 25 64.

L’Adhésion 2021/2022, se fera à partir de l’AG 2021. Trois niveaux de cotisations sont proposés:

Une cotisation individuelle de 20 .

Une cotisation familiale de 25 (Pour tous les membres d’une même famille).

Une cotisation de soutien de 35 ou plus. Ainsi chacun peut nous soutenir suivant ses moyens.

    Chèque à l’ordre de Grandeur Nature.

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- GRANDEUR NATURE - ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 30/31 octobre 2021-
Nom :.................. Nous serons:........ personne(s).
Je serais avec vous Samedi:
Nous serons:........ personne(s)
Je serais avec vous Dimanche:
Nous serons:........ personne(s)

25 août 2021

La fin de l’aventure à vélo de Maxime et Océane

 Dimanche 8 août.

On se retrouve à Sénas après plusieurs discussions quant à la participation de Maxime pour le périple à vélo. On rassemble les affaires sans trop se charger. On attend Laurence (la mère de Maxime) qui rentre du boulot, on lui dit au revoir et zou, direction Carpentras. On laisse le camion à Mazan et on se met en selle. On n’est même pas sortis du parking que le pneu arrière de Maxime est crevé. Ça commence bien ! On roule sur 5 km avant de trouver un campement en bord de rivière. On constate que nos critères de conforts respectifs ne se sont pas les mêmes. On installe tente et hamac pour un coucher à la tombée de la nuit, accompagné de la musique au loin (sûrement une fête de village). Il s’avère que nous sommes mal équipés pour les nuits : Maxime a eu très froid.


Lundi 9 août.

Réveil au lever du jour, on met nos sacoches et rebelote : le pneu arrière de Maxime est crevé. Il s’énerve. Finalement on repartira le pneu réparé en direction de Sault, 35 km nous attendent. On pédale au bord de la falaise sur une route étroite où beaucoup de cyclistes passent tous les jours. Arrivés à Sault, nous achetons à manger à l’épicerie et nous mangeons sur la place du village. Moment de repos pour Océane, moment de détente à vélo pour Maxime. Nous repartons jusqu’à la distillerie de lavande où une visite guidée est prévue à 14h. En voici le résumé : une exploitation familiale de 90 hectares de cultures (principalement lavande mais aussi sureau, menthe, thym, romarin et enfin sarrasin, lentilles, pois chiches pour les champs en rotation). Ils distillent leurs plantes sur place et bénéficient du logo AOP. Nous retenons : que c’est un travail compliqué pour Maxime, qu’avec 120 kg de lavande on distille 1 litre d’huile essentielle, qu’il a fallu 550 OOO€ d’investissements pour cette distillerie, que le poids pour presser la lavande dans un gros contenant est de 800 kg. Une exploitation ouverte au public où la visite est très ludique et intéressante. Un magasin avec des produits cosmétiques de toutes sortes, Maxime apprécie la dégustation des sirops et achète un savon – à la lavande bien sûr - pour offrir à sa mère. Il fait chaud et on va dormir dans le coin. 

Mardi 10 août.

Cette nuit il a fait très froid. On se réveille congelés et fatigués mais on veut profiter de la fraîcheur du matin pour pédaler. En plus il y a le col de l’Homme Mort qui nous attend. Vers 10h nous le commençons sous le soleil qui tape, une montée de 7% sur 5 km se présente. 1213 mètres d’altitude. Maxime est le premier arrivé et il a hâte de faire la descente. On profite des derniers champs de lavande avant de changer de vallée. Il fait chaud, ça monte à nouveau, une pente de 2 km s’annonce. On arrive à Eourres, un village alternatif de 140 habitants. Une biocoop, des panneaux en bois, une cantine scolaire qui sert de restaurant l’été, plein de yourtes… On va poser notre tente et notre hamac, tous deux aussi jaunes l’un que l’autre, en haut de la colline d’en face. Au niveau des repas on mange pain-fromage le midi et une base de semoule le soir. C’est toujours pareil mais c’est la contrepartie de voyager sans réchaud. 


Mercredi 11 août.

Les descentes c’est génial, mais au petit matin on a la chair de poule tellement’il fait frais. Petite pause pour un petit-déjeuner en bord de route. De là ,on s’exprime mal l’un envers l’autre. Le reste de la matinée se passera sans échange ou seulement pour l’essentiel. La fatigue, la chaleur, les montées, c’est trop difficile. Océane : « Aujourd’hui c’était long et relou mais heureusement j’ai retrouvé le Maxime positif grâce à une baignade.» Maxime « Aujourd’hui j’étais fatigué.»

Jeudi 12 août.

On est trop fatigués, alors ce matin on dort une heure de plus, jusqu’à 7h30. Tant pis pour la chaleur on a besoin de sommeil. À vélo sur quelques kilomètres... on s’arrête à Aspremont pour déjeuner. Max a envie d’un jus d’orange pour avoir de l’énergie dans les montées suivantes. C’est le conseil d’un cycliste, croisé la veille. Aujourd’hui nous devons prendre les départementales pour rejoindre Vaunières. Les voitures roulent vite, il y a beaucoup de touristes, mais heureusement les rivières nous suivent et longent la route. Nous en avons besoin pour nous rafraichir régulièrement car le soleil tape fort. Quelques kilomètres plus tard nous arrivons en bas de la colline de Vaunières, où le panneau indique 6 km en direction d’une montagne. La dernière montée nous achève. Arrivés au hameau de Vaunières, il n’y a pas beaucoup de monde. En fait tout le monde était caché, car au repas il y avait 60 personnes. Impression de Maxime : « Je demande où sont les douches puis où se trouve le point réseau. » L’impression de Océ : « Ça y est nous avons réussi à rejoindre Vaunières à vélo. Où sont les personnes que je connais ? J’ai envie d’une douche et de dormir. » Nous arrivons pour une soirée spéciale : il y a plein de préparations culinaires de différents pays et une soirée musicale par la suite. 

Vaunières

Description du village : Vaunières est un hameau perdu dans les montagnes, qui appartient à la commune de St Julien en Beauchêne. Il y a 6 km de montée pour y accéder, 1200 mètres d’altitude. Ce hameau est constitué d’une 10 aine de maisons en pierres, nous sommes entourés de grandes montagnes pentues, colorées et remplies d’arbres et de roches. En gros un endroit où l’on est isolé du reste du monde, sachant qu’il y a très peu de réseau. Ici il y a une chapelle, un cimetière avec environ 5 tombes, un théâtre de verdure, un magasin d’habits gratuits, plusieurs salles communes, des maisons privées, une très grande cuisine, des chalets, un camping, une yourte, une source pas loin, deux petites rivières, un jardin, une menuiserie et plein d’autres recoins à découvrir. Maxime vous conseille de venir. Il y a une capacité d’accueil d’environ 150 personnes et pourtant seulement 20 personnes y vivent à l’année. Maxime se sent tranquille et appréhende le retour à vélo. Il s’est fait des amis et ne veut surtout pas aller faire l’activité cuisine pour les repas de 60 personnes. Océane se sent apaisée, elle aime ce lieu et s’imagine venir y travailler. Un projet qui lui plaît mais un investissement intense et continu.

L’association « Villages des Jeunes » gère 3 lieux similaires : le hameau de Vaunières, la ferme du Faï ainsi que la Ferme du Crots. Vaunières a été abandonné après la seconde guerre mondiale, c’est 15 ans plus tard, en 1962, que des jeunes de Marseille ont décidé de retaper ce hameau. Aucun professionnel, mais plein de bonnes volontés ont participé à la rénovation des bâtiments. C’est autour de la construction que de nombreux groupes venant de France et même du monde entier se sont rencontrés sur ce site. C’est un projet social qui mélange les générations, les personnalités ainsi que les horizons d’où l’on vient. Actuellement il y a un lieu de vie, la Maison Tremplin, qui accueille des adolescents de l’ASE. En été et durant les vacances scolaires, des groupes viennent se retrouver et prennent un bol d’air frais. Durant l’année il y a une quinzaine d’habitants, mais en moyenne 80 personnes en saison estivale. Fin août il y a l’évènement « Melting Potes » qui permet à tous les anciens de revenir et de se retrouver. Nous avons participé à la préparation de cette fête et aux joyeux moments qui s’y sont passés.

Ici, il y a à l’année des permanents, ceux qui font tourner le lieu et gèrent la Maison Tremplin. Il y a aussi des jeunes en service civique, et des Services Volontaires Européens. En plus des adolescents accueillis à la Maison Tremplin, il y a des adultes en « emplois aidés » qui viennent travailler à la journée. En été, des encadrants techniques sont employés en renfort. Et enfin, il y a tous les bénévoles, ceux qui souhaitent revenir sur les lieux de manière temporaire et en finançant leur nourriture. À  présent vous pouvez imaginer la diversité des profils de personnes qui se côtoient chaque jour, car tous les matins, il y a un rassemblement à 9 heures qui permet de répartir chacun  sur divers chantiers. Il y a la rénovation des chalets (charpente, plancher, isolation), la cuisine pour les repas collectifs, l’entretien du terrain, les constructions pour de nouveaux aménagements, etc. À 13 heures la cloche sonne et tout le monde se retrouve pour manger sur les tables extérieures. L’après-midi s’aménage selon les statuts de chacun. Nous nous retrouvons à nouveau vers 19h30 pour un dîner commun. Les soirées sont différentes chaque jour bien que certains jours soient les même chaque semaine. Exemple, le jeudi c’est soirée taverne : musique, danse et dégustation de produits confectionnés à Vaunières. On oublie sûrement plein de détails mais vous avez au moins de quoi vous représenter ce lieu où nous venons de passer 9 jours.


Nos ressentis sur Vaunières : Max : « Les rencontres ont été ce que j’ai le plus aimé. Parmi les activités j’ai préféré faire la décoration de la scène, il fallait fixer plein de bois flottés entre eux à l’aide de vis et d’une visseuse. Vaunières c’est un lieu où il y a plein de personnes, quand on est là-haut on ne veut pas s’en aller. »

Océane : « Contente d’avoir amené Maxime dans ce hameau. Une dynamique collective dans laquelle il suffit de se fondre pour développer toutes formes d’intérêts. Un contexte où il est facile de se mélanger malgré les différences de milieux, de générations ou de cultures. Là-bas  la qualité des relations est plus importante que la qualité des compétences techniques. Bref, un lieu où tout le monde est accueilli tant qu’il respecte les conditions. Le passage dans ce lieu nous a éloignés,  Maxime et moi … dommage. »

Dimanche 22 août.

On reprend la route en vélo, en direction de Veynes. Heureusement, pour se mettre en jambes, ça commence par les 6 km de descente. Et en plus notre ami Pierre nous apporte nos sacoches de vélo jusqu’à la gare. Alors on se sent légers et c’est bien agréable. Un pique-nique, et le train entre en gare. Arrivés à Manosque, Maxime se décourage et ne veut plus rentrer à vélo. Il est ferme dans sa décision. Notre relation n’est pas simple. 

Lundi 23 août.

Journée hamac pour Maxime. Lecture et appels téléphoniques pour Océane. Un petit saut au Super U de Manosque pour se nourrir et la journée se termine. Maxime ne veut plus rédiger de texte depuis plusieurs jours… 

Mardi 24 août.

Laurence (mère de Maxime) : « Quel dommage ! Après tant d’efforts ! ».

Retour à Sénas. Fin de l’aventure à vélo.

Océane et Maxime



7 août 2021

Maxime et Océane sont en rando!

 L’île d’Oléron (du 28 juillet au 2 août)  

Départ de Toulouse, on salue Lola et ses parents, on charge nos vélos dans le camion et c’est parti pour Oléron. À la pause de midi, Maxime sort des blagues : quelle est le comble pour de l’huile ? Mais encore : deux boîtes de maïs se battent, que disent-elles à la fin ? Réponse à la fin du texte.  

Bref, reprenons la route. C’est long pour Océ et c’est dodo pour Maxime, les musiques et discussions alimentent cette journée de déplacement. Et les retrouvailles avec Morgane, Tanaé, Ewen et Séb sont le point fort de la journée. Pour Max c’était bizarre de les voir ici, d’être chez eux. Pour Océ, elle est ravie de sortir du camion et de pouvoir se dégourdir les jambes.  

On installe nos tentes sous les arbres pour les 5 jours que nous passerons sur l’île. Morgane et Séb habitent dans une maison spéciale : construite en terre et en paille, où les toilettes sèches se trouvent à 30 mètres dans la forêt. Collé à la maison, il y a le fournil de Morgane où elle fabrique son pain, et juste devant, il y a le four à bois pour la cuisson. D’ailleurs nous aurons l’occasion de la voir façonner ses différentes pâtes. Et même d’inventer de nouvelles formes pour la confection des brioches.  

Au cours de ces 5 jours, parsemés de pluie et de soleil, nous partagerons de belles tablées, de longs moments de jeux avec Tanaé et Ewen, des balades à vélo, en forêt, des baignades à la mer, des blagues, des moments relationnels moins faciles. On remarque à quel point on est attachés les uns des autres grâce au voyage en bateau. On se connaît et c’est bien agréable de vivre ensemble ! Séb, on ne le voit pas beaucoup car il travaille, en tant que skipper, sur un catamaran tout l’été. D’ailleurs Maxime est parti avec lui pour découvrir ce métier et aussi pour voir le Fort Boyard. Pierre était le 2nd de l’équipage, Maxime le 3ème. Voici la description :  

C’est un catamaran qui s’appelle « île ou aile » et qui sert à faire visiter aux touristes le Fort Boyard. Il y a généralement un skipper et un second pour 30 passagers. Chaque tournée dure 1h15, pendant laquelle un membre de l’équipage explique l’histoire de ce Fort. Construit entre 1900 et 1950 pour être un lieu de relais des boulets de canon. En 50 ans, la guerre et les boulets de canon ont évolué, alors l’utilisation de ce Fort n’était plus utile. Il a donc servi de prison pour les révoltés de la commune de Paris. Réalisant que ce n’était pas un lieu adéquat pour cela ils ont abandonné. Actuellement c’est un lieu accessible seulement aux personnes connues pour des tournages. Maxime a participé à 5 tournées du catamaran dont une spéciale où il y avait seulement une famille qui avait privatisé le bateau. « Eh non, j’étais là ! Héhé ! » dit Maxime l’apprenti. Effectivement il était content de découvrir et pouvoir manœuvrer un autre bateau que le Grandeur Nature. Curieux et excité, il a pu faire le tour du Fort Boyard tout en accueillant les touristes. Il a découvert le pilote automatique, les winches électriques, les enrouleurs de voiles et plein de petits détails. En bref, Maxime recommande cette sortie aux visiteurs qui passent par Oléron. Sachez qu’il y a 20 000 habitants sur l’île d’Oléron et 400 000 en été alors Océane vous recommande d’y aller hors saison estivale.   

Chez Séb et Morgane, il y avait aussi la maman de Séb, Marie-Hélène, et Fabien, son compagnon. Avec eux, nous sommes allés pêcher, nous avons mangé des huîtres, fait du vélo, des barbecues, discuté, rigolé… De vraies vacances familiales ! Nous avons également visité les cabanes de créateurs, fait des siestes et on a même loué un catamaran de sport pour s’amuser pendant 1 heure en mer. Pendant que Maxime barre et assure la Grand Voile, Océane chante et à le rôle de gérer la voile d’avant. Mais souvent elle oublie de la faire passer lors des virements de bord, alors Maxime le lui rappelle. « Oui mon cap’tain ! » répond Océ. Une vraie session de navigation tout en légèreté et pleine de blagues. Maxime faisait croire à Océ que le bateau allait dessaler (se renverser).  

Océ : contente de revoir la famille de l’équipage. Un lien fort nous unit à présent avec eux 4 et ça se sent. Ces passages dans leur cocon en forêt sont toujours ressourçants.  

Maxime : content d’avoir pu les revoir, de faire des activités avec eux. Peut-être que je reviendrai !  

Nous les quittons lundi après-midi pour commencer la longue route qui nous attend jusqu’à Salon de Provence. En route on s’arrête vers Limoges chez des amis d’Océ, où nous aurons l’occasion de dormir dans une cabane dans un arbre. Cette œuvre d’art reste ouverte aux gens de passage, alors nous en bénéficions et laissons un petit mot de remerciement. 

Cet ami n’est pas présent, il est… parti en Espagne à vélo !  


Une dernière journée de trajet, Maxime et Océane se quittent pour passer quelques jours chacun de leur côté.  

Océane et Maxime, de retour dans les Bouches du Rhône.  

 

 

Réponse 1 : d’être gras.  

Réponse 2 : « c’est un Bonduelle ».  

31 juillet 2021

Journal de la rando vélo Max et Lola

 Intro 

Notre projet cet été est de partir en vélo depuis Sète jusqu’à Corronsac en suivant le Canal du Midi (quand on le peut !). On est super motivés pour cette aventure et nos vélos aussi. Nos vélos sont chargés dès le samedi 17 au soir, deux sacoches à l’avant pour Maxime, deux sacoches à l’arrière pour Lola, nous sommes parés à faire des kilomètres.

1ère étape – Sète, chantier Navibois , Gruissan plage, chalet 10-12 - 85 km 

Réveil 7h, départ 7h30 : on monte sur nos vélos, on pédale, c’est parti ! Aujourd’hui direction Gruissan, là où Lola a un chalet au bord de la mer. Littoral, bord du canal et petites routes en passant par Marseillan plage, Agde, Portiragnes, Sérignan, Les cabanes de Fleury, Saint-Pierre la Mer et Narbonne plage, pour atterrir épuisés et cognés par le soleil à Gruissan. Il est 17h et la glace de récompense est bien méritée.  

Anecdote du jour : Max dit à Lola : « Viens, on fait une pause ! », alors on traverse pour monter sur le trottoir, Maxime descend de son vélo et là il voit son pneu arrière complètement à plat ! Trop bizarre… 





Escale à Gruissan 

Lundi matin, nous allons au marché pour acheter des légumes, des olives et un excellent jus de poire. On enchaîne sur une après-midi sportive : planche à voile et catamaran.  Il n’y avait pas beaucoup de vent, plus facile pour apprendre, mais nous on aurait aimé avancer plus vite ! Au chalet on rencontre le cousin de Lola puis on file écouter un concert d’ados qui jouaient des musiques connues. C’était top, très agréable. Le soir après manger on fait du sport au bord de la plage, faudrait pas se rouiller avant de repartir. D’ailleurs, le lendemain matin on part faire du vélo pour garder le rythme. On fait un parcours d’environ 12km entre La Clape, les vignes, les salins et la plage du Grazel. On monte ensuite à la tour de Barberousse, pour prendre un peu de hauteur... En début d’aprèm, Lucas, notre prof de voile, nous attend de pied ferme pour notre deuxième cours de planche à voile. Toujours pas de vent, on s’amuse moins que la veille, mais Maxime s’est découvert une nouvelle passion !





2ème étape – Gruissan plage, chalet 10-12  Saint-Marcel-sur-Aude – 25 km

On prépare nos affaires, on les fourre dans nos sacoches, et zou ! C’est parti sur le canal de la Robine jusqu’à Narbonne, on essaye d’avancer au maximum à la fraîche. Après 25 km on s’arrête pour dormir, on monte la tente vers 21h30, la nuit est déjà en train de tomber mais il fait super chaud, on dort portes grande ouvertes.  


3ème étape – Saint-Marcel-sur-Aude, Montolieu – 80 km

Au réveil à la fraîche, 6heures du mat’, on voudrait partir direct, mais non : le pneu de Lola est à plat ! On prend la route vers 6h45, enfin le canal et les pistes cyclables. Notre objectif est d’arriver à Montolieu ce soir. Sur le chemin, nous croisons plusieurs écluses et on décide de s’arrêter à l’une d’entre elles pour manger et regarder le passage des bateaux. Saviez-vous que l’invention de l’écluse à sas est attribuée à Léonard de Vinci, qui tout du moins les a importées en France en 1480 ?

On repartira après une grande pause, sur des routes en plein soleil, notre motivation est de retrouver Dominique (la maman d’Ismaël) qui nous a promis une douche ! On pédale par intermittence, il fait beaucoup trop chaud, surtout à Trèbes. On essaye de faire une sieste mais avec les mouches et les fourmis qui nous montent dessus ce n’est pas facile de se reposer. Finalement, on arrive vers 20h45, épuisés et transpirants. Paco vient nous chercher et nous emmène sur le terrain d’Ismaël, un peu plus haut à Montolieu, là où se trouve la roulotte qu’ils ont construite tous les deux. Là-bas nous mangeons, puis nous allons dormir dans cette dernière, envahie de moustiques. 

Anectode du jour : lors du pique-nique, Lola et Max se prennent la tête à cause d’une tomate qu’il faut manger mais que Maxime ne veut pas manger sans sel…  Original comme dispute !


Escale à Montolieu 

Jeudi matin Maxime se réveille avec plein de boutons de moustiques. On visite le terrain d’ Isma et on se rend à la ferme des Ares Verts où travaille Dominique, elle est en train de faire du pâté végétal. Océane nous rejoint pour aller à la rivière où Paco nous rejoint pour pique-niquer. Baignade, jeu de cartes, cette après-midi détente nous fait beaucoup de bien ! On passe un petit moment dans une librairie au centre du village, où des livres du 18ème siècle sont encore vivants. Des milliers de livres de l’histoire ou de maintenant sont exposés sur les étagères. Fascinant. 


4ème étape – Montolieu  Sainte-Raffine, Montréal – 18 km

Avant de partir direction Montréal, Lola répare sa chambre à air qui a encore crevé. On a prévu d’aller dormir chez les parents d’Océane ce soir. On arrive à 21h, en même temps que Bernard qui rentre du champ avec son tracteur. On mange avec lui, Maxime a beaucoup apprécié cette rencontre. Cette nuit on dort dans un lit sans moustiques !

Quand on se réveille, Bernard est déjà parti travailler aux champs. Nous déjeunons pendant que Laurence coupe des courgettes énormes, les fait cuire et les met en bocal pour faire des conserves pour l’hiver.  Ce matin nous écrivons nos textes, avant de cueillir des haricots verts, des tomates, et des betteraves au jardin. On prépare nos affaires et on file chez Léo, le frère d’Ismaël, et Lucie sa compagne. Ils habitent aussi à Montréal. On a partagé un super repas, puis on est partis 500 mètres plus loin pour voir Xan et Mika qui ont acheté une maison dans le village eux aussi ! On les a aidés à préparer de l’isolant en trempant de la paille dans de l’argile. La maison est très vieille, toute cassée, il y a beaucoup de travail pour la rénover. 

Anecdote du jour : Ce qui est fou c’est qu’il y a un puitsdans le garage de cette maison ! Il parait même qu’une peluche est tombée dedans… 

5ème étape – Montréal  Cantareuil, lac de la Ganguise – 38 km

On goûte avec Xan et Mika puis c’est l’heure du départ. On pédale pendant 3h le long du canal jusqu’au lac de la Ganguise. La route est plate, Maxime en tête comme d’habitude, on est pleins d’énergie. Nous avons planté la tente à 21h, au bord de l’eau et sous de gros nuages gris et du vent frais. Et sans moustiques !

6ème étape – Cantareuil, lac de la Ganguise  Corronsac – 38 km

Ce matin, nous replions la tente et prenons la direction de Corronsac, chez les parents de Lola. Nous partons rejoindre le fameux Canal du midi. On le suit jusqu’à Pompertuzat, en pédalant à un bon rythme. Vers 10 h, on met le cap sur le petit village de Corronsac. Avant d’attaquer les 3km de montée, on s’achète un en-cas pour avoir un max d’énergie. Dès qu’on arrive devant la maison, le portail s’ouvre et que voit-on ?... Les parents de Lola qui nous attendent avec un grand sourire et plein de félicitations. Nous sommes contents d’arriver ! À 11h30, on a un appel avec Carmen pour parler de la semaine passée. Cette après-midi nous allons regarder un spectacle de clown au Lido, l’école de cirque où Lola a étudié et travaillé. Ce soir nous cuisinons des lasagnes pour fêter notre arrivée. La nuit qui nous attend est bien méritée !



Nos derniers jours à Corronsac

Pendant nos derniers jours nous avons déménagé un meuble et un frigo, nous sommes allés à la déchetterie, nous avons rendu visite à la grand-mère de Lola, nous avons assisté aux entrainements de circassiens, nous avons mangé des crêpes en ville, nous avons fait du trampoline et bien sûr nous avons tapé tous ces textes pour partager nos aventures avec vous ! Océane nous a retrouvés le mardi 27 et nous sommes allés manger chez Michel Sparagano, un des capitaines de Grandeur Nature. 


Epilogue

Partir en vélo c’est une aventure, mais attention à ne pas trop se charger, car ça se sent vite, surtout en montée. Maxime est paré pour les Alpes en vélo même si ça le fait un peu flipper les 2000 mètres de dénivelé. On peut vous dire qu’en vélo, dès que tu vois une montée il faut avoir un mental et des mollets d’acier. On a fait de belles rencontres durant ce périple et on s’est bien amusés. N’hésitez pas à nous demander conseil pour votre prochaine escapade à vélo !

Lola : Belle expérience partagée avec Maxime, qui était partant pour tout et ouvert aux rencontres. J’ai adoré croiser d’autres voyageurs à vélo, ou ce vieux monsieur qui m’a encouragé avant une montée et m’a donné la force de la faire en vélo jusqu’au bout !

Maxime : une aventure cool avec plein de souvenirs je suis content d’avoir vécu ça avec Lola malgré le moment avec la tomate … 


28 juin 2021

la chanson du retour

 Grands et Matures

Vous êt’ partis le 20 septembre Pour apprendre à vivre ensemble ..Direction l’Atlantique
Pour une odyssée fantastique
V’z avez sorti les maillots d’ bain Pour mieux apprécier les embruns Pour aller vers d’autres horizons Fallait s’ taper l’écouvillon

Pour arriver aux Canaries
V’z avez appris à prendre un ris ...Poissons crus poissons frits Et le seau sert pour le vomi
Au Cap-vert Santo Antao
Voici le temps de la rando
Si tu veux marcher d’un bon pas Faudra manger la catchupa

Refrain :
Ils sont partis Grandeur Nature
Avec tout plein de confitures
Ils ont vécu cette aventure
Et nous reviennent grands et matures

Pour réussir à s’orienter
ça se fait pas à vue de nez
Si tu veux bien prendre le vent Faut du talent et du sextant Parvenus dans le nouveau monde V ‘z avez su capter les bon’s ondes Pour vous souhaiter bonne arrivée Ils ont fait péter la fusée

ADNG et compagnie
Vous remontez le Maroni
Pour explorer l’Amazonie
Fini les dodos dans le lit
Pour passer les nuits en bivouac Superposition de hamacs Attention aux réveils en vrac
Et aux araignées dans les sacs

Refrain :
Ils sont partis Grandeur Nature
Avec tout plein de confitures
Ils ont vécu cette aventure
Et nous reviennent grands et matures

En République Dominicaine Vous avez été très patients
Pour aller voir les baleines L’administration c’était chiant Mais ça valait vraiment la peine Devant le ballet des baleines Vous êtes restés bouche-bée

Et alors vous avez plongé

Au milieu de l’immensité
Le bleu, le chant des cétacés Tortues et poissons perroquets
A tout jamais émerveillés
Vous nous avez fait bien rêver
Dans vos rencontres et vos plongées Pendant qu’on était confinés Attestations s’en est assez

Refrain :
Ils sont partis Grandeur Nature
Avec tout plein de confitures
Ils ont vécu cette aventure
Et nous reviennent grands et matures

Après cette bulle enchantée C’est la mission supermarché

... La cambuse bien remplie
C’est parti pour les quarts de nuit V‘z avez chanté la reine des mouettes Avant de hisser la trinquette
V’z avez essuyé des tempêtes
Qui lessivent le corps et la tête

Malgré les vents de force 7
Les trous, les vagues, les draps pas secs Vous avez gagné les Açores
Fallait vraiment être très forts
Vous avez séché à Florès
Même pas le temps pour la paresse Pour la joie et pour l’allégresse
Il a fallu s’ bouger les fess’

Refrain :
Ils sont partis Grandeur Nature
Avec tout plein de confitures
Ils ont vécu cette aventure
Et nous reviennent grands et matures

Vous revenez le cœur gonflé
De ce que vous avez partagé
Pleins de projets pour se lancer Merci pour votre humanité
Cette chanson pour rendre hommage A cet héroïque équipage

Pleins de tendresse et de courage De bienveillance à tous les âges

Refrain :
Ils sont partis Grandeur Nature
Avec tout plein de confitures
Ils ont vécu cette aventure
Et nous reviennent grands et matures

Ben, Ismaël, Lola, Morgane
Christof’, Lobsang, Seb, Océane Maxim, Maylou, Killian, Sidney, ey Louise, Pier’, Théo, Ewen.... Et Tanaë

TATATAN......




15 juin 2021

Dans le détroit de Gibraltar

  Holà, chères familles et chers amis…


Qui devez nous attendre sur les starting-blocks, voici pour vous quelques nouvelles clandestines aux portes du détroit de Gibraltar. 

Nous naviguons depuis 11 jours, slalomant entre des bulles de pétole (des zones sans un brin de vent), et pour un voilier ce n’est pas commode!! Pas de station service de gazole en plein milieu de

l’Atlantique, et nos pauvres réserves de carburant ont vite été épuisées, ça nous a demandé patience et adaptation. Cette fois, nous prions le dieu du vent pour que son souffle nous mène vers vous !!
Aujourd’hui, nous sommes à la Barbate de Franco, juste avant le détroit où nous pourrons faire les plein de gazole, de légumes frais et... de papier toilette!!
À bord, l’ambiance reste au beau fixe, ça bricole ( car nous fêtons les «non anniversaire»), ça s’affronte aux échecs, ça discutaille, ça lit en collectif, ça cuisine toujours de bons gâteaux, ça invente de nouveaux jeux et acrobaties et ça pense à vous.
C’est aussi pour nous le temps des bilans, nous avons 30 questions à explorer, de la réflexion et de l’introspection pour prendre de la hauteur sur tout ce voyage réalisé ensemble.
On passe le détroit dans la foulée et nous retrouverons nos pas dans la Méditerranée avec émotions.
  

Chers amis, c’est la dernière ligne droite. On vous embrasse…

À très vite.


L’équipage de GN.

11 juin 2021

Position du bateau le 11 juin à 12heures

 

Le bateau est à 40 milles nautiques du détroit de Gibraltar, ils avancent à 9 noeuds avec un vent de NNE.

Qui malheureusement va faiblir demain!