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23 décembre 2007

Voilà, ils sont en Casamance!



Le bateau est arrivé hier vers 12 heures dans l'embouchure du Fleuve Casamance, accueilli par Yves et françois (son beau-frère pêcheur) ainsi qu'une troupe de grands dauphins.

18 décembre 2007

La carte de la navigation vers la Casamance - le 17-12-07

Lettre collective du 11 décembre 2007

Bonjour à tous, les parents, la famille, les amis, les anciens, les futurs et les autres s’il y en a !
C’est à moi, benjamin de vous faire le résumé de la dernière semaine passée aux Canaries, je vais commencer par la fin pour que vous sachiez dans quel contexte et dans quel état d’esprit je vous écris. C’est mardi, demain on part. Ce soir il faut que tous les textes soient bouclés pour pouvoir les envoyer, que le bateau soit rangé et nettoyé, les winchs rincés, les cabines et les lessives faites et les dernières enveloppes qui vont sont destinées, fermées. Ce texte, Thomas aurait dû le commencer et devrait être en train de le finir mais comme on en peut pas trop compter sur lui je me suis proposé hier soir de le faire. (Voilà pour la fin !) En début de semaine, vous le savez sûrement Aurel nous a rejoint pour notre plus grand plaisir. Le lendemain matin Kélig, Thomas et Quentin sont partis pour une petite excursion d’une nuit dans l’île. Pendant ce temps là, nous, sur le bateau on se prépare à la navigation. Rinçage de voiles, entretien des moteurs, réparation des quelques égratignures subies par le bateau sur le quai de santa Cruz de la Palma. Chacun bosse dans sa responsabilité, mais forcément c’est quand on se trouve en petit groupe que les évènements et les grandes nouvelles nous tombent dessus. Là, c’est notre skipper qui nous fait une grosse frayeur avec une infection urinaire qui le scotche trois jours dans son lit. Puis au même moment, on apprend qu’un autre jeune va nous rejoindre en début de semaine prochaine. C’est pour nous une excellente nouvelle pour plusieurs raisons : d’abord parce que c’est chouette d’avoir du nouveau sur le bateau, puis ça retarde notre départ de quelques jours du coup, on se dit qu’un autre groupe peut aller se balader dans l’île et c’est aussi l’occasion de réfléchir à la répartition des cabines. On s’est imaginé un moment avec Kélig de mettre Ricardo avec les 3 gars dans la cabine devant, on appellerait ça le ghetto avant bâbord. Non, sérieusement, comment on peut faire ? Moi, je pense qu’il faut séparer les 3 gars qui ont instauré une relation malsaine entre eux et cela fatigue et freine le groupe. Certains ont pensé déplacer Stevie avec Aurel, moi avec Kélig dans l’autre coque et Ricardo avec Thomas et Quentin à l’avant. C’est une bonne idée, mais je n’y crois pas. On na pas confiance, il ne faut pas les laisser seuls. Je ne vois qu’une bonne solution. Il faut exploser le trio, mais il faut une grand qui reste près d’eux. Je propose donc de me mettre dans une bannette à l’avant avec sur l’autre bannette Ricardo et au fond Quentin et Thomas, Stevie prend donc ma place dans la couchette dans la couchette du milieu avec Aurel. Voilà pour le remaniement du dortoir.
Je vais quand même vous parler un peu de la vie au port. Ici à San Sebastian de la Goméra, c’est sûrement la marina la plus sympa de tous les Canaries. Il y a beaucoup de vie et de passage. On rencontre plein de gens très intéressants. Tous les départs, que ce soit vers les Antilles, vers le Cap-Vert ou vers le Sénégal se font ici. Il y a des grands voiliers qui arrivent de Rotterdam après 40 jours de mer pour faire du charter au soleil, il y a des rameurs expérimentés et préparés qui se lancent pour une transat, des gens qui attendent une pièce de leur bateau pour repartir et d’autres qui se disent Goméro et vendent tout pour rester là. On arrive quand même malgré tout notre travail à trouver du temps pour aller visiter les bateaux voisins, aller faire un château de sable sur la plage, jouer au foot, mais aussi faire du kayak de mer, une interview, du jonglage…
Ça n’empêche qu’on a tous envie de partir en mer et de se retrouver enfin entre nous et bien sûr on a tous hâte de vivre le dépaysement. Yves nous envoie des mails très alléchants sur le programme qu’il nous concocte à notre arrivée : messe de Noël à en avoir des frissons, la fête des femmes avec danse et chant, percussions…
Moi je suis fatigué et je sens l’impatience de tout le groupe alors vivement qu’on largue les amarres pour d’autres aventures. On vous souhaite de joyeuses fêtes à tous et on vous dit à bientôt pour les prochaines nouvelles au Sénégal.
On pense à vous
Bises
Benjamin

5 décembre 2007

lettre collective du 30 nov. 07

Bonjour à tous,
Je profite d’un grand moment de tranquillité où nous sommes en équipage réduit sur le bateau, c’est à dire, Christophe, Linda et moi, pour vous donner quelques nouvelles de notre escale aux Canaries.
Nous sommes arrivés à Santa Cruz de La Palma le 14 novembre au petit matin. Il n’y a pas vraiment de place pour notre long et large bateau, mais nous dénichons un petit coin le long d’un quai sûrement prévu pour les bateaux de commerce, mais allons-y sans bruit, on verra bien…
On découvre peu à peu ce que va être notre environnement pendant une dizaine de jours… camions qui déposent des conteneurs, qui en reprend, des frigos qui ronronnent… Nous sommes au cœur du petit commerce de La Palma. Des camions de bananes défilent donc tous les jours pour remplir les cargos direction la Péninsule soit l’Espagne. Derrière nous , les ferries arrivent et repartent deux fois par jour ( liaisons maritimes avec les autres îles de l’archipel ) , ainsi que les bateaux de croisière qui déversent leurs flots de touristes pour une petite escale d’une journée et notre voisin, c’est le petit bateau pilote qui sort plusieurs fois par jour pour aller chercher cargos et ferries et les ramener à quai. Imaginez la joie de Thomas et Quentin à la vue de tous ces gros bateaux qui manoeuvrent !!! Mais attendez, attendez, ne nous éparpillons pas !!! Une arrivée dans un port après plusieurs jours de navigation, veut dire aussi lessive pour tout le monde, courses de fruits et légumes, douches, nettoyage du bateau à l’eau douce…Y’a du boulot et de l’énergie à mettre car notre équipage n’est pas toujours d’accord avec ce programme !
Mais quand même, on est arrivé aux Canaries et ça c’est chouette. Ici on trouve tout, on goûte nos premiers avocats, nos premières mangues, les bananes plantains, les patates douces, les cristophines, et les vraies bananes des Canaries !!! Nous fêtons aussi les 13 ans de Linda, c’est notre premier anniversaire à bord, « instants d’amitié partagée » dis-je même dans un texte.
Nous sommes pour quitter assez rapidement le bruit de la ville et partir enfin découvrir les terres de la Palma et ses autochtones. Pour cette première randonnée, nous avons décidé nous, grands, d’imposer les groupes, histoire de ne pas avoir toute la connerie et toute la flemme dans le même groupe ! C’est Christophe qui est chargé de faire les combinaisons gagnantes. Il regagne bientôt la France donc veille sur le bateau et nous donne comme ça l’occasion de tous partir 4 jours. Roulement de tambours…l’annonce des groupes tombe : Benjamin partira avec Amélia et Stevie …oui ! Wilfried avec Quentin et Linda …hourra ! Et Francis et Kélig avec Solène et Thomas…youpi ! Voilà, y’a plus qu’à boucler les sacs, se renseigner sur les horaires des bus, décider des destinations et c’est parti !
Le groupe de Wilfried est le premier à partir. Ils décident d’aller dans le nord de l’île. Ils n’ont pas beaucoup marché, la combinaison n’était pas gagnante, la connerie et la flemme étaient réunies.
Ça nous a surpris de Quentin. Lui qui nous avait habitué au meilleur, il peut aussi faire le pire ! Donc pas très bon moment pour Wilfried. Le groupe de Ben décide, lui aussi, d’aller vers le nord, mais sont beaucoup plus motivés à marcher et entament le sentier des 13 tunnels et des cascades. Ils se sont amusés comme des enfants à travers des cavités humides et des toboggans de 200 mètres…Ils sont revenus contents de s’être éloignés du groupe et des prises de tête et heureux de s’être surpassés physiquement pour voir de belles choses. Et nous, avec Francis, Solène et Thomas, envisageons d’aller dans la Caldéra mais dommage elle est inaccessible pour cause de travaux. Nous décidons donc de faire la route des volcans. 28 KMS de GR à monter et descendre la ligne de crête des volcans jusqu’à la pointe sud de l’île. Le temps n’est pas trop de la partie, nous sommes beaucoup dans les nuages, c’est physique mais nous sommes tous les quatre très heureux de l’avoir fait !
De retour au bateau, c’est plus pareil, on retrouve les problèmes là où on les avait laissé. Linda ne respecte pas les règles, Stevie fait ce qu’il veut quand il le veut, Thomas se laisse envahir par son côté négatif, Quentin qui veut devenir pompier joue le pyromane dans le bateau, Solène n’en peut plus de tout ça et préfère même rentrer chez elle et Amélia a du mal à contenir sa tristesse. Les bilans s’imposent. Il faut sauver les soldats Thomas et Quentin, vite les faire basculer du côté clair de la force.
Stevie est en sursis à bord et Linda prépare déjà ses sacs. Francis repart en rando avec Quentin, Solène et Amélia, pour souffler et profiter encore de la beauté de La palma. Entre temps, Linda se tord le genou et le moteur tribord crame. Nous sommes dépités devant toute la poudre d’extincteur et les fils électriques brûlés ! Heureusement le super électricien nous répare tout ça en une journée et le dimanche 25 novembre, nous pouvons quitter La Palma pour rejoindre Ténérife et déjà se préparer à l’ascension du Teide, 3718m ! Le bateau est au mouillage à El Médano, dans le sud de l’île. Comme je vous le disais, tout l’équipage est parti et avec Christophe nous préparons le retour en France de Linda. Nous pensons que notre voyage n’est pas adapté pour elle. Linda nécessite d’être accompagnée dans tout ce qu’elle fait en permanence et nous ne pouvons pas prendre de risques sanitaires quand à son hygiène vraiment trop précaire au Sénégal, en traversée ou en Amazonie !
Christophe prend lui aussi l’avion : snif ! Il va nous manquer, c’est sûr, son humour, son efficacité, son espagnol vont nous faire défaut, mais voilà, maintenant à nous de jouer !
Nous sommes « neufs » et 9 prêts à partir pour La Goméra pour enfin lire votre courrier et préparer la bateau à larguer les amarres direction La Casamance , mais ça, c’est notre histoire !!!
Kélig

26 novembre 2007

Kelig vue par Ben

Est-ce encore vraiment nécessaire de la présenter. Tout le monde commence à la connaître notre force vive. Kelig avant tout est bretonne, elle aime le beurre salé et la bonne galette a la farine de Sarazin. Et en tant que bretonne elle tient son rôle de bonne vivante, elle aime bien bien manger, chanter, danser, avoir de grandes discussions pour essayer de refaire le monde car notre amie est une révoltée. Elle a grand cœur, sa famille et ses amis comptent beaucoup pour elle, elle est sensible et aussi un peu photosensible. C’est notre force féminine du bateau qui sait ne pas se laisser marcher sur les pieds même si elle est dotée d’une grande patience. C’est une fille de la route, une aventurière qui aime l’inconnu et qui à déjà beaucoup vadrouillé dans notre vaste monde.
Voilà un peu Kelig comme je la vois sans trop entrer dans les détails.
Benjamin

Benjamin vu par Quentin

21 ans, cheveux longs et blonds, aux yeux bleus, à peu près 1m75, d’origine Allemande. A voyagé en tant que jeune en 2003/2004 sur Grandeur Nature et il est maintenant devenu encadrant dans l’association. Peut supporter qu’on l’embête, mais ne supporte pas qu’on embête les autres. Il déteste qu’on le prenne pour un imbécile. C’est quelqu’un de très sensible qui s’attache beaucoup à son entourage et qui est très blessé quand on parle en mal des gens qui l’aime. Il adore rigoler et aime bien jouer avec les gens. Il est aussi amoureux de la nature et déteste que l’on fasse du mal aux animaux et aux plantes. Il est anti-OGM et a voté Bové aux élections présidentielles. Il essaye aussi d’être végétarien et supporte difficilement la vue du sang. Petit cascadeur mais très prudent. Il a horreur de vivre dans le sale, mais pour autant adore se salir. Je crois que je vous ai tout dit sur lui.
J’aime beaucoup Ben, car on peut facilement parler avec lui, ce qui n’est pas toujours le cas avec les autres.
Quentin

23 novembre 2007

Portrait de Stevie par Solène…

Lui, c’est Stevie alias Shado. Un jeune Antillais de 14 ans, habitant à Grigny dans le 91 (c’est chanmé tu vois). Bon il est fainéant, même très fainéant, mais il est quand même sympathique « par moment ».
Si vous entendez un jour : « j’suis yombe », « regardez les dauphins sur la tête de moi », « sur la tête de ma mère que c’est pas moi, non je rigole », « c’est trop chime, vous êtes trop fort vous » et « putain de ta race » : pas de doute, c’est lui… Nous avons longtemps (avec Amélia) cherché le sens de ses expressions (mystiques), mais non, on a toujours rien compris, c’est vraiment un langage de parisien !
Bref, ses passions sont la moto et la mécanique, la sieste et le disage de conneries, n’oublions pas l’acrobatie et la mangeaison de pâtes chinoises.
Voilà c’est Stevie c’est lui, enfin de mon point de mon point de vue.
Solène

Linda vu par Francis

Linda une grande fille comme ça, Linda nous vient d’une grande banlieue, de la grande ville que l’on appelle capitale, avec des grands yeux noirs et de jolis cheveux bouclés.
Quel courage de quitter pour un temps sa famille et ses amis, quand on a peine 13 ans, pour se lancer dans l’aventure Grandeur Nature.
Quand j’ai rencontré Linda pour la première fois, c’était à Sète, au siège de l’association. Elle semblait toute perdu et parlait de son envie de devenir océanographe ! Du chemin a parcourir, partir à la découverte c’est un bon début, surtout en bateau.
Donc, Linda, jeune fille volontaire avec une peur légitime pour ce qui est nouveau, mais prête à remplir plein de beaux cahiers pour raconter son voyage. Un caractère « soupe au lait » classique pour une ado qui baigne dans le monde bien faisant de la consommation : « un bonbon par-ci, j’aime pas ça par là ! Vous n’avez pas des gâteaux de la marque machin ? » Chez Linda des attitudes de refus systématique peuvent surprendre mais des élans de générosité aussi : « tu veux une tartine de confiture ? »Linda et ses trois sacs partent en voyage et c’est peut être le plus important.
Si vous vous attendiez à ce que je vous parle de son sale caractère et de sa coquetterie, c’est râpé ! J’ai choisi le coté qui va bien a Linda : le sourire.
Francis

Amélia vu par Linda

Agée de 16 ans, cheveux châtain blond, et petite de taille. Elle a un caractère dure à supporter car elle fait des réflexions déplacées. Elle tombe facilement malade, son passe temps préféré c’est de vomir dans son lit ou aux toilettes. Elle dessine assez bien. Puis elle s’occupe des affaires des autres et trouve des solutions à leurs problèmes mais à tendance à s’oublier. Je pense qu’elle à un énorme cœur à partager, elle est ouverte à tout le monde. C’est une fille sage qui a confiance en elle. Qui peut être utile à tout le monde en tout cas pour moi.
Linda

22 novembre 2007

Thomas vu par Amélia.

Thomas, c’est celui qui est capable de se lever a 6h du matin juste parce qu’il veut pêcher toute la matinée. C’est celui qui peut sourire, rire, et qui, tout à coup, parce qu’il a été vexé ou contrarié, peut s’enflammer, comme ça, pour rien et faire toute une histoire pour pas grand chose. Il a besoin de dire qu’il est là, alors des fois il a des coups de speed, il va commencer à faire le singe ou autres trucs « pas normaux » comme dirait Linda. Il se cache derrière cette carapace de « ptit con » mais on fond, on le sait tous Thomas c’est quelqu’un de sensible qui peut quand il a envie être quelqu’un de très gentil et de très agréable a vivre. Mais je crois que la chose qui marque le plus quand on voit Thomas, c’est le fait qu’il soit si influençable, mais ça changera, j’ai confiance car avant d’être grand, le Baobab était petit aussi !!
Amélia

Christophe vu par Thomas

Il mesure 1m67, cheveux long, bruns aux yeux marron. N’est pas très sportif, aime raconter des blagues parfois un peu nulles mais on s’y habitue ! Il n’aime pas répéter 5 fois les mêmes choses. Il n’aime pas qu’on le prenne pour un imbécile. C’est une personne assez agressive mais qui n’aime pas la violence physique, je l’apprécie quand même. Il adore manger, prend toujours ce qu’on lui donne et fini toujours son assiette. Je crois que je vous ai tout dit sur lui.
Thomas

Francis vu par Christophe

Pour faire le portrait d’un Francis
Pour faire le portrait d’un Francis, tremper sa plume dans l’encre pour les cheveux, la barbe et les yeux. La tremper aussi dans l’écume des vagues pour ajouter quelques touches de blanc dans la barbe, les cheveux et pour faire briller ses yeux ! Si ce n’est pas suffisant, attendre la nuit et capturer un peu de la lumière des étoiles et de la lune. Sinon Francis est comme nous tous, un enfant qui a grandi, mais lui en a conscience ! Alors qu’importe l’âge, quand on a encore tant de choses à découvrir ! Autant d’envies à courir, et l’Océan devant soi comme horizon inatteignable…
Christophe, à la façon de Jaques Prévert.

21 novembre 2007

Wilfried vu par Kélig

Wilfried, c’est notre nouveau capitaine à bord de Grandeur Nature. Il a rejoint l’équipage en avril et depuis, il a fait plein de travaux sur le bateau pour qu’il soit prêt à partir pour le tour du monde, observé notre mode de fonctionnement et s’y est intégré. Et maintenant, le voilà lui aussi au cœur de l’aventure… Bienvenida companero !!!
Wilfried, il a 33 ans et il vient du Mans. Il n’est pas amoureux fou de sa région, mais par contre il adore ses rillettes et le pâté de lapin de sa tante. Oui, c’est un trait important de la personnalité de notre capitaine, il aime bien la bonne bouffe accompagnée d’un bon vin, un Faugères ou un Bourgogne par exemple ! Je pense que si Wilfried n’était pas à bord, il serait déjà parti faire un tour de France des spécialités culinaires et œnologiques ! Peut-être son prochain périple !?
Par son allure tranquille et calme, version Antillaise, on pourrait penser que tout lui passe au travers, mais que nenni, ne vous y fiez pas, Wilfried est un garçon sensible, qui sait se remettre en question et dire les choses quand ça dépasse ses limites. Il n’aime pas se mettre en avant et lui faut sûrement du temps pour se sentir à l’aise vraiment, en pleine possession de tous ses moyens. Bon, des fois, c’est vrai, il aime bien râler, mais ça c’est côté brun de la Sarthe.
Plus tard, quand il sera grand, après avoir fait une bonne cure de confit de canard et de langue de bœuf, il vivra sur son terrain peinard, aux Antilles avec son petit bateau en bois au mouillage devant chez lui, son petit jardin, dans une petite case très colorée pleine de bidouilles pour vivre un maximum en autonomie d’énergie, d’eau et surtout aux portes grandes ouvertes pour accueillir tous les amis et les gens sympas de passage.
Kélig

Solène vue par Wilfried

Solène est une petite brunette à la mèche tombante qui, dans le vent peut-être gênante. Elle a un petit nez de Cléopâtre, vraiment douce pour nous lire ses textes et plein de délicatesse pour le groupe. Elle a certainement des origines Italiennes de par son caractère bien trempé qui lui permet de s’affirmer au sein du groupe quand c’est nécessaire.
Son surnom, « mademoiselle Bio » du bateau ne l’empêche pas en tout cas d’être la reine des lasagnes. C’est un vrai plaisir de faire la cuisine avec elle. Solène a décidé d’apprendre la guitare et s’est fixé l’objectif de jouer un morceau avant Noël.
A plus long terme, elle a le projet de voyager en Inde et de devenir kiné. Elle y arrivera j’en suis sûr !!!
Wilfried

Vendredi 9 novembre

Aujourd’hui pourrait être une journée de navigation banale mais non, d’abord, il y a les portraits qui doivent être terminés pour notre arrivée aux Canaries et comme nous nous rapprochons assez vite, il serait temps de penser à s’y mettre ! Chacun s’applique, crayon et papier en main à dessiner ou à écrire le portrait de la personne qu’il a tiré au sort. Moi, je suis tombé sur Thomas et j’avoue qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant d’y parvenir, car ce n’est vraiment pas simple !
Une grande partie de la journée fut aussi consacrée à la baignade. Ça nous a fait beaucoup de bien car nous n’avons pas eu cette opportunité très souvent depuis le début du voyage. Mais je pense que ce qui restera le plus dans l’esprit de chacun ce 9 novembre 2007, c’est le nombre d’animaux marins que nous avons croisé. C’était comme un ballet enchanté, une tortue ouvre le bal. C’était pour moi, la première fois que je voyais une tortue de mer et c’est bizarre de voir cette carapace flotter à la surface de l’eau ! Puis vient le tour des dauphins qui nous offrent un spectacle : ils se tournent, nous regardent puis bondissent hors de l’eau. Soudain, « oh ! Un souffle ! » Et oui, ce sont les rorquals qui rentrent en piste, plus timide, ils gardent leur distance. Mais bientôt vient le clou du spectacle, ils ont choqué Stevie qui vous dirait que c’était vraiment trop « mystique », et oui, ce sont encore eux, les dauphins, mais différents. Des dauphins environ 3 fois plus grands que les précédents venus avec les thons pour une partie de pêche endiablée. Sans vous parler de ces poissons qu’on apercevait au loin effectuer des bonds de plus de 3 mètres de haut !
C’est alors, des étoiles dans les yeux, après avoir vu tant de vies sous notre beau bateau, que nous nous installons tous dans le cockpit afin d’écouter la suite de notre livre en lecture collective. Nous lisons en ce moment « La grammaire est une chanson douce » d’Erik Orsenna, un livre qui fait réfléchir sur ces êtres que nous négligeons un peu trop : les mots !
Je pense que sur ce bateau, certains devraient y réfléchir et y accorder un peu plus d’importance !
Amélia

Mercredi 7 novembre

Notre 2ème jour depuis Cadiz en navigation vers Les Canaries.
J’ai demandé à chacun son meilleur moment de la journée ! Pour Quentin, c’était la baignade à la traîne, pour Thomas, les portraits chinois pendant le repas. Pour Wilfried la discussion du soir avec Quentin, pour Amélia la baignade du matin en pleine mer, pour Francis, « quand je suis allé quelques minutes à l’étrave regarder le soleil et la mer. » Pour Solène, la baignade du matin, quand j’étais dans l’eau et que je nageais dans le silence. Pour Kélig, quand tous les jeunes étaient en train de faire travailler leur neurone, c’était satisfaisant. Pour Ben, sa journée de cuisine avec Amélia, pour Linda, la baignade du matin avec Amélia, Solène et Quentin. Et pour Stevie : « J’sais pas, quand j’ai dormi ! » Et moi, mon meilleur moment, je lisais l’excellent livre de Chomsky, « comprendre le pouvoir », éditions Aden. Et que voyant tout le monde occupé à apprendre, je me disais que ce que nous faisons est utile ! Reste à le rendre agréable… Sinon pourquoi ?
« On prend mieux conscience des choses en agissant »
PS : sinon le vent n’a fait que mollir et la moyenne s’en ressent ! je pense que j’ai été un peu trop optimiste dans mon pronostic d’arrivée !
Christophe

20 novembre 2007

Il est ouf!

OUF ! L’Atlantique nous apporte aussi plus d’espèces d’oiseaux marins que dans la Méditerranée
Cela va nous changer du goéland citadin Sétois qui a su s’adapter à nos poubelles, à nos trottoirs et à nos bagnoles.
Parmi ces oiseaux, s’il en est un assez ordinaire, c’est le fou de Bassan (oiseau mythique des côtes nord de la Bretagne , d’où la fameuse réserve des 7 îles au large de Perros-Guirec.)
Au sortir du détroit de Gibraltar, nous avons longtemps observé ce bel oiseau facilement reconnaissable à son allure élégante, ses bouts des ailes foncés, sa tête jaune et son bec tranchant comme un sabre.
Les fous de Bassan sont d’excellents plongeurs : pour pêcher, ils sont capables d’effectuer des prouesses. Le fou doit son nom à ses plongeons spectaculaires : il n’hésite pas de se lancer d’une hauteur de 15 à 20 mètres pour atteindre 90 km/h ; il peut descendre à une dizaine de mètres de profondeur. Avec son bec en forme de poignard, il assomme les poissons. Il dévore également les petites crevettes et le plancton, mais se contente parfois des restes de pêche laissés par les marins.
Le fou de Bassan s’éloigne rarement à plus de 200 km des côtes. Il niche en colonie importante sur les falaises. La femelle du fou pond 2 œufs, mais lorsqu’ils éclosent, c’est à qui sera le plus fort, pour s’approprier la nourriture que rapporte les 2 parents. Le petit, le plus faible mourra de faim sans que les adultes n’interviennent. Dure loi de la nature « survivre pour se reproduire »…
Enfin, pour l’anecdote, sachez que l’homme s’est inspiré de cet oiseau pour l’architecture du prestigieux Concorde, (aérodynamisme oblige).
Documentation « la mer » Imagia découverte du monde.
Francis

Mardi 6 novembre

C’est la première journée en mer pour une traversée continent Européen vers les Terres Africaines (depuis longtemps colonisées par les hommes blancs) : Les îles des Canaries ; leurs habitants d’origine, les « Guanches » semblent remontés à l’homme de Cro-magnon et leur pratique de momification des morts suggère des liens avec l’Egypte ancienne.
C’est un archipel essentiellement volcanique. Les 7 îles principales des Canaries « appartiennent » à L’Espagne et représente une entité administrative. Néanmoins elles disposent d’un statut particulier par rapport à l’Europe (douanes et fiscalité).
Une navigation de plusieurs jours nous attend. L’Océan nous accueille avec un vent favorable pour notre route (cap au 220°), et pour calmer les esprits, souhaitons-le !
En mer, tout est différent pour ceux qui connaissent déjà, et tout est à apprendre pour ceux qui découvrent. Notre rôle d’encadrant va être de « capter » l’attention de nos jeunes « désoeuvrés ». Le vent du Nord-est s’est calmé comme prévu, après la traversée du rail de cargo de Gibraltar et une bonne nouvelle à bord : nous recevons RFI (Radio France Internationale) sur la radio BLU ! L’antenne fonctionne ; nous allons pouvoir écouter les infos météo ainsi que quelques nouvelles du monde : sont-elles intéressantes ?
Pour ce qui est de notre bord, tout n’est pas réglé pour la bonne marche de notre groupe et les pics de mauvaises fois sont souvent l’occasion de prises de têtes à répétition : « du vol de gâteaux à l’engueulade systématique. Nous remettons une nouvelle fois les pendules à l’heure. Nous sommes encore loin des Canaries, environ 330 milles. Nous naviguons toujours vers le soleil d’hiver des tropiques avec, dans ma tête, l’idée de belles randonnées sur des terres randonnées, à la rencontre de populations différentes. Il nous faut tous lâcher prise pour pouvoir déguster notre voyage et admirer les vols élégants des fous de Bassan qui nous accompagnent.
Francis

19 novembre 2007

lundi 5 novembre

Maintenant, nous nous préparons pour une semaine de nav jusqu’aux îles Canaries, soit 568 milles. Ça va être un de mes premiers petits périples, car il y en aura d’autres plus gros encore croyez-le. Ça y est, nous sommes fins prêts pour partir. Attention ! Un pare-battage volant à droite, larguez les amarres !!! Quelle montée d’adrénaline pour une simple sortie du port. Ouf, enfin partis. Après une petite heure de moteur et de manœuvre, nous sommes enfin en pleine mer à 10 nœuds de moyenne. Christophe nous demande les pronostics d’arrivée aux Islas Canarias. Petit jeu concour pour passer le temps. Un petit goûter nous attend, préparé spécialement par Linda : Petit Prince et Milka, quoi de plus simple, mais ça me convient. Pas besoin de se compliquer la vie quand il y a simple. Un nouveau système de barre appliqué par Wil pour que tout le monde barre au moins 1 heure à tour de rôle. Moi, je ne barre pas aujourd’hui, car il ne reste pas assez de temps. Ça y est, nous pouvons commencer le repas du soir. Au menu : Vomi en paquet de deux ! Moi et Stevie étions très malades, mais le vrai repas : pâtes au thon. Maintenant, je reste dehors pour prendre l’air et je ne tarde pas à aller me coucher car je suis du 2ème quart.
Je trouve que cette journée s’est à peu près bien passée sauf le petit problème de vol de galettes bretonnes. « Qui vole un gâteau, vole tout le bateau !!! »
Quentin

dimanche 4 novembre

En fin de matinée, nous voyons chaque jeune pour lui poser « la » question du jour : « qu’est-ce que tu peux faire pour que le groupe aille mieux ??? » Alors à une question, plusieurs réponses…Quentin veut bien ne plus provoquer et ne pas répondre aux provocations des autres, Thomas lui, après plusieurs minutes de réflexion, finalement veut bien essayer de faire quelque chose pour que ça aille mieux, alors pourquoi pas arrêter de râler tout le temps par exemple. Puis nous les grands, comme il est déjà 12h30, on propose d’aller se faire un pique-nique dans un parc de la ville, qui je vous le rappelle est Cadiz, et d’aller se manger une glace tous ensemble car la « chocolat thérapie », ça marche aussi ! Moi, j’étais vachement contente parce que ma glace, elle était trop bonne !
De retour au bateau, après une très agréable balade dans la ville, au bord de mer, aux allures de St Malo, nous réattaquons la question du jour à laquelle Linda nous répond qu’elle veut bien s’investir plus dans la navigation, Stevie qu’il veut bien ne pas s’énerver excessivement pour rien, Solène est d’accord pour faire attention quand elle répond et Amélia veut bien ralentir sa consommation de chocolat …c’était pour la rime !
Alors j’espère qu’après toutes ces bonnes résolutions, nous allons vivre une bonne semaine de navigation vers Les Canaries, pleine de volonté, d’envies, d’enthousiasme et de bonne humeur…à suivre…
Kélig