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10 novembre 2016

Lettre collective avant le départ du Cap Vert








Avant de nous lancer pour la transatlantique, il est temps de vous raconter les moments forts de notre escale au Cap Vert.

Ce que nous retiendrons avant tout, c’est l’hospitalité et la gentillesse des habitants de l’îles de Santo Antao qui nous ont ouvert leurs portes pour partager des moments de convivialité et donner sans compter le peu qu’ils ont. Chez ce peuple principalement paysan, les vraies richesses sont l’eau, la terre fertile et les rapports humains. Même dans une certaine pauvreté qui n’est pas pour autant de la misère, il y a une joie de vivre certaine avec la musique qui raisonne presque partout et où tout le monde se dit bonjour.

Partager le quotidien de ces gens a permis de se rendre compte que l’on n’a pas besoin de grand chose pour vivre. Certains ont pris conscience que dans notre société, nous voulons toujours plus alors qu’en fait, nous avons déjà énormément, avec beaucoup de choses superflues dont on pourrait se passer.
Nous avons également eu la chance de rencontrer plus particulièrement Mitch et Jorge qui nous ont accueillis à tour de rôle dans leur village et que nous avons invité en retour sur notre bateau. Au travers des moments partagés avec eux, au village ou en randonnée, ils nous ont permis d’apprendre et de comprendre énormément de choses sur la culture et l’histoire de leur île, ainsi que de connaître de nombreuses plantes qui y poussent et leurs usages.
L’envie de plus échanger avec la population, ainsi que les rencontres avec des gens qui ont fait l’effort de parler dans notre langue compliquée, a donné à beaucoup la motivation pour s’investir dans l’apprentissage des langues étrangères.
Un autre moment fort, partagé tous ensemble celui là, fût la visite du centre de protection infantile de Mindelo. Malgré la frustration de ne pouvoir communiquer avec des mots, nous avons trouvés les moyens de partager à travers les jeux (foot ou dooble) et surtout le dessin qui est finalement un moyen de communication. L’état du Cap Vert ne donne que 3000 euros par an et par jeune pour le fonctionnement du centre. C’est donc l’investissement et la débrouillardise de la petite équipe qui permet que les jeunes passent de bons moments dans une ambiance familiale où ils essayent d’apprendre des relations basées sur le respect de l’autre et l’entraide. La notion d’équipage de Grandeur Nature a leur beaucoup plu en tant qu’outil éducatif. Ils s’en sont servis d’exemple pour faire le parallèle entre ce qui se passe sur notre navire et leur centre qu’ils ont appelé leur « grand bateau à terre ». Plus tard, nous avons accueillis deux jeunes et un adultes de ce centre pour qu’ils puissent voir un peu de notre vie à bord afin de le raconter aux autres en rentrant. Ils nous ont offert à chacun un bracelet qu’ils avaient confectionné eux-mêmes.
Avec toutes ces rencontres, on en oublierait presque le décor : des paysages fabuleux partout où nous sommes allés. Entre la plage de l’île déserte de Santa Lucia, les montagnes vertigineuses et les vallées verdoyantes de Santo Antao, sans oublier toutes les couleurs de la vivante ville de Mindelo à Sao Vicente, nous repartons les yeux pleins de belles images et de souvenirs que nous ne sommes pas prêt d’oublier.
Pour finir, voici quelques extraits des textes des trois séries de randonnées faites sur l’île la plus occidentale de l’archipel :

Du 25 au 28 octobre, Thierry et Xan restent au bateau pour la passation des capitaines, alors que les autres prennent le ferry pour Santo Antao.
* Rando d’Anaëlle, Rachel et Jacques à la recherche du village de Mitch pour lui remettre un alambic à huiles essentielles : « Jorge vient nous chercher pour nous accompagner au sommet de la montagne surplombant le village. Sur le chemin nous nous arrêtons plusieurs fois pour déguster des papayes, des goyaves et de la canne à sucre (première fois pour Anaëlle) qui poussaient dans les jardins abandonnés. Nous glanons ainsi jusqu’au sommet alors que Jorge nous montre plein de plantes et nous explique leurs vertus médicinales.
A un moment, Rachel et Anaëlle se demandent où peut bien être ce fichu sommet où elles pourraient manger ; c’est alors que Jorge salue un paysan qui fait le chemin tous les jours depuis la mer pour cultiver son jardin à 900m d’altitude. De plus, il nous explique qu’ici, ils ne mangent que le matin et le soir car ils n’ont pas le temps de prendre un repas dans la journée. »
« De retour, un matche de foot s’improvise. A la nuit tombante, Jacques rappelle aux filles qu’à un moment il faut s’arrêter. Nous plongeons alors dans la piscine pour nous rafraîchir et nous laver, toutes habillées pour les filles qui n’avaient pas pris leur maillot de bain pour cette randonnée. Nous rentrons nous sécher pour aller diner avec Jorge qui nous a invités à manger dans l’atelier de son frère Mitch où ils vivent tous les deux. »
Le lendemain nouvelle rando avec Jorge. « A un moment on prend un sentier pour arriver au village de sa tante. Pour lui c’est à côté. Les filles se rendent bien compte que toute notion est relative ! Elles se plaignent entre elles de la dureté du chemin et puis elles voient trois petits écoliers sautiller pour aller à l’école. Et puis elles glissent sur les rochers mouillés avec leurs supers chaussures de marche et elles voient ces petits bonhommes et bonnes femmes marcher aisément en tongs tout bien apprêtés  pour l’école.
Après une autre vallée derrière une crête nous tombons sur un magnifique village abandonné. Et là Waouw ! C’était vraiment splendide ! Des terrasses envahies de verdures façonnaient le paysage. Au milieu de la vallée il y avait une petite colline avec des ruines de maison en pierre où poussaient quelques papayers. Cette vallée étant tellement escarpée le gouvernement à décider de ne pas y construire de route. La population a donc décidé de migrer dans les deux villages voisins où des véhicules peuvent y venir. Le côté sauvage de cette vallée nous a bien plus ; Rachel et Jacques se voyaient bien s’y installer, mais pas Anaëlle, sauf si on y construit un télésiège. »
Avant de partir, « Nous disons donc au revoir à Jorge et un grand merci de nous avoir accueillis et guidés durant ces trois jours. En cadeau d’au-revoir, il nous offre une pierre qui a beaucoup de valeurs selon ce qu’il nous explique. Ca nous fait vraiment très plaisir. »

* Rando de Jean-Marie, Léa, Mathias et Hélène des hauteurs à la mer :
« Après quelques pauses, nous finissons par arriver à Pico da Cruz. Le village, pas le sommet. Les nuages sont tombés sur la vallée et nous allons plutôt nous occuper de faire le campement. LN demande aux gens s’il est possible de faire un camp dans les bois alentour et on lui répond que l’on peut dormir dans la casa forestal. Les jeunes sautent de joie, « oh oui ! Dormir, dans une maison ! Oh regarde, y a de l’eau et des toilettes ! » Bon, accrochons donc les hamacs dans la maison, dit LN.  Tiens, il manque un hamac ! ca commence bien ! Au moment de faire cuire les nouilles, nous sortons les réchauds que nous avons. Tiens, y’en a aucun qui marche. Va falloir faire du feu. Jean marie se désigne chef du feu et les voilà tous partis chercher du bois. »

* Rando d’Emerson, Célia et Aude dans la vallée de Paùl :
« Nous montons le bord du cratère sur 200 mètres et nous arrivons à l’entrée de la vallée de Paùl. Elle est remplie de nuages et nous ne voyons rien mais au fur et à mesure de la descente, nous nous apercevons  que c’est super joli. Tous les versants sont cultivés  en terrasse. Il y a de la canne à sucre, des papayers, des manguiers, des avocatiers, des bananiers…nous croisons de rares personnes qui reviennent des champs. »
« La nuit va bientôt tomber lorsque nous trouvons enfin un endroit bien mérité, indiqué par un rasta sympa. C’est tout joli, au creux de la vallée et près d’une rivière, près du village de Passagem. Tiens, c’est le village d’Umberto, le taximan de ce matin. Justement, le voilà qui débarque ! Il nous propose de nous installer sur la terrasse couverte d’une maison. »
Le jour suivant, « au bout de 200 m la rivière que l’on longe ,forme une jolie piscine naturelle au milieu des arbres fruitiers et des cannes a sucre , avec motivation, nous coupons la canne et attrapons une papaye pour en faire notre petit déjeuner. Nous passons un bon moment entre manger des fruits et se baigner, avant de repartir, Celia nous fait un remake de  chamboultout de la foire au trone en essayant de décrocher des papayes avec des pierres. » Ensuite, « nous tombons sur Lizu  un garçon de 26 ans qui est guide et fait partie de l’association secret du monde qui est française notre situation le fait rire et nous voyant désemparés et sans solution il nous propose de prendre le taxi avec jusqu'à son village avec lui. Arrivés là-bas il pense nous héberger dans l’école de son village mais par sa grande gentillesse et un petite entrevue avec sa Mama pour voir si il y avait pas mieux comme solution, effectivement quelques minutes plus tard il nous proposa un hébergement 5 étoiles, c’est une maison dans les hauteurs du village qui sert a accueillir les gens de passage, une pièce principale, des toilettes , une cuisine et une terrasse géante sur le toit et un écran plat Samsung. »
Le dernier jour, « après cette discussion nous nous remontons en route vers notre destination : Fontainhas à 1h de marche de ponta do sol, où nous nous rendons avec deux taxi co. Après 1h de taxi, nous commençons notre marche entre un cimetière et un élevage de cochons, super paysage. Le chemin monte et serpente le flanc des montagnes. La mer vient s’écraser en bas. Petit a petit ça devient vraiment joli, surtout quand Fontainhas apparait en haut d’une vallée avec ses maisons colorées. Après cet effort, nous décidons de prendre un petit réconfort cher Tchu, le bar du village. Nous continuons notre route, en direction de la plage qui nous parait si belle de si haut. Après une descente sur une canalisation qui fout le vertige, une fois en bas nous voyons que plage n’est pas si glorieuse. Elle est pleine de déchets venant de la mer. »

            Du 31 octobre au 1er novembre, c’est au tour de Jacques de garder seul le bateau au mouillage pour permettre à Xan de partir en rando.
Rando de Léa, Aude et Rachel qui tentent de rejoindre Cruzinia :
« Alors qu’on touche à notre but une femme nous hèle au loin avec un bébé très très très potelé sous le bras, elle nous propose l’hospitalité pour la nuit. Toutes les générations vivent sous le même toit, de la mère de Johanna, Francesca, à son dernier petit fils de deux mois, Jason. Léa l’a totalement adopté.  Léa et Rachel partent en cuisine pour faire découvrir le couscous de blé à nos hôtes, car eux appellent couscous un mélange à base de maïs. Soirée dans la bonne ambiance, il y a de  la musique et les filles de Johanna, Théresa qui a 19 ans et Dilinha 20 ans zoukent avec leurs bébés pendant que Mamie Francesca se déhanche… Toutes les filles passent à table en premier autour d’assiettes arabo-capverdiennes : couscous, maniocs frits, riz, patates douces, omelettes, salade de tomates et oignons…Pendant ce temps, les hommes de la maison, le mari et les fils, jouent à un jeu dont on a oublié le nom mais qui ressemble beaucoup à l’awalé, en attendant leur tour pour manger. La soirée se termine par une photo où tout le monde va chercher ses lunettes de soleil pour poser. »
« Le virus déjà contracté par plusieurs membres de l’équipage a fait une nouvelle victime. A minuit, Rachel enjambe Aude, saute de son lit, prend un sac poubelle mais vomit par terre. S’ensuit une nuit où Rachel ne fit que vomir et Aude passa son temps à nettoyer et à la réconforter. On finit par arriver à Cruzinha vers midi. On y croise la seule voiture du village. Nous avons décidé de rentrer au bateau et Rachel est si faible que lorsque le chauffeur nous propose de nous emmener à Ribeira Grande, on n’hésite pas une seconde. On prévoie de prendre le ferry de 16 heures pour rentrer au bateau.

* Rando d’Anaëlle qui retourne à Lombo Branco avec Emerson et Hélène :
« Nous revoilà au terrain de foot. Cette fois ci, tous les jeunes du village sont présents. Des tournois de foot, des corvées d’eau, la douche du soir et les lessives. C’est vraiment l’endroit le plus animé de la vallée. LN regarde les matchs quelques minutes puis laisse les jeunes s’apprivoiser autour d’un ballon et d’une piscine. Emerson et George affrontent deux autres jeunes une première fois pendant qu’Anaëlle déguste du maïs grillé près du feu qu’un des jeunes du village avait fait. Après, Emerson fait équipe avec Emerson (car l’un des jeunes frères se nomme également Emerson). Nous passons une excellente soirée, nous avons bien rigolé et nous sommes bien amusés, la nuit tombée, c’est l’heure de rentrer, nous rejoignons Helene après avoir dit au revoir à tout le monde. »

* Rando de Célia, Jean-Marie, Mathias et Xan en descendant des hauteurs vers Lombo Branco
Après deux jours de marche, « nous sommes  accueillis par Jorge, le frère de Mitch. Il nous fait visiter l’endroit où ils fabriquent leurs huiles essentielles et nous invite a partager une tisane autour de gâteaux bien bourratifs. On discute pas mal de temps, Jorge est en plein apprentissage du français mais il s’en sort bien ! Il nous propose de poser nos sacs, de faire un foot et de se baigner. Deux équipes se forment : Griezmann et Georges contre Xan et J-M. Le terrain est tout petit et les cages aussi, mais ça n’empêche pas les garçons de s’éclater pendant que Célia se creuse le crâne pour écrire le début du texte afin de ne pas avoir à le faire dans le ferry et regarder la télé. Après une fin de match serrée et très disputée, nous sautons tous dans la piscine attenante et rafraichissante. Avec le ballon utilisé pour le foot, nous improvisons un water-polo-rugby . Les équipes changent, elles sont parfaitement « équilibrées » : Xan et Jorge, contre JM, Matthias et Célia. Malgré une lutte acharnée, les 3 asticots se font couler et Xan et Jorge l’emportent. »
Voici le récit de Jorge : « Moi, quand j’étais dans ma maison, j’ai vu un groupe de touristes mais je ne les ais pas reconnu. Ensuite, j’ai vu le t-shirt que Célia portait et alors j’ai reconnu que c’était le groupe de Grandeur Nature. Et je l’ai invité et ensuite nous avons fait un thé avec des « bolacho doce » (biscuits). C’est alors que je leur ai montré les plantes médicinales et comment, moi et Mitch faisons la distillation. Après que j’ai montré au groupe la maison pour tous, nous sommes allés au petit terrain pour jouer au foot et prendre une douche. J’ai aimé le moment où nous avons joué dans la piscine. Cependant, j’ai appris beaucoup de choses avec Xan, Mathias, Célia et Jean-Marie ; ils m’ont enseigné les différents accents de France. Quand nous sommes arrivés à Sao Vicente, nous avons pris l’annexe avec Jacques qui ensuite m’a fait visiter le bateau. Le soir nous avons dîné, après nous avons joué et enfin nous sommes allés nous coucher. J’ai bien dormis, bercés par le mouvement du bateau. »

            Du 5 au 7 novembre, Xan attend Christophe au bateau pour préparer la navigation transatlantique. C’est la dernière rando sur Santo Anto pour les autres.

* Rando de Mathias, Léa, Anaëlle et Jacques au dessus de la mer de nuage et parfois dedans :
« Arrivés tout au bout de la route, nous demandons notre chemin. En guise de réponse, un homme tape sur l’épaule de Jacques pour l’encourager tout en lui montrant le sommet de la falaise et un départ de sentier. En gros, c’est un mur de 700 m de haut ; nous nous regardons en nous demandant comment monter ce truc impressionnant. Voici les ressentis de l’ascension :
Léa : « C’était difficile, je n’ai pas aimé mais j’étais contente une fois arrivée là-haut de l’avoir fait. »
Anaëlle : « Ca n’a pas été facile non plus, j’avais très chaud, je me sentais affaiblie de fatigue et je n’en voyais pas la fin. Néanmoins, comme nous répétait Jacques, chaque pas de fait est un pas qui nous rapproche du sommet et qui n’est plus à faire. J’ai bien apprécié la vue d’en haut et j’étais fière une fois avoir atteint le sommet. »
Pour Mathias, le début a été un peu difficile mais peut-être grâce à la pause biscuit, il a eu une poussée qui lui permettait de prendre un peu d’avance et de s’arrêter pour lire en attendant les autres. Vers la fin, il commençait presque à y prendre du plaisir mais il s’est tout autant réjoui d’être arrivé.
Quand à Jacques, ce fût pour lui une montée lente, à attendre les filles à chaque virage pour leur prodiguer quelques conseils au fil de l’ascension. Il était en effet un peu inquiet pour ces deux novices sur ce chemin aussi escarpé, où le moindre faux pas pouvait conduire au grand saut. Il a donc bien eu le temps de contempler ce paysage grandiose, cette falaise aussi impressionnante que celle surplombant son village d’enfance, et ce chemin un peu fou où des pierres sont empilées pour aménager des passages. C’est avec un certain soulagement qu’il voit le groupe arriver en haut avant la nuit et le brouillard, content que Léa et Anaëlle aient fait des efforts pour y arriver et admirer ce paysage en étant fières d’elles.
            Arrivés au sommet de notre périple, la nuit ne va pas tarder à tomber et il nous faut trouver un campement. Nous apercevons au loin des ruines entourées d’arbres et décidons d’aller y jeter un coup d’œil. L’endroit semble propice au campement. Nous décidons alors de ramasser du bois pour le feu et de tendre nos hamacs. Nous avions presque fini l’installation ; c’est alors que nous entendons des voix sortant du brouillard. Grâce à Léa, notre traductrice officielle sur cette rando, nous comprenons qu’ils veulent nous inviter pour la nuit. On remballe tout et repartons pour 30 min. de marche jusqu’à leur maison isolée sur une crête au milieu de nulle part. Une fois arrivés, ils nous indiquent où nous allons dormir. Nous nous installons et préparons à manger afin de prendre le repas tous ensembles. Nous n’avions pas grand-chose à nous dire vu le frein de la langue mais l’ambiance était très sympa. Les filles ont apprécié la musique créole qu’il y avait. C’est l’heure d’aller dormir ; Mathias et Jacques n’attendent que ça alors que les filles, bien moins fatiguées que dans la montée, auraient préféré rester danser. Mais tant pis, nous partageons notre tablette de chocolat avec nos hôtes en guise de remerciement et allons nous coucher en même temps qu’eux. »

* Rando de Célia, Rachel et Aude le long de la mer :
« Nous comptons prendre le sentier côtier jusqu'à  Ponta do Sol et dormir en chemin. Bien sur nous commençons par un petit bain. La plage est toute noire, la mer délicieuse. Célia se croit au cinéma. Elle enchaine plusieurs rôles : l’actrice principale de dents de la mer, Shakira, puis l’agent 007.
Nous finissons par arriver à un village abandonné, qui nous semble l’endroit parfait pour passer la nuit. Nous choisissons notre maison. ( celle avec une fenêtre sur la mer et sans toit pour voir le ciel étoilé ), et faisons un petit feu devant pour manger nos nouilles chinoises et nos bananes braisés au Kitkat. Muito bom ! »
En se réveillant le lendemain, « nous nous mettons en route vers Fontainhas. A peine le temps de transpirer et déjà nous tombons sur une petite piscine naturelle dans la roche. Un petit plouf dans l’eau douce et ça repart. Après avoir passé le village de Corvo, une montée terrible de la muerte nous attend. A chaque nouveau lacet il y a un petit autel avec l’histoire de Jésus portant sa croix et des phrases du types « Jésus a porté sa croix sur des côtes » mais comme Célia ne comprend pas le português, elle avouera plus tard aux deux autres qu’elle a puisé dans ses ultimes ressources en se disant « Ah ouais quand même, Jésus a monté cette montagne, je ne dois pas me plaindre. »
Comme prévu nous nous arrêtons au bar de Tchu, où Célia, Emerson et Aude s’étaient arrêtés à la dernière rando. On discute avec lui, sa copine et Camila, une petite de sept ans du village que Tchu appelle « son amie ». Comme c’est l’anniversaire de Tchu, Rachel lui offre un dessin fait avec Camila et cosigné par tous. Une bonne heure après nous repartons. Fontainhas nous a beaucoup plu : les petites ruelles, les bougainvilliers, les couleurs, la vallée verdoyante qui l’entoure… »
Le dernier jour, réveil à Lombo Branco où « nous nous dirigeons vers le jardin botanique avec Jorge : citronnelle, sauges, anis vert et tout un paquet de plantes aromatiques et médicinales que nous respirons et dont nous apprenons au passage l’histoire et les vertus. Au moment de repartir vers Porto Novo, Rachel a un peu le cœur serré car c’est la première étape de départ du Cap-Vert et que même si elle sait qu’elle a pleins d’autres choses à découvrir dans la suite du voyage, elle quitte l’Afrique, son ambiance, son rythme qui la touchent particulièrement.
Célia a adoré le Cap-Vert, elle a un pincement au cœur mais elle est pressée de découvrir les autres pays et attend avec hâte le Brésil.
Aude a l’impression d’avoir profité pleinement de l’escale au Cap-Vert et est contente de chacune de ses randos. Tut dret ! »

* Randonnée de Jean-Marie, Emerson et Hélène au départ de Lombo Branco
« Nous décidons de camper tout en haut de la montagne, au dessus du village de Mitch, pour passer la nuit au grand air plutôt que dans la maison.
Nous organisons alors une méga bouffe avec du poulet puisque la mission poisson n’a pas eu lieu et avec tout ce que l’on pourra récolter sur le chemin : du chou, du manioc, de la moutarde, des haricots et on en passe. Il reste très peu de lumière du jour et il faut se dépêcher de grimper au sommet. LN est en difficulté lorsqu’il s’agit d’aller vite et Mitch, en bon sherpa, finira par porter son sac plus celui d’LN.
Une fois en haut, nous nous mettons d’accord sur l’endroit où nous allons faire le campement puis il faut commencer la méga bouffe. Une casserole avec tous les légumes, une autre avec du riz et puis deux kilos de poulet qu’on ne sait même plus où caser sur le feu. Et n’oublions pas le maïs grillé !
On fait des petites sauces avec tous les aromates également récoltés sur le chemin mais on est trop juste en braise et le poulet ne sera cuit que tard dans la soirée après que l’on a déjà mangé toutes les gamelles. Heureusement, nos vaillants chasseurs cueilleurs ont toujours la place pour du poulet et Mitch et LN sont déjà couchés alors que nos deux héros mastiquent encore. »
Le lendemain, départ pour Passagem. « Arrivés là-bas, on s’installe à côté d’une rivière où poussent des manguiers sans mangues, des ignames, du cresson et même des fruits de la passion. Après plusieurs tentatives, nous réussissons à trouver le cadre parfait pour nos hamacs. Nous faisons un feu pour les chapatis. Après que nous soyons rassasiés, LN nous lit une histoire de bonne nuit les petits qui parle d’un nouveau né qui sert de sacrifice et qui est tué au pilon et mangé par son géniteur, son âme est revenue pour se venger. Pendant que JM fait l’indien autour du feu, Emerson s’est déjà endormi. 
Pour une dernière rando, c’était plutôt bien. Nous avons cohabité et tenté avec succès de tirer le meilleur de chacun en acceptant les défauts des autres. »


Tout ça en à peine trois semaines, temps suffisant pour s’être attaché aux gens et aux paysages. Nous sommes donc un peu triste de partir, mais ça fait parti de notre aventure qui va se poursuivre de l’autre côté de l’océan.

                                                                                                Anaëlle, Emerson et Jacques


24 octobre 2016

Lettre traversée Canaries / Cap vert. Par Thierry

Chers lecteurs,
Je prends la plume pour vous annoncer une belle nouvelle : nous sommes arrivés au Cap Vert.
Ça sent un peu l’Afrique ici, et certains membres  de l’équipage le remarquent très vite.
Remontons un peu dans le temps, le 14 octobre, vers les 10H15.
Tout est payé, les formalités pour quitter l’Europe tamponnées. L’agent de police des frontières, avec un large sourire, nous souhaite bon vent et à la prochaine fois…
Les cales de notre beau GN sont bien remplies. On ne devrait pas manquer de pâtes, en tous cas. Quelques 40kg devraient suffire pour un bon moment.
Il y a aussi le plein d’eau,  quelques fruits et aussi du gasoil pour nos moteurs. Et vu ce qu’annonce la météo, il vaut mieux faire le plein…
Pour ce coup-ci, ils sont bons à la météo.Très peu de vent les premiers jours. Les alizés sont contrariées par une dépression qui aurait pu nous faire passer quelques heures humides.
Mais non, GN se faufile dans ces petits airs et la fin de notre traversée se fera sous le soleil avec un bon vent.
GN allonge même la foulée, allant jusqu’à parcourir 163 miles en 24 heures. Je vous laisse faire le calcul.
Nous y glisserons aussi une après midi bilan sur le premier mois d’expédition.
Tout cela fait que le temps passe vite et au matin du 20 octobre, soit 6 jours plus tard, nous revoyons la terre, même si celle-ci se cache derrière les nuages.
En début d’après-midi, notre ancre touche le fond. Nous voilà arrivés à Santa Lucia.

Ile désertique du Cap Vert, pas de maisons, pas d’arbres, juste un peu de verdure qui nous prouve qu’il y a eu de la pluie. C’est beau, c’est grand…
Nos aventuriers nagent jusqu’à la terre ferme et dans un remake de Christophe Colomb, se roulent dans le sable et jouent au ballon. L’histoire ne dit pas si les conquistadors jouaient aussi au foot, mais on y était.
Les temps de repos ne durent jamais vraiment longtemps et nous profitons de ce mouillage relativement calme, de grosses rafales déboulent sur le plan d’eau, pour faire les contrats.
Tous les jeunes y passent et à la fin de la journée, je vous jure que les grands ont un peu le cerveau en compote…
Une bonne nuit par dessus tout ça et c’est reparti.
Au matin du 22, en fin de matinée, nous quittons Santa Lucia pour l’île voisine de Sao Vicente. C’est une petite navigation où il faut remonter au vent, chose qui ne nous est pas arrivé depuis le départ ! Et en milieu d’après-midi, 15H15 précisément, nous mouillons dans le port de Mindelo. Ça n’a pas était simple de nous faire une place entre les bateaux de voyage et en laisser suffisamment aux bateaux de commerce qui traversent la baie.



Avec un peu de patience, on trouve notre place et GN se pose pour quelques jours. Car l’île de Santa Antao, située juste à côté, rime avec rando et je crois que tout le monde va s’en donner à cœur joie.
Pour ma part, des soucis familiaux me font rentrer plus tôt que prévu.
Ce n’est pas toujours facile de choisir. Mais cette fois-ci, mon cœur me dit qu’il faut que je sois là-bas. Alors j’y vais…
Xan, officier de marine marchande et ancien jeune de Grandeur Nature me remplace.
Je vous tire donc ma révérence et vous dit à plus tard.
Profitez bien de tout ce qui va vous arriver et la bise aux baleines…
Kenavo. Thierry.


23 octobre 2016

Le bateau est à Mindelo.

Après une courte escale à Santa Lucia.


Le bateau est arrivé à Mindelo, le port de Sao Vicente, qui sera le port d'attache du bateau pendant l'escale Cap-Verdienne.
Les randonnées se déroulant sur l'île d'en face Sao Antao.

22 octobre 2016

Et pendant ce temps là...


Bonjour amis et adhérents de Grandeur Nature.

Comme vous le savez (peut-être) nous avons participé pendant 10 ans à des projets et apporté de l'aide en Haïti... 
Nous avons toujours des amis là-bas.
Myriam, une amie côtoyée à l'île à vache a monté une école sur la côte.
Je me permet de relayer auprès de vous des nouvelles récentes de ce projet.
Si vous vous demandez, comment aider en Haïti, voilà un bon exemple d'Utopie concrète qui joue sa survie!
Si vous le pouvez, n'hésitez-pas!
Christophe pour Grandeur Nature 

PS: Quelques nouvelles de l'expédition. Le bateau arrive ce WE au Cap-Vert. Un premier changement d'équipe s'est imposé, Thierry le capitaine du bateau doit rentrer en France pour des raisons familiales, il est remplacé, dés la semaine prochaine par Xan, un ancien de Grandeur Nature (expédition 2005/2006), officier de la Marine Marchande. En ce qui me concerne je les rejoindrai le 03 Novembre toujours au Cap-Vert, pour préparer la traversée jusqu'au Brésil...







Chers amis de la Gazette de Myriam,


Myriam se promet d'écrire une gazette mais...pas d'Internet depuis le passage du cyclone Matthew qui a frappé Torbeck ( à 7 km de LES CAYES) avec une violence extrême durant 2 jours, laissant derrière son passage des maisons détruites, d'autres sans toitures et inondées ...de nombreuses bêtes tuées , les cultures dévastées, tous les arbres brisés dont ceux portant des fruits....
Et le choléra s'approche de leur zone!

Depuis ce cataclysme, tous ont retroussé leurs manches et sont très occupés à déblayer, à nettoyer, à réparer ce qui peut l'être ...chez soi d'abord et maintenant, nombreux œuvrent à l'Ecole du Village pour que
rapidement, les enfants puissent y être accueillis et recevoir au moins un repas.


Des réparations importantes sont à faire sur les bâtiments de l'Ecole pour remplacer les tôles que le cyclone leur a volées...et réparer la charpente défoncée par l'arbre qui est tombé sur l'un d'eux.
De plus, la rivière, devenue torrent, a tout inondé ...entraînant perte de mobilier et de matériel scolaire.
D'autre part, toute la clôture d'enceinte de l'Ecole a été écrasée.

Il est urgent de pouvoir reconstruire et réparer tout cela afin que la cour de l'Ecole retrouve son cadre sécurisant, cessant d'être un boulevard emprunté par tout le voisinage et pour que les élèves du primaire, en priorité, puisse reprendre les cours et retrouver

confiance...avec le bonheur que nous leur connaissons!

L'avenir est très amputé pour de nombreuses familles de l'Ecole et du voisinage qui vivent de la terre. Certains n'ont plus de maison...Déjà, ils ont faim!
TI GREN LAVI .HAITI se doit de leur porter secours au cas par cas: premiers soins, nourriture, aide matérielle...
Du côté de L'Ile à Vache, le désastre est complet: maisons écrasées, arbres brisés, bateaux de pêche hors d'usage.Le temps sera long avant que les habitants puissent revivre avec "dignité "de leur travail.
A l'Orphelinat St François, c'est la Maison des Volontaires qui a vu des tôles emportées

Sœur Flora sera très sollicitée pour aider de nombreuses familles en détresse et apporter des soins médicaux. Myriam et Jean-René seront nos ambassadeurs sur place pour l'aider à faire face lors d'appels au secours.

Plus que jamais, ils ont besoin que nous soyons à leurs côtés avec l'élan de nos cœurs et notre générosité pour traverser cette nouvelle épreuve.

Des fonds sont nécessaires pour toutes ces dépenses qui ne figuraient pas dans le budget prévisionnel 2016-2017 voté en Assemblée Générale du Dimanche 21 Août 2016.

MERCI  à ceux qui prennent déjà des initiatives solidaires et à tous ceux qui apporteront leur petite pierre précieuse à cette belle mosaïque de solidarité déjà commencée.

                                                         Au nom de Ti Grèn Lavi.Haïti
                                                                  La Trésorière:
                                                                          Maggy Labbé

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Renseignements pratiques:  

Chèque à l'ordre de TI GREN LAVI.HAITI           CCP 3461 84 U CLE
         (Sécurisez vos chèques en écrivant au dos le numéro du compte ci-dessus)
Virement sur le compte bancaire de TI GREN LAVI.HAITI
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NB: En pièces jointes, quelques photos du désastre subi par l'Ecole et
Plaquette de l'Association.


19 octobre 2016

Demain le Cap-Vert


La position de Grandeur Nature aujourd'hui:18° 29 Nord et 22°24 Ouest.
Il font cap au 250° à une vitesse de 8 nœuds , avec les alizés.
Arrivée prévue demain.

16 octobre 2016

En route pour le Cap Vert


La position du bateau ce dimanche midi, il faisait route ver l'île de Sao Vicente à 7 noeuds, ils ont échappé au vent du Sud qui soufflait sur les Canaries et ont enfin du vent dans le bon sens...

15 octobre 2016

Lettre Collective N°2 La Palma. Aude et Rachel


Les Canaries. Lettre Co n°2.
Le 4 octobre au soir, nous arrivons à La Palma dans la petite marina de Santa Cruz (petite pensée pour le beau-père de Rachel, c’était le nom d’un de ses groupes de musique !).
C’est une première pour Grandeur Nature qui jusqu’à présent faisait escale à Ténérife. Voulant fuir la foule et la modernité de Ténérife, l’équipe d’adultes a choisi de découvrir la Palma, escale prometteuse, tant au niveau des ballades que des rencontres.
Ne vous inquiétez pas, La Palma n’est pas hors civilisation, après sept jours de mer nous arrivons à la marina et…Un MacDo…Un Big Mac, même pas en rêve !
Néanmoins, l’île a tenu ses promesses et l’escale a été riche en paysages et en rencontres.
La journée suivant notre arrivée fut consacrée à la préparation des itinéraires et des affaires de randos. Tous les jeunes partent par groupe de deux avec un adulte, sauf Thierry qui reste à bord : c’est une escale technique avec des réparations et de plus, il faut être en contact régulier avec Christophe au bureau afin d’organiser l’arrivée de Léa, prévue en fin d’escale. Et oui, l’équipage s’agrandit !
En attendant, tous se préparent avec excitation pour aller découvrir une partie de l’île. Il faut dire que c’est la première fois  que le groupe va être éclaté depuis le départ de Sète et chacun se demande comment cela va se passer. Les adultes ont décidé des groupes de randonnées selon ce qui leur semble judicieux, par exemple pour créer des liens entre des jeunes qui n’en ont pas beaucoup, voire qui ne s’entendent pas. Même si la composition des groupes peut faire grincer des dents, chacun prend sur soi car tous sont impatients de mettre pied à terre et de découvrir l’autre facette de Grandeur Nature après celle de la navigation.
Jacques, Mathias et Célia partent sur la route des volcans en l’entamant par le sud de l’île.

Extraits : « Dés les premiers pas l’odeur des pins récemment brulés nous monte au nez.
Comme nous l’avait expliqué Mathias, ils résistent plutôt  bien au feu, car rares sont ceux qui sont complètements calcinés, c’est même étonnant d’en voir des bicolores, vert et brun. C’est dans ce décor que nous continuons à grimper toute la matinée en patinant dans le sable d’un vieux champ de lave.
Après une montée rude et fatigante, c’est à 1600 mètres que nous parvenons à notre premier cratère et prenons notre repas(…)
Là-haut le vent était tellement fort que l’on aurait pu s’envoler et plonger dans la mer de nuages qui se trouvait tout autour de nous, d’où émergeaient quelques sommets. Malgré la difficulté pour parvenir au plus haut cratère nous sommes contents de contempler ce magnifique paysage. Bien fatigués nous redescendons vers le refuge où nous croiserons d’étonnants reliefs (failles, autres cratères, coulées de lave…) ainsi que quelques pins majestueux. C’est après plus de dix heures de marche que nous plantons notre tente juste avant la tombée de la nuit
Un petit feu, quelques nouilles et au lit. Comment ça fait du bien de s’allonger après une telle journée : l’une de nos plus belles randos de nos vies respectives.(…)
Quel contraste par rapport à hier ! Après une bonne journée sous le soleil dans un décor aride, nous cheminons dans les nuages qui doivent habiter là, car la forêt est luxuriante, pleine de mousses et de champignons, comme un avant-goût de la jungle (…)
C’est parti pour une petite virée culturelle par une descente qui paraît interminable, sur un très joli sentier en lacets, pavé de pierres polies par les passages. On se demande comment on a réussi à grimper tout çà. Il se trouve que c’est le plus vieux sentier de l’île, datant des Guanches, reliant les deux principales villes de La Palma (…)
Sur le chemin du retour nous passons au musée insulaire de La Palma où nous découvrons des choses très diverses : peintures, photos d’étoiles, animaux naturalisés, meubles, maquettes de bateaux, des pierres et des coquillages ; le tout dans une jolie maison traditionnelle. La culture c’est bien mais il y a des choses plus importantes dans la vie. On est donc allé manger une bonne glace »
Aude, Anaëlle et JM partent explorer le nord-est de l’île avec un programme plutôt mouillé : piscines naturelles et rando dans la montagne le long d’une canalisation.
Extraits :
« Nous partons dans le bus qui nous emmène à Los Sauces puis nous prenons une petite route qui descend vers les piscines naturelles du Charco Azul où nous passerons un agréable moment. L’endroit est paisible, peu fréquenté, super joli avec ses bassins d’eau claire et le début de notre rando est bien relaxant (…)
Alors que nous remontons vers Los Sauces, nous sommes pris en stop par un couple de canariens de Ténérife. Alfredo et Candelaria sont très sympas et on papote et Anaëlle pose des questions des missions données par Rachel lors de son exposé.
Nous apprenons les choses suivantes :
Les Guanches étaient divisés entre les habitants de la cote, pêcheurs et ceux de la montagne, chasseurs. Les deux ne se mélangeaient pas et craignaient même le monde des autres (par exemple les montagnards avaient peur des marées).   
Avec les différentes colonisations, espagnols, anglais etc. il ne reste plus de Guanches « purs », tous les canariens sont métis.
-Leur religion était basée sur la nature avec une vénération particulière pour la lune. 
Voilà, entre autres…Ils ont même fini par chanter des chansons. Pendant ce temps-là, JM guettait les grottes naturelles qui pourraient être encore habitables (…)
La montée est un peu difficile pour JM, « tuante » pour Anaëlle. On admire la vue tout en haut et on recherche un endroit pour le bivouac. L’endroit est calme à côté d’un petit pont de bois, au-dessus d’une faille. Aude et JM installent les hamacs tandis qu’Anaëlle prépare la pasta (…)
Comment cette première nuit de bivouac s’est-elle passée pour toi ?
Anaëlle : C’était un peu inquiétant au début de se retrouver à trois dans la nature avec que des arbres autour de nous et le bruit de la forêt. Mais c’était très sympa, avec le petit feu. C’était une première pour moi en hamac et je me suis endormie en plein milieu de la petite lecture d’Aude.
JM : C’était cool. J’ai eu du mal à m’endormir à cause du bruit et des pensées (…)
Nous nous engageons sur le GR6, vers Casa del Monte. On commence par une montée bien raide de 5 km au terme de laquelle on se retrouve dans une végétation humide entourés de fougères. Certains passages ressemblent un peu à de l’escalade avec plein de rochers.
Encore 5 autres kilomètres. Nous traversons 13 tunnels, plus ou moins longs, étroits et humides. À la fin, nous avons hâte d’en voir le bout. Au terme de ces efforts, nous apercevons une petite maison au toit et aux volets rouges.
À côté, il y a des tables de pique-nique.
 Nous décidons alors que ce sera l’endroit parfait pour notre nuit (…)
Alors, cette journée de rando ?
JM : « c’était un peu difficile. J’avais mal partout et je suis content d’être arrivé. C’était magnifique : magnifiques vues, cascades, tunnels (le plus long qu’on ait fait mesurait 347 mètres).
Anaëlle : « au début de la journée, non seulement j’appréhendais beaucoup puisque j’ai pas mal galéré la veille à cause du poids de mon sac qui me semblait énorme pour mon corps tout fin et aujourd’hui, on devait poursuivre notre chemin sur le sentier forestier qui paraissait impossible pour moi. J’ai galéré pendant des heures. J’ai eu 10000 humeurs changeantes, j’avais besoin de me concentrer donc j’ai pris de l’avance sur Aude et JM, car avec JM qui aime beaucoup parler, pour moi, c’était moins pratique lol. Lorsque je me suis retrouvée seule, loin devant eux, après avoir eux mes phases de : je pleure parce que c’est dur, et rigoler toute seule, je ne sais pas trop pourquoi, ben, j’ai réussi à surmonter ça et à aller au bout de l’effort et je suis bien contente !! »

Hélène, Emerson et Rachel avaient décidé d’arpenter le plus haut volcan de l’île, mais ont fini par rencontrer des gens qui vivaient dans des grottes !

Extraits :
« Notre rando commence par l’impossibilité de sortir de la Marina, hé oui à 7h du matin, les portes sont fermées, nous devons donc passer par l’issue de secours situé au fond de la Marina. Et là il faut donc escalader ; Emerson fait le métier, Rachel s’en sort pas mal et arrivé au tour de LN, le short dans le grillage et la Guarda Civil au pied de la grille.

GC : Que passa señora ?
LN : Rien je suis l’adulte responsable d’un projet éducatif et nous allons rater le bus.
GC : Bon ben, passez moi votre sac, et attention ne vous faites pas mal (…)

Puis nous allons interroger le gérant d’une coopérative bananière pour qu’il nous raconte la vie des cultivateurs de bananes qui représente 95% de la population de la région (…)
Nos 4 km furent ponctués d’arrêts gourmands où les pêches étaient soit sucrées et juteuses ou acides mais électriques, ce qui nous fera mettre presque 2h pour faire ces 4 km. (…)

Emerson et Rachel s’aventurent à la découverte d’une grotte derrière la cascade. Ils sont trempés et frigorifiés (…)
Il faut se dépêcher car LN a dit : « On monte le camp avant la nuit sinon c’est la misère ». Nous trouvons un bel arbre où l’accrochage des hamacs semble possible. Hop hop hop le tour est joué, nous serrons tous amarrés sur l’arbre d’un côté et sur un poteau de l’autre. « T’es sure que ça va tenir LN ? » « Mais oui t’inquiète. »
Un bon feu de camp des chapatis au pâté et nous voilà prêts à nous délasser dans nos hamacs. Emerson et Rachel sautent dans le leur et PATATRAS, le poteau tombe. Il s’en est fallu de peu pour qu’Emerson ait la direction de Los Tilos plantée dans la jambe !
Il fait nuit, il faut remonter le camp et c’est la misère. Une fois accommodés tant bien que mal et plutôt les uns sur les autres on trouve quand même le temps d’en rire. (…)
Après quelques heures de transport, nous arrivons à Cueva del Agua où le chauffeur nous indique avec un mépris notable où habitent les gens que nous voulons rencontrer et interroger. On se dit que les locaux ne doivent pas trop aimer ces gens qui ont décidé de vivre à l’écart de la société. Nous montons une petite route où il est écrit « barrio abandonado » (quartier abandonné) et nous rencontrons trois drôles d’énergumènes dans un état mental plus que second.
Ils voulaient nous vendre une grotte à 2000 euros alors que nous leurs avons dit trois fois que nous n’étions pas intéressés. Ensuite, l’une d’eux, Maria, nous propose de passer la nuit dans une grotte. LN flippe un peu, étant donné le caractère très peu éducatif de la situation, mais autant aller voir pour avoir une idée. La grotte s’avère mignonne et confortable, nos voisins sont un couple trentenaire belge sympathique. Il ne nous reste plus qu’à nous débarrasser de Maria la folle et nous voilà installés pour la nuit. Nous décidons d’aller acheter du pain et du fromage au village d’à côté à 3 km. (…)
Au retour, on a vraiment très mal aux pieds et on fait du stop. Nous sommes pris dans un 4x4 par Joëlle et Joaquin. Joëlle est française et nous dit qu’elle habite dans une grotte. On lui pose des questions sur son mode de vie et elle nous répond « venez donc chez moi ! » nous arrivons donc chez elle et la première chose qu’elle nous montre, c’est son sauna, tout décoré en mosaïque. Puis, la visite continue. « Avant, ici, il n’y avait rien, nous explique-t-elle. J’ai tout construit moi-même ». La maison consiste en une série de grottes aménagées de façon luxueuse et très originale. (…)
La liste des arbres fruitiers et plantes médicinales présentes est telle qu’il faudrait recopier l’encyclopédie, mais on vous donne quand même une idée de notre goûter préparé par Joaquin pendant notre découverte de la propriété : mangues, goyaves, papayes, tomates du Pérou, pitanga (cerise tropicale acidulée), bananes séchées, grenade, macadamia, amandes et une infusion d’herbes du jardin. Pendant que nous mangeons tout, Joaquin et Joëlle nous racontent un peu leur vie de baroudeurs, leurs convictions et comment vivre bien, en harmonie avec les hommes et la nature. (…)
Le lendemain, nous prenons le thé avec nos voisins François et Amandine, instituteur et travailleuse sociale en Belgique. Ils nous racontent comment eux aussi ont décidé de partir pour voyager et changer de mode de vie. Leur grotte est très sommairement aménagée car ils disent qu’ils veulent partir la semaine prochaine, mais ils disent ça toutes les semaines depuis deux mois ! Ils s’y sentent bien et sont à la recherche d’un endroit pour vivre paisiblement un moment. (…) »
Au bout de trois jours, on se retrouve tous au bateau le dimanche 9 octobre pour 24 heures chrono, juste le temps de préparer les prochaines randos et d’écrire les textes. Et c’est reparti.
Cette fois Jacques, Emerson, Mathias et JM décident de randonner dans la Caldera, une grande réserve naturelle, parc national, au centre de l’île.
Extraits :
« Une fois arrivés, un petit tour au marché pour acheter à manger et à boire. Pour les plus organisés on commence par une bonne grimpette pour sortir de la ville et suit une descente hors-piste pour couper les virages avec des bâtons en mode Guanches. Le sentier commence dans un canyon asséché ; pour Mathias et Jacques c’est un relent de marche difficile : pas de sable cette fois mais du petit gravier de rivière. Notre troupe serpente entre les parois abruptes en sautillant entre les ruisseaux. Cette marche en fond de vallée était très agréable et jolie (…)
Le matin chacun se lève à son rythme dans ce paisible endroit. On part tous voir la cascade. C’est agréable de marcher sans sacs et la montée se fait rapidement par un sentier escarpé. Arrivés à des barrières le long du précipice, la vue est magnifique. Peu d’eau dans la cascade mais des falaises gigantesques. J.M. et Emerson n’ont pas envie d’aller plus loin, alors que Mathias et Jacques veulent aller jusqu’à la source de ce ruisseau que l’on suit depuis le départ de la rando. La fin du sentier est une vire dans la falaise (petit passage vertigineux avec au moins deux cents mètres de vide) qui oblige Jacques à lutter contre son vertige, pour aller s’offrir quelques gorgées méritées d’eau bien fraîche. C’est cool de boire à cette source qui sort de la terre au pied d’une nouvelle faille gigantesque où nous paraissons ridiculement petits. En une heure, nos montagnards sont de retour pour récupérer les deux autres et entamer la descente vers le camp (…)
Petite pause avant de repartir : sieste pour les uns, baignade et écriture pour les autres avant de refaire les sacs et d’entamer la longue descente vers l’entrée du canyon. On se retrouve tous en bas et nous nous mettons en quête d’un lieu pour dormir, explorant chacun dans une direction. Devant la pénurie d’arbres, nous décidons de dormir dans le lit de la rivière asséchée qui offre quelques espaces de sable douillets où chacun trouve à s’installer (…)
J.M. décide d’allumer un feu et Mathias vient l’aider pendant que Jacques part en quête d’avocats tombés au bord de la route. On se retrouve un quart d’heure plus tard sans avocat et sans feu puisque qu’un garde est venu l’éteindre à coup de pied et de sable. Mathias explique que l’on est sorti du parc national mais il semblerait que c’est dans toute l’île que les feux soient interdits.  Dépités nous allons nous coucher, avec la crainte de passer une nuit galère puisque quelques gouttelettes tombent d’un ciel sans étoile. Entre un chien qui hurle toute la nuit et les passages de voitures au loin, il est difficile de s’endormir pour certains. Lever aux aurores sous les étoiles, même pas mouillés, pour un petit déjeuner chaud. Il nous reste une bonne grimpette avant de redescendre vers Los Llanos pour trouver un bus qui nous ramène au bateau.
C’est là que l’on fini le texte avec un stylo qui fuit, transformant la mains du scribe en celle d’un schtroumpf (…) »
Aude, Anaëlle, Célia et Rachel décident de retourner à la rencontre des personnes qui vivent de façon alternative du côté ouest de l’île.
Extraits :
« Ce matin nous nous réveillons à 7h00 et prenons le petit déjeuner qu’Hélène nous a adorablement préparé avant notre départ en rando. Nous prenons le bus jusqu’à Santo Domingo car Rachel est restée sur sa faim à la dernière rando et voulait partager avec les filles le plaisir de rencontrer des gens avec un mode de vie très différent (…)
Nous avons trouvée Rita sur le chemin, entrain de manger des figues nous commençons par lui demander notre chemin mais nous nous retrouvons vite assise sur le sol à bavarder. Elle a 27 ans et dit qu’elle est là dans une quête pour faire un travail sur elle-même, se débarrasser de tous les enseignements passés ; changer de repaires pour changer de croyances et changer son action dans le monde. Nous avons apprécié ce moment qui a été drôle et sympathique en écoutant Rita sous les figuiers. Après lui avoir raconté notre projet qui semble l’émerveiller, Celia, Rachel et Anaëlle décident de l’inviter à passer au bateau. Puis nous passons notre chemin et finissons notre journée à tournicoter en cherchant Magali et René, sans jamais les trouver. Puis comme la nuit tombe bientôt, nous nous mettons à installer le campement sur un petit sommet au milieu des pins, avec vue sur la mer et le rocher du Roi Lion. Après quelques chapatis et une bataille contre des chats qui semblent affamés, nous nous glissons dans nos duvets en espérant avoir bien chaud cette nuit.
Nous décidons que demain nous passerons dans la cabane dans laquelle nous avons laissé un petit mot pour savoir où sont René et Magali. Les trouverons-nous demain ? (…)
Nous sommes reçues par Kim. Il avait vu notre mot de la veille et ne devait donc pas être étonné de nous voir. Kim est plutôt cool ; il a 28 ans et vit seul dans un camion avec extension d’une cabane en bois sur un terrain qu’on lui a prêté. Il nous a fait faire le tour de son potager et expliqué son arrivée à la Palma autour d’un café. Il est arrivé, il y a 3 mois à La Palma dans le but de faire du bateau stop jusqu’en Amérique du sud, au fil des rencontres et des propositions il est resté ici car il trouve qu’il y a une énergie particulière ici à La Palma, dans la nature comme chez les gens. Il nous parle de la façon dont s’organise la vie dans cette communauté (ici la communauté c’est des gens qui ne vivent pas très loin les uns des autres, de façon autonome ou quasi-autonome : nourriture, énergie… dans différents habitats : tipis, yourte, cabanes, etc). Il nous explique, par exemple, qu’une fois par semaine ils font des « Gallofas » : ils se réunissent tous chez l’un d’entre eux et décident d’un truc à faire ensemble, par exemple construire un toit pour une famille à l’approche de l’hiver, réparer une canalisation…
Il nous a ensuite proposé de nous accompagner chez… René et Magali !! Alléluia !  Cette rencontre tant attendue est difficile à décrire tellement elle était poignante. Ce qui nous avait attirées jusqu'à eux était leur histoire jusqu'à aujourd’hui. Tout a commencé, il y a 7 ans, ils avaient décidé de changer de vie du jour au lendemain à l’arrivée de leur fils Neil. Ils avaient jugé meilleur que leur fils grandisse dans un environnement autre que celui ou eux avaient grandis. La quête d’une vie simple et autonome les a d’abord conduis en Asturies, en Equateur et finalement à La Palma. Après 4 heures d’échanges, nous partons presque à contrecœur avec la tête pleine de nouvelles visions de la vie, mais il y a tellement de choses que notre cerveau n’arrive plus à faire les connections, il nous faudra du temps pour digérer tout ça (…)

Comme nous l’avions prévu, nous allons rendre visite à Joëlle et Joaquim (les personnes rencontrées par Rachel à la première rando) mais pas de bol, il n’y a personne ! On décide donc de se poser pas loin pour manger et camper. À peine le repas avalé Joaquim arrive et nous propose de dormir dans la cuisine de la grotte de Joëlle. Rachel lui offre les petits cadeaux concoctés par elle et les filles : un bracelet de graines de la Dominique et une aquarelle représentant le dragon en mosaïque de leur salle de bain. Joaquim l’affiche directement dans la grotte. Il nous laisse après nous avoir couvert de mille attentions (…) »
Aujourd’hui, mercredi 12 octobre, nous rentrons pour déjeuner au bateau. Léa arrive peu après, directement de Paris, et assiste à notre effervescence pré-départ car à cause de la météo et de l’annonce d’un fort vent de sud, Thierry a décidé d’avancer notre départ en mer à après demain.
Adios queridos amigos, familias, lectores, on vous embrasse !
Aude et Rachel.


6 octobre 2016

Lettre co N°1 - Mathias et Hélène.


Chers parents, amis, adhérents et anciens 


Depuis notre départ de Sète, nous avons parcouru plus de 1300 milles. Nous sommes allés à Mallorque, dans la baie de Angosoula, près du cap Formentor, passé devant l’île de la Dragonera puis à l’île de Tagomago près d’Ibiza. Nous avons ensuite quitté les Baléares pour rejoindre Adra, notre escale de ravitaillement sur la côte espagnole avant de sortir de la Méditerranée dans l’océan Atlantique pour rejoindre les îles Canaries où nous sommes actuellement (photo 2)



La première journée de voyage fut probablement une des plus dures qui soient. Un vent très fort nous a poussés loin de Sète en soulevant d’énormes vagues et presque tout notre jeune équipage s’est retrouvé malade et s’est même demandé dans quoi il s’était embarqué !! (photos 3-4)

Heureusement, le temps s’est calmé et nous avons pu commencer à vivre le quotidien du bateau : tâches ménagères, travail intellectuel et aussi jeux et rigolades. (photo 5)
Premières balades aux Baléares, découverte de l’effet de groupe et pour grimper au sommet d’une montagne ou bien tomber d’un kayak !! (photo balade)

Le 21 septembre, c’était l’anniversaire de Mathias et tout le monde s’est essayé à la conception de cadeaux plus ou moins réussis. (photo anniv)
Nous avons ensuite continué notre cabotage journalier vers le sud des Baléares. Il faut trouver le compromis entre l’envie de découvrir des mouillages déserts et la nécessité d’être à l’abri des dangers nocturnes car les instruments du bateau ont décidé de prendre quelques jours de vacances en plus. Heureusement, Thierry, avec ses outils efficaces les a remis au travail.


Les jours suivants, on peut noter que le voyage  physique a commencé puisque nous nous déplaçons tous les jours un peu mais aussi que les choses bougent à l’ intérieur des gens. Il y a d’abord les contrats, où chaque jeune exprime ce qu’il est venu faire sur ce bateau et, avec les adultes, fixent ensemble des objectifs pour l’aider à atteindre ce qu’il ou elle est venu(e) chercher ici. Et il y a aussi les difficultés, les questionnements, voire même les disputes qui montrent que tout le monde commence à cheminer.

Notre séjour aux Baléares s’achève et nous prenons la mer vers la côte espagnole. Nous y ferons escale à Adra pour préparer le passage de Gibraltar et la sortie de la Méditerranée. Une navigation d’environ 250 milles au moteur pour la plus grande part, car il n’y avait pas de vent. Au moins, nos jeunes équipiers n’étaient pas malades. Nous avons eu le temps de faire un ou deux exposés sur les volcans que nous trouverons sur notre chemin au cours de ces dix mois et aussi une formation de sécurité très poussée sur la procédure en cas de naufrage, avec un radeau de survie en travaux pratiques.
(photos 6-7-8) c’est bien évidemment la seule fois que nous aurons l’occasion de voir un radeau en vrai, rassurez-vous, nous n’avons pas prévu de couler cette année.


Nous avons aussi eu la chance de rencontrer un groupe de globicéphales. Nous sommes restés plus d’une heure à s’observer les uns les autres avec apparemment un plaisir réciproque. C’était la première fois pour la plupart d’entre nous et mêmes les marins aguerris n’ont pas eu la chance de passer un moment avec des globicéphales plus d’une fois ou deux dans leur vie. Nous n’avions pas envie de nous quitter ! (photo 9)
Arrivés à Adra, nous ne disposions que d’une journée  pour faire la lessive, les courses, les courriers et autres tâches, ce qui requiert de l’organisation. Deux bonnes nuits sans quart de veille et nous voilà prêts pour repartir vers Gibraltar (photo 10)

Le vent dans le dos, c’est bien, mais le courant dans le nez, ça nous fait avancer vite sur la surface de l’eau mais tout doucement sur la carte. Le passage du rocher de Gibraltar se fera donc lentement et en pleine nuit.
Au petit matin, nous voilà en surf dans l’océan Atlantique. Il reste plus de 500 milles à parcourir pour la Graciosa  mais comme les conditions sont bonnes, nous décidons de pousser directement vers La Palma, ce qui rallonge encore la route de 200 milles.
Le quotidien s’organise autour des exposés et missions de recherche sur les Canaries, cours d’espagnol, jeux, siestes et manœuvre du bateau. (photo 11-12-13)L’axe de la barre casse au beau milieu d’une nuit paisible et l’on découvre les joies de la navigation à l’ancienne :barre franche et cap sur les étoiles. (photo 14)Heureusement, tout rentre dans l’ordre rapidement et le routine du grand large peut reprendre.
Même si l’équipage n’est pas fan de navigation, la terre ne leur manque pas trop, enfin pour la plupart. (photo 15)

L’arrivée à la Palma se fait dans l’après-midi du 4 octobre. Il nous faut nous préparer pour notre première rando.


À bientôt pour de nouvelles aventures

Hélène et Mathias

4 octobre 2016

Ils sont arrivés à La Palma

Et voilà à 18h30 le bateau est arrivé à Santa Cruz de la Palma... Ils ont hâte de partir à la découverte de l'île...

2 octobre 2016

En navigation

Le bateau continue à avancer vers l'île de La Palma.
31°49 N - 12°23 W. Petit temps au portant.
Ils ne sont plus qu'à 336 milles de l'arrivée.

30 septembre 2016

En route vers les îles Canaries

La position du bateau à 18 heures: 33°59 N et 9°10 W.
Pas trop de mer ni de vent...Les conditions idéales.

29 septembre 2016

Passé le détroit de Gibraltar

Quelques nouvelles du bateau. Ils ont passé le détroit de Gibraltar et sont en route vers les îles Canaries. Les conditions sont idéales, du vent et pas trop de mer!

Si vous voulez voir le vent en direct: https://www.meteoblue.com/fr/meteo/maps/index

Sinon la carte météo de demain:
Je vous ferais une petite carte du trajet avec leur position pendant cette navigation.