Les voilà à mi-parcours de leur navigation. Ils ont retrouvés les flux de vent promis par les dépressions nordiques. Ils avancent donc à 7-8 noeuds au portant. Super conditions de traversée avec une belle fenêtre météo qui s'annonce cette semaine.
GRANDEUR NATURE est une association Loi 1901 d'accueil social dont l'objectif est la réinsertion de jeunes en difficultés sociales par le voyage, la découverte et l'aventure.
29 mai 2019
27 mai 2019
Le 26/05 à 15:49
Après être remontés au Nord pour aller profiter du vent des dépressions, notre équipage met le cap sur les Açores.
23 mai 2019
Le 22/05 à 23:27
Et ils avancent!!!
Après un départ très mou (le vent n'était pas au rendez-vous), qui les a obligé de supporter le ronron des moteurs, et faire une dernière escale sur une île du nord des Bahamas pour reremplir les réservoirs, ils ont trouvé le vent et filent maintenant plein Nord à 10 noeuds.
Après un départ très mou (le vent n'était pas au rendez-vous), qui les a obligé de supporter le ronron des moteurs, et faire une dernière escale sur une île du nord des Bahamas pour reremplir les réservoirs, ils ont trouvé le vent et filent maintenant plein Nord à 10 noeuds.
Waouw, ça décoiffe!!!
21 mai 2019
Départ pour la grande traversée!!!
Salut à tous,
Le bateau quitte aujourd'hui même Nassau avec tout l'équipage à bord (je vous rassure, aucun téméraire n'est resté sur une île déserte des Bahamas).
Les cales sont bien remplies de céréales et de boites de conserves. Peu de légumes frais en revanche, car ici selon leur mots : "les conserves font moins peur que les fruits et légumes frais".
Après trois brèves journées de ravitaillement, les voilà donc partis, pour la grande traversée de l'atlantique qui les conduira jusqu'aux Açores.
Battront-ils notre ancien record de vitesse de traversée retour (16 jours), ou bien celui de lenteurs (26jours)?
C'est le moment de faire vos paris.
En tout cas pour l'instant ils partent dans un régime on ne peut plus pétolisé, avec un surplus de gazoil au vu du calme qui les attends .
AFFAIRE A SUIVRE
Ismaël
Le bateau quitte aujourd'hui même Nassau avec tout l'équipage à bord (je vous rassure, aucun téméraire n'est resté sur une île déserte des Bahamas).
Les cales sont bien remplies de céréales et de boites de conserves. Peu de légumes frais en revanche, car ici selon leur mots : "les conserves font moins peur que les fruits et légumes frais".
Après trois brèves journées de ravitaillement, les voilà donc partis, pour la grande traversée de l'atlantique qui les conduira jusqu'aux Açores.
Battront-ils notre ancien record de vitesse de traversée retour (16 jours), ou bien celui de lenteurs (26jours)?
C'est le moment de faire vos paris.
En tout cas pour l'instant ils partent dans un régime on ne peut plus pétolisé, avec un surplus de gazoil au vu du calme qui les attends .
AFFAIRE A SUIVRE
Ismaël
20 mai 2019
Nouvelles des Bahamas par Tim et le Loan
Amis, familles, adhérents et autres terriens.

Nous voilà de nouveau en navigation, nous avons
laissé Cuba derrière nous afin de nous diriger vers les Bahamas.
La première île que nous rencontrons est Great
Inagua qui nous permet de faire les papiers d’entrée et qui nous donne un avant
goût de ce qu’est la plongée aux Bahamas. On découvre, émerveillés, l’eau
turquoise qui se reflète sur les nuages et même sur les oiseaux.
Avant de lever l’ancre, cap sur Hoggsty Reef,
l’unique atoll de l’Atlantique Nord. Encerclé par des récifs et des épaves,
c’est un îlot et son petit phare qui nous accueille. Le temps de ramasser
quelques coquillages et d’explorer le reste des navires échoués et on repart,
cette fois ci pour Castle Island.
Les grandes plages de sable blanc de cette
île, sont dominées par un phare magnifique et imposant. Certains plongent et
s’aventures dans une nouvelle épave où les habits et la vaisselle sont toujours
là, tandis que d’autres font le tour de l’île à pied et découvrent une lagune
et ses flamants roses. Puis vient le moment de s’en aller, mais les voiles ne
se gonflent pas, il n’y pas de vent, on avance lentement, nous n’avons donc pas
le temps de s’arrêter à Little Bird Rock, après une nuit de quart, on arrive à
Conception Island. Entre ses fonds marins et sa mangrove en eaux claires, l’île
est un véritable oasis sous-marin qui nous permet 2 jours de belles plongées
avant de repartir pour Allan’s Cay.
Il n’y a toujours pas de vent, et en plus
il pleut. On mouille sur l’île aux iguanes à l’écart des autres bateaux, puis
nous débarquons sur la plage, et nous découvrons les gros reptiles vivants ici.
Ils viennent en courant vers nous, ce qui fait peur à plusieurs d’entre nous.
Après les avoirs bien observé, nous somme partit pour New Providence. 20 miles plus tard, on jette l’ancre sur des hauts fonds et on passe la nuit ici avant de repartir pour Nassau.
Après les avoirs bien observé, nous somme partit pour New Providence. 20 miles plus tard, on jette l’ancre sur des hauts fonds et on passe la nuit ici avant de repartir pour Nassau.
On redécouvre la ville, ses bruits, ses odeurs et sa
pollution.
Nous voilà de nouveau dans une Marina (à 100 $ la nuit), on prépare le bateau pour la
traversée retour et nous sommes choyés par nos voisins Canadiens, Annette et François qui font de cette escale technique, un moment d'amitié, merci à eux!
Demain on quitte les Bahamas, on quitte les Caraïbes qui
nous accueillent depuis un bon moment, on quitte l’Ouest de l’Atlantique pour
rejoindre l’Est, pour rejoindre l’Europe.
Tim et le Loan
6 mai 2019
Dernières nouvelles de Cuba par Elio et Océane
Salutations amis Français !
Ici chaleur, moustiques et système Cubains nous font pleinement vivre cette escale. D'ailleurs le peu de photos postées sur le blog reflète la lenteur de chaque actions entreprises ici. Les versions des sites sont anciennes, la connexion est lente (pour que l’État Cubain puisse facilement contrôler) et les ordis un peu dépassés. Alors excusez-nous pour ce peu de nouvelle ! Mais sachez qu'en contre-partie nous profitons à fond de ce pays si riche humainement parlant. Nous avons rencontrés quelques voisins Français à la marina mais avec grande déception nous n'avons pu accueillir nos amis Cubains sur le bateau, le gouvernement interdit aux Cubains de monter sur les bateau.
Voici les résumés des deuxièmes randos où nous sommes restés dans les 20 km alentours de la Vita :
Avec du retard Elio, Maya et Michel partent en randonnée chez Elio à Gibara. Il a fallu attendre que les antibiotiques soignent le début d'angine d'Elio.
Nous partons donc avec deux jours de retard. On prévoit peu de marche pour ne pas fatiguer le convalescent. Arrivés chez Elio, nous sommes reçus comme des amis par ce vieux pêcheur de 77 ans pour qui nous ne sommes pas des étrangers, mais des marins.
Gavés de mangues, de porc et de gentillesse, nous nous sommes baignés, avons beaucoup lu et nous sommes un peu promenés.
Beaucoup de discussions avec Elio. Pas mal d'instants contemplatifs devant la mer.
Merci au vieux pêcheur!
Elio, Maya et Michel
Mickaël raconte :
Nous sommes partis mardi après-midi, direction la maison de José et Norbelis, une famille Cubaine rencontré la semaine dernière par Amèlia et Loan. On leur offre plusieurs cadeaux, on aide José à travailler dans ses champs et on mange beaucoup de mangues. Jeudi matin, nous quittons la maison afin de se diriger vers Melones. Arrivé sur place nous rencontrons un ami d'Océ et Tim : Pipo, qui nous accueil sous les manguiers et chez qui on restera jusqu'à la fin de la rando. Nous avons beaucoup rigolé avec Liz et Yerlandes, les enfants de la famille, avons eu un avant goût du 1er Mai, fait du billard, dormi dans une bergerie...
Amélia, Louis, Mickaël et Loan
Timothée résume :
Nous sommes restés 5 jours avec une famille qu'on a rencontré à la première rando. J'ai trouvé un bon ami qui s'appel Lorenzo. On a bien aimé rester avec la famille, ils nous ont appris à utiliser un lance-pierre pour tuer des tourterelles, ils m'ont appris aussi plein de mots en espagnol. Et aussi à pêcher, à jouer aux dominos, visiter des grottes. J'ai trop aimé ces moments collectifs. Et aussi ça m'a fait plaisir de passer un moment avec Neli, Jorge et Roberto.
Tim, Océ, Loanita
Ensuite nous nous sommes retrouvés 2 ou 3 jours au bateau, le temps de réaliser tout le nécessaire avant de repartir en rando. En fin de journée, quand la chaleur tombe, certains en profite pour aller courir, histoire de sortir de la marina. On a beaucoup à faire mais on prend quand même le temps de tous se retrouver autour d'eau fraîche, grâce aux glaçons offerts par la marina. Et oui après tant de péripéties, il faut bien se partager nos récits ! Les dernières randos nous ont permis de conclure le travail collectif, sur nos présentations de Cuba.
Voici quelques retours sur ces randos :
Une randonnée entre fille et bien ça ne change pas grand chose. On a rejoint la famille Gonzalez pour l'anniversaire de Jorge. Ils ont égorgés une biquette pour l’occasion. Pour le 1er mai on a voulu assister au défilé de Holguin mais on l'a manqué. A 10 heure du mat' ils avaient déjà remplacé les pancartes par les bières. Nous on a profité de ce rassemblement festif au stade pour visiter le centre-ville plus calme. Ce jour-là on rentrera sous la pluie. Puis on finira les deux jours un peu avec la famille et un peu entre nous. Loanita décide de rester habiter dans la famille. Tandis que Maya voudrait rentrer chez elle. Océane deal mangues et cocos contre des pommes bio.
Loanita, Maya, Océ
Nous sommes allés à Gibara chez Elio, un ami pécheur de Christophe. Ce pécheur est un vrai personnage, ce qui nous a valu beaucoup de fou rire (qui partaient souvent de pas grand choses)
Il se passera plein de mésaventures jusqu'au dernier jour, où Louis s'est fait voler son sac de rando. Mais malgré tout ce bazar, nous avons quand même pu visiter 3 musées (architecture ancienne, histoire de Gibara et de la faune Cubaine ). Le retour se fera tranquillement en quelques temps, on se fera prendre en stop par un camion-benne qui nous emmènera jusqu'à la boulangerie de Vita qui est à quelques mètres de la marina.
Conclusion : Elio est un personnage certes, mais il est surtout et avant tout une personne avec un grand cœur et très accueillante. Pendant cette rando nous avons été en immersion dans la vie Cubaine.
Louis, Amélia, Loan, Elio
Nous sommes partis de Vita et arrivés a Mayari pour y rencontrer une légende (Koki le pote de mich). Pour Mich les 2 premiers jours ce passeront dans son lit car il a chopé la crève quand nous étions au lac et que l'on est resté sous la pluie presque à poils. Pour Tim et Mick ils paseront tout leur temps à jouer avec les enfant de la famille (Tim joue beaucoup au foot, Mick fait une fresque pour Koki. Nous sommes partis voir le premier mai malheureusement ce ne sont que des slogans de propagandes qui sont criés à une foule très remontée. Résultat Tim s'est fait de bon pote, Mick a fait une belle fresque et Michel à retrouvé son pote qu'il va aider à venir faire un tour en France.
Michel, Mikaël et Timothée
Ce sont après ces dernières randonnées que l'on quitte Cuba en direction des Bahamas. Mais avant ça il faut faire le plein des produits frais au marché de Freyre. Nous avons été escorté par Alina et son père, des amis de Michel. De bons fruits et légumes sont désormais à bord, c'est à coup de batidos et bananes fris fait maison que nous terminerons cette escale riche en rencontre et en émotion. Nous quittons aujourd'hui la marina de Vita.
Au planning pour les deux semaines à venir : plongées, détente et navigation parmi les poissons et les îles désertes. Nous n'aurons pas accès à internet jusqu'à Nassau (ville de ravitaillement avant la traversée de l'Atlantique).
Elio et Océane
Ici chaleur, moustiques et système Cubains nous font pleinement vivre cette escale. D'ailleurs le peu de photos postées sur le blog reflète la lenteur de chaque actions entreprises ici. Les versions des sites sont anciennes, la connexion est lente (pour que l’État Cubain puisse facilement contrôler) et les ordis un peu dépassés. Alors excusez-nous pour ce peu de nouvelle ! Mais sachez qu'en contre-partie nous profitons à fond de ce pays si riche humainement parlant. Nous avons rencontrés quelques voisins Français à la marina mais avec grande déception nous n'avons pu accueillir nos amis Cubains sur le bateau, le gouvernement interdit aux Cubains de monter sur les bateau.
Voici les résumés des deuxièmes randos où nous sommes restés dans les 20 km alentours de la Vita :
Avec du retard Elio, Maya et Michel partent en randonnée chez Elio à Gibara. Il a fallu attendre que les antibiotiques soignent le début d'angine d'Elio.
Nous partons donc avec deux jours de retard. On prévoit peu de marche pour ne pas fatiguer le convalescent. Arrivés chez Elio, nous sommes reçus comme des amis par ce vieux pêcheur de 77 ans pour qui nous ne sommes pas des étrangers, mais des marins.
Gavés de mangues, de porc et de gentillesse, nous nous sommes baignés, avons beaucoup lu et nous sommes un peu promenés.
Beaucoup de discussions avec Elio. Pas mal d'instants contemplatifs devant la mer.
Merci au vieux pêcheur!
Elio, Maya et Michel
Mickaël raconte :
Nous sommes partis mardi après-midi, direction la maison de José et Norbelis, une famille Cubaine rencontré la semaine dernière par Amèlia et Loan. On leur offre plusieurs cadeaux, on aide José à travailler dans ses champs et on mange beaucoup de mangues. Jeudi matin, nous quittons la maison afin de se diriger vers Melones. Arrivé sur place nous rencontrons un ami d'Océ et Tim : Pipo, qui nous accueil sous les manguiers et chez qui on restera jusqu'à la fin de la rando. Nous avons beaucoup rigolé avec Liz et Yerlandes, les enfants de la famille, avons eu un avant goût du 1er Mai, fait du billard, dormi dans une bergerie...
Amélia, Louis, Mickaël et Loan
Timothée résume :
Nous sommes restés 5 jours avec une famille qu'on a rencontré à la première rando. J'ai trouvé un bon ami qui s'appel Lorenzo. On a bien aimé rester avec la famille, ils nous ont appris à utiliser un lance-pierre pour tuer des tourterelles, ils m'ont appris aussi plein de mots en espagnol. Et aussi à pêcher, à jouer aux dominos, visiter des grottes. J'ai trop aimé ces moments collectifs. Et aussi ça m'a fait plaisir de passer un moment avec Neli, Jorge et Roberto.
Tim, Océ, Loanita
Ensuite nous nous sommes retrouvés 2 ou 3 jours au bateau, le temps de réaliser tout le nécessaire avant de repartir en rando. En fin de journée, quand la chaleur tombe, certains en profite pour aller courir, histoire de sortir de la marina. On a beaucoup à faire mais on prend quand même le temps de tous se retrouver autour d'eau fraîche, grâce aux glaçons offerts par la marina. Et oui après tant de péripéties, il faut bien se partager nos récits ! Les dernières randos nous ont permis de conclure le travail collectif, sur nos présentations de Cuba.
Voici quelques retours sur ces randos :
Une randonnée entre fille et bien ça ne change pas grand chose. On a rejoint la famille Gonzalez pour l'anniversaire de Jorge. Ils ont égorgés une biquette pour l’occasion. Pour le 1er mai on a voulu assister au défilé de Holguin mais on l'a manqué. A 10 heure du mat' ils avaient déjà remplacé les pancartes par les bières. Nous on a profité de ce rassemblement festif au stade pour visiter le centre-ville plus calme. Ce jour-là on rentrera sous la pluie. Puis on finira les deux jours un peu avec la famille et un peu entre nous. Loanita décide de rester habiter dans la famille. Tandis que Maya voudrait rentrer chez elle. Océane deal mangues et cocos contre des pommes bio.
Loanita, Maya, Océ
Nous sommes allés à Gibara chez Elio, un ami pécheur de Christophe. Ce pécheur est un vrai personnage, ce qui nous a valu beaucoup de fou rire (qui partaient souvent de pas grand choses)
Il se passera plein de mésaventures jusqu'au dernier jour, où Louis s'est fait voler son sac de rando. Mais malgré tout ce bazar, nous avons quand même pu visiter 3 musées (architecture ancienne, histoire de Gibara et de la faune Cubaine ). Le retour se fera tranquillement en quelques temps, on se fera prendre en stop par un camion-benne qui nous emmènera jusqu'à la boulangerie de Vita qui est à quelques mètres de la marina.
Conclusion : Elio est un personnage certes, mais il est surtout et avant tout une personne avec un grand cœur et très accueillante. Pendant cette rando nous avons été en immersion dans la vie Cubaine.
Louis, Amélia, Loan, Elio
Nous sommes partis de Vita et arrivés a Mayari pour y rencontrer une légende (Koki le pote de mich). Pour Mich les 2 premiers jours ce passeront dans son lit car il a chopé la crève quand nous étions au lac et que l'on est resté sous la pluie presque à poils. Pour Tim et Mick ils paseront tout leur temps à jouer avec les enfant de la famille (Tim joue beaucoup au foot, Mick fait une fresque pour Koki. Nous sommes partis voir le premier mai malheureusement ce ne sont que des slogans de propagandes qui sont criés à une foule très remontée. Résultat Tim s'est fait de bon pote, Mick a fait une belle fresque et Michel à retrouvé son pote qu'il va aider à venir faire un tour en France.
Michel, Mikaël et Timothée
Ce sont après ces dernières randonnées que l'on quitte Cuba en direction des Bahamas. Mais avant ça il faut faire le plein des produits frais au marché de Freyre. Nous avons été escorté par Alina et son père, des amis de Michel. De bons fruits et légumes sont désormais à bord, c'est à coup de batidos et bananes fris fait maison que nous terminerons cette escale riche en rencontre et en émotion. Nous quittons aujourd'hui la marina de Vita.
Au planning pour les deux semaines à venir : plongées, détente et navigation parmi les poissons et les îles désertes. Nous n'aurons pas accès à internet jusqu'à Nassau (ville de ravitaillement avant la traversée de l'Atlantique).
Elio et Océane
28 avril 2019
Lettre collective arrivee Cuba
Nous partons de Luperon le 13/04 après une
soirée chez Luc qui nous a aidé pour des réparations sur le bateau, qui nous a
fait visiter son chantier naval et sa ferme en permaculture et qui nous a donné
une courge de plus de 15Kg. La première journée de navigation, nous avons avalé
les milles avec 20 nœuds de vent-arrière. pendant la nuit nous nous sommes fait
interpelé par les coast guards américains qui voulaient nous faire stopper le
navire. Nous sommes arrivé à Cuba, au moteur, après une suit sans vent. La
playlist du matin, et cela deviens une tradition GN, a débutée par
l'internationale lorsque nous arrivions à Puerto de Vita. Le bateau prend des
airs Gitans après les lessives ( à l'eau douce s'il vous plaît!) ce qui
questionne le personnel de la marina, pas habitué à ce que les voiliers fassent
leurs lessives. On décide des groupes de rando et les départ se font le 17 au
matin sauf pour le groupe de Michel, Maya et Louis car le capitaine a besoin de
faire du bricolage ( ce qui est plus difficile avec 12 personnes à bord). Ils
partirons donc le 18.
Christophe va retrouver son pote Elio avec
Loanita et Mickaël; Amélia, Elio et Loan vont à la découverte de la faune
cubaine; Océane et Timothée partent à l'aventure dans la campagne; enfin Michel
va retrouver son ami Koki à Mayari avec Maya et Louis. Les jeunes sont motivés
et ça fait plaisir!(phrase de Michel).
Le décalage d'une journée permet au groupe de
Michel Maya Louis de rester avec Lola qui nous quitte. Il n'y aura plus
personne pour faire des équilibres sur le pont, ni pour animer les séances de
sport matinales. Ça va nous manquer, ainsi que sa bonne humeur et tout le
reste...
Résumés
des randonnées :
Rando
Maya(ri) Louis(e) Michel
Nous
partons 24 heures après les autres pour Mayari, car nous devions faire quelques
réparations sur le bateau. Nous faisons nos adieux à Lola et c'est parti pour
4h de transports en communs cubains, c'est-à-dire: un vieux camion américain
des années 60, une sorte de caisse avec des bancs soudés (en mode bétaillère humaine),
30 places assises et autant debout. Arrivés à Mayari, nous retrouvons Koki, le
pote de Michel, et sa famille, qui nous hébergent. Nous faisons une petite
rando en camion jusqu'à une cascade à mille mètres; Baignade et campement avec
la plus belle vue de la région, et c'est le luxe, nous avons même froid. Le
lendemain, nous jouons l'honneur de notre pays en faisant du pain français à la
cubaine ( et oui même faire du pain peut être dangereux...). Louis et Maya ont
la permission de sortir avec les jeunes de la famille pour la fête du village.
Le lendemain, c'est 4 heures de transport en commun très très très serré ( 90
pers pour 30 places). Un dernier repas en petit groupe et nous revoilà à bord.
Rando
Christophe Mickaël Loanita
Une
randonné où on a bien rigolé je peux vous l'accorder! Nous avons décidé de
dormir une nuit sur une plage, histoire de dire qu'on fait une rando car le
reste du temps nous serons chez Elio. Après un départ sous le soleil, une nuit
à la belle étoile, accompagnés d'un bon vent qui chasse les moustique, nous
sommes arrivés en barque chez notre hôte. De suite, il nous prépare des repas
bien riches ( salade de riz, porc, poulet, œufs, bananes plantains...). Une
soirée dominos, une salsa avec Estella pour Mickaël et Loanita, romantique ( ou
pas.... quoi que....). Loanita a pu découvrir une maison de retraite. Mickaël a
visité un musée d’Histoire Naturelle. Conclusion, nous repartons par le même
chemin, car c'est dimanche, il n'y a pas de bus qui partes de Gibara et il n'y
plus de combustible dans le pays.
Rando
Loamelio
Nous
partons déterminés, avec comme objectif de rando: aller voir les animaux
sauvages.Pour cela nous souhaitons nous rendre à Mayari dans une réserve
naturelle. C'est la que commencent les difficultés. On reste deux jours bloqués
à Holgin à la recherche de transport avant d'abandonner nos projets et de
quitter cette ville maudite pour rejoindre Freyre. De là, s'en suivent de
nombreuses expéditions le long des plages dans un labyrinthe de broussailles ou
encore au beau milieu d'un paysage de western. jusqu'à arriver chez une famille
qui nous accueille et chez qui l'on passera nos deux derniers jours. Nous
dormirons entourés par de nombreux animaux et par les manguiers. Elio étant
malade, nous rentrons un jour plus tôt au bateau, satisfaits de notre rando et
avec une meilleure connaissance de Cuba, grâce à nos nombreuses découvertes.
Ô cé la
Tim !
La
Tim des deux marcheurs bien motivés à rester dans les alentours de la marina
pour rencontrer des Cubains du coin. Dans un rayon de 20 kms à la ronde, il y a
déjà beaucoup à découvrir : les lacs pour se laver, le petit train pour
rigoler, le lait de vache pour le café, le journal en guise de PQ, le
lance-pierre et le fil de nylon pour se nourrir de tourterelles et de poissons,
la calebasse sèche pour jouer au foot… et, bien sûr, les bonnes glaces à la
mangue bien méritées.
Tim s’entraîne à différencier chèvres et
moutons, veau et poulain, mulet et cheval et même à traire des vaches, à la fin
de l’escale ce sera un vrai p’tit fermier. Océ aime beaucoup parler (en
espagnol), elle apprécie ce mode de vie qui
la fait rêver; ce qui reste incompréhensible pour les Cubains.
Une chouette rando remplie d’apprentissages,
d’épanouissements, de réflexions. Cette chaleur humaine (pas la température!)
nous a vraiment réjouit durant ces 5 jours.
Louis et
Michel
27 avril 2019
Brèves de Cuba par Christophe
-->
Le 27 avril à Vinalés.
Bonjour à tous parents
et amis.
Nous sommes à Cuba depuis le 15
Avril. Nous sommes arrivés au petit matin devant l’entrée de la baie de Vita
après moins de 48 heures de navigation depuis la République Dominicaine, durant
cette navigation nous avons vu l’île de « Great Inagua » (enfin son
phare) qui sera notre point d’entrée aux Bahamas dans 3 semaines.
L’entrée à Cuba se fait à la marina
de Vita qui sera notre lieu de stationnement pendant toute l’Escale, les
formalités se font sans difficultés. Les gens nous connaissent, c’est notre 5e
visite en 10 ans, enfin pour moi, pour Michel c’est la 3e fois et pour tous les
autres se sera une découverte.
Nous formons vite des groupes et
nous partons en rando dès le 17 au matin, à part Michel et son groupe (Louis et
Maya) qui restent une journée de plus pour faire des réparations sur le bateau,
ensuite il a prévu d’aller voir un ami vers Mayari. Amélia, Elio et Loanito
aimerait aussi aller vers Mayari pour se renseigner sur les lieux de ponte des
Tortues, car c’est la saison, même si c’est loin (80 Km) et donc aléatoire avec
les transports Cubains. Océane et Timothée ont eu prévu de rester pas loin de
Vita et d’aller voir un lac en rencontrant des agriculteurs et des éleveurs en
chemin.
Pour ma part j’ai prévu
de retourner voir mon ami Elio dit el cascara (un pêcheur retraité) à Gibara
qui n’est distant que d’une vingtaine de Km, mais sur des routes et chemins
infréquentés…
Nous avons prévu de rentrer tous au
bateau le 21, après 4 nuits à l’extérieur.
Nous avons tous plus ou
moins accompli notre programme, et nous avons tous vécu des aventures et
rencontré des Cubains! Ce qui reste l’objectif premier de cette escale.
Mon pêcheur était toujours vivant et
sa maison une vraie scène de théâtre remplie de personnages!
L’ami de Michel et sa
famille les ont accueilli comme à la maison.
Tim et Océ ont rencontré
des Cubains très pauvres mais qui donnaient sans compter.
Quand au groupe d’Amélia après un
passage désagréable à la ville, y compris le vol de la carte bancaire, ils sont
finalement revenus près de la marina où les rencontres se sont enchaînés.
Tout le monde est
rentrés contents des découvertes et des gens croisés et la plupart ont envie de
retourner voir certaines de ces rencontres, mais cela je ne peux pas vous le
raconter, car je suis partis retrouver Lila et Véro à la Havana pour une
dizaine de jours!
Où nous allons découvrir
l’Ouest de Cuba, à 900 Km du bateau!
Christophe.
11 avril 2019
lettre de Luperon. Amélia et Mickaël
Chapitre 1 : Bye Bye Samana.
Hier, Michel nous a rejoins.
Xan est parti.
Ce matin.
Sous la pluie.
« Bienvenido a nuestro nuevo capitan »
« buen viaje Xan »
Nous traversons une dernière fois,
L’eau marronâtre du port de santa Barbara, dans la baie de Samana.
Nous escaladons une dernière fois,
Le pneu écrasé, qui nous permet de monter sur le quai.
Nous saluons une dernière fois, les militaires,
Qui peignent leur bateau, pour cacher la misère.
Un dernier tour au marché aux halles où l’on se ravitaille.
Les patchworks colorés des étales, l’odeur âcre des entrailles,
Des poissons évidés un peu sales, des légumes en pagaille.
Ah ! Nous nous souviendrons de toi Samana !
De tes habitants, souriants, accueillants, bienveillants.
Samana qui pue, qui fait du bruit, qui est pleine de vie.
Samana, tes flaques d’algues vertes fluo, tes moto conchos, tes supermercados en travaux.
Samana et tes vendeurs d’ananas.
A l’arrière des pick-up on claironne « papas ! Cebollas ! »
Comme on entonne une litanie sur une place.
Ciao nos p’tites habitudes aux saveurs d’empanadas de queso y pollo, de batido, de jugo.
Ciao Domingo, notre amigo et son aide précieuse pour aller chercher de l’eau.
Il ne manquait jamais de nous saluer, l’ami
A bord de « chichila » sa barque-taxi.
Good Bye les « whale watching », les baleines vont déserter. Il est temps désormais de
commencer leur ascension.
Cap au nord ! C’est leur direction.
Mais pas toutes en même temps, et heureusement,
Il en reste quelques-unes au banc d’argent.
Chapitre 2 : Au Banc d’argent
Nous revoilà mon cher banc d'argent et c'est la dernière fois que tu vois nos têtes.
Tu nous auras bien fait rêvé d’ailleurs.
Dialogue entre Silver bank (Silver) et la baie de Samana (Sam) :
« - dit, tu n'aurais pas vu un beau catamaran ? Il a quitté mes eaux le 30 mars. Demande Sam.
- Si si, ils sont arrivés le 31 au matin. J'espère que c'est la dernière fois que qu'ils viennent. Il
y a déjà 3 gros bateaux qui me salissent ça me suffit. Répond Silver.
- non tu te trompes, eux ont de bonnes intensions. J'ai même ouïe dire qu'ils ramassaient dès
qu'ils en voyaient, des déchets plastiques dans l’eau.
- ah ouai? Alors ça c'est intéressant tient ! » S’exclama Silver étonné.
Discussion entre deux frégates :
- Hey ! Regarde ce beau bateau! D’après le fou de popol, ils sont grave banchés baleines !
- ah ? Encore des enquiquineurs qui vont embêter les filles avec leurs bruits de moteur ?
- Mais non ! Eux, se déplacent à la voile !
- Ce n’est pas habituel par ici !
- En plus, ils veulent nous étudier et nous protéger, nous, les habitants de silver bank.
Maintenant, ils connaissent bien les baleines. Hier, ils m’ont expliqué pourquoi elles
s’appellent « baleines à bosse ». En fait, c’est quand elles plongent, leur corps fait un arc de
cercle qui ressemble à une bosse à la surface de l’eau.
- Ah bon ?! Ce n’est pas du à leurs petites bosses/capteurs présentes sur leur nez ? ça alors !
- Ils m’ont aussi confié où elles allaient quand elles partent d’ici ! Après trois mois bien au
chaud dans nos eaux, elles remontent vers les eaux froides du nord du Canada où elles
trouvent du Krill et du poisson pour se nourrir.
- ah ! Je me disais bien aussi ! Je ne les vois jamais mangé ici, et je commençais à m’inquiéter
car à part leurs petits, j’ai remarqué qu’elles perdaient beaucoup de poids!
Retour au bateau auprès de nos aventuriers :
Toutes les après-midi, nous sommes de sortie pour aller voir les baleines. Puis partons en
plongée en petit groupe sur les patates de corail, la barrière ou encore le Polyxeni.
Ces belles plongées nous ont permis d’observer pleins de belles choses comme des requins
citrons ou bordé (inoffensifs rassurez-vous !), des poissons perroquets de toutes les couleurs,
des raies aigles, et toutes sortes d’autres poissons et coraux... Et même que nous nous sommes
tous améliorés en plongée !
Il est maintenant venu le temps pour nous de quitter ce bel endroit pour rejoindre de nouveau
la république dominicaine en direction cette fois-ci de Luperon.
Chapitre 3 : Luperon
La navigation jusqu’à Luperon fut calme. C’est au petit matin que nous découvrons des
paysages vallonnés, légèrement brumeux, comme une peinture d’aquarelle que se
dessine à l’horizon. Après un étroit chenal, serpentant dans la mangrove, apparaît la
petite baie de Luperon.
Des vieux bateaux de pêche attendent au quai. D’autres paraissent échoués. Certains le
sont vraiment, le nez dans les palétuviers. Quelques modestes bateaux de plaisance sont
au mouillage le temps d’un petit ravitaillement.
Luperon, c’est une ville hors du temps, aux allures de
western. On y croise des groupes de personnes, en
compagnie de leurs chiens qui rongent des vieux os de
poulet. Tout le monde est assis devant leurs maisons
colorées. Certains discutent, d’autres jouent aux dominos.
Lorsque nous avançons dans l’une des deux uniques rues
parallèles de cette ville, nous atterrissons dans un petit parc.
Le kiosque central accueille nos acrobaties et nos
chorés hip-hop qui suscite la curiosité des
passants et des enfants.
On se délecte d’une glace aux couleurs parfois aussi fluo que les poussins
peints (oui oui vous lisez bien ! cf : la photo).
Une voiture fait cracher ses grosses basses, un homme a cheval passe. Petite
anachronisme qui fait le charme de cette ville.
Nous profitons de cette escale pour accueillir Carmen, notre superviseuse
psychologue et Serge Chaillou, le chargé de mission lieux de vies de l’ASE
Essonne.
L’occasion de faire un point sur les 6 mois passés et de réfléchir à l’avenir.
Nous rencontrons (ou retrouvons pour certains) Luc, un ami de longue date
de l’association qui est propriétaire d’un chantier naval pas très loin de la
ville. Il nous fait découvrir son métier et nous présente Alberto.
Alberto, lui, met en place un projet depuis un an et demi de culture en permaculture sur
les terrains que Luc a acheté autours des chantiers. Leur objectif est de recréer une
biodiversité sur des terres détruites par la déforestation et la présence de trop
nombreuses vaches. Certains d’entre nous vont passer un peu de temps à découvrir et
l’aider dans son activité. Quel bonheur de travailler la terre après tout ce temps passé en
mer !
Encore une fois, nous ne chômons pas et le temps passe vite ! Très bientôt, nous serons à
Cuba, cette île que nous avons hâte de découvrir grâce aux histoires de Christophe et
Michel ainsi que toutes ces choses que nous avons pu lire a son sujet !
Mais ça c’est une nouvelles histoire que nous ne manquerons pas de vous raconter !
Amélia et Mickaël
Hier, Michel nous a rejoins.
Xan est parti.
Ce matin.
Sous la pluie.
« Bienvenido a nuestro nuevo capitan »
« buen viaje Xan »
Nous traversons une dernière fois,
L’eau marronâtre du port de santa Barbara, dans la baie de Samana.
Nous escaladons une dernière fois,
Le pneu écrasé, qui nous permet de monter sur le quai.
Nous saluons une dernière fois, les militaires,
Qui peignent leur bateau, pour cacher la misère.
Un dernier tour au marché aux halles où l’on se ravitaille.
Les patchworks colorés des étales, l’odeur âcre des entrailles,
Des poissons évidés un peu sales, des légumes en pagaille.
Ah ! Nous nous souviendrons de toi Samana !
De tes habitants, souriants, accueillants, bienveillants.
Samana qui pue, qui fait du bruit, qui est pleine de vie.
Samana, tes flaques d’algues vertes fluo, tes moto conchos, tes supermercados en travaux.
Samana et tes vendeurs d’ananas.
A l’arrière des pick-up on claironne « papas ! Cebollas ! »
Comme on entonne une litanie sur une place.
Ciao nos p’tites habitudes aux saveurs d’empanadas de queso y pollo, de batido, de jugo.
Ciao Domingo, notre amigo et son aide précieuse pour aller chercher de l’eau.
Il ne manquait jamais de nous saluer, l’ami
A bord de « chichila » sa barque-taxi.
Good Bye les « whale watching », les baleines vont déserter. Il est temps désormais de
commencer leur ascension.
Cap au nord ! C’est leur direction.
Mais pas toutes en même temps, et heureusement,
Il en reste quelques-unes au banc d’argent.
Chapitre 2 : Au Banc d’argent
Nous revoilà mon cher banc d'argent et c'est la dernière fois que tu vois nos têtes.
Tu nous auras bien fait rêvé d’ailleurs.
Dialogue entre Silver bank (Silver) et la baie de Samana (Sam) :
« - dit, tu n'aurais pas vu un beau catamaran ? Il a quitté mes eaux le 30 mars. Demande Sam.
- Si si, ils sont arrivés le 31 au matin. J'espère que c'est la dernière fois que qu'ils viennent. Il
y a déjà 3 gros bateaux qui me salissent ça me suffit. Répond Silver.
- non tu te trompes, eux ont de bonnes intensions. J'ai même ouïe dire qu'ils ramassaient dès
qu'ils en voyaient, des déchets plastiques dans l’eau.
- ah ouai? Alors ça c'est intéressant tient ! » S’exclama Silver étonné.
Discussion entre deux frégates :
- Hey ! Regarde ce beau bateau! D’après le fou de popol, ils sont grave banchés baleines !
- ah ? Encore des enquiquineurs qui vont embêter les filles avec leurs bruits de moteur ?
- Mais non ! Eux, se déplacent à la voile !
- Ce n’est pas habituel par ici !
- En plus, ils veulent nous étudier et nous protéger, nous, les habitants de silver bank.
Maintenant, ils connaissent bien les baleines. Hier, ils m’ont expliqué pourquoi elles
s’appellent « baleines à bosse ». En fait, c’est quand elles plongent, leur corps fait un arc de
cercle qui ressemble à une bosse à la surface de l’eau.
- Ah bon ?! Ce n’est pas du à leurs petites bosses/capteurs présentes sur leur nez ? ça alors !
- Ils m’ont aussi confié où elles allaient quand elles partent d’ici ! Après trois mois bien au
chaud dans nos eaux, elles remontent vers les eaux froides du nord du Canada où elles
trouvent du Krill et du poisson pour se nourrir.
- ah ! Je me disais bien aussi ! Je ne les vois jamais mangé ici, et je commençais à m’inquiéter
car à part leurs petits, j’ai remarqué qu’elles perdaient beaucoup de poids!
Retour au bateau auprès de nos aventuriers :
Toutes les après-midi, nous sommes de sortie pour aller voir les baleines. Puis partons en
plongée en petit groupe sur les patates de corail, la barrière ou encore le Polyxeni.
Ces belles plongées nous ont permis d’observer pleins de belles choses comme des requins
citrons ou bordé (inoffensifs rassurez-vous !), des poissons perroquets de toutes les couleurs,
des raies aigles, et toutes sortes d’autres poissons et coraux... Et même que nous nous sommes
tous améliorés en plongée !
Il est maintenant venu le temps pour nous de quitter ce bel endroit pour rejoindre de nouveau
la république dominicaine en direction cette fois-ci de Luperon.
La navigation jusqu’à Luperon fut calme. C’est au petit matin que nous découvrons des
paysages vallonnés, légèrement brumeux, comme une peinture d’aquarelle que se
dessine à l’horizon. Après un étroit chenal, serpentant dans la mangrove, apparaît la
petite baie de Luperon.
Des vieux bateaux de pêche attendent au quai. D’autres paraissent échoués. Certains le
sont vraiment, le nez dans les palétuviers. Quelques modestes bateaux de plaisance sont
au mouillage le temps d’un petit ravitaillement.
Luperon, c’est une ville hors du temps, aux allures de
western. On y croise des groupes de personnes, en
compagnie de leurs chiens qui rongent des vieux os de
poulet. Tout le monde est assis devant leurs maisons
colorées. Certains discutent, d’autres jouent aux dominos.
Lorsque nous avançons dans l’une des deux uniques rues
parallèles de cette ville, nous atterrissons dans un petit parc.
Le kiosque central accueille nos acrobaties et nos
chorés hip-hop qui suscite la curiosité des
passants et des enfants.
On se délecte d’une glace aux couleurs parfois aussi fluo que les poussins
peints (oui oui vous lisez bien ! cf : la photo).
Une voiture fait cracher ses grosses basses, un homme a cheval passe. Petite
anachronisme qui fait le charme de cette ville.
Nous profitons de cette escale pour accueillir Carmen, notre superviseuse
psychologue et Serge Chaillou, le chargé de mission lieux de vies de l’ASE
Essonne.
L’occasion de faire un point sur les 6 mois passés et de réfléchir à l’avenir.
Nous rencontrons (ou retrouvons pour certains) Luc, un ami de longue date
de l’association qui est propriétaire d’un chantier naval pas très loin de la
ville. Il nous fait découvrir son métier et nous présente Alberto.
Alberto, lui, met en place un projet depuis un an et demi de culture en permaculture sur
les terrains que Luc a acheté autours des chantiers. Leur objectif est de recréer une
biodiversité sur des terres détruites par la déforestation et la présence de trop
nombreuses vaches. Certains d’entre nous vont passer un peu de temps à découvrir et
l’aider dans son activité. Quel bonheur de travailler la terre après tout ce temps passé en
mer !
Encore une fois, nous ne chômons pas et le temps passe vite ! Très bientôt, nous serons à
Cuba, cette île que nous avons hâte de découvrir grâce aux histoires de Christophe et
Michel ainsi que toutes ces choses que nous avons pu lire a son sujet !
Mais ça c’est une nouvelles histoire que nous ne manquerons pas de vous raconter !
Amélia et Mickaël
27 mars 2019
« Nouvelles du Banc d’Argent 2, le retour! »
-->
« Nouvelles du
Banc d’Argent 2, le retour! »
Le 26 Mars 2019
Ici, à bord de
l’Agressor II, on aime pas trop ce catamaran blanc qui vient sur le Banc
d’Argent en même temps que nous pendant la saison des baleines.
Déjà, il ne sont pas la pour le business, ils ont
la prétention de venir rencontrer les baleines dans un but éducatif !
Alors quand on les a vu partir la dernière fois, on
a espéré très fort que c’était pour de bon. Malheureusement, le cousin d’un des
membres de l’équipage qui fait du « whale watching » à Samana nous a
raconté ce qu’ils ont fait là bas.
Déjà, ils ont refait des courses et des pleins
d’eau. Et en faisant travailler les adolescents du bord, ces gens n’ont aucun
sens de la clientèle ! A moins que ça ne soit pas des clients à bord, mais
dans ce cas on ne voit pas trop pourquoi ils s’embêteraient à naviguer…
Le cousin les a vu se gaver sans vergogne de yaourt
à boire, d’ananas et d’empanadas. De grandes salades de produits frais, et même
des « batidos » ces jus de fruits mixés avec glace et lait concentré.
Pendant toute une journée ils sont restés à bord à
discuter tout ensemble. Apparemment ils ont fait un genre de bilan des
relations entre eux, et à la suite de ça, l’un d’entre eux (le petit blond
musclé) s’en est allé, sûrement vexé de ce que le autres lui ont dit !
Mais en fait, il a été remplacé tout de suite par
une fille un peu pâlotte à l’arrivée, on aurait dit une de nos touristes !
C’est comique de la voir si blanche au milieu de tous ces gens bronzés.
Bien vite, on les a vu revenir un matin. Une voile
blanche a l’horizon, et hop ! Quelques heures plus tard ils étaient là,
accrochés à leur pauvre bouées de miséreux, en plein devant nous, nous cachant
le lever du soleil.
Heureusement, à force de leur tourner autour avec nos
annexes, ils s’en vont presque tous les jours naviguer loin sur le banc, bon
débarras !
Les revoilà de nouveau, des
amis de longue date. Plus de vingt ans qu’ils viennent avec ce petit voilier.
Y’en a même un ça fait plus de 30 ans que je vois sa tronche ! J’ai
l’impression d’être un peu le papi de cette bande, ils viennent me voir une
fois qu’ils n’ont rien de mieux a faire, une fois les cours et le travail sur
le bateau fini.
Je les vois évoluer, plonger de plus en plus
profond, faire de plus grandes apnées. Ils arpentent chacune de mes parois et
découvrent toutes les créatures qui me hantent. Des raies léopards aux
poissons-coffres juvéniles en passant par le balaou, le poisson perroquet, le
poisson trompette, la langouste brésilienne sans oublier le fameux barracuda.
Ils me font souvent de faux espoirs quand ils
viennent vers moi avec leurs kayaks. Avant je me faisais toujours avoir mais
maintenant je sais que c’est pour aller voir la barrière de corail qu’ils se
donnent autant de mal à ramer.
Je ne sais pas ce qu’ils lui trouvent à cette vieille
garce. Elle est juste bonne à faire pousser du corail de feu. Toutes ses
patates se ressemblent, presque tout son corail est mort, il y a les mêmes
tunnels partout et plein d’effrayants requins-citrons. En plus de ça c’est à
cause d’elle que je me suis échoué il y a de longues années de ça.
J’ai envie de leur crier « youhou ! Je
suis là moi, et toute ma cloison sud est recouverte de coraux bien
vivants. » Mais ils ne connaissent pas le langage des vieilles épaves et
je reste muet face a leur oreilles de simples humains. J’avoue que j’ai peur de
disparaître, de ne plus exister, c’est pour ça que je m’efforce de garder une
infime partie de moi à la surface.
J’ai résisté au dernier ouragan mais j’ai peur le
prochain me fasse sombrer à tout jamais. Heureusement qu’ils sont là pour me
rappeler que j’existe. Durant leur plongée de nuit à la pleine lune, c’est moi
qu’ils sont venus voir !
Ils ont nagé dans mes entrailles, ils ont fait fuir
les poissons qui me nettoyaient les os et ils m’ont donné un peu de leur
énergie de vivre.
Pépé Popol
Moi avec mon baleineau, je les vois tous les jours
ces gens du gros bateau blanc qui viennent nous rendre visite quand ils nous
aperçoivent pas loin. Mais dès fois, on a pas très envie, alors on s’éloigne
pour être tranquille.
Les baleineaux les aiment beaucoup, alors quand
même souvent on les laisse venir ou même on va vers eux. L’autre jour, mon
petit a passé un bon moment à sauter juste à côté d’eux et il a même voulu leur
rendre une petite visite nocturne voir si ils dorment comme nous …
On s’est tellement rapprochés qu’on aurait pu les
toucher !
Mon escorte m’a d’ailleurs raconté qu’une de ses
collègues s’est carrément pris leur étrave, ça a du leur faire peur, ils sont
si petits. Ca a fait trembler le bateau, ils ont du se tenir pour ne pas tomber
sur son dos. Heureusement, plus de peur que de mal.
Aujourd’hui, ils ne sont plus là, ils sont partis
dans le mauvais temps, je ne sais même pas s’ils m’ont vu claquer de la
pectorale pour leur dire au revoir.
Ils vont surement revenir dans quelques jours, ça
ne me dérange pas, ils sont moins bruyants que les 3 autres avec leurs
moteurs !
Et puis mon petit voudrait les revoir une dernière
fois avant la migration.
Ma cousine de Samana m’a chanté qu’elle les a vu
arriver dans la baie, ils ont mis plus de temps que la dernière fois, c’est
normal aussi, s’ils se déplaçaient sous l’eau comme tout le monde le vent ne
les aurait pas embêté !
Mme Jubarte
Xan, Maya et Timothée.
6 mars 2019
- Lettre Collective Silver Bank I-
-->
Plonger avec des baleines à plusieurs en se tenant la main, palmant à
l’unisson pour s’approcher le plus doucement possible de ces mastodontes, ça
nous fait plus que des frissons. Nous nous serrons la main très fort, très très
fort. Malgré nos tubas à la surface, notre souffle est coupé. Et malgré nos
masques qui nous donnent des airs de mouche, nos yeux grands ouverts pétillent
d’émerveillement. Vivre une rencontre avec les baleines, chacun le raconterait
à sa manière, avec ses propres mots (s’il y en a suffisamment pour décrire
cela), mais tout le monde serait d’accord pour dire que c'est merveilleux.
- Lettre Collective Silver
Bank I-
Hola amigos y amigas !
Par où commencer ? Les baleines, les baignades à la traîne, les
plongées sur l'épave Polyxéni?
Commençons au début :
Le 20 février nous quittons la baie de Samana, et la ville bruyante et
agitée de Santa Barbara de Samana. Après une journée de navigation au près en
direction du lieu de reproduction des baleines, nous avons du ralentir pendant
les quarts et nous mettre à la cape pour ne pas arriver de nuit sur le banc
d’argent. Quelques miles plus tard, au petit matin, nous voilà à l’affût de la
moindre patate de corail qui oserait se mettre sur notre chemin, nous sommes
arrivés à Silver Bank, au Banc d'Argent, al Banco de la Plata. A bord, nous
avons préparé chaîne et pare-battage pour nous amarrer sur notre patate de
corail près de l'épave polyxéni et de la barrière de corail Christophe, Ismaël
et Maya plongent pour repérer celle où l’on s’attache depuis… combien ? 30
ans ?
La manœuvre dura une heure, voire plus, et nous voilà installés dans
cet environnement qui nous sera quotidien durant un mois.
Les premiers instants sur le banc seront des plus magiques,
impensables, voire même inoubliables. En effet des baleines vont et viennent
autour du bateau nous offrant de magnifiques spectacles, nous invitant à
enfiler notre attirail (palme/masque/tuba) et à plonger avec elles. Nous
pouvons tenter de vous transmettre nos sensations bouleversantes suite à nos
premières rencontres. Celles-ci auront lieu dès les premiers jours, et pour
tout le monde. Comme si les baleines venaient nous souhaiter la bienvenue.
Loanito et Louis ont coursé une baleine, excitation,
Christophe en a presque chevauché une, trop balaise,
Océane a tenté de photographier une famille, contemplation,
Timothée note toutes les rencontres dans un petit cahier, souvenirs
qui se gravent dans la mémoire,
Lola et Maya se sont pris un baleineau, même pas mal !
Ismaël a joué avec, il est gros quand même,
Mickaël et Xan ont écouté leur chant, de vraies Castafiores,
Elio a vu une escorte, impressionnant,
Et Loan a compté toutes celles qu’elle a vu, 5 baleineaux qui sautent,
12 grosses baleines, 4 encore plus grosses, 2 escortes, 26 loin à l’horizon, et
3 qui lui ont foncé dessus.
Oui, nous sommes là, au milieu de rien, en apparence : à tribord
de l’eau, à bâbord de l’eau, à la jupe des bateaux charters qui nous gâchent
les couchers de soleil, à l’étrave de l’eau.
Mais au fond se cachent… des patates de corail habitées de poissons et
autres créatures marines, une vieille épave rouillée se transformant en notre
aire de jeu aquatique préférée, et une barrière de corail pleine de tunnels et
de dédales coralliens.
Parfois, dérangés par la présence de ces bateaux de charters, on
décide de s’évader. On hisse notre yankee et zou ! On part
s’envoler !
Vous vous direz : « Mais un bateau ça vole pas
!!!!????!! ». Mais le notre a deux ailes. Pour nous une aile c'est un morceau
de bois en forme de queue de baleine, accroché à une drisse de 20 mètre,
elle-même accrochée au taquet de la jupe du bateau. On vous jure, on vous
assure, que quand on se fait tirer les mains agrippées aux poignées de l’aile,
c’est comme si on volait. Le seul détail qui nous ramène à la réalité c’est
quand il faut sortir le bout du tuba pour respirer.
Voilà, sur le banc d’argent notre quotidien est fait d’apprentissage
en plongée, de nombreuses apnées (on mange trop de haricots, et les gaz
engendrés favorisent nos entraînements d’apnée), de lectures collectives, de
cours d’espagnols et de couchers de soleils éblouissant nos yeux. Et surtout,
de moments où nous cherchons le moindre splash, souffle, pectorale ou caudale
d’une baleine venant troubler l’horizon.
Nous pensons à votre fin d’hiver, en nous endormant parfois dans les
filets en regardant les étoiles. Très bientôt nous quittons Ismaël et nous
retrouvons Amélia qui sera à bord jusqu’à la fin du voyage.
Nous sommes déjà impatients de retrouver le banc d’argent, de
nouvelles baleines et de nouvelles aventures.
Loanita, Lola et tout l’équipage Grandeur Nature.
19 février 2019
Avant les baleines!
Holala ! Ça passe trop vite !
A peine finit le carnet
qui raconte nos aventures en Guyane et en Dominique terminé, nous voilà
reparti complètement dans un autre
univers...
Nous passons du vert des arbres et du Zion des rastas à
toute la palette des bleus que peut nous offrir le Banc d’Argent.
Même si pour l’instant nous sommes devant la ville bruyante
et polluée de Santa Barbara de Samana qui sera notre port d’approvisionnement
pendant toute la période « Baleines ».
D’ailleurs tout le monde est parti faire les courses pour
remplir nos coffres de nourritures terrestres, c’est un des avantages de la
République Dominicaine on y trouve de tout pour pas cher. Pour preuve un
petit-déjeuner ce matin, avec pains frais, Yogourt naturel et ananas juteux...
Cet après-midi je suis allés récupérer le permis qui va nous
permettre d’accéder au sanctuaire du Banc d’argent, contre un paiement de 1000
$ US, qui est aujourd’hui le prix pour
être le seul bateau non commercial à aller observer les baleines à bosse.
Le permis en poche nous partons sans tarder à la rencontre
des jubartes.
Et nous ne reviendrons que début mars pour accueillir
Amélia... Baleinement votre.
Christophe
12 février 2019
dernières nouvelles de la Dominique depuis la Guadeloupe
Après deux premières semaines de randonnée aux quatre coins de la Dominique, nous repartons à l'assaut des sentiers pour une dernière session de randonnée dans cette petite île. En voici donc quelques extraits :
"On saute dans un taxico qui nous amène tous les 6 au bout de la route carrossable, sur le chemin de chez nos amis. Après une montée sèche mais néanmoins boueuse, nous passons le portail de ce petit coin de paradis: un fond de ravine dans lequel se nichent quelques cabanes, une jolie maison entourée de fleurs et d'arbres fruitiers et ornementaux.
Un carillon se balance dans le vent et fait pleuvoir son bruit cristallin sur nos têtes à chaque rafale .
Norman nous accueille, il est grand, à de longues et fines dreadlocks et un grand sourire. Le temps est bon, les matériaux sont là, on peut donc attaquer le chantier de la 2ème moitié du toit. "
"Un pick-up poissonnerie nous prend en stop à Calibishie. De village en village, nos pêcheurs font sonner un lambi pour attirer l'attention des gens sur leur poissons venimeux : "BOUSS, BOUSS, 3 for five ECE, BOUSS!". Comme tout le monde, on repart avec nos 3 poissons. La nuit commence à tomber, alors on change les plans. Selon les dires d'Isma, Giorgio, un rasta sympa habite pas loin de là. Il a pleins de fruits et une cabane dans les arbres."
"On sort de nos hamacs en silence pour ne pas réveiller les personnes qui dorment encore. Dés que la petite pluie s'arrête nous partons déjeuner au bord de la rivière. Muesli et fruits secs avalés et nous voilà déjà sur le chemin pour Victoria falls. Avec ses 50 mètres c'est la plus haute cascade de l'île. Mais avant tous ça il faut se la mériter : remonter la rivière bondissant de rocher en rocher, sauter dans les torrents, glisser, se relever, grimper, nager un peu et enfin la voir apparaître au loin. Au fur et à mesure que nous avançons, une brume de gouttelettes nous rafraîchit, le vent s’intensifie et le bruit de la cascade nous assourdit de plus en plus. On reste ébahit par cette puissance naturelle, autant d'eau qui chute le long d'une falaise verdoyante et qui crée vent, vague et arc-en-ciel."
"Un peu de stop et mille mètre de dénivelée plus tard, nous voilà sur un superbe point de vue donnant sur toute la Dominique. D'un côté la mer des Caraïbes et de l'autre l'océan Atlantique, le tout couronné d'un magnifique ciel bleu. C'est trop beau! Mais on ne s'attarde pas , et rebelote, on tente le zion. Encore une fois, on aurait pas dû suivre les indications du rasta. Car malgré les dires du dernier, il n'y a plus de sentier. Au début, la trace est claire, mais au fur et à mesure, les coups de machette d'un ancien passage s'évanouissent dans un dédale de lianes, de troncs enchevêtrés et de nos "chairs" amies les herbes couteaux."
"Pour une journée bonne humeur, il ne faut pas du beurre, il faut sourire, rire, étreindre et vivre chaque moment comme s'il s'agissait du dernier"
"Les dreadlocks sont la "crinière des rastas", elles soutiennent leur combat. Au départ ce sont des "natty", puis des "locks", puis des "bongos". Les rastas aiment prononcer I&I, Moi et Je, c'est à dire Moi et Jah. Ils croient en la réincarnation de l'âme, vivent en harmonie avec la nature"
Ce que l'on retiendra de cette randonnée c'est que quand on est en dehors de la collectivité, on en apprend vachement sur la personne avec qui on est, et tout ça en peu de temps. Il y aura eu parfois des discussions intenses, je trouve que cela nous a rapprochés. De même que quand le ton est monté, nous sommes toujours revenus sur nos paroles et notre ressenti.
Nos randos terminées, nous nous retrouvons tous au bateau pour préparer notre départ, c'est le moment pour nous de recevoir les amis qui nous ont ouvert les bras pendant cette escale. On fait visiter le bateau, partageons les derniers moments, avant le moment des "Au revoir".
"Une escale se termine et s'achève, c'est l'heure de partir, de faire nos adieux à la petite île, la jolie, la résiliante Dominique, que nous avons parcouru de fond en comble, que nous avons exploré à travers ses broussailles, contemplé du haut de ses montagnes, ressentie à travers ses cascades. Nous avons vécu là, simplement, humblement, avec des rastas, des villageois, par-ci par-là, sous un toit, dans une forêt décharnée, hors des sentiers balisés, dans des vallées désolées nous avons marché, sué, strié de nos pas cette beauté, cette pureté quoiqu'un peu éclopée par un ouragan déchaîné qui a ravagé il y a deux ans ce petit havre de paix. Je leur souhaite le meilleur, à tout ceux là qu'on a rencontré, ceux qui ont su ou sont encore en train de se relever, je leur dit merci, pour ce qu'ils nous ont appris, à travers ces brins de vie"
On lève l'ancre pour quelques heures de navigation au près entre les îles Caribéennes Doucement, la Dominique s’efface dans le sillage de notre GG et dans le prolongement de nos deux étraves, la Guadeloupe semble gonfler a vue d’oeil.
"Dominique, on t'aime. Nous ne sommes pas prêts de t'oublier!!!"
Après une brève nuit au mouillage dans un petite baie des Îles Saintes, nous faisons escale dans la Marina de Pointe à pitre. On retrouve « Babylone » le temps de quelques courses alimentaires, de derniers pleins d'eau, du nettoyage et dessalage du bateau, l'achat d'une nouvelle ancre ainsi que d'un lot de palmes pour anticiper la période aquatique à venir, et ça y est, nous voilà partis pour la suite des aventures, la Rép Dom, Silver Bank et ses baleines à bosses.
Nous sommes impatient des découvertes à venir. Alors RDV en République Dominicaine pour la suite de nos aventures
Ismaël et Loan
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