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11 juin 2021

Position du bateau le 11 juin à 12heures

 

Le bateau est à 40 milles nautiques du détroit de Gibraltar, ils avancent à 9 noeuds avec un vent de NNE.

Qui malheureusement va faiblir demain!

9 juin 2021

Où est le bateau! le 9 juin.

 


Le bateau a fait la moitié du chemin vers le détroit de Gibraltar et il commence à sortir de l'anticyclone des Açores et devrait avoir un peu plus de vent dans les 2 jours...

8 juin 2021

La dernière lettre... par Théo et Lola.

La dernière lettre...

Bonjour à tous chères familles, amis, et proches.

Ici Grandeur Nature pour sa dernière lettre co, depuis le célèbre port d'Horta aux mille peintures. Depuis la dernière fois, c'est à dire depuis peu, nous avons parcouru 128 milles pour changer d'ile : nous sommes passés de Flores à Faïal. La navigation a été plutôt calme et paisible. Nous avons pu mettre en place le rôle de chef de quart avec Théo et Maylou qui ont fait leur première manoeuvre d'empannage ensemble. Oui, car être chef de quart c'est porter la responsabilité à deux. Pour le deuxième jour de navigation, les nuages étaient au rendez-vous, ils nous ont longtemps empêchés de distinguer l'île de Faïal, c'est pourquoi la précision à la barre était primordiale jusqu'à ce qu’enfin, la terre se révèle à nous, superbe île verdoyante. Comme nous avons encore du travail à bord, nous décidons de nous arrêter au mouillage dans la baie de Porto Pim avant de nous approcher du port. Une magnifique baie, pas un seul bateau, une belle plage, quel bonheur ! Trop parfait pour être vrai. Nous allumons par précaution la VHF. Et bingo, la police maritime nous contacte pour nous dire qu'il est interdit de mouiller ici. 

Ah bon, dommage. Nous sommes donc arrivés dans les alentours de 20h à Horta, ce célèbre port où sont passés tous les plus grands navigateurs. Depuis 1950, ils laissent une trace sous forme de peinture sur les quais, qui en sont maintenant recouverts. Durant notre mini-escale, nous avons eu l'occasion de croiser le fameux Honkytonk et son équipage, un catamaran jaune en mode bateau spectacle qui accueille en ce moment des circassiens et des musiciens à bord. Honkytonk et Grandeur Nature se sont croisés, voire suivis, durant les premiers mois du voyage, et nos deux équipages avaient très envie de se rencontrer. Honkytonk avait imaginé se mettre à couple du Gégé et jouer leur spectacle pour nous... Alors, nous les avons invités tous les sept à manger et nous avons beaucoup échangé, des sourires, des discussions et des questionnements autour de nos fonctionnements respectifs vis à vis de la vie en collectif.

Ewen, Tanaé, Théo, Lola et Pierre ont fait un petit atelier de portés avec Ambroise pendant une après-midi; en gros ils se sont grimpé dessus, mais avec technique et précision. 

Ils ont ensuite retrouvé le reste du groupe qui a fait la rencontre d'une famille qui est en voyage depuis 4 ans sur un catamaran, un couple et leurs trois enfants de 11, 13 et 15 ans. Maylou fait de la guitare avec les filles tandis que Lola et Lobsang font du passing avec des massues, enfin, ils essayent. Théo et Ewen, eux, jonglent un instant avec des balles puis gambadent avec Maxime. On invite toute la famille à manger pour le repas du soir, et on joue de la musique, pendant que certains sont perchés sur la bôme.


Pour la dernière journée avant le départ, Séb, Max, Lobsang, Lola et Ewen sont partis faire du vélo jusqu'à Varaduro, une belle expédition de 9h30 à 17h, avec une pause pique-nique dans un endroit magnifique où Max a sauté depuis un rocher à une dizaine de mètres de hauteur. Pendant que certains pédalent, Théo, Morgane, Maylou, Tanaé et Pierre ont retrouvé Elfie avec qui ils ont retapé une vieille peinture de GN et bien sûr laissé la trace artistique de l'équipage 2020-2021. Ewen, Lobsang et Lola profitent de la dernière soirée pour aller voir une jam session avec les musiciens de Honkytonk. Ils jouent sur une plateforme flottante au milieu de la baie!
Eh bien voila, il ne nous reste plus qu'à faire les pleins et c'est le grand départ pour la dernière navigation. Cette escale a été très brève, mais riche en rencontres. On aurait pu passer des jours et des jours à explorer l'île en vélo ou à pied, à faire du cirque et de la musique avec Honkytonk ou avec la famille voyageuse, passer du temps avec Elfie à Pico, l'île juste à côté, ou encore avec Alice, l'amie de Camille et Marco qui était venue nous rencontrer à Flores. Mais la navigation nous attend, nous mettons le cap sur Sète, cette fois-ci il s'agit de boucler la boucle et de retrouver la Méditerranée.



Nous vous souhaitons un agréable mois de juin et vous rappelons qu'il s'agit de la dernière lettre du voyage car celui-ci touche à sa fin. Fin d'une aventure qui signe le début d'une multitude d'autres horizons.

Théo et Lola.


4 juin 2021

La lettre de Florès par Sébastien et Maxime

Bonjour à tous, chers parents, familles, ami(e)s, adhérent(e)s…

Imaginez-vous des falaises abruptes tombant dans les profondeurs de l’océan, imaginez-vous des vallées et des monts pleins de verdure avec des VACHES et de petites maisons toutes blanches. Imaginez-vous les ruisseaux, les cascades qui se jettent dans la mer, imaginez-vous une petite grange au milieu de nulle part, inondée de vert, de brebis, entourée d’eau, de sources, avec un petit feu pour vous réchauffer de votre douche nature. Imaginez-vous en équipage surmotivé, aguerri à  la vie dehors, et motivé du chantier…

Eh bien, c’est un peu de ce que vous pourriez vivre à Flores avec nous.

Imaginez-vous un hôte qui fait la liaison avec la terre pour l’organisation avec les autorités, qui se décarcasse pour trouver des solutions, qui réussit à apporter du boulot du bricolage pour chacun , un peu du confort d’une maison, des histoires sur le passé de l’île, du soleil dans les cœurs, imaginez vous sa famille très ouverte, pleine de bienvenue, qui aime partager. C’est ce que vous auriez vécu au contact de Marco, Andréa, Elvire et Gaïa… alors oui, cette escale a fait du bien à l’équipage de Grandeur Nature.

Petit bémol, Camille n’était pas là… ce sera pour la prochaine fois…

Super dièse, Louise, qui était là au début du voyage et Pierre, un potentiel futur skipper, sont sur le bateau, jusqu’à Sète.

Nous avons posé deux questions à chacun des membres de l’équipage, alors que nous venions de dire au revoir à cette grande famille, à cette île au goût de reviens-y... :



Si tu reviens sur Flores ce serait pour faire quoi ?

Quelle est la perle de ton séjour ?


Louise: je reviendrais bien pour quelques mois pour dormir dans la forêt.  Pourquoi pas garder la maison de Camille lorsqu’ils partent en vacances.

La perle c’est la cabane près de l’océan (la Ka lomba) il y a l’eau douce, l’eau de mer et l’horizon.

Ewen: je reviendrais revoir Marco et puis faire de la randonnée. Ma perle c’est la maison de Marco, sa belle maison, la douche chaude et la couette.

Tanaé: je reviendrais pour faire des randonnées, pour voir les paysages, tout ce que je n’ai pas pu faire cette fois-ci à cause de mon genou. 

Ma perle c’est le fait d’avoir pu aller chez Marco, même pour une nuit, avoir joué à un jeu qui s’appelle Bohnanza avec ceux qui étaient sur le bateau, et le petit tour de kayak le long de la falaise.

Théo: je reviendrais bien pour finir le tour de l’île en randonnée. Et puis aussi continuer à filer un coup de main au jardin. Par contre je veux bien dormir à la maison parce qu’à la grange il y a trop de poussière, je suis allergique.

Ma pépite c’est d’avoir découvert et passé du temps avec la famille de Marco.

Sydney: je reviendrais pour faire découvrir à mes parents. J’aimerais revenir pour approfondir les rencontres que j’ai faites.

Ma perle c’est la soirée avec les dix personnes, Maylou et Lola, que l’on a partagée autour d’une table.

Maylou: je reviendrais pour faire découvrir toutes les personnes que j’ai rencontrées à mes parents. Retrouver l’excentrique dans sa maison de Hobbit. J’aimerais revenir à  la saison des fleurs. Et pour faire des projets de famille, du social avec des gens, du woofing. J’ai très envie de revenir ici. Ici c’est le trésor des rencontres, c’est ça la grande perle. Mais aussi, passer du temps avec des gens du bateau, en dehors du bateau. 

Pierre: Je reviendrais pour les rivières et l’eau douce, Marco et Camille aussi.

Pour moi j’ai découvert un autre paradis, la vallée magique de Rivera Fonda. 

Lobsang: je reviendrais soit pour faire découvrir à d’autre personnes, soit pour m’y installer. 

La perle, c’est une blague florentine : Est-ce que vous savez quelle est la plus belle chose sur Corvo? La vue sur Flores.

Lola: j’ai promis de monter une école de cirque mais c’est un peu une blague, ou pas. D’abord peut-être venir organiser un stage, en même temps bricoler avec Marco et m’entrainer avec Andréa, rencontrer Camille, motiver Elvire pour un voyage Grandeur Nature. 

Ma petite perle c’est la maison de Hobbit de Tino.

Max: je reviendrais revoir Marco et lui filer un coup de main au chantier. Et la prochaine fois, randonnée pour découvrir un peu les forêts. Ça m’a fait du bien de voir de nouvelles personnes de Flores, et Pierre et Louise. 

Morgane: J’ai beaucoup aimé l’accueil de Marco, sa générosité, son ouverture, son désir  de nous aider au mieux, ses anecdotes sur l’île de Flores et ses habitants… Et puis Flores est une île magnifique. J’adore la splendeur des paysages, les falaises, les cascades, et tout ce vert !! 

Oui, à Flores. C’est pour tout cela que je reviendrais à Flores. Ma pépite c’est vraiment la rencontre avec Marco, Elvire, Gaia et Andreas, et ça m’a donné envie de rencontrer Camille.





23 mai 2021

La traversée "Retour" par Ewen & Morgane

 Bonjour à tous,

Eh oui, ça y est, nous l’avons fait, on est des vrais. Nous avons traversé cet océan Atlantique pour la deuxième fois. 17 jours, 9 heures et 46 minutes ( 16 h de moteur) et 2904 milles parcourus sans voir la terre, à peine quelques cargos flirtèrent avec l’horizon. Alors comment vous raconter ces deux semaines hors du temps ? Deux semaines, bercés (enfin, remués, dira Ewen) par les vagues. Avec Ewen, on se souvient d’un temps que les moins de deux semaines ne peuvent pas connaître. Un temps où Annette et François nous demandaient, la veille de notre départ : «  En un mot, ça vous fait quoi de traverser l’Atlantique ? » Ewen avait répondu : «Fatigue ? ». Maxime : «  Stressant ». Tanaé : «  Excitée », Maylou : « On y va ! », Séb : «  Organisation », Lola : « Enthousiaste », Théo : «  Enthousiaste de ne plus voir la terre, peur pour mes proches et j’ai l’appréhension de me sentir inutile à cause de mon poignet ». Sydney : «  Je suis contente ». Morgane « Vive les étoiles. » Lobsang : «  Wahouuu ». 

Oui, en ce temps-là, on quittait Ismaël sous un grand soleil, sous la corne de brume du Bonaparte qui nous escorta de leur amitié durant quelques milles. En ce temps-là , on guettait le vent qui était plutôt discret… On s’arrêta même à Grand Bahamas une nuit pour réajuster nos réserves en gasoil afin d’être sûrs d’avancer si Éole manquait à l’appel. Si on avait su !!!

Notre départ véritable est donc le lundi 3 mai…

Et pour tout vous dire, nous avons vécu une traversée extraordinaire. 

Tout d’abord nous remontons vers le nord, longeant les côtes américaines et leurs orages qui illuminent nos quarts de nuit. Nous allons chercher le vent, et de ce fait, la dépression en guise de propulseur. À ce moment nos journées s’écoulent sous le soleil, travail, initiation au sextant, matelotage, baignade, guitare et lecture collective ( les aventures d’Ulysse et Les Garennes de Watership down). Puis un jour, le vent est arrivé. Nous voyons un arc en ciel encerclant le soleil. On se regarde. Il paraît que c’est le signe de l’arrivée d’une dépression. Et là, l’aventure commence !

Le vent forcit, les vagues se gonflent, les grains se préparent… Chaque nuit c’est le festival des manœuvres pour réduire la toile, yankee, yankee arisé, trinquette et ris dans la grand-voile. La pluie nous tombe sur la tête régulièrement. Par Toutatis, et ce n’est pas tout. Le vent du nord nous glace le corps et s’infiltre dans nos vêtements. ( Je me souviens d’Océane qui me conseillait de prendre des polaires en plus en vue de la traversée retour… bien joué!). Quand enfin le vent du sud arrive, plus chaud, il est accompagné de gigantesques vagues de 7 mètres de hauteur dans les creux ( les plus grandes que Lobsang ait vues de sa vie). C’est le rodéo, surf à 22,8 nœuds, douches aux embruns sous la pluie, et en maillot pour les intrépides. La chorégraphie de «  Mou Mou la mouette » devient notre manière de nous réchauffer. On se relaie à la barre de manière rigoureuse. L’équipage s’organise et se relaie. … On serre les dents.

Et un jour, le soleil revient, on s’extasie, on savoure, on sèche tout, pulls, vestes de quarts, pantalons, matelas, petites culottes…

Eh oui, l’eau s’est infiltrée partout… À peine séché le barreur nous dit à nouveau : « Y  a encore un arc en ciel autour du soleil ». Et rebelote, c’est reparti pour le grand froid, puis la danse des vents. Le plancton fluorescent jaillit de la mer, véritable feu d’artifice nocturne. Des tas de méduses à voiles, toutes plus belles les unes que les autres, nous accompagnent ainsi que les oiseaux que l’on n’aperçoit qu’en pleine mer. Au coeur de la dépression, le vent disparaît. La mer devient plate comme un miroir, les dauphins communs et tachetés sautent et nous arrachent des cris de joie. Quand soudain, contre toute attente, une baleine à bosse saute. Tout le monde se précipite sur le pont. Ouahouououou, ça fait quelque chose de retrouver les copines en pleine traversée de l’Atlantique. On ne se doutait pas de tant de vie sous l’océan si grand, si vaste, si gris. 

Le lendemain ce seront les rorquals qui accompagneront le bateau dans les vagues entre les bourrasques de vent mugissant. Le vent ne faiblira plus, le froid devient notre compagnon, le soleil des tropiques nous paraît bien loin ! Les milles défilent… Les esprits s’adaptent et chacun de nous sort son soleil intérieur, on danse la salsa, le funky, on joue aux Haricots, de la guitare, on lit, on se fait des câlins et les Grandeurs Naturiens se mettent en tas pendant la lecture co.

Et voilà que le 20 mai au réveil, «  Terre en Vueeeee ». Voici Flores et Corvo qui dressent leurs falaises haut sur l’horizon. Youyououou… Camille et Marco nous voilà, Louise et Pierre nous voici. 

Nous sentons les marins au long cours. Certains rêvent d’hortensias et d’arbres, d’autres de beurre et de glaces, d’autres encore de courriers et de mails ou de chaleur et de bricolage, et enfin de vélo et de paysages verdoyants. 

Quand même, sachez-le, durant cette traversée, vous avez habité nos pensées et peuplé nos esprits lors des heures passées à la barre…

La morale de cette histoire c’est qu’on a vachement moins le mal de mer ( même en restant dans les coques au près). Le mal de mer est KO face au mal de froid. 

Alors au final, telle une épreuve initiatique, cette traversée nous a bousculés dans notre confort et voici ce qu’elle nous a appris : 


Ewen : «  J’ai appris à me couvrir, à prendre soin de moi et des autres,  à me soigner et à faire des manœuvres sous la pluie. »

Tanaé : «  J’ai appris à ne pas rentrer trop d’affaires humides dans les coques. Et aussi que je pouvais rester dans le bateau sans avoir trop le mal de mer. »

Lobsang : «  J’ai appris qu’il vaut mieux s’occuper de ses dents avant ou après la traversée mais pas pendant. Et que pendant la tempête on est plus fort en équipage. J’ai aussi appris à faire les choses ( manœuvres et autres brossages de dents ) dans le noir ».

Lola : «  J’ai appris à faire de l’estime, à faire un point sextant. À fabriquer un lock artisanal et profiter de la nature qui nous entoure ».

Séb : « Ça m’a appris à persévérer dans ce que l’on croit. Chaque jour est unique. »

Sydney : «  Cette traversée m’a appris à voir toute la beauté qu’il y a à prendre soin des autres et être attentif à eux. Cette traversée m’a donné beaucoup de confiance en moi ».

Maxime : «  Elle m’a appris à prendre soin de moi, à gérer l’humidité, me changer pour ne pas avoir des irritations. Ça m’a appris qu’il faut du temps pour réchauffer son corps. »

Théo : « Elle m’a appris que je pouvais être paralysé par le froid et que quand il fait froid comme ça, on peut toucher les trucs chauds sans que ça brûle. Ça m’a fait du bien d’être en mer, je me sentais calme même si quelquefois j’étais à fleur de peau ».

Maylou : « J’ai appris que même mouillée fallait tout prendre en autodérision parce qu’autrement il y avait moyen de péter un plomb. J’aime la pluie mais pas en bateau ». 

Morgane : « La traversée m’a appris à garder le cap,  nourrir mon soleil intérieur et de me réjouir de chaque petit rayon que m’ont apporté les autres. Et que j’aime y lire un bon roman d’aventures et écouter de la musique plutôt rock !! »

Après avoir fait notre rituel d’arrivée, c’est à dire un petit test Covid, nous prévoyons des randonnées et de passer un temps chez Marco et Camille pour bricoler.

Nous resterons une quinzaine de jours sur les îles des Açores avant de reprendre la mer vers la Méditerranée. On vous envoie 10 bises portées par le vent d’ouest…

À bient’eau !!                                                                                                                Ewen et Morgane




21 mai 2021

Ils sont arrivés!

 


Le bateau est arrivé hier soir à Florès, ils doivent maintenant faire un test Covid et en attendre le résultat avant de démarrer leur escale aux Açores.

17 mai 2021

Le 17 mai- toujours au prés.

 


Le bateau avance à 6 noeuds, avec du vent de NE et pas de soleil, mais ils devraient avoir meilleur temps demain! Reste 475 milles nautique jusqu'à Florès.

15 mai 2021

Le 15 mai

 


Samedi 15 mai - Toujours du vent de NE et 130 milles par jour, en plus il ne fait pas très beau.            Météo compliquée, ils sont entre 2 zones de hautes pressions et une dépression au NE... (voir carte).

Encore 700 MN jusqu'à Florès!

13 mai 2021

Le 13 Mai

 



La position d'aujourd'hui: 39°30 N 51°40 W, le vent a faiblit, ils n'avancent plus qu'à 6 noeuds. 

Moins de 1000 milles nautiques jusqu'à Florès.

Site pour la météo: https://www.ventusky.com/ & https://www.passageweather.com/#

11 mai 2021

Position le 11 mai

 


Le bateau continue à avancer à 8, 10 noeuds depuis 2 jours... et il pleut!

9 mai 2021

La position du 09 Mai

 


Le bateau a accéléré, vitesse 9 noeuds au largue ... Il sont à 1800 milles nautiques de Florès aux Açores

7 mai 2021

Traversée le 7 mai


 La position du bateau en ce 7 mai, ils se retrouvent pour l'instant avec du vent de Nord-Est, mais cela ne devrait pas durer..

6 mai 2021

3 mai 2021

Position du bateau le 3 mai

 La position du bateau en ce 3 mai 2021 à 17 heures (pour nous). 


Ils viennent de quitter les Bahamas, après avoir fait de l'eau, du gasoil et la sortie officielle à 
Point West end. Direction Florès, île des Açores à 5000 Km de là!

28 avril 2021

Lettre co de Nassau par Tanaé et Lobsang...

 Lettre co de Nassau.

Cela fait longtemps que vous n’avez pas reçu de nouvelles de nous ?

Vous vous demandez où nous sommes ?

Eh bien, voici quelques indices pour vous aiguiller.

Imaginez-vous l’eau la plus translucide, la plus bleue, la plus turquoise, la plus transparente que vous ayez jamais vue. Une eau où, depuis la surface, chaque grain de sable est comptabilisable. Imaginez-vous en train de naviguer sur ce bleu avec le GN et un équipage bien aguerri. Vous arrivez sur l’île du Formidable Iguane, où vous avez la chance de faire un test Covid en plein air, et de dire bonjour à la seconde plus grosse population mondiale de Flamants Roses, dits les « Flamingos ».

Laissez-vous ensuite emmener vers le Récif de la Porcherie, pour y rencontrer d’incroyables trésors de coquillages, des requins et des poissons multicolores.

Transportez-vous maintenant sur l’Ile du Château. Une épave, un feu de camp et une nuit sur le sable fin vous y attendent.

Levez l’ancre et mouillez sur l’Ile de la Conception et son incroyable mangrove peuplée de raies, tortues, lambis, barracudas et autres poissons. Prenez de la hauteur en montant au mât. Voyez-vous au loin les îles des milliardaires ? Jonnhy Deep, Bill Gates ou encore le descendant de Mahomet ? Voyez-vous Elie, Sofia et leur palace flottant ou encore Alan et ses iguanes ? Non ? 

Eh bien rejoignez nous à NASSAU où nous préparons le bateau pour notre imminente transatl’antique. Qu’a pensé notre équipage,...deeeeeeeeeees...


Maxime: 1- beau, couleurs, trimaran.

2- je me sens stressé parce que ça va être long.


Lola: 1- île, désertique, luxe.

2- enthousiaste pour ma première transat.


Isma: 1- plat, couleurs pastels, merveilleuses plongées.

2- transat en avion.


Ewen: 1- générosité, beau, Elie.

2- je suis content de partir, mais je quitte un endroit très joli, du coup, je suis un peu triste.


Séb: 1- amitié, douceur, construction.

2- déçu de partir, je serais bien resté plus longtemps, mais maintenant je suis dans l’anticipation.


Maylou:1- tendre, magnifique, accueillant.

2- super contente d’avancer, 3 semaines c’est long, mais il faut bien avancer.


Morgane: 1- lumineux, paradoxe, réunification(du cristal).

2- triste du départ d’Ismaël, mais me sens vaillante, du coup je suis excitée d’aller manger du beurre aux Açores.


Théo: 1- innoubliable, magnifique, posé.

2- je l’attendais cette traversée ! Ça va être cool d’avoir notre petit ryhtme, je suis content.


Sydney: 1- feu de camp, incroyable, nuances de bleus.

2- excitée car j’ai l’envie de naviguer, mais c’est le retour, du coup je flippe.


Lobsang: 1- Pirate, revenir, azul.

2- tout excité de ma première transat, et je sens que je vais m’accomplir.

Tanaé: 1- magique, inoubliable et aventure.

2- Je suis motivée, et excitée de faire une navigation aussi longue.



On espère que cela roule pour vous, profitez des couleurs des photos que l’on vous envoie… Franchement vous devriez essayer un petit coup de Bahamas cela fait vraiment du bien…



Tanaé et Lobsang...


13 avril 2021

Quelques nouvelles par Christophe

Bonjour à tous,


Me voilà de retour en France, après 5 mois sur le bateau, de retour derrière mon ordinateur, pour faire le lien à terre et préparer le retour du bateau… et des jeunes avec leurs projets de vie.

Le bateau, lui, est arrivé aux Bahamas, sur l’île de Great Inagua, où ils ont pu faire l’entrée, les tests Covid (encore) et payer les taxes, encore 1000€ (tests compris).

Ils sont aussitôt repartis vers des îles désertes pour profiter au maximum des eaux turquoise et d’un milieu aquatique incroyable.

Pour vous faire un peu rêver, quelques noms: Hogsty reef, Castle Island, Conception Island et les Exuma cays, vous pouvez regarder les images sur internet!


Ils ne retoucheront la civilisation que dans 2 semaines à Nassau, où ils prépareront la traversée vers l’Europe et les Açores.

Pour revenir un peu en arrière, l’escale à Lupéron a été riche en rencontres, surtout grâce à Luc que je remercie encore une fois de son hospitalité. Cette semaine là-bas est passée beaucoup trop vite, mais je crois que cela va être le cas jusqu’au retour du bateau fin juin.


J’ai choisi de partager avec vous le texte de Morgane qui donne un assez bon aperçu de notre escale:


Mardi 6 avril: Un monde de paradoxes.

Censément je dois raconter la journée d’hier, celle où je fais le pain au levain, mais de ça j’en ai déjà parlé. Hier nous avons aussi retrouvé Théo, Lobsang, Maxime, Maylou et Lola qui étaient à la finca de Luc. 

Que raconter ? Que je trouve souvent difficile pour le groupe les retours de randos. Pourquoi ? Je ne sais pas bien… Certains mettent longtemps à parler aux gens qui ne faisait pas partie de leur rando. C’est mystérieux les humeurs. On ne sait pas d’où elles sortent et elles nous tombent dessus pafff quand on est très fatigués. Je me rends compte aussi que l’on fait très rarement des groupes de parole, alors que dire fait du bien au coeur. Plus vite on s’entraîne à dire et mettre des mots sur ce que l’on ressent et moins forte est l’explosion de ras le bol par la suite. Moi je sais que j’y travaille encore.


Etre ici change pas mal de l’ambiance baleines. Notre monde s’ouvre d’un coup. Nous somme bien occupés, on change de rythme, il y a de la sollicitation pour faire les courses, pour s’inscrire dans l’une ou l’autre envie, comme aider Luc ou Olivier et Nathalie, il y a les moustiques aussi, les rencontres, une diversité dans les énergies, des gens souvent souriants et avenants. 

Et puis, les discussions s’enrichissent. 

Luc comme Olivier aiment parler politique. Olivier me raconte sa vision de la République Dominicaine, que c’est difficile notamment de travailler avec les Dominicains. Juste après il m’avoue que ça lui fait bizarre de s’entendre parler « comme un colon », mais que l’avis des voyageurs qui restent plus de 10 ans dans ce pays n’a pas la même profondeur que l’avis d’un voyageur de passage. Il me dit qu’il aime demander aux gens leur vision, ce qu’ils voient, ce qu’ils pensent, lui qui a pas mal volé autour de le planète me parle des lunettes culturelles que nous avons tous. Olivier aime faire ensemble et bouleverser les discours connus. Il me raconte une escale en Orient ou lui et Nathalie on passé du temps avec des femmes voilées. Olivier leur a demandé pourquoi ce voile, et pourquoi ces couleurs, quel sens cela avait-il pour elles.

Elles lui ont répondu: «  Eh bien, parce que ce voile va bien avec ma robe ! » Il rit. Oui, il y a la politique, et il y a aussi juste « vivre » au quotidien, et le plaisir d’être belle !

Luc, quant à lui, a tout plein de monde à son service : un gardien, une femme de ménage, des employés. Comme il dit, moi je pense, j’ai les idées et d’autres font pour moi ! C’est un entrepreneur. Christophe lui parle de revenu unique. Luc n’y croit pas du tout: "Comment tous ces gens auraient envie de travailler pour moi s' il n’y avait pas de salaire ?Et le cadre est clair dans l’échange, si l’employé ne veut plus travailler, il peut dire stop. »

Et puis il y a les pêcheurs sur le quai. Ces mêmes pêcheurs dont on parlait sur le Banc d’Argent. Nous autres, on se dit que si on pouvait arrêter de pêcher sur le Banc d’Argent ce serait quand même extra ; ça c’est notre idéal écologique…

Sur le quai les pêcheurs sont très sympas, ils nous aident à porter n’importe quel sac un peu lourd, nous font visiter leur bateau et discutent avec plaisir... Ah, la réalité sociale…

Voilà, alors je me suis mise en quête de la « vision » des jeunes voyageurs de ce bateau. Nous qui ne sommes ici que pendant une dizaine de jours, avec nos regards de « décroissants parcourant l’Atlantique sur un catamaran blanc ».



Maxime : Les gens sont assez imprudents en moto ; ils sont souriants quand on se balade dans la rue. Je sais qu’ils ne gagnent pas beaucoup d’argent. Le salaire mensuel est de 300 euros ! J’ai aimé rencontrer Luc car il parle français. Je trouve qu’il a une belle vie et il est calme, tranquille. Sa compagnie est agréable.


Théo : Pour moi la Rep Dom ce sont des gens en motoconcho qui vont super vite. C’est aussi la vente à tous les coins de rue, des pick-up pleins de légumes. Je trouve les gens très ouverts. 


Maylou : Ici pour moi, c’est le sourire franc d’un Haïtien que je ne reverrai jamais. C’est d’avoir travaillé dans un système où il n’y a que des hommes et avoir leur point de vue sur la femme. J’ai trouvé ce regard «  pauvre ». La femme doit faire à manger, s’occuper des enfants. C’est magnifique d’être «  maman », mais c’est réducteur je trouve.  La Rep Dom c’est aussi Luc, sa gentillesse, ses réflexions sur le monde. 


Sydney : Je trouve qu’en Rep Dom, les Français qui vivent ici sont tranquilles. Il y a de la place pour des gens qui seraient « marginaux » en France. Il y a beaucoup d’autres personnes qui viennent d’autres pays, des Haïtiens, des Américains, des Français, Suisses, Russes, Canadiens ! C’est un endroit que je trouve cosmopolite.


Ewen et Tanaé ont trouvé la question trop compliquée pour eux.

                                                                                                             Morgane



Voilà, pour lire la suite de nos aventures il va falloir attendre un peu, que je fasse la maquette du journal qui racontera de notre départ de Guyane jusqu’à la fin de notre escale en république Dominicaine.


Christophe

5 avril 2021

Lettre collective de Samana à Luperon par Maylou & Sydney

« Samanà tu nous retiens » ça c’était le passé, nous avons effectué un nouveau record : 5 jours ! Pour le ravitaillement en eau, nourriture, de petites missions annexes de travaux pour notre beau bateau, réccupérer Lobsang tout fraîchement arrivé en Rép Dom, et que Christophe organise le départ de Kylian (cela fait maintenant 2 semaines qu’il est rentré en France). Nous avons aussi le temps d’aller voir Israël (administrateur des aires protégées) du Medio Ambiente pour le remercier de nous avoir aidés pour le permis baleine, et lui poser des questions sur le passage des baleines, la mort du corail et sur les réglementations de pêche.

Oui, car sur Silver Bank il y a un banc de pêcheurs, on lui fait part de nos découvertes, la façon de pêcher (au narguilé et compresseur), de leur comportement vis à vis des nageurs, et simplement le fait qu’ils pêchent dans la zone de mouillage. Tout ça est évidemment interdit. C’est dans un lieu aussi formidable que Silver Bank que l’on se rend compte de comment l’être humain a dégradé le monde naturel et les milieux qui le composent, dans lequel les animaux vivent! Israël paraît subjugué et il nous demande de lui envoyer les photos des pêcheurs, et que Christophe fasse un compte rendu du changement de Silver Bank depuis qu’il y va, c’est à dire 30 ans. Peut-être que tout cela pourra servir à faire de Silver Bank une vraie zone protégée pour tous ses habitants (poissons, coquillages, tortues…) etc etc.

Puis, nous voilà de retour au pays des baleines chanteuses et curieuses.

Une arrivée avec des baleines digne des plus grands ballets, avant de voir notre parbat orange fluo qui nous rappelle les douceurs de la vie sur Silver Bank.

Après Samanà, le plus gros changement c’est l’eau claire dans laquelle on peut s’en donner à coeur joie, de sauter. Notre vieil ami Popol est toujours là et les baleines aussi.

Certains, le matin, travaillent la navigation dans l’envie de devenir bon équipier ou chef de quart, d’autres écrivent des lettres à leurs proches ou pour leurs projets futurs, que Christophe ramènera avec lui en France.

À Luperon on espère avoir la chance de rencontrer Omar, un scientifique, on pourra lui poser les questions qui s’accumulent chaque jour:

- Pourquoi le corail meurt-il ?

- Pourquoi les baleines tapent de la caudale ? Qu’est-ce que ça signifie ?


Maman de l’année : Ce fut une rencontre qui s’étala sur plusieurs jours d’une baleine accompagnée de son tout petit baleineau joueur. Chaque membre de l’équipage a pu aller à sa rencontre. Tout le monde la décrira comme généreuse et belle, d’avoir partagé avec nous de précieux moments de la vie: un allaitement, des bisous et des câlins. On ne sait comment la remercier.

Durant les deux semaines précédentes on a pu observer que la chasse aux graines est devenue courante chez les Grandeurs Naturiens :

- Comme sur l’îlot Cayo Levantado où on a dit « Goodbye » à Samanà. Lobsang a découvert LA graine précieuse du bord, qui est devenue l’obsession de certains. Maintenant sur le bateu il y a des négociations, tout se rend ou se donne grâce à la monnaie d’échange, L’œil de Bœuf !!!

 

- Ceux de plus de 20 ans ont organisé une chasse au trésor pour ceux de moins de 20 ans sur le terrain de jeu qu’est Silver Bank. Des graines ( pas d’ œil de bœuf) à échanger contre des indices ou des énigmes à la clé de chaque épreuve. Celles-ci nous ont fait travailler des choses spécifiques à chaque fois. L’équipe des copains de baleines, les yeux bandés, a travaillé leurs sens : l’ouïe et le goût. Ensuite ils ont fait marcher leurs méninges dans une chasse à l’indice sur tout le bateau, entre mots latins, lexique marin et charades. Cela aboutira à la découverte d’une carte.

La troisième épreuve fut la plus épique :

- « Tel des enfants chevaleresques on a traversé un pont branlant, poursuivis et mordus par deux dragons qui crachaient des flammes, tout ça pour sauver une princesse ! »

- « Maylou, reviens sur l’eau, ce n’était que des kayaks et un paddle à traverser sans tomber. Et les deux dragons, comme tu dis, ce n’était que des requins, un requin baleine qui ressemblait bizarrement à Sébastien et un requin citron qui avait étrangement une allure de Ismaël avec ses palmes jaunes. »

Sur cette tache Fortboyardesques on s’est bien accrochés les uns aux autres mais aussi aux kayaks.

Ce que l’équipage retient le plus de la chasse au trésor :

Beaucoup ont aimé le parcours avec les modules à traverser sur l’eau :

- J’ai aimé devoir passer par dessus les kayaks et le paddle (Tanaé)

- J’ai beaucoup aimé les éclats de rire de l’équipe durant la grande traversée du pont flottantt avec les requins. (Lobsang)

- Ce qui m’a le plus marqué c’était le parcours, j’ai beaucoup rigolé. (Maxime)

- Devoir trouver des techniques plus ingénieuses que les autres pour s’entraider. (May)

- Ce qui m’a le plus marqué, c’est quand on a tous sauté à l’eau pour s’entraider. Certains occupaient les requins, d’autres tiraient les kayaks entre eux pour que la personne puisse passer plus facilement. (Sydney)

- Ce n’est pas facile de faire le requin. (Séb)

- J’ai aimé que les requins nous sautent dessus et nous mordent les orteils. (Théo)

D’autres ont aimé :

- Le trésor (Morgane)

- Les têtes des gens quand ils ont goûté les échantillons de nourriture. (Ismaël)

- J’ai aimé à la fois les requins et quand les petites équipes avaient les yeux bandés. (Lola)

- J’ai adoré goûter des trucs les yeux fermés, c’était drôle, surtout les graines de chia et de lin. (Ewen)

- Les photos après, car moi j’étais photographe surface. (Christophe)


Qu’est-ce que ça vous fait de quitter Silver Bank ?

- J’étais un peu triste, parce que je ne verrai peut-être plus jamais les baleines et je suis nostalgique des plongées là-bas. Mais j’étais aussi contente car on va voir bientôt d’autres horizons : les Bahamas. (Tanaé)

- Ça me plaît de bouger mais j’étais toute chafouinée de quitter les baleines car je n’en verrai peut-être plus jamais de ma vie. (Morgane)

- Je me sens comme une baleine, qui, après avoir cotoyé des gens de son espèce, repart pleine de joie vers de nouveaux horizons. (Lobsang)

- Quelle chance d’avoir vécu sur Silver Bank. (Séb)

- Je me sens ouverte à la suite des aventures. (Lola)

- J’étais content mais un peu triste parce que c’est un bel endroit, mais j’aime bien découvrir d’autres endroits. (Ewen)

- Je ne me rendais pas compte que l’on partait pour de vrai, je pensais que l’on reviendrait dans une semaine… (Théo)

- Moi je sens que c’est le moment, drôle d’idée mais en même temps tout le monde part pour la grande migration, même les baleines. Alors je me dis : c’est le moment. (Ismaël)

- Après la dernière belle rencontre (tous) avec une mère et son baleineau, il était temps de partir nous aussi, nous sommes restés 28 jours, c’est bien, d’autres aventures s’annoncent… (Christophe)

- Je me suis senti stressé. (Maxime)

- C’est triste mais j’aime bien que ça avance. (Sydney)

- Les baleines c’est l’Eden, Silver Bank le pays des muses, mais vivre d’autres aventures, rencontrer d’autres personnes, ça pour moi c’est l’idylle. Contente de briser la routine et de bouger. Je reviendrai voir les baleines, c’est gravé dans le corail. (May)

Avec tous les membres de l’équipage on a fait un point sur la suite du voyage: ce qui se profile prochainement, c’est d’aller chez Luc à Luperon. L’aider dans ses projets, son travail, faire des rendez-vous Skype avec Carmen ( la psychologue qui nous suit durant ce voyage).

Qui est Luc ?

Luc est un Français, architecte naval, il a une société, c’est un ami de Denis, l’architecte du bateau Grandeur Nature. Depuis 20 ans on passe voir Luc et depuis quelques années il achète des terrains pour faire de la permaculture, il essaie de convaicre les gens d’ici que l’on peut faire de la belle agriculture, c’est sa manière à lui de changer le monde et de faire de celui-ci un monde meilleur.

 


 

Arrivés de nuit dans la baie de Luperon, nous voila maintenant devant le quai, les pêcheurs et les relents de poisson. Pour le 1er Avril notre poisson a été de s’y reprendre à 6 fois pour mouiller (la vase n’accrochant pas l’ancre). Notre dévoué Ismaël sauta donc à l’eau pour la planter.


Bisous, tout le monde va bien.

Chaleureusement May^ ^ et Sydney <3