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28 mars 2013

Lettre collective Du 16 au 26 mars : Conte de Silver Bank

L’histoire de ce deuxième séjour sur le banc d’argent vous sera raconté par Marec et Mike. Avec Nina, Kevin, Marion et moi (Mike) on est allé accueillir Marec celui qu’on appelle le superviseur à Samana. Il vient nous rejoindre avec des supers pouvoirs de supervision et de superaudition. C’est un homme normal sauf qu’il a des supers grands yeux pour sa supervision et des oreilles géantes pour sa super audition. Et nous voilà en navigation pour le banc d’argent n°2. L’équipage depuis cinq mois est toujours à bord sauf qu’il y a avec nous cet homme aux grands yeux et aux grandes oreilles. Nous allons vous raconter les dix jours que nous avons passé ensemble avec lesbaleines et cet homme aux pouvoirs surnaturels. Le voyage aller jusqu’aux baleines était très agité et Marec n’a pas pu se servir de ses pouvoirs car il est tombé dans un coma profond de deux jours. Il n’a pas supporté l’agitation de la mer ni d’être assommé par un bout de la grand voile. Arrivée sur place notre occupation habituelle est de naviguer jusqu'à la tombée de la nuit à la recherche des baleines de Jubartes ayant elles aussi des supers pouvoirs. Elles nagent et dansent dans l’eau comme des hirondelles malgré leurs 60 tonnes dont 40 de leur intelligence. Elles peuvent repérer un cheveu sur la surface de la mer et entendre un bruit a des kilomètres et chanter comme une cantatrice, même Christophe au mieux de sa forme ne leur arrive pas à la caudale. Tous ces sauts, ces souffles et natations partagées avec les baleines sont dans la caméra mais aussi gravés dans notre mémoire. Nous repartirons chacun avec ces images qui viennent du fond de la mer et qui arriveront sur terre. Une fois pendant la navigation nous avons vu Thierry se lever d’un coup en criant : « Une patate géante » ! Kévin et moi (Mike) les grands amateurs de frites avons cru que nous mangerions des frites ce soir !! Eh ben non, c’était une patate à plusieurs yeux (patate de corail) qui a failli être notre destination finale. Ouf, le voyage continue ! On a effectivement failli s’échouer comme notre voisin (ami et ancienne maison de Christophe) le Polixeny. Revenons à notre homme aux pouvoirs magiques. Qu’est-il devenu ? Est-il toujours a bord ou a-t-il chaviré sur la patate puis emporté par une baleine aux yeux d’argent ? L’équipage va nous renseigner à l’aide d’un questionnaire que nous avons rédigé tous les deux (Mike et Marec) !! Question 1 : Avez vous Marec à bord, l’homme aux grands yeux et aux oreilles géantes ? KEVIN : Oui je l’ai vu ! MARION : Oui je l’ai vu, un peu mon neveu c’est mon co-cabinier je le croise tous les soirs dans la cabine et c’est qu’il est bavard le bougre mais moi aussi. CHRISTOPHE : oui THEO : Oui je l’ai vu a bord. SIMON : Oui je l’ai vu dans sa cabine, dans l’eau et un peu partout. NINA : Oui je l’ai vu. THIERRY :Oui, Oui, j’ai aperçu Marec aux grandes oreilles et à la supervision à bord de Grandeur Nature. KELIG : Oui mais je n’ai pas vu ses grandes oreilles et ses yeux non plus car ils étaient cachés par ses lunettes. EVOLENE : Oui je l’ai vu. CHARLES : Oui j’ai vu Marec à bord on a même vécu 10 jours ensemble. MAREC: Oui je l’ai aperçu, il laisse traîner ses grands yeux et ses grandes oreilles un peu partout. MIKE :quelle question….j’ai fait la lettre co avec !! Question 2: Si oui que t’a-t-il apporté personnellement et aux dix personnes magiques qui t’entourent pendant ces dix tonnes.. euh pardon ces dix mois ? KEVIN : Il m’a apporté de la joie et de la bonne humeur grâce a lui j’ai le sourire. Pour l’équipage, il a aussi apporté de la joie et de la bonne humeur. MARION : Une lanterne de plus pour éclairer mon chantier. Pour l’équipage une parole réconfortante et un regard neutre. CHRISTOPHE : Pas sa supervision car il l’avait oubliée a la maison. THEO : Des conseils a moi et aux dix membres de l’équipage quand il y avait des embrouilles. SIMON : A moi une lumière sur l’avenir et des renseignements pour mes études et il a apporté a tous une personne à qui se livrer. NINA : Des réponses aux questions que je me posais. Pour l’équipage c’est bien qu’il soit a bord. Je suis content pour lui car il est train de réaliser son rêve. THIERRY : Il m’a apporté sa supervision ce qui est pratique pour les patates de corail. Il est super coule ce qui est bien pour la plongée. Pour l’équipage un peu de fraîcheur de l’hiver de mêtropole et en échange il repartira avec des rougeurs d’ici. Grâce à lui on a de la meilleure eau car il nous a apporté un filtre. En bref, il est super, man ! KELIG : Pour moi pas grand-chose. Pour l’équipage plein de conseils à chacun par le biais des entretiens individuels et par les discussions informelles sur le bateau. EVOLENE : De l’aide pour mes questions. Puis il me fait réfléchir sur mon avenir en m’apportant des informations sur les métiers qui m’intéressent. A l’équipage, il a donne de l’aide à chacun d’entre nous. C’est quelqu’un de l’extérieur qui peut voir les choses d’un autre angle. CHARLES : En discutant avec lui j’ai eu une idée plus précise de ce que je vais faire en rentrant. Pour l’équipage : de sa présence des moments agréables et plein de réponses a chacun d’entre nous. MAREC: A moi pas grand-chose mais l’équipage m’apporte beaucoup. MIKE :Plein de choses ça va me faire bizarre son départ même si on a pas vécue beaucoup de temps ensemble !! Pour l’équipage il a apporté énormément de choses cet homme est incroyable !!! Question 3 : Qu’est-ce que tu retiens de ce deuxième séjour baleine ? KEVIN : Un baleineau qui m’a fait sourire, je l’ai adoré. MARION : Un balai des baleines. Leurs regards, l’échange fort du 23 mars au matin le jour ou désormais rien ne sera plus pareil. La confiance que nous ont accordé les baleines et les plongées a la découvertes des tunnels avec Thierry. CHRISTOPHE : Qu’il y avait plein de baleines et c’était chouette. THéO : C’est toujours magnifique les baleines, on a beaucoup de chance d’être ici. SIMON : Le moment après avoir passé dans un tunnel. J’ai eu un voile noir qui est passé devant les yeux et je pense que j’ai failli m’évanouir car je n’avais plus d’air. NINA : Il y a des baleines. J’ai appris sur elles et je me suis intéressée. C’est assez impressionnant comme mammifère marin. THIERRY : Le 23 au matin. La séance de mimétisme avec un baleineau de quatre mètres et sous la surveillance des sa maman qui mesurait douze mètres. Ce fut vraiment un échange entre les mammifères marins et les humains. En gros c’est énorme. KELIG : La rencontre du 23 mars. C’était complètement magique de pouvoir passer autant de temps avec un baleineau et sa mère. Il y a eu vraiment un échange de mammifère à mammifère. Le seul truc qui nous manque c’est la communication. EVOLENE : J’ai encore plus d’images de baleines dans ma tête et l’on voit bien qu’on a besoin des autres et qu’on doit aider les autres pour pouvoir nager avec les baleines. CHARLES : Je retiens qu’on a fait encore plein de rencontres avec les baleines dont une très marquante ou les nageurs sont restés deux heures avec les baleines (le 23 mars). MAREC: Tous les jours j’en ai pris plein les mirettes. Je me transforme chaque jour un peu plus en cétacé. MIKE : C’était le 23 mars qui m’a fait réagir dans ma tête, il s’est passé des choses, grâce a une baleine et un baleineau extraordinaires Question 4 : As-tu vu la baleine aux yeux d’argent ? KEVIN : Non je ne l’ai pas vu! MARION : Oui. CHRISTOPHE : Non je ne l’ai pas vu, mais un couvreur m’a parlé de toit. THEO : Non. SIMON : Non. NINA : Non je ne crois pas. THIERRY : Non je ne l’ai pas vu, mais elles m’ont toutes apporté de l’or dans les yeux. KELIG : Non. EVOLENE : Non CHARLES : Non je n’ai pas vu la baleine aux yeux d’argent. MAREC: Oui elle est dans mes yeux gravés a jamais et dans mes pensées depuis longtemps. Elle vit avec moi et m’accompagne partout ou je vais. MIKE : Non je n’ai pas vu la baleine aux yeux d’argent, mais j’ai vu le banc d’argent! Question 5 : Si tu ne l’as pas vue à quelle baleine offrirai-tu le titre de la baleine aux yeux d’argent ? KEVIN : Un baleineau car il s’amusait avec moi, il faisait les mêmes gestes que moi. CHRISTOPHE : Véronique parce que c’est ma baleine à moi, mais elle n’est pas là parce qu’elle bosse. THEO : Quand j’étais tout seul avec une mère et son baleineau. SIMON : Le 23 mars au matin une baleine et son baleineau très joueur et très patient. NINA : Le 21 mars dans l’après-midi, parce que la mère et le baleineau me regardaient, ils étaient tout calmes. THIERRY : Je n’ai pas de préférence je leur offre toute les yeux d’argent. KELIG : Celle du 23 mars. J’offrirais les yeux d’argent à la maman parce que c’est elle qui a tout décidé. Si la maman n’avait pas eu envie, on n'aurait pas pu vivre tout ça. EVOLENE : Elles sont toutes superbes. Je ne veux pas les juger par rapport au temps qu’elles ont passé avec nous et au comportement qu’elles ont eus, mais chaque rencontre était magique. CHARLES : Ma première rencontre avec ma baleine. Là j’ai vu ses yeux d’argent. MIKE : À un baleineau et sa mère du 23 mars, il faisait le même geste que moi c’est inoubliable, c’est graver dans ma tête et sur un disque pour le film de fin de voyage ☺ !! LA TRANSFORMATION DE CHACUN : - Thierry s’est transformé en David Hasselohf - Kélig communique avec les patates de corail. Est-ce un nouveau pouvoir ? - Christophe est un vieux sorcier qui communique avec les baleines depuis 25 ans ! - À force de regarder les baleines dans l’eau, Marion a pris un coup de soleil sur les fesses et s’est transformée en panneau solaire ! - Marec se transforme petit à petit. Ses oreilles deviennent des pectorales et ses gros yeux deviennent des yeux d’argent ! - Mike ne dit plus de gros mots, il aime discuter littérature et poésie avec Christophe. - Simon s’est transformé en homme de l’Atlantide et aucun tunnel de corail de Silver Bank ne lui est inconnu ! - Kévin n’a plus peur des baleines et se transforme en baleineau dés qu’on approche une baleine. - Théo s’est transformé en végétarien confirmé, et partage son amour des légumes avec les baleines. - Nina est tellement contente de vivre que son sourire, éclaire le Banc d’Argent même la nuit. - Charles parle de nature sans cesse,des plantes commencent à sortir de ses oreilles. - Èvoléne s’est transformé en sirène, sans baleines,sans corail, sa vie n’est plus qu’une entaille ! Après une navigation de 2 jours, ce qui est beaucoup pour aller de Silver Bank à Samana. Nous avons eu le vent dans le nez, nous étions obligés de tirer des bords. Arrivés à Samana, le 26 à 20h35, nous mettons l’annexe à l’eau. Marec boit une dernière tisane, puis arrive les «au revoir». Mike accompagne Marec à terre avec Christophe. Nous restons avec Marec jusqu'à qu’un taxi arrive au revoir Marec, merci pour tous ce que tu nous as apporté pendant ces 10 jours ! On se retrouve en juillet, avec tous, une tête différente ! à bientôt ! Mike et Marec.

16 mars 2013

la lettre de Marion et Simon


Bonjour chers adhérents, familles, amis, avec Marion nous sommes chargés de vous raconter ces 15 derniers jours, ce que nous allons faire avec plaisir.
Tout d’abord, reprenons là où Charles et Evolène s’étaient arrêtés, c’est-à-dire le 28 février au petit matin. Nous sirotions notre petit thé, café ou chocolat sur le pont à Goyave avec le lever du soleil, quand soudain retentit le sifflement de Marion. Kélig, Mike et Evolène sautent dans l’annexe et 5 min plus tard, Marion est à bord. Retrouvailles joyeuses, Marion est contente de nous voir et nous aussi. Dès son arrivée, on la plonge dans les bilans, belle entrée en matière ! Le bilan, c’est l’occasion pour les jeunes de faire une auto-évaluation de leur place et de leur investissement à bord et d’en discuter individuellement avec Kélig, Thierry, Ludo, Christophe et Marion tout juste arrivée. Ce coup-ci, les bilans ne témoignent pas d’une énergie débordante du côté des jeunes. Mais Marion arrive avec le plein. Le plein de quoi ? Le plein d’énergie positive ! D’ailleurs, elle a lancé la mode de la minute sport quotidienne. Le rendez-vous a lieu sur le pont, en fin d’après-midi, quand le soleil ne tape pas trop fort, avec une moitié de l’équipage, et tout cela en musique ! Autre source de dynamisme, nous préparons une nouvelle escale : la République Dominicaine. Et qui dit Rép Dom, dit Samana, Banc d’Argent, et baleines ! Malheureusement, Ludo ne sera pas avec nous à cette escale, il nous quitte à Goyave, il prend la direction du Mexique.
Après avoir fait les pleins de fruits et légumes, nous pouvons appareiller, cap sur la baie de Samana. 4 jours et 4 nuits de navigation plus tard, nous apercevons les nombreux cocotiers de Rép Dom. L’escale à Samana est courte mais intense. On va voir le musée de la baleine, manger une petite glace avec le spécialiste du bord, Christophe, faire des grosses courses au marché, tout plein de fruits et légumes locaux, une multitude de goûts et de couleurs ! On va aussi acheter du chocolat Munné et du « Flan de leche », longuement décrits comme plein de vers pour le chocolat et comme une substance inconnue à base de sucre pour le flan. Les infos viennent de Christophe et Kélig, mais en fait tout cela est assez bon, mais bourré de sucre.
La mission principale est quand même le permis, que Christophe va demander, ou plutôt exiger, car il vient là assez souvent et surtout depuis longtemps, la première fois c’était il y a 25 ans avec la Baleine Blanche.
Simon


Je reprends donc la plume après Simon pour vous conter la suite de nos aventures. Comme le disait mon prédécesseur, nous obtenons, grâce à l’espagnol parfait et à l’expérience de Christophe le permis pour aller sur Silver Bank. Car oui, le but de cette escale est bien d’aller nager avec les baleines à bosse sur ce fameux banc de sable à 90 milles au Nord Ouest de Samana.
Nous arrivons donc le 8 mars dans les eaux turquoises du Banc d’Argent, après 28h de navigation dont 18h de moteur à cause des vents contres…
Pour vous donner une idée, Silver Bank c’est un banc de sable au milieu de la mer où les fonds passent de 3000m à 20m. Il s’étend sur plus de 70km de long et est protégé par une grande barrière de corail, et qui offre un sanctuaire privilégié pour la reproduction des baleines, près de 3000 viennent ici tous les ans à la même époque. Le mouillage est installé sur une tête de corail juste à côté d’une épave, le Polyxeni naufragé ici il y a plus de 30 ans. Grandeur Nature, l’épave, trois bateaux charters (les seuls à avoir l’autorisation à venir sur le banc) sont les uniques reliefs qui dépassent de l’eau dans un décor où l’horizon règne à 360°.
Nos journées sont rythmées par les plongées sur Polyxeni ou les patates de corail, les sorties baleines, et par les nouvelles responsabilités, qui ont changé il y a peu. Théo sera désormais responsable des moteurs, Evolène du journal, Charles et Simon du matelotage et de la peinture, Nina de la sécurité à bord et de l’annexe, Kévin du panneau solaire et des réserves d’eau, et Mike de l’intendance. Toutes ces nouvelles responsabilités occupent nos matelots (enfin plus ou moins).
Les 4 premiers jours ont été consacrés à l’observation des groupes de baleines en raison de la météo (houle et vent), puis enfin, ont eu lieu des rencontres sous-marines. Et là je peux vous dire que des cœurs ont battu, que l’émotion nous a submergé les uns après les autres… Des baleines, des baleineaux, toujours plus près, toujours plus intenses !
C’est avec regret que nous reprenons la direction de Samana, après une semaine passée sur le banc. Mais c’est plutôt chouette de se dire que nous le retrouverons dans moins de 48h ! En effet, nous allons récupérer Marek, notre psychologue et superviseur qui passe 10 jours à bord pour le bilan de mi-parcours.
Marion

Nous laissons maintenant la parole aux équipiers…
A la question « Comment décrirait-tu l’ambiance à bord ? », ils ont répondu :


Charles : « elle est au bon plein ! J’ai surtout envie de parler de l’ambiance que crée les baleines. Tout le monde se sent bien, mais tout le monde ne réalise  pas ce qu’on est en train de vivre, c’est parce que depuis le début du voyage on fait des trucs de tarés, du coup, ça ne doit pas trop impressionner mais moi les baleines ça me fout sur le cul ! »

Christophe : « salée, humide et chaude, avec un grand corps noir et des nageoires blanches. »

Thierry : « l’ambiance est bonne à bord, c’est peut-être l’effet baleine, on sent qu’on est pas les plus gros, ni les plus fort, mais en groupe on peut faire de grandes choses et puis on commence à bien se connaître depuis le temps. Pourvu que ça dure…

Kélig : « elle est pas trop mal, c’est plus léger. Je pense que l’arrivée de Marion, avec son positif, son humour, sa dérision, et le fait qu’elle ne soit pas impliquée dans la vie quotidienne depuis 5 mois redonne du souffle. Et en parlant de souffle, je pense que les baleines y sont aussi pour quelques chose. En tout cas moi, Marion et les baleines me font beaucoup de bien et mon état d’esprit influe forcément, tout comme les autres, sur l’ambiance du groupe. »

Simon : « l’ambiance est sympa, on fait tellement de choses qu’on a pas le temps de s’embrouiller ! Et puis Marion arrive pleine d’enthousiasme, je pense que l’ambiance a changé en bien depuis son arrivée. »


Théo : « amélioré, je sens que tout le monde est plus détendu, peut-être grâce aux baleines, j’espère que ça va rester comme ça même après. »

Nina : « d’un point de vue personnel, je pense que ça a fait du bien à tout le monde qu’il y ai une nouvelle personne à bord, avec de l’énergie positive, ça motive ! Et puis les baleines c’est un moment intense, fort et vivre ça ensemble ça nous soude ! »

Mike : « l’ambiance est meilleure depuis un petit moment, l’arrivée de Marion est énergisante, a donné du bonus, c’est-à-dire plus d’activité et à moi, ça m’a permis de travailler sur mes cours de 4éme. Il n’y a plus de mauvaise ambiance comme au début, à part Kévin qui fait souvent son gamin. »

Kévin : « ca va mieux, tout le monde s’entend mieux avec tout le monde à force de se connaître et de mieux se parler. Ca me plait l’ambiance quand tout va bien. »

Marion : « je ne suis témoin que des 15 derniers jours mais je trouve qu’il y a à bord un vent favorable, des envies et des intérêts qui naissent… Peut-être aussi des prises de conscience, notamment par rapport à l’esprit de groupe qui je trouve ne se fait pas encore franchement ressentir. Mais à la moitié du voyage, j’ai bon espoir sur tout ce qui peut encore se produire ! en tout cas, en ce qui me concerne, je suis contente de vivre ce que je vis, de faire ce que je fais, d’être là où je suis ! »




Evolène : « Je trouve que ça va plutôt bien, et l’arrivée de Marion ca a redonné un nouvel élan. Mais je n’arrive pas encore à faire des choses pour faire circuler de l’énergie dans le groupe, pour qu’elle ne vienne pas que des adultes. De mon côté je me sens bien dans le voyage mais j’aimerais que ça soit un ensemble pour tout l’équipage. En ce moment, le fait d’être aux baleines nous fait passer des bons moments ensemble. » 

8 mars 2013

Samana

Bonjour à tous,
Le bateau est arrivé hier à Samana, république Dominicaine, l'autorisation pour aller prendre un thé avec les baleines a été accordée, tout va bien!

2 mars 2013

Départ de Guadeloupe

L'équipage est parti hier (vendredi 1er mars) de la Guadeloupe en direction de la République Dominicaine avec à son bord Marion qui a remplacé Ludo.

28 février 2013

la lettre collective de la Dominique par Evolène et Charles

Bonjour à tous, 
Après une courte navigation difficile de 4 jours, nous sommes bien arrivés en Martinique, escale technique nécessaire au bateau. 
Nous nous sommes écartés de Fort de France pour nous diriger vers une baie un peu plus tranquille, où l’on a pu taper les textes, bricoler sur le bateau, etc.. 
Et puis hop, à nous la Dominique ! Les rivières, les cascades, les sources chaudes, les randonnées, les rencontres, les beaux paysages, et tout le vert qui les entoure, à nous tout ça ! 
Une partie de l’équipage n’ayant pas respecté son contrat, on est passés au-dessus et on a embrayé sur les randonnées. 
On a essayé vainement de crée des groupes de randos mais c’était trop compliqué, on a fini au tirage au sort.
On a pu faire deux randonnées de cinq jours pendant lesquelles on s’est baladé sur l’île, en petits groupes de trois ou quatre. Ça a permis de casser la petite bulle, d’aérer le groupe, et que chacun passe des moments plus privilégiés. 
Certains sont allés, avec Kélig, voir des connaissances et amis rencontrés pendant les voyages précédents, on veut parler de la famille de Genette Lucien, qui vit à Crayfish River, dans la réserve d’indiens caraïbes. De James, avec son camping écologique. On a aussi fait de nouvelles rencontres, les Rastas de Victoria Falls, les Américains qui sont venus s’installer dans un grand domaine au sud de la Dominique, les habitants du village de Kokran, et puis toutes les petites rencontres sympathiques et intéressantes que l’on fait le long des routes.
La plupart de l’équipage a vu le Boiling Lake, lac bouillant qui se trouve dans le cratère d’un volcan, sauf l’Estropied (Simon) et l’Estromain (Nina) qui se sont fait mal juste avant.
Entre les rencontres, les baignades dans les innombrables rivières (365), et les longues marches dans le Zion, les randos ont été bien appréciées par l’équipage.
On a emprunté des segments du Waitukubuli, chemin de randonnée qui traverse l’île de bas en haut, traversant les vallées et escaladant les montagnes. Son nom provient de l’ancien nom de l’île, qui signifie «l’île au grand corps». De ce nom historique, il ne reste que ça, et la marque de bière nationale, la Kubuli. Thierry et Christophe se sont relayés pour rester surveiller le bateau et 
faire des réparations pendant qu’on vadrouillait. Genette est venue au bateau avec quelques filles de sa famille, mais pour quelques heures à peine. 
Malgré quelques événements fâcheux qui se sont passés pendant les randos, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la Dominique, c’est plutôt des trucs de style…Ah ben tiens, on va poser la question à chacun :

“Que retiens tu de la Dominique ?”

Nina : « J’ai bien aimé, même si il y a des moments que j’ai mal vécu, je 
regrette pas. Moi ce que je retiens d’ici c’est les gens, leur façon de penser, les cascades, les rivières, tout ce que j’ai vu. Ce qu’a défilé devant mes yeux, c’est gravé, c’est le tout, je l’oublierais pas. »

Christophe : «C’est vert. C’est vert, mais pas comme la Guyane (parce que la Guyane, c’est vert aussi). C’est calme, on se sent tranquille, là bas. J’aime bien parce qu’on trouve des graines pour faire des colliers, et il y a de bonnes glaces.»

Simon : « Que tout peut pousser, c’est génial. Tout est vert, il y a 
beaucoup d’eau, c’est très joli toute cette verdure. Les cascades aussi sont très impressionnantes, surtout Victoria et Trafalgar.»

Kélig : « Cela fait la sixième fois que j’y 
allais, je suis allée dans des coins que je ne connaissais pas, et il y a encore beaucoup d’endroits à découvrir. La Dominique est toujours aussi surprenante, le boiling lake et le bivouac à Layou river sont les moments que j’ai le plus aimé. »

Thierry : « C’est vert, y a de l’eau, ça monte, ça descend, et c’est plein de sourires ! Mais j’y reviendrais.»

Ludo : « c’est beau, pays fabuleux pour 
randonner en toute tranquillité, au milieu des sources d’eau et des rochers, c’est paisible. Je m’y suis senti à l’aise, jamais en danger, jamais embêté. »

Kevin : Il ne nous dira rien, il refuse de faire quoi que ce soit. C’est chiant !!!

Mike : «C’est vert, beau. Il y a des gens pauvres, et riches. Ils sont sympas. Les regards ne sont pas tournés sur nous comme au Cap Vert !»

Charles : « Ce que je retiens, en fait c’est un tout. Je veux dire par là que tout m’a plu, les différents endroits où nous sommes allés, les gens rencontrés, les activités. C’est un vrai petit coin très joli, cela m’a beaucoup séduit et maintenant je comprend mieux l’expression  «welcome to paradise ! »

Evolène : « J’en retiens le souvenir d’un pays tout beau, tout vert, avec beaucoup de merveilles. J’aimerais y revenir un jour. Les gens sont aimables malgré les différences.Et je me suis sentie tellement bien devant certaines cascades ! »

Après la Dominique, nous passons aux Saintes, commencer les bilans de milieu de voyage, rattraper les textes, etc. Une brève escale à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) pour faire des courses, récupérer un nouveau panneau solaire, et faire des visites chez le médecin pour nos deux blessés (qui n’ont heureusement rien de grave) et nous voilà à Goyave. Ludo va débarquer, il finalise les derniers préparatifs. Ce n’est pas facile, son passeport n’est pas à jour. Pour aller au Mexique, il lui en faut un biométrique…
Ce soir Marion arrive à bord. Demain on fait les bilans, et puis c’est le départ pour la République Dominicaine et les baleines !                      
                                                                                                                         Charles et Evolène.





20 février 2013

Portsmouth-Dominique



Bonjour à tous,
Il va falloir attendre un peu pour lire le récit des randonnées en Dominique, car tout le monde est reparti à la découverte de l'île!
Pour vous faire patienter quelques photos (plus sur le blog photos), et bientôt dans vos boîte mail le deuxième journal du voyage.
Christophe

11 février 2013

Nous sommes en Dominique



Nous sommes en Dominique, après seulement 4 jours de navigation humide (car au près),depuis la Guyane et une escale rapide en Martinique. Nous partons demain en randonnée en petits groupes, je pars avec Théo et Evolène, Kélig avec Kévin, Nina et Charles et ludo avec Simon et Mike. 
Nous avons prévu de rentrer samedi prochain.Thierry reste seul au bateau. 
Nous sommes impatient de parcourir l'île aux 365 rivières!
Christophe

6 février 2013










Lettre collective du 17/01/13 au 04/02/13.... L'escale en Guyane

Eh oui, nous sommes le 17 janvier et nous quittons l’île Royale en direction de Saint-Laurent du Maroni. Nous verrons notre 1ère bouée d’eaux saines à 11 h par babord; la couleur de l’eau passe du vert clair à marron bien foncé ! Nous mettons 5h pour remonter le Maroni. Tout au long, les paysages de forêt amazonienne sont fascinants. Tout l’équipage est intrigué par tout ce vert ; nous arrivons vers 5h30. On est en mode “speedy GN” pour mouiller juste avant un grain ! “L’eau verdit, jaunit, puis finalement, maronit. La marée est descendante, donc on avance pas bien vite avec nos 1,5 noeuds de courant dans la tête, mais on reste quand même à la voile. Plus tard on arrive dans l’embouchure et on se retrouve vite à remonter le fleuve. Une bouée passée, on cherche la suivante à l’aide des jumelles, entre empannages et virements de bords, on est tous sur le pont à observer la mangrove et à scruter cette forêt qui pour la plupart de l’équipage, nous est inconnue. Quelques miles avant l’arrivée, on met les moteurs, on affale les voiles, on plie, on range, on met le taud. Premières « douches » à l’eau du fleuve, les premiers seaux sont surprenants mais finalement, on s’y fait. L’eau douce, même marron, c’est agréable ! Puis ça y est, on est à Saint-Laurent, à côté d’une épave envahie par la végétation, on peut mouiller. Une rapide manoeuvre et hop, tous aux abris ! C’était moins une, une averse s’abat sur nous.”Evolène. Le lendemain, c’est le 19, c’est samedi jour de marché. Multitudes de fruits dont quelques uns nous sont inconnus et puis grand bol de soupe pour tout le monde. Les estomacs, même les plus grands, sont rassasiés … “Dans le marché couvert nous montons à l’étage et réservons 3 tables. Enfin tout le groupe réuni, nous commandons des soupes chinoises. Il y a le choix entre : Crevettes, Viandes et « Spéciale » (Crevettes et viandes) et seulement 2 tailles, moyenne et grande. Quand les soupes arrivent, la moyenne fait au moins 2 litres et la grande 3 litres, nous l’accompagnons d’un jus de maracuja glacé. Pour une fois même les goinfres ont du mal à finir ! Nous profitons du repas pour continuer à discuter avec Cédric…”Christophe. Lettre collective du 17/01/13 au 04/02/13 “L’escale en Guyane” Une fois les courses faites, GN déménage direction l’ADNG. (Association de Découverte de la Nature en Guyane, dirigée par Cédric, ami de l’association et notre guide tout au long du séjour). “Aujourd’hui, on déménage. GN rejoint la crique Annette pour se rapprocher de l’ADNG. Pour un déménagement, c’est un déménagement ! Navigation au moteur dans les méandres de crique Boeuf-Lamentin, crique Vache et crique Rouge. Il y a du marron : l’eau, du vert et encore du vert. Ça se rétrécit et les arbres sont toujours aussi hauts et aussi denses. Coup d’oeil sur la carte IGN. Ça doit être là, on mouille !!” Tit. 1ere journée à l’ADNG avec balade en forêt l’aprésmidi et une session bivouac et première balade nocturne avec les bons conseils de Cédric, il y aura aussi une session pêche aux filets, sait-on jamais … “Cédric nous dévoile quelques noms de la flore locale, notamment des cas particuliers comme les lianes, les plantes épiphytes ou les mélastomatacées avec lesquelles on peut s’essuyer les fesses, ou encore du bois d’encens et un ficus étrangleur qui pousse sur un arbre jusqu’à le faire disparaître entièrement ! C’est un cas de plante hémi-épiphyte. C'est-à-dire qu’elle pousse sur un arbre mais elle devient elle-même un arbre en grandissant. Cédric identifie quelques chants d’oiseaux mais il est bien difficile de tout retenir ! Il agrémente la balade de quelques jeux sensoriels comme marcher les yeux fermés ou pieds-nus pour ressentir, toucher, sentir et écouter la forêt. Chouette expérience ! De retour au campement, je pars poser un filet dans la mangrove avec Simon, à la rame. Il faudra se lever au petit jour pour le relever, avant que les poissons ne pourrissent, tout un programme !
La nuit est déjà là ; en forêt il fait plus sombre sous la couche de branches et de feuilles ! Thierry veille sur GN et après le repas, nous repartons en forêt avec nos frontales” Ludo. L’équipage se réveille à l’ADNG. Sauf notre capitaine qui était rentré la veille sur GN. L’ADNG posséde un terrain de 50 hectares, deux carbets dortoirs pour y poser les hamacs, une jolie petite cabane cuisine comme il faut et un autre carbet plus grand avec des tables et plein de bouquins sur les animaux du coin. C’est très joli comme endroit. “Nous sommes le 22 janvier, le soleil a percé, ce qui signifie qu’il faut se lever ! Donc voilà je sors du hamac et je vais dans le grand carbet, il y a presque tout le monde sauf Mike et Kévin. Nous prenons le pti-déj assez vite car il faut avoir lever le camp avant midi. Chacun durant cette matinée pluvieuse s’occupe ; comme Mike et Kélig qui démêlent les filets de pêche et Thierry et Charles qui font du bricolage et moi je suis avec Ludo dans la cuisine à faire les poissons fraîchement pêchés au lever du soleil !” Théo. Cette journée sera aussi occupée par la préparation du bivouac de 2 jours en pleine forêt. Chacun prépare son sac, mais il faut aussi penser collectif, et prévoir de la nourriture pour deux jours, ce n’est pas une mince affaire. “Il y a le bivouac de 2 jours a préparer ! Il faut prendre nos sacs, bâches,hamacs… Heureusement que Kélig est là pour la logistique” Théo. Nous décollons de GN vers les 9h en canoës et kayaks pour aller jusqu'à la crique Vinsonneau qui est à 1h30 de rame. Nous y serons vers les 10 h30, juste le temps de tout installer avant un grain. Le bivouac en forêt guyanaise c’est tout un esprit :les vêtements plein de terre, les nuits en hamacs avec plein de bruits bizarres à côté, la cuisine au feu de bois c’est clair, ça change tout! “Aujourd’hui on part en forêt, il est 9h, nous sommes prêts. Nous entendons au loin résonner le 15 chevaux Yamaha de Cédric. Il arrive, tout speed, comme à son habitude, et on charge le tout. La pirogue déborde, alors on charge aussi les canoës. On se répartit dans nos différentes embarcations : 3 canoés de 3 personnes plus 2 kayaks de rivière 1 place. Et c’est parti pour 1h30 de rame : crique Rouge, crique Vache et crique Vinsonneau où sera notre bivouac. Je rame avec Thierry, qui est à l’arrière et donc à la direction du canoë et Kévin au milieu. La balade est belle ! De la mangrove autour de nous, des chants d’oiseaux qu’on ne connaît pas, qu’on ne voit pas, mais qui aiguise notre curiosité. On regarde en l’air ou à la surface, si toutefois un caïman croiserait notre route. On scrute les branches de palétuviers à la recherche d’un animal rare et méconnu de tous… Un marsupilami peutêtre ???!!!
On se prendrait vite pour des aventuriers de l’extrême dans ce genre de contexte. On entend un bruit dans l’eau, on se retourne vivement, prêt à voir le spécimen, mais ce n’était en fait qu’une branche tombée d’un arbre, ou un poisson sautant. Remarquez, vu la tête bizarre des poissons d’ici, en voir un sauter peut tout de suite relever du domaine de l’extraordinaire”Kélig. Durant le bivouac, il y aura la pêche, les balades de jours comme de nuits en canoës et une balade en forêt avec un guidage à la boussole. “Kévin et moi partons avec Cédric ramasser les filets de pêche qui ont été posés la veille ! Nous levons les filets et quelques poissons nous saluent ! Voilà les filets sont remontés et nous rentrons au campement. Le programme de ce matin, c’est de faire quelques petits groupes et de partir en forêt avec une boussole. Le but est d’arriver au bord d’une crique, nous devons traverser la forêt, du campement jusqu’au bord de la crique ! Voilà, balade terminée. Ensuite, je pars pêcher avec Kévin. Kévin a la canne pour les petits poissons, moi j’ai la canne pour les pirayes (piranhas). Nous attendons un peu et voilà que le bout de ma canne se plie, je remonte la canne et un beau piranha y est accroché. Je le mets dans une bassine, car c’est assez sévère ces poissons- là ! ”Mike. Nous dirons au revoir au bivouac le 25 janvier au matin et retour au bateau. GN deviendra un grand séchoir à linge ! Une fois les affaires à sécher sur GN, nous filons jusqu’à l’ADNG pour se faire une grillade de poissons, sans trop perdre de temps car ce soir nous mouillons à l’embouchure du Maroni à Awala Yalimapo. Nous voudrions observer les tortues pondrent. C’est la saison, alors avec un peu de chance… “On s’est levé j’ai bien déjeuné. Un bon bol et la journée peut commencer. On commence par ranger les hamacs, les sacs, les bâches. Tout le monde se speed car on va partir en navigation. 3h pour arriver à Awala, une plage de Guyane, où il y a des pontes de tortues. Bref on se dépêche, range tout, embarque tout, dans les canoës, kayak et pirogues. On charge et par en ramant, bien 2h. Après efforts et épuisements, on arrive au bateau. Il fait chaud. On s’amarre au bateau et débarque tout. Hop, on fait tout sécher car la nuit dernière il y a eu un grain. On va manger à l’ADNG puis on revient au bateau. Manoeuvres, douches, lessives et tout ce qui s’en suit. On arrive, 3 h après, voilà la fameuse plage. On mange et on va faire un tour pour voir ce qui se passe.”Nina. Ce ne sera pas pour la première nuit, mais on aura tout de même fait la rencontre de Jean”Un hermite de la plage de Awala” “Donc c’est parti, allons voir Jean, Evolène vient aussi, on le trouve en pleine lecture, « l’arbre à rêves ». Il nous montre son campement, en forme d’oeuf, entouré de « pyé kajou » qui forme une belle baie bien serrée avec une sorte de chemin sableux qui fait le tour, et à l’intérieur, tout a une place. Il a aussi quelques cajous à l’intérieur, deux tentes, une pour dormir, une pour ranger ses affaires, mais quand je parle de tente, c’est une bâche tendue, rien de plus. Une petite place à feu, où il fait griller ses cajous. On a beaucoup parlé. Il nous expliqua que les gens du haut de la pyramide vivaient sur la sueur des autres, il nous disait de garder notre sueur pour nous, d’être égoïstes en somme. Il y avait du vrai dans ce qu’il disait, mais il faut quand même faire un bon tri, il a quand même vu dieu, je pense qu’il est un peu dérangé mais il n’est pas méchant, il est artiste un peu fou.”Simon. Notre deuxième tentative sera la bonne, nous verrons notre tortue et juste à côté de GN en plus…. “3 heures du matin, on a pris l’annexe. On est allé sur la plage. On a vu une tortue verte pondre, j’ai vu les oeufs. C’était tout blanc, on dirait des balles de ping pong.” Kévin. Nous quittons Awala Yalimapo, pour retourner nous cacher dans les criques.Direction Ayawandé, petit village Amérindien. La rencontre sera très riche, certains y verront des caïmans se faire dépesser, d’autres des singes se faire griller, nous ne gôuterons que les galettes de manioc. L’escale sera trés courte, le lendemain nous retournons à Saint-Laurent du Maroni. On refait les pleins (courses et eaux) en vue de notre prochaine traversée vers la Dominique. Mais ce n’est pas pour tout de suite... Yann, animateur et circassien, nous propose de venir s’entrainer avec lui. Du mât-chinois, sa spécialité, du jonglage en tous genres, de la slack line, du monocycle, des portés. Enfin de matinée notre numéro est presque prêt ! Grand merci Yann, on s’est bien marré... GN connait du monde en Guyane, notamment un certain Gilles. Un personnage à lui tout seul ! Il s’est installé sur un terrain à l’extérieur de la ville. Les jeunes de l’expédition dernière lui avaient offert un bon coup de main. A son tour, il voulait nous offrir quelque chose. Le rendezvous est pris, il vient nous chercher avec un de ses amis Jacques. Tout le monde dans les voitures et 10 minutes plus tard, nous voilà sur un joli terrain au milieu de la forêt. Il y a des arbres fruitiers et en bas du terrain un petit ruisseau. C’est son paradis et c’est vrai qu’on y est bien. Il ne doit pas chômer le bougre pour entretenir tout ça!! Il nous avait parlé d’inauguration, c’est pour de vrai, petits gâteaux, il connaît les moeurs de GN!!! Il levera le voile sur ce panneau au milieu du jardin, l’avenue Grandeur Nature, et nous l’offre. En retour Christophe lui offre le livre GN. Gilles est tout heureux, ça se voit, un peu ému même. Trés bon moment, merci Gilles. On reviendra!! Nous sommes déjà le 31 janvier, dernier jour pour les voeux, alors meilleurs voeux à Vous... Aujourd’hui, Robert nous balade en pirogue, direction Apatou et son saut (rapide en guyane). C’est sûr que ce n’est pas trés confortable voir même pas très stable. Mais Bob connaît le fleuve et son bateau. Une grande partie des marchandises transite par le fleuve et certaines pirogues sont franchement grande. Il y a aussi comme une ambiance de traffic moins légal. En effet, l’orpaillage est illégale en Guyane mais toléré au Suriname. C’est un métier très dur que ce soit par rapport aux conditions de travail mais aussi à cause des réglements de comptes qui se règlent avec les armes à feu!! C’est Bob, ancien orpailleur de ses 14 ans à ses 28 ans qui nous l’affirme. Elle est belle cette forêt qui défile sous l’impulsion du 40CV Yamaha. Tout ce vert où l’on sent la vie sauvage juste à coté... Nous croiserons même un paresseux, mais un vrai qui vit dans les arbres, pas un de ceux qu’il faut motiver tous les matins!! ça y est on retourne à la maison enfin je parle bien de notre crique. Nous décollons de Saint-Laurent vers 11 heures, le temps de faire les dernières courses. Après crique Boeuf Lamentin, crique Rouge nous voilà arrivé! Cette après-midi, Cédric viendra nous voir avec les enfants du club nature. L’équipage passera de 11 à 32 personnes pour l’après-midi. Mais ce sont aussi nos derniers jours en Guyane. Nous allons à l’ADNG pour un week-end de travaux et d’entretien. Nous partons en navigation lundi “cap sur la Dominique!!” Ce fut une escale magnifique, tout le monde en a pris plein les yeux!! Même si l’on a eu un séjour plutôt sec, notre équipage est lui un peu plus vieux, car trois membres de notre équipage (Simon, Nina et Christophe) ont pris un an de plus. Nous laissons la plume aux prochains. Les bretons Tit&Théo.

19 janvier 2013

“Lettre collective” de Fortaleza à la Guyane par Christophe et aussi Kévin.

Bonjour, à tous, parents, amis, adhérents et travailleurs (sociaux ou de tous les pays). Je suis de « lettre collective » avec Kévin, c’est le seul qui n’en a jamais fait. Mais travailler avec Kévin n’est pas facile, rien que le mot provoque chez lui des bâillements et au bout de 10 minutes de travail intellectuel il part se coucher ! En mer j’ai essayé de lui arracher quelques souvenirs de Fortaleza d’où la liste de mots ci-dessous : - La piscine. - Les courses (livraison) . - Leenan Head. – Hamac. – Restaurant. - Jeux (billard, football, Mangue). – Douches d’eau douce. – La saleté dans la rue. – Musée peinture. - Laver les habits. – Les pleins d’eau. Voilà, maintenant il vous reste à faire des phrases pour imaginer cette escale, j’y ajoute quelques photos pour vous aider et quelques extraits du journal de bord. Samedi 05 janvier: Nous sommes en navigation pour aller à Fortaleza. C’est une grande ville du Brésil, on se rapproche des côtes. La couleur de la mer change. On voit des grands immeubles, on a pêché 3 poissons. K.V Dimanche 06/01: “J’avais décidé pour mon texte de parler d’un des bateaux voisins qui depuis 13 ans fait du « commerce équitable » en Atlantique et des projets alternatifs avec un vieux gréement qui a plus de 100 ans, c’est un ancien de la « Fleur de Lampaul » qui s’en occupe. On a parlé pendant 2 heures et je n’ai rien noté, j’ai juste retenu qu’ils étaient là pour charger une tonne de sucre d’un groupement de paysans Brésiliens qu’ils vont rapporter ce sucre en France directement aux gens qui ont financé cette coopérative agricole en achetant le sucre avant qu’il soit produit ! Si vous voulez en savoir plus sur ce bateau, ils ont un site, tapez : Leenan Head”. Christophe. Lundi 07/01: “Journée Course. Sur la route on peut voir tout autour de nous que c’est trés salé, il y a des déchets partout, c’est dégueulasse !!!! Le contraste est flagrant quand on passe des pays riches aux pays pauvres. La ville est trop moche il n’y a rien de gai, de joli. Du béton, des gens et des poubelles. bref tout cela ne me manquait pas !!!” Charles. Mardi 08/01: “Journée hamacs-cafet. A la cathédrale, on retrouve Christophe, qui nous dirige vers les magasins de hamacs. On est à la capitale du hamac, il serait pas possible de partir d’ici sans en acheter un ! Il a donc été décidé que chaque membre de l’équipage aurait le sien. Christophe a déjà un peu fouiné et sait plus ou moins où sont les moins chers. Les gars choisissent très vite le leur, tandis que Kélig Nina et moi, on hésite, on en retient en tête, demande à les déplier pour les voir etc... Hamacs sur hamacs, les couleurs et les motifs défilent. On finit par se décider, moi j’en déniche un noir à carreaux jaunes, verts et rouges, et je le choisis. “ Evolène. Mercredi 09/01: “Je me prépare pour la balade dans les bureaux avec les passeports et autres papiers du bateau. Se raser ? C’est déjà fait depuis deux jours. Ne reste plus qu’à s’habiller. Il parait que les autorités sont sensibles à la tenue vestimentaire et si, mettre une chemise permet d’avoir nos tampons plus facilement, allons-y !Pantacourt et chemise blanche, je sors sur le pont et me sens dévisagé. Kélig me fait même remarquer qu’il y a bien longtemps que je ne me suis mis sur mon 31 pour lui faire plaisir. Un peu jalouse des douaniers ?” Tit. Jeudi 10/01: « Adios Brasil ! Bonjour à la Guyane ! » Ca y est c’est le départ pour la Guyane ; nous avons 1162 milles à parcourir pour aller sur le fleuve Maroni. à 6h30 notre sélectionneur de musique dit « Christophe » met le poste en marche ; l’équipage émerge doucement en direction du pont pour le petit-déjeuner. Après le petit-déj vite avalé tout le monde se met à sa tâche, mais moi comme je suis de texte je vais prendre l’adresse d’un des membres de l’équipage du Leenan Head ; il s’appelle Maël. Le bol, il vit dans le Morbihan en Bretagne et il travaille dans l’apiculture, comme l’hiver il n’y a pas de bonnes conditions pour travailler il en a profité pour faire ce voyage. Après ça Ludo me rejoint pour prendre aussi des adresses car ça le tente de faire ce voyage ! Après ça les deux équipages se retrouvent sur le pont de Grandeur Nature pour les adieux. Ce fut une très belle rencontre ! Après les adieux tout le monde se met à un poste, les moteurs retentissent, les amarres sont larguées ! Nous pouvons dire au revoir à la Marina Park de Fortaleza, mais nous allons aussi retrouver l’humidité de la navigation !” Théo. 11 décembre /11 janvier . “11 décembre, nous quittions le Cap-Vert. Aujourd’hui, nous sommes en route pour la Guyane. Je ne le montre pas encore mais je suis impatient d’y arriver, malgré les pronostics de pluviométrie qui nous attendent. Remonter le fleuve en bateau, au milieu des arbres, des bruits de la forêt. Guetter les cimes pour apercevoir des singes ou des perroquets. Ecouter la pluie chanter, se laisser bercer. Il me tarde. Le Brésil, c’est déjà fini.” Ludo. 12/01: “La tornade... Il y a un grain qui va nous tomber dessus et nous ne savons pas la force de vent qu’il peut contenir. Mais apparemment, il y a beaucoup de vent ! C’est une jolie tornade qui nous l’informe . Elle est assez loin, mais il faut quand même prendre des précautions. Une tornade ne fait pas forcement du bien, à mes connaissances ! Le grain est passé, le soleil est de retour , et comme dirait Thierry, « il pique le monsieur » (le soleil) ! “Mike. En navigation de Fortaleza – Guyane au bout de 3 jours : «C’est cool, calme, on avance vite. On a repassé l’Equateur. » Kévin. 13/01: “Une fois le repas terminé, nous sommes quelques uns à profiter des quelques endroits à l’ombre sur le pont pour somnoler un peu. Je propose à ma compagne du jour, en l’occurrence Nina, un petit cours de guitare. Voilà plusieurs fois qu’elle m’en fait la demande. Elle adore « I lost my baby » de Jean Leloup. On attaque donc avec le la mineur et le mi. L’élève Nina ne s’en sort pas si mal, mais au bout de 15 mn d’enchaînement d’accords, elle préfère que je joue et que l’on chante ensemble. On y passe donc deux heures. De Moustaki à Brel en passant par Corneille, Brassens et Cabrel qu’elle découvre et qu’elle adore. J’aime beaucoup transmettre ces bonheurs simples : chant, rire, musique, ça nous va bien et à toi aussi Nina. Que je préfère te voir rire, sourire, pleine d’envie comme aujourd’hui plutôt que méfiante envers l’extérieur. Et même si tu peux penser que je te cherche parfois l’embrouille, comme tu le dis, je peux te dire qu’il n’en est rien, que j’ai juste envie que tu avances dans ta tête d’adolescente de 15 ans qui en aura 18 dans 3 ans ! Du courage et de l’envie, il en faut pour ce voyage Grandeur Nature, mais il en faut aussi pour toute la vie !” Kélig. 14/01: “1er réveil pas de musique, pas de lumière mais une forte envie de pisser, manquait plus que ça... C’est bizarre quand même dans la cabine il fait bon. Pas étouffant comme d’habitude! Et en plus il me semble entendre un bruit d’eau qui coule sur la cabine. 2ème réveil: Ce coup-ci il y a de la musique, mais je trouve qu’elle est faible, je l’entends à peine. Au fait c’est confirmé il pleut dehors, ce qui fait que dans la cabine c’est agréable, exceptionnel! Je sors dehors et vois la moitié des gens en cirés et l’autre moitié en maillot pour prendre une petite douche à l’eau douce...” Simon. Le 15/01: “... On annonce les quarts de nuit, moi, Charles et Christophe du 2ème (donc 22h15 à 1h15). On a fini et je réveille Evolène question de pas rester toute seule, je lui annonce qu’il y aura pas de quart pour elle, on arrive à 4 heures, elle est contente, mais on décide de rester éveillées pour la manoeuvre d’arrivée. Alors 3 heures après on sort et hop, en action. 30 minutes après c’est fini on est K.O., je tarde pas et je vais me coucher. Bonne nuit les amies, et bonjour l’île des Saluts, Guyane Française, c’est parti pour l’aventure. Qui dit Guyane veut dire tropicale, qui veut dire Humide, veut dire Moustiques. Bonne nuit la France.” Nina J’ai demandé à Kévin comment il imaginait la Guyane : « J’imagine que c’est vert avec pleins d’arbres. On verra des gros iguanes, des oiseaux, des lions ? » Aux îles du salut, les premières impressions de Kévin: « J’ai vu des singes, la prison des bagnes, ça ressemble à une jungle , c’est vert, il y a plein de palmiers, des arbres, c’est bien, c’est ça que j’attendais ! » Voilà je me tourne une dernière fois vers Kévin pour lui demander une conclusion… Saint-Laurent du Maroni, le 19/01/2013. Bonjour à tous, Ici en Guyane il fait du soleil, il fait chaud, il y a plein d’arbres, on est sur le fleuve Maroni, et c’est la France! J’ai vu des perroquets et des singes. Dites bonjour pour Moi à mon école. Je vous embrasse tous. Kévin. Voilà, cette lettre est finie, maintenant commence une autre aventure en Guyane avec l’ADNG* dans la forêt . Nous pensons à vous en plein hiver alors que pour nous l’été continue! à Bientôt. Christophe. * Association pour la Découverte de la Nature en Guyane.

17 janvier 2013

Arrivée aux Iles du Salut

Coup de téléphone du bateau hier ! Notre équipage est bien arrivé hier soir (mercredi 16)en Guyane, aux Iles du Salut! Une bonne navigation avec quelques grains, très fréquents dans cette région tropicale, surtout à cette époque. Le bateau doit y rester quelques heures avant de remonter le Maroni pour rejoindre Saint Laurent du Maroni où Cédric les attend! Apparemment la météo semble jouer en leur faveur (pour le moment!), les pluies se font plus rares... Ils espèrent pouvoir enfin rencontrer les tortues luths qui devraient venir pondre sur les plages de la Guyane...

15 janvier 2013

Message du 14 janvier de GN en traversée

Message de Christophe reçu hier soir! Tout va bien à bord, Grandeur Nature avance à 7 noeuds de moyenne, l'arrivée est prévu mercredi (soit demain le 16) aux iles du Salut en Guyane. Il reste 246 milles nautiques à parcourir... Dernière position GPS : 3°02N - 49°08W

7 janvier 2013

Lettre collective de notre escale à Fernando de Noronha.

On est arrivé à Fernando, le 19 décembre, après une longue navigation (enfin pas si longue, elle n’a duré que 7 jours et demi). Donc, nous voilà au Brésil !!! Nous pouvons voir sur les visages de l’équipage de grands sourires, et il y a de quoi vu la proximité des plages paradisiaques. Et pourtant, on pense que ce n’est pas facile pour Mike car malgré tout cela, il arrive à pourrir l’ambiance à lui tout seul. On a débattu sur ce sujet lors de plusieurs groupes de parole, ça n’a pas été évident pour chacun de nous, mais on espère qu’en retour, il y aura une évolution. Mais on est là, on l’a fait. Les belles plages nous entourent avec leur sable blanc, les cocos gélados (coco avec son eau de coco gelée), les vagues qui viennent nous lécher les pieds, ou plutôt nous écraser. C’est l’endroit idéal pour les surfeurs, certains ont une réelle passion pour les admirer, surtout Thierry. Le jour de noël, chacun avait préparé un cadeau sans savoir à qui il allait aller et on a choisi la main innocente de Kévin pour distribuer les cadeaux au hasard à tout le monde. Tous les matins nous nous levions à 6h30 pour profiter au mieux des journées qu’on organisait. Un matin on est parti louer des planches de surf et des bodyboards et, planches sous le bras comme des vrais, on a couru jusqu’à la plage et on a surfé toute l’après-midi. Enfin Tit a surfé, nous on va dire qu’on a essayé, et on y est arrivé (un peu)!!! En tout cas, on n’a pas lâché l’affaire, on a tous beaucoup aimé et on s’est éclaté à fond. . Du coup, on était bien fatigué pour la nuit de la nouvelle année ! On est aussi souvent allé plonger, ça a été l’occasion de nager avec les tortues, voir pleins de beaux poissons, et même des requins ! Le 2 janvier, on lève l’ancre, on conclut que dans l’ensemble cette escale était bien et nous a permis à tous de vivre et découvrir plein de choses, on est triste de quitter Fernando, mais on est en route pour de nouvelles aventures ! On a essayé de s’arrêter à l’atoll das Rocas, le jour de l’anniversaire de notre capitaine le 3 janvier, mais on n’a pas eu l’autorisation, dommage. On a donc tracé vers Fortaleza et après les courses et ce qu’on a à faire là-bas, ce sera le départ pour la Guyane ! On a posé des questions à chaque membre de l’équipage, et voici leurs avis, maintenant : Nous : « Kélig, comment résumerai-tu en quelques mots l’escale ? » Kélig : « La question est un peu vague, mais déjà ce à quoi je pense, mis à part les plongées, la plage, l’observation des tortues, c’est la première escale comme ça, où l’on ne part pas, où l’on reste au même mouillage, on rentre au bateau tous les soirs. Ça a été un lieu propice à l’autonomie, l’organisation, et la prise d’initiative pour vous, les jeunes. Ça a été une évolution, le long de l’escale, mais ça manque encore de dynamisme, ça pourrait être mieux quoi. Par contre, ce que je trouve bien, c’est le côté relationnel dans le groupe, ça a été bien travaillé, et chacun a dit des choses et pris position dans les discussions, toutes les réflexions que ça a amené, ça a fait grandir je pense, c’était bien.»
Nous : « Kévin, qu’as-tu retenu de cette escale ? » Kévin : « J’ai bien aimé aller sur les plages, voir les tortues et tout ça. J’ai bien aimé le surf et rencontré Kayo. C’était cool et tout bien. Ce que j’ai pas aimé, c’est quand la chaîne a cassé, et quand on est parti, parce que ici, les gens sont cool, encore plus qu’au Cap Vert. L’ambiance est bonne, sauf quand Mike est chiant ! » Nous : « Théo, comment t’est tu senti durant cette escale ? » Théo : « Ben, c’était super beau, même si ça m’a fait chier certains soirs ce que faisait Mike. On n’a pas profité de certains moments à cause de ça, mais sinon, j’ai spécialement aimé les plongées, voir les tortues les poissons. Ça m’a fait bizarre de passer Noël ici. C’est la première fois que je passe les fêtes de fin d’année loin de ma famille et en groupe. Il n’y avait pas trop l’esprit de Noël avec le froid de l’hiver, on était en short, torse nu sur la plage ! » Nous : « Simon comment as-tu ressentit cette escale ? » Simon : « Déjà c’est passé trop vite, on part déjà alors que j’ai l’impression qu’on est arrivé il y a à peine quelques jours. A terre, les gens sont cool, donc voilà quoi, c’était bien ! Moi je me sentais bien même si le soir parfois, j’étais un peu moins détendu quand Mike était là. On a fait beaucoup de plages, c’était sympa. J’ai vu plein d’animaux, ce fut une grande découverte pour moi. » Nous : « Charles, comment décrirais-tu la vie sur l’île ? Et sur le bateau ? » Charles : « Je trouve que la vie est très très chère, les gens sont obligés d’avoir deux travails pour réussir et vivre bien. Le surf est le sport pratiqué, c’est l’opium du peuple. Les gens entre eux sont cool, tous sont en buggy ou moto avec les planches de surf, j’aime bien. Sinon, sur le bateau, j’ai trouvé ça bien. Entre nous, ça allait bien, mais il a quand même fallu deux groupes de paroles, parce qu’il y avait un problème avec Mike. Moi, j’ai failli me bagarrer avec lui, il a fallu que Kélig s’interpose pour que mon esprit se calme. Mais sinon, j’ai trouvé que le groupe était pas mal soudé. Moi je m’entends bien avec tout le monde, sauf avec Mike quand il fait sa tête de con. Je trouve qu’on arrive à passer de bons moments en groupe comme des après-midi à la plage et tout ça. Globalement, je suis heureux et bien dans le voyage. » Nous : « Christophe, est-ce que tu pourrais nous parler des tortues ? Et des relations dans le groupe ? » Christophe : « Ben là on n’en a pas vu beaucoup, elles viennent pondre plutôt fin Janvier, du coup on n’a pas passé de nuit sur la plage, j’espère qu’on en verra en Guyane. Ensuite, on a rencontré les personnes du projet TAMAR (ceux qui s’occupent de la protection des tortues). Chaque semaine, ils plongent pour ramener une tortue sur la plage, la mesurer et la baguer. Tu ne peux que te dire, pauvre tortue… Surtout qu’il y a un attroupement de touristes autour, voulant se faire photographier. Mais quand même, ce qu’ils font, c’est bien. Ils expliquent aux gens qu’il faut faire attention, les protéger tout ça, c’est sûr que c’est pas pareil pour eux (les touristes), de voir un tortue en livre ou dans un film, ou en vrai, ça parle plus. Concernant les relations dans le groupe, ça a pris pas mal de temps pendant l’escale. Ça a pu donner l’impression que ça tournait autour d’une seule personne, mais c’est tout le monde que ça fait réfléchir, c’est les relations avec tout le monde qui sont en question, c’est tout le monde qui doit faire des choses, et ça vous fait tous évoluer. Sinon, moi j’ai passé du bon temps avec quasiment tout le monde et c’est les bons moments que je retiens. Les mauvais, ils se sont un peu effacés. Je suis presque content de partir, parce qu’on va voir encore de belles choses, le meilleur est devant nous. C’est le départ pour une nouvelle aventure ! Nous : « Ludo, que penses-tu de l’ambiance à bord ? Et d’ici ? » Ludo : « à par Mike qui est chiant ou qui a été chiant, l’ambiance à bord, elle est plutôt bonne, vous avez l’air de vous entendre, tous. Nina je la trouve encore plus en forme que les autres… Ça c’est pour l’ambiance. Mais après je trouve que c’est mou. À part Mike qui se bouge un peu pour faire ses trucs, il faut franchement vous proposer des activités. Il y a beaucoup d’inertie. On est lent à partir, on est le 27 décembre et l’on a fait surtout de la plage. J’aimerais que certains se lèvent le matin, et soient tac tac en action. Il n’y en a pas qui ont commencé à mettre des choses en place, à organiser des sorties entre jeunes, alors qu’on a commencé à vous montrer que c’était possible. Ça manque un peu de motivation. Et puis, il y a tous les trucs du quotidien, le masque d’untel sur la jupe, tous les trucs qu’il faut vous dire. Je pense que ça devrait commencer à devenir automatique. Ce que je pense d’ici ? Déjà le cadre est paradisiaque. C’est beau, c’est magnifique. Il faut aimer la plage, le surf, les plongées, ce sont les principales activités qu’il y a sur l’île. Les fonds marins sont protégés donc il y a beaucoup de poissons. Il y a des belles vagues, des belles plages, et du soleil. Mais du coup c’est tellement protégé que ce n’est pas accessible à tout le monde. Tout est très cher. La gestion de l’île est beaucoup faite pour le tourisme. Tout tourne autour de ça, mais pour les gens d’ici, il n’y a pas grand-chose. La santé, c’est minimum, l’école, c’est le minimum, les études supérieures, c’est même rien du tout. Enfin c’est vraiment du tourisme pour faire rentrer de l’argent, mais pas très instructif. Ils sont là pour passer du bon temps, prendre des photos, bronzer sur la plage. Par contre, les gens d’ici sont vraiment très sympathiques, avenants, agréables, simples. » Nous : « Mike, que penses-tu de l’ambiance à bord ? » Mike : « Quand tout le monde y met du sien, ça va, elle est bien, mais quand il y en a un ou plusieurs qui fait quelque chose, elle n’est pas bien. Genre des fois, il y a un truc qui se passe et ça nique tout le groupe. Enfin, je ne sais pas trop comment dire. Genre quand ça part en embrouille comme l’autre jour quand Charles et Kévin se sont engueulés. Je donne des exemples parce qu’il n’y a pas que moi qui fait ça. Tout le monde y met du sien pour que ça se passe bien mais sans faire exprès, tout le monde peut être responsable quand ça se passe mal, parce que par exemple, quelqu’un dit quelque chose, c’est mal pris ou mal compris par une autre personne, il réagit et ça part en n’importe quoi. » Nous : « Thierry, comment as-tu ressentit cette escale et comment penses-tu qu’elle a été ressentie pour les autres ?» Thierry : « Je vois deux côtés. J’entends par là un côté bien où chacun commence à devenir un peu plus autonome, les paysages étaient beaux, (dans l’eau comme à l’extérieur), on a fait du surf, j’étais impatient de voir comment vous alliez vous débrouiller, j’ai trouvé ça super ! Mais l’autre côté, c’est l’ambiance qu’il y a eu, et les prises de tête avec Mike. Mais les groupes de paroles étaient bien, vous vous en êtes tous bien sortis. Je trouve même qu’il y a eu une évolution par rapport à Mike, donc moi je commence à relâcher les freins vers lui. Du coup le point noir peut s’être transformé en bon point si on a réussi à défaire un nœud, ou en tout cas, à apprendre comment défaire les nœuds ! Dans l’ensemble, c’était quand même super, un peu comme des vacances. Un truc un peu négatif quand même, c’est les taxes, qu’on a heureusement pas payé, mais j’ai un peu peur que Fernando se transforme en parc à touristes, plus qu’à animaux marins. Ah oui aussi, les gens sont super sympas, ça c’est vraiment positif ! C’est vraiment cool ! Qué legal !! Par rapport aux autres, j’imagine que tout le monde est un peu dans la même optique, et ça a dû faire du bien un peu de casser le rythme. Depuis le début du voyage, on bougeait beaucoup. C’est la plus longue escale statique, même si les journées étaient bien remplies. Je pense que c’est bien. Chacun a dû comprendre qu’en parlant, on peut résoudre des choses. »

21 décembre 2012

La lettre du Cap-Vert au Brésil- Le 20 Décembre 2012 à Fernando da Noronha

Bonjour à tous, L’équipage va bien. Voici quelques extraits de nos dernières aventures, pour vous qui nous suivez de loin, dans le froid de l’hiver.Pour vous donner une idée de l’ambiance, Mike est allongé sur le ponton short de bain pendant que Ludo prend des notes à l’ombre du mâ. Nina dort, toujours en proie au mal de mer, Charles est à la barre, Thierry est à la cuisine, tandis que les autres s’occupent à lire ou écrire. Nous avons bien profité de cette escale au Cap-Vert un peu plus longue que prévu, pour notre plus grand plaisir. Pour des raisons de billet d’avion, Yann est resté avec nous une semaine de plus. Cela nous a permis d’aller randonner sur l’île de Fogo. Nous nous sommes encore une fois régalés ! Yann est parti trois jours avec Mike et Charles pour une ascension rendue difficile à cause de la chaleur. Mais récompensés par un viragespectaculaire, lorsque la route débouche dans le paysage volcanique dela Caldeira, ils se sont amusés à marcher dans un décor carrément lunaire ! Nina, Evolène et Simon, guidés par Ludo ont visité les plantations de café et ont été hébergés par un capverdien trop sympa,ils ont eu le temps de grimper en haut du volcan car ils sont partisquatre jours. Enfin, Kélig a fait une petite excursion au pied duvolcan avec Théo et Kévin, qui voulait ramasser plein de cailloux. Pendant ce temps, notre capitaine faisait le check-up du bateau pour préparer la traversée de l’Atlantique (la Transat’). Puis ce fut l’heure de rejoindre Praïa, la capitale, pour la première relève d’équipage.Christophe est arrivé le 10 au matin, chargé d’une valise avec tous vos courriers et colis. Merci d’avoir pensé à nous, ce fut un chouette moment pour l’équipage. Mike ne sait plus où ranger ses lettres tellement il en a reçues ! La journée fut ainsi consacrée aux courses. Il fallait refaire un gros ravitaillement pour le Brésil. C’était l’occasion de faire un petit tour rapide en ville et de découvrir le marché avec tous ses beaux fruits exotiques. Mardi 11, derniers mails, dernier repas tous ensemble, Yann trouvait refuge sur un bateau de pêche accueilli par son équipage sympathique. Heure des au revoir, heure du départ. 15H, c’était parti pour la Transat’ ! Entre les grains et la pêche, nous avons pulvérisé notre record sur24H, 199,8 Milles, soit une moyenne de 8,3 nœuds. La zone deconvergence intertropicale (ZIC) a été passée rapidement, mais sous la pluie ! De quoi rincer la peau, le bateau et remplir des seaux ! Christophe propose un concours de pronostics sur le jour et l’heure d’arrivée à Fernando de Noronha, avec un cadeau surprise à la clé ! Chacun y va de son petit calcul et (presque) tout le monde s’accorde à dire qu’on arrivera le 19 décembre. Verdict dans moins de 300 milles ! 17 décembre, 12H15, latitude 0°. Nous venons de traverser la lignetrès symbolique de l’équateur. Nous voilà dans l’hémisphère Sud. C’estune première pour tout le monde, sauf pour Christophe et Kélig. Unpetit rituel s’impose : chacun se coupe une mèche de cheveux que l’onjette à la mer en même temps que le capitaine invoque Iemanja, ladéesse brésilienne de la mer, pour la remercier de prendre soin denous. Pour finir, Thierry nous verse un verre d’eau de mer sur la têteet nous voilà baptisés !Dans l’hémisphère Sud, les Alizés soufflent de Sud-Est mais là, levent est carrément au Sud…nous finissons la traversée au près ( levent dans le nez) et à bord, personne n’aime ça ! Heureusement, le 19 décembre à trois heures du matin, nous jetons l’ancre à Fernando deNoronha, au BRESIL!!!Nous avons mis 7 jours ½ pour traverser, à 7 nœuds de moyenne ; lerecord de GN est battu ! La dernière expédition avait mis 9 jours. Hormis Mike qui était de quart, aucun jeune ne se réveille pour lamanœuvre…ils ont raté le banc de dauphins venus pour nous accueillir. Nous découvrons la baie au petit matin, il y a de la houle, des frégates, plein de bateaux de plongée et un énorme rocher qui surplombe l’île, on dirait la tête d’un chef indien. Pendant le petit-déjeuner, nous apercevons des tortues et surtout des dizaines et des dizaines de dauphins « rotador ». Ils sautent, font des pirouettes, des loopings et des grands SPLASH ! C’est magnifique ! Ils finissent par passer près de nous et sous le bateau pour regagner le large ! La journée commence très bien. Le séchage des affaires,l’aération et le nettoyage du bateau se font dans la bonne humeur. Pendant ce temps, Christophe et Thierry partent à terre pour s’occuperdes papiers. Il faut surtout négocier le prix de notre séjour car «normalement » la taxe est très chère. C’est un Parc Naturel. Et «normalement », GN bénéficie d’un traitement spécial favorisé par le projet et les valeurs que l’on véhicule. Nous pourrons donc vous dire bientôt si on a pu rester ici deux semaines pour nager avec les dauphins, les requins, apprendre comment fonctionne le parc avec les gardes, peut être voir pondre les tortues, apprendre à surfer… la suite au prochain épisode !!! A TRES BIENTOT LUDO ( et Mike…)