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13 février 2017

la lettre de la fin de la Dominique par Rachel et Christophe

Nous sommes de « Lettre-collective » avec Rachel, et nous avons eu l’idée de demander à chacun de nous dire: L’endroit, la personne, le fruit et la couleur, qu’il avait préféré ou qui l’avait marqué en Dominique.



















Anaëlle
Le lieu. Chaudière Pool. J’ai trop aimé faire du toboggan naturel et sauter d’un rocher dans le bassin. On a passé un super moment avec Ismaël et Célia, le cadre était magnifique et j’y ai fait 2 super rencontres.
La personne: Yakini, ce n’est pas la rencontre la plus longue, mais c’est celle qui m’a le plus marqué, parce qu’elle nous a aidé sans nous connaître, sa générosité…
Le Fruit: Le carambole. Je ne connaissais pas. Quand on le coupe on dirait une étoile, on peut faire de très bons jus avec.
La couleur: Le rouge/orangé des couchers de Soleil.

Léa:
Le lieu: Chez Genette, parce qu’ils sont très gentils, ils nous montre des choses différentes de leur pays. Même si je ne peux pas trop parler avec eux car je ne parle pas l’anglais. Et je voudrais y revenir avec mes parents!
La Personne: Tamika. Parce que je me suis bien entendu avec elle quand j’étais chez Genette, c’est quelqu’un de gentil!
Le fruit: La mangue. On en a mangé à la fin de ma dernière rando avec Gsèb.
La couleur: Le bleu (ciel) de la cascade de Middleham Falls.

Célia:
Le lieu: Capucin et le Nord de la Dominique, j’ai trouvé ça super beau, ont passait de village en village avec Ismaël et on rencontrait pleins de gens.
La personne: Genette, c’est la personne avec qui j’ai passé le plus de temps, les autres je n’ai fait que les croiser.
Le Fruit: Le Pamplemousse, pourquoi? Je trouve ça bon.
La couleur: Le Vert des palmiers et des calebasses.

Rachel;
L’endroit: la rivière de Woten Waven. Le chemin était compliqué et on a eu un guide improvisé, venu de nul part, très intrigant et l’endroit était magique, il y avait de la fumée et des couleurs brûlantes et tout en haut la cascade était super belle.
La personne: Genette, pour son accueil, sa générosité, toujours active, son sourire quand elle tire la langue!
Le fruit. Le carambole, surtout en jus comme on l’a fait dans le rasta’aurant des frères Moses. Il est sucré et acidulé comme il faut et le moment était sympathique.
la couleur: Le vert autour des cascades bleues!

Mathias.
Le lieu: Chez Genette parce que c’est l’endroit où j’ai passé la plus grande partie du temps.
Elle est très gentille et j’ai aimé passer du temps avec elle. Donc la personne c’est Génette.
Le fruit: Le corossol, c’est trop bon, c’est un bonbon! ça a un goût spécial.
La couleur: Le jaune du pamplemousse.

GSèb : 
Les gardens au-dessus de GrandBay. Il y règne une énergie  paisible et de travail. ONE LOVE
Justin dit Crucial à Délices. Notre rencontre était simple sans prétention et très généreuse. Il a proposé à manger au jeunes, on a discuté et il nous a proposé de venir l’aider dans un chantier. Je ne sais si c’est l’œuvre de la Providence mais ça a coulé, c’était simple et sympathique.
Le fruit de l’essentialité…
La couleur de la fleur de Tolomé. Rouge comme la peau de la noix de muscade quand elle est toute prête. 

Christophe 
La Old Slave Road. J’ai aimé la beauté du paysage sur cet ancien chemin, tracé et creusé par les esclaves qui est maintenant devenu un bout du Waitukubuli  entre Grand Bay et Bellevue. 
Mes Camarades de rando (Célia, Jean-Marie, Rachel et Mathias) car nous partageons des moments différents de la vie sur le bateau. Du coup nous avons plus de temps et nous faisons plus de choses ce qui fait que nous nous connaissons mieux. 
Le Corossol sous forme de Glace. J’en ai mangé plein, au moins 10 fois (dédicace à LN elle sait pourquoi). La glace c’est mon fruit préférée. Dommage qu’il n’y ai pas d’arbre à glace. Quand je serais grand je serais glacier.
Ma couleur c’est le RAINBOW. Le rainbow des arc-en-ciel de Wavin cirique, la cascade qui se jette dans la mer. 

Isma : Chaudière Pool car c’est à la fois la seule cascade que j’ai vu pendant mes randos et ce fut une véritable aire de jeu pour notre petit groupe. C’était un vrai bon moment GN où l’on s’amuse ensemble et avec les gens que l’on rencontre. C’était très sympas, sans barrière entre les gens.
Norman et sa femme. C’était la première rencontre de vraie rastas en Dominique, en cohérence avec leur valeurs. Ils étaient simples, sympas, accueillants et spontanés. La rencontre fut bref mais le rapport tout de suite dans la réciprocité. J’ai été très heureux de pouvoir l’aider. J’aimerais beaucoup venir faire du Woofing dans leur ferme, peut-être un projet futur… 
La coco à boire. Elle rafraîchit à la fin des montées, elle est désaltérante et super SWEET, Douce et sucrée : PERFECT. De plus ce fut une vraie motivation pour m’apprendre à manier la machette et maintenant je m’en sort pas mal !
La couleur d’une petite maison sur le territoire Kalinago. Rouille, ocre pétard, c’était exactement la couleur que j’aimerais voir sur ma roulotte. Mais je n’ai pas eu le temps de la prendre en photo (clin d’œil à Pacco. )

Jacques 
La vallée de la désolation, sauvage, pleine de contraste et étonnante avec son activité volcanique au milieu de la Jungle. On a pu se baigner dans des vraies sources d’eau chaude même pas aménagées. Cette vallée est dans le palmarès des lieux qui porte le plus mal son nom. C’est quand même triste d’être désolé par la beauté.
Ma rencontre la plus importante fut celle avec Margaux mais comme c’est une française ça ne compte pas. C’est donc Yakini qui me vient. C’était une rencontre totalement improbable. Sans rien lui demander elle nous a apporté beaucoup en très peu de temps. Parfois il n’est pas nécessaire de rester longtemps avec quelqu’un pour se rendre compte que c’est une chouette personne.
Le corossol car c’était une découverte. La texture filandreuse et gluante est originale. Il y a des gros pépins entortillés par des fils qui fait qu’on est obligé de prendre du temps pour le déguster. 
La palette de couleurs de la rivière de Wotten Waven. Comme c’était tout plein de couleurs et que l’on doit en choisir qu’une seule ce sera le gris. Le gris des yeux de Margaux. 

JM : M. et Mm Tyson. Ils m’ont accueilli deux fois, étaient content qu’on soit là et ont fait très attention. Ils ne parlent pas beaucoup et sont plutôt discret. Ils vivent pratiquement que avec ce qu’ils cultivent dans leur jardin. On se sentait vraiment à l’aise, ils voulaient que je fasse comme chez moi, que je me re-serve mais c’était un peu gênant parfois car je sais qu’ils n’ont pas beaucoup de moyens. On essayait de faire en sorte que M. Tyson ne travaille pas trop on faisait à manger et l’aidait pour tout. J’ai beaucoup aimé les aider dans la culture de leur jardin. J’étais un peu déçu que Madame Tyson ne soit pas là la deuxième fois mais j’ai bien pu profiter de M. Tyson et de ses petits enfants. 
Comme je suis le chouchou je peux en choisir deux : La route des esclaves avec toutes ses plantations et  ses jardins. Vitoria Falls avec sa cascade qui prend une forme magnifique. Elle descend super puissante dans un bassin et continue à couler sur plusieurs petits bassins qui forme la white river. 
La coco. Il y a plusieurs forme de coco, les rondes, les un peu ovales, les pointues, les plates pour faire des bols. Au début de la Dominique je galérais à les éplucher mais j’ai appris à force d’essayer et avec un pieu c’est plus facile. Et quand enfin on réussi à l’ouvrir, le moment est magique !
Moi je préfère quand la chair est solide avec des petits filament, c’est croquant. Je prends du temps pour la mâcher, je déguste quoi ! 
Le rouge pétant des magnifiques couchers de soleil qu’on a observé sur le bateau à Portsmouth


Un mois d’escale, comme en Guyane, et là aussi le temps qui passe trop vite. 16 jours de randonnées, en petit groupe de 3 personnes. 
Pleins de rencontres, des paysages parmi les plus beaux et sauvages des Antilles! 
Difficile de quitter tout cela surtout pour aller en Guadeloupe et sa marina, pour une escale technique et polluée!

Heureusement devant nous: Les Baleines à bosse (si on a le permis)!
L'aventure continue!

P.S.:Je met 250 nouvelles photos sur le blog photos...

2 février 2017

Lettre collective Dominique par Anaëlle et Gseb

Ouah, la Dominique ! Je suis sûr que vous aimeriez y être ! Déjà deux sessions de randonnée de 5 jours chacune ou nous découvrons, la simplicité, la facilité du contact avec les locaux qu’ils soient rasta, descendant d’indien caraïbes…
Pour certain c’est aussi un ravissement pour les yeux de la couleurs partout, des fruits à gogo, des forêts luxuriantes qui recouvrent l’ensemble du territoire. Des cocotiers, bananiers, fougères arborescentes, caco tree, grapefruit tree, tous aussi généreux les uns que les autres, soit en taille, soit aux goûts suaves de leurs fruits. On a beaucoup marché, sur la route, dans le zion, sur le waitukubuli national trail qui traverse la Dominique du nord au sud.
Tous les paysages sont sources de motivation pour gravir chaque montagne. Souvent récompensé par une baignade dans une waterfalls (cascades) ou dans une source d’eau chaude si relaxante. Les immersion compètes pour la nuit en hamac perdu en haut de la montagne à contempler le ciel étoilé ainsi que les lucioles qui ajoutent une petite ambiance féerique aux chants des grenouilles et des criquets locaux.
Certain on passé leur rando chez Génette, une ancienne amie de l’association qui comme à son habitude nous a accueillit si généreusement autour d’activités variées comme la fabrication de boule de cacao nature, de décoration de calebasse, cuisine et fabrication de pain local à base de farine de manioc ainsi de l’agriculture pour aider la famille.
Pour finir, chaque groupe rentre au bateau et se met à la rédaction habituelle des textes et recopiage ainsi que les responsabilités de chacun pour garder le bateau en état. Tout cela entrecoupé d’une plongé et d’un jeu sur la plage ensemble.
Nous fêtons les 49 ans de Christophe avec une bonne glace, un poisson d’anniversaire et quelques cadeaux fait main exclusivement et somme prés à repartir pour notre dernière randonnée en Dominique.



Rendez vous pour la suite de nos aventures.. On espère que vous passez un aussi bon temps que nous et on vous envoie du soleil, des sourires, de la chaleur et la douceur d’une mangue bien mur pour vous donnez du courage pour la fin de l’hiver…

Anaëlle et GSéb….

23 janvier 2017

la lettre Co de la navigation entre la Guyane et la Dominique par Gseb et Anaëlle

Après avoir passé une petite nuit à Coswin dans l’embouchure du Maroni, comme pour notre arrivée, nous voilà reparti en navigation vers la Dominique. Cette escale a été riche en rencontre, elle a été mon escale préférée jusqu’à maintenant. Un mois de notre présence n’auront pas suffit à tout faire et cela me donne envie de revenir. 
Nous disons donc une dernière fois avec regret au revoir à la Guyane et également à Xan. Néanmoins nous devons poursuivre le voyage, allons de l’avant avec notre nouveau capitaine G.Séb.


Nous voilà après 780 milles en Dominique. Nous avons croisé plusieurs mammifères marin, nous avons pu observer de splendide levés et couchés de soleil ainsi que de lune. 

Notre bilan de navigation établi ensemble à été très positif. 
Ce qui a le plus marqué chacun à été la baignade collective à la traine mais aussi l’exercice d’homme à la mer ou plutôt de bouée à la mer mais également la prise en main du bateau par les plus jeunes membres de l’équipage (pour éviter de dire « les jeunes »).
Cette nouvelle navigation à été très agréable notamment dans les relations qui semblent plus fluides et moins tendues.
Enfin nous voilà en Dominique, c’est encore de nouvelle aventure à croquer à pleine dent. Nous voila déjà parti pour cinq jours de randonnée, Christophe reste au bateau. A très vite. 


Anaelle et Séb

16 janvier 2017

Lettre Co Guyane (2)


Je poste ça avec quelques jours de retard, le bateau devrait même arriver en Dominique sous peu! 
Voici la dernière lettre collective relatant la fin de l'escale Guyanaise et ses belles rencontres.
Prochainement, la Dominique verdoyante et les belles baleines qui me font encore tant rêver 11ans après...
En vous souhaitant bonne lecture malgré une mise en page un peu chaotique...
 Xan.


Lettre collective du 8 janvier:

Salut les métropolitains, comme on vous appellerait ici, en Guyane!

Nous profitons de nos derniers jours à l'ADNG et de toute cette verdoyante nature avant de reprendre la mer. 
Depuis notre dernière lettre collective, que de péripéties! 
 
On vous avait laissé à notre départ sur le fleuve pour aller jouer avec les enfants des villages bushinengé.
 Associés à Botoplay, nous avons remonté le fleuve en 2 groupes: l'un avec le bateau pour Maiman, l'autre en pirogue jusqu'à Belikampoe.
 Ces expériences étaient vraiment géniales pour les membres de notre équipage, mais surtout pour notre bateau pour qui la remontée du fleuve était une grande première. 





Nous deux, avec Jacques, Joe, Léa et Ana, nous étions de ceux qui partent en pirogue vers Belikampoe accompagnés de Virginie et Maïwen de l'association Botoplay. Finalement on a pu rester qu'un jour sur place, on s'est donc éclatés 3 fois plus pour optimiser notre séjour. 
Pendant ce temps, l'autre équipe, à Maiman, a vécu son séjour entre le bateau et les village. Ils se sont beaucoup amusés dans leurs 2 journées toute fois moins chargées. 
Globalement ce séjour a été l'occasion pour chacuns d'entre nous de partager des moments de jeux avec petits et grands.
 







Cette rencontre nous a permis de rapidement nous intégrer et de partager de vrais moments du quotidien.
 On revient tous avec des souvenirs plein la tête, parés pour la nouvelle année.


Aprés ces quelques jours on retourne à l'ADNG pour fêter la nouvelle année avec Cédric, Josy et Joseline leur fille. 

Bien qu'un peu décalée, cette soirée a été l'occasion de se faire un bon gueuleton, sans oublier à 20 heures pétante de boire un jus de goyave à votre santé, et après un petit jeu, d'aller nous coucher à... 22 heures heure locale ( ce qui correspond à 2 heures du matin chez vous). 

La vie peut continuer et les randos aussi. 

Un nouveau groupe se forme pour aller chez gilles pendant que l'autre reste au bateau pour faire du cirque avec Yann, un grand mât-chiniste qui tient une école de cirque à Saint laurent. 

La saison des pluies est aussi au rendez vous alors bien au chaud dans notre Gymnase on découvre une autre face de la Guyane. 
Entre le taux de transpiration et la saturation d'humidité dans l'air, c'est l'occasion de travailler la gestion de nos lessives. 


 Cette session cirque était géniale et si vous voulez en savoir plus, armez vous de patience et sautez sur notre prochain carnet que vous allez bientot recevoir.



 Et voila notre escale en Guyane est déjà teminée, on se fait un dernier saut à l'ADNG en embarquant avec nous, tous les copains du cirque et même plus. 

On profite de ces 4 derniers jours pour aider aux travaux de l'ADNG en attendant notre fameux grand Séb qui arrive aujourd'hui pour remplacer Xan. 

 
On espère que vous avez passé de bonnes fêtes et on en profite pour vous souhaiter la bonne année, à bientot.



Ismaël et Mathias

27 décembre 2016

la lettre co de Jacques et Célia sur la Guyane

SALUT NOËL
 Suite à une semaine de navigation, apparaissent à l’horizon trois petits points vert : les îles du Salut. Nous mouillons devant l’île Royale dans le seul endroit abrité de la houle. Nous y avons donc débarqué afin d’y passer le reste de la journée pour la visiter et y découvrir différentes choses. Une visite du bagne qui glace le sang, une balade de l’île qui donnent un avant goût de la forêt guyannaise. Nous y rencontrons des petits capucins très curieux (surtout de nos noix de coco que nous étions en train de manger), des agoutis et différentes espèces d’oiseaux. 
Petite sieste nocturne avant de manœuvrer en pleine nuit pour rejoindre le Maroni au petit matin, afin de profiter du flot de la marée et le remonter en suivant attentivement le balisage afin d’éviter l’échouage. 
Premier mouillage sur un bras du Maroni, devant un village de vieux Indiens. Nous le visitons mais ne rencontrons personne ; ça nous a néanmoins permis d'imaginer comment ils vivaient en observant leurs installations. Ce n’est que le lendemain que nous arrivons à Saint-Laurent du Maroni pour retrouver Ismaël (le nouvel encadrant) et Joe (la mère de Christophe en voyage en Guyane). Premier groupe de paroles avec eux pour annoncer le départ imminent d’Emerson, rentrant avec Aude puisque le voyage ne semble rien lui apporter. 
Ce n’est que le lendemain que nous mettons pied à terre pour aller au marché afin d'effectuer le plein de produits frais. On voit alors une petite manifestation devant la mairie, protestant contre la venue de Marine le Pen à Saint-Laurent. D’un commun accord, nous restons un moment pour gonfler les rangs des manifestants. 
Aude et Emerson nous quittent après avoir savouré un délicieux fondant au chocolat d’au-revoir. Départ suivi d’un groupe de paroles pour que chacun, chacune exprime son ressenti sur ce départ inattendu pour les jeunes. Il en ressort une forme de soulagement et une certaine unanimité sur le bien fondé de ce départ. Nous préparons ensuite nos affaires pour aller passer deux journées à terre, sauf Léa qui restera au bateau avec Christophe.

Départ tôt le lendemain matin pour retrouver nos hôtes et chauffeurs sur le ponton. Célia, Mathias, Anaëlle, Ismaël et Xan se rendent chez Gilles pour lui donner un coup de main sur son terrain. Grandeur Nature l’a secouru il y a quelques années, alors qu’il était ensablé dans le fleuve avec son voilier. Depuis il s’est installé ici et attend avec impatience le retour du bateau afin de rencontrer le nouvel équipage. Nettoyage, plantation, ballade en forêt, rencontre avec ses voisins pour ces deux journées. 

De leur côté Jean-Marie, Rachel, Joe et Jacques sont allés vers Javouhey, un village de la communauté Hmong spécialisé dans l’agriculture. Ils ont donc aidé Christine et sa famille aux divers semis et repiquages, propices en cette saison des pluies, tout en apprenant beaucoup sur la culture et l’histoire des Hmongs à travers les discussions avec cette famille attachante.
Retour en décalage pour ranger les affaires et se raconter nos virées autour de la lectures de nos textes. On quitte alors notre mouillage, entre deux vieux bateaux rouillés échoués où la végétation pousse en les transformant ainsi en îlots de verdure, pour prendre la direction de l’ADNG. C’est une association d’éducation populaire visant à permettre aux enfants de découvrir l’environnement naturel guyannais. Son site en forêt accueille des groupes qui peuvent dormir sous les carbets et utiliser les installations pour faire à manger, se laver et pratiquer des activités. Après avoir remonté au maximum avec GN, c’est en kayak que nous arrivons sur le site. Installation et découverte du lieu avant que Cédric, le responsable de l’ADNG, ancien encadrant à GN, nous y retrouve avec des jeunes locaux coutumiers du lieu. Deux jours passés avec eux à pêcher, faire de l’équilibre sur la slack-line, se balader en forêt, parcourir accrobatiquement la mangrove, sortir de nuit observer la faune ( migales, caïmans, serpents, grenouilles colorées…), partager des jeux de société quand il pleut de trop…
Le 24, nous nous retrouvons à nouveau qu’entre nous dans ce lieu isolé pour préparer la veillée de Noël : confection de cadeaux qui seront offert au hasard, préparation de bons petits plats et décoration de la table (merci la maman d’Anaëlle pour les déco ! ). Ambiance sympathique, rigolade, échanges chaleureux bien que dans un coin dans la tête de chacun manque la présence de la famille en ce jour particulier. 
Le lendemain, on refait nos sacs en tentant de trouver une place pour nos cadeaux. Retour au bateau et à Saint Laurent. Il faut en effet rencontrer les membres de l’association Botoplay avec qui nous allons remonter le fleuve pour aller jouer dans les villages. Puis emmener JM et Célia à l’hôpital pour diagnostiquer, sans gravité aucune, leurs blessures de la jungle et faire sécher toutes nos affaires au soleil, bien humides qu'elles étaient après cette première immersion en forêt. Voilà les nouvelles de l’équipage de GN des îles du Salut jusqu’au jour de Noël. A bientôt pour la fin de nos aventures guyanaises.


Jacques et Célia 

17 décembre 2016

Lettre-co de la navigation Fernando-Fortaleza à l’arrivée en Guyane. Par Aude et Emerson



3 décembre. Ca y est, l’heure est venue de quitter Fernando, avec le sentiment d’avoir eu une sacré chance de fouler cette terre si peu accessible car très, très chère ! On repart avec de belles images. Aude se souviendra particulièrement de ce lever de soleil sur la baie des dauphins à observer leur arrivée par dizaines, dans un cadre et un silence somptueux.
Emerson restera quant à lui sur l’image de ce récife au milieu de la baie de Sancho, avec en arrière plan la plage surplombée de falaises avec la mangrove et les cocotiers.

Le départ donc. S’en est suivie une navigation de trois jours vers Fortaleza. La traversée fut très tranquille, nous avons filé à 7-8 nœuds avec un vent gentil nous accompagnant. Que vous raconter sur ces journées ? Et bien elles sont passées très  vite ! Ecritures de courrier à envoyer en Guyane, jeux, groupe de paroles…Léa et Aude avaient aussi organisé pour tous un jeu de l’oie en portugais pour préparer cette ultime étape au Brésil. 
Un soir, au coucher du soleil, nous avons eu la joyeuse visite de plusieurs dauphins jouant à l’étrave et nous accompagnant un long moment comme pour partager leur plaisir.

Le  05 décembre, nous sommes arrivés de nuit à Fortaleza. Au loin, nous apercevons la lumière de cette grande ville puis nous voyons se dessiner les contours de ses nombreux immeubles au fur et à mesure que la distance s’amenuise. Surprise en arrivant à la marina, que le livret du dernier voyage décrit comme luxueuse : les trois quarts du ponton n’existent plus et le quart qui reste « fait son âge » dit gentiment Emerson. C’est un ponton délabré, un vieux tas de ferraille tenu par des poutres cimentées et flairant le tétanos ! Nous réussissons néanmoins à nous amarrer et cela fera l’affaire pour nos deux jours d’escale.

Celle-ci sera consacrée principalement au nettoyage et au ravitaillement du bateau. Nous passons tout le bateau à l’eau douce et à la javel, faisons des lessives de tous nos draps et vêtements. En effet, le sel garde l’humidité et il faut absolument assainir le bateau avant l’arrivée en Guyane pour éviter qu’il soit envahi par les champignons une fois là-bas (cause climat très humide).
Nous faisons une mission ravitaillement géant pour éviter la surtaxe des courses en Guyane. Passage en caisse immortalisé par une photo de Jacques brandissant un ticket de plus de deux mètres ! 

Nous en étions à Fortaleza. Alors, nos impressions respectives, en désordre: Emerson « J’ai bien aimé, j’aurais eu envie d’en voir plus. La population est très hétérogène : indiens, blancs, métissages de toutes sortes…J’ai vu beaucoup d’armes, par exemple celles de la garde municipale. J’ai ressenti de la méfiance dans les rues. C’était sale. Le marché central, avec ces milliers de vendeurs était impressionnant». Aude : « Tout pareil, et puis aussi beaucoup d’animation et de vie dans les rues. C’est amusant de voir des rues entières avec des magasins spécialisés : la rue des hamacs, la rue du cuir, la rue du matériel de pêche… ».

Nous levons l’ancre le 8 décembre, direction la Guyane. La navigation est très rapide, au largue, avec des pointes à 19 nœuds (bravo Chris !) et une journée à 230 miles (presqu’un record)…Nous arriverons cinq jours plus tard aux  îles du Salut. La navigation fut très agréable. Ce fut l’occasion d’expérimenter le saut à l’étrave. Le principe : enfiler son maillot, sauter à l’étrave (avant du bateau), se rattraper à la ligne de vie en dessous du bateau, puis se lâcher et se rattraper au bout lancé par une personne à l’arrière. Tout cela sans perte, malgré les bidussades (cris stridents exprimant la peur de Anaëlle) !
L’ambiance fut bien ternie en fin de navigation à cause de la révélation de conneries faîtes à Fortaleza et auxquelles tout le monde a participé à sa manière, entre la participation active et le laisser-faire. Maintenant, il faut faire avec et avancer…

A l’heure où nous finissons cette lettre, nous glissons au moteur sur le Maroni en direction de Saint Laurent.

Alors bande d’équipiers, quelles sont vos attentes, envies pour la Guyane ?

Léa : « J’espère voir des paresseux, des perroquets, un jaguar, un puma noir, mais pas des serpents et des araignées. Découvrir comment les gens vivent là-bas… »

Anaëlle : « Rencontrer des tribus sur le fleuve, voir si leur mode de vie est différent du notre, entendre de nouvelles langues, découvrir des animaux »

Jacques : « Etre dans la jungle ! »

Jean-Marie : « Apprendre à faire des saltos avec l’école de cirque, voir des animaux (aras, singes…) et faire des rencontres. »

Mathias : « Voir beaucoup d’animaux dans la forêt amazonienne, découvrir le territoire français sous un autre angle »

Christophe : « Manger de la soupe hmong et voir les copains de Guyane. »

Rachel : « Me promener dans la jungle, voir des animaux, rencontrer des associations comme Botoplay. Rencontrer des tribus, voir comment elles vivent aujourd’hui, comment elles se sont intégrées, si elles ont gardé leur culte. »

Célia « Rencontrer des enfants, des indiens… Essayer de trouver une asso que j’ai vu dans un livre sur la Guyane et qui associe tourisme et équitation. Me déplacer sur le fleuve et m’arrêter regarder les animaux. »

Xan : « L’arrivée de Ismaël car c’est un pote. Apprendre à bivouaquer. Pêcher le repas et observer les animaux sauvages, rencontrer les gens de l’ADNG ».

Il ne nous reste qu’à vous embrasser et à vous dire, en ce qui nous concerne, à tout bientôt, car nous repartons tous deux vers la France en ce samedi 17 décembre. Aude car Ismaël vient prend la relève (welcome on board !) jusqu’aux Baleines et Emerson car après pleins d’interrogations, il a été décidé qu’il ne continuerait pas le voyage…
Les camarades en reparleront dans la prochaine lettre.  Bon retour Emerson, on te souhaite bonne chance pour la suite !

Emerson et Aude.

15 décembre 2016

Arrivee en guyane le 13/12

Mouilles aux iles du salut
Arrivee prevue a saint laurent du maroni le 15/12

6 décembre 2016

La lettre co de Fernando par Joao Maria y Cristovao.


Nous sommes arrivés à Fernando de Noronha le 19 novembre dans l’après midi.  Nous savons que nous sommes là pour 2 semaines, mais à part Christophe, personne n’est jamais venu, alors, il faut d’abord obtenir les permis pour rester sans payer les taxes et rencontrer les gens qui nous guideront sur l’île.  Faire ces différentes tâches administratives nus prendra 2 jours ! Pendant ces deux jours là, nous faisons des travaux sur le bateau : recoudre le taud de grand-voile, faire des surliures sur les cordages, réparer le guindeau, faire les textes de la traversée, des mails etc…

Le 21/11 nous mettons enfin le pied à terre après le repas de midi, nous préparons nos affaires pour partir à la découverte des plages de l’île. Premières impressions, l’eau est claire, un peu agitée, ce qui ne nous empêche pas de nous baigner. Nous passons sur une autre plage, toujours aussi paradisiaque, sable blanc et cocotier. Nous nous baignons un bon moment, Xan nous montre comment faire du bodysurf.  On a aussi joué au football… Le soir, nous avons invité Bertrand de Broc, un des concurrents du Vendée Globe qui après deux semaines de courses à dû abandonner et se retrouve au mouillage sans annexe, loin derrière nous. Il nous propose de visiter son bateau !

La première personne avec qui nous passons un peu de temps c’est Bertrand le navigateur, il nous fait visiter son bateau de course. C’est un monocoque, il est grand, surtout pour une personne seule ! C’est pas trop confortable, à part l’endroit ù il dort qui est un coussin plein de microbilles, sinon il y a plein d’appareil électroniques. Il navigue depuis qu’il à 19 ans, c’était son 4è Vendée Globe, il a 55 ans, il a un frère qui navigue aussi mais pas pour faire de la course. Xan l’a aidé a réparer son moteur. C’était une chouette rencontre.
On a aussi rencontré Patricia qui travaille à l’administraçao de l’île où elle s’occupe du tourisme, c‘est elle qui nous a obtenu de ne pas payer la taxe de séjour, elle nous a montré un montage vidéo et photo sur l’île et expliqué l’histoire de Fernando qui fut pendant longtemps un volcan puis une prison.

On a aussi rencontré Felipe, qui travaille pour la fondation TAMAR qui protège les tortues au brésil. Il nous a invité a venir voir sur une plage le baguage d’une tortue. Jean Marie à trouvé ça instructif et Christophe que c’était du chaud-business sur le dos de la pauvre Tortue !

Jean Marie a rencontré Andrès qui travaille dans un resto de plage à Cacimba do Padre. Il l’a interviewé. Il est aussi allé travailler à la boulangerie pendant une journée, comme l’ont fait d’autres jeunes, d’autres années, avec à chaque fois le même boulanger très sympa.

On a rencontré des volontaires de l’ICMBIO (le parc) qui nous ont d’abord expliqué le fonctionnement du parc naturel. Elles et il sont venus manger sur le bateau et faire une interview pour le journal du parc. Il y avait : Aline, Anna, Juliana, Vinicius,…ainsi que Paula, Celine, Carolina qui ont aussi dormi sur le bateau, et nous ont accompagné dans plusieurs activités : Rachel et Celia dans leur activité à l’école et aux piscines naturelles d’Atalaia, à la plus longue ballade de l’île avec Anna, Léa a été invitée à manger par Aline. Cette même Aline (dont j’avais dessiné sur le sable…) nous a fait rencontrer Marlos et les professeurs de surf de l’école de Conceçao.

Enfin, la deuxième semaine, nous avons rencontré Pedro, un vieil ami de Christophe qui est fiscal au parc. Avant, il était absent car il était tombé malade et a du aller à Recife pour faire des examens. Il a passé plusieurs journées et soirées avec nous pour nous raconter sa vie et la vie sur l’île de Fernando.

Nous avons fait toutes les plages de l’île : Cachorro, Meio, Conceçao, Boldro, Americano, Bode, Cacimba do Padre, Bahia dos Porcos, Sancho, Praia do Leao, Sureste et Atalaia. Sur toutes ces plages nous nous sommes baignés, nous avons marché, joué, sur certaines nous avons fait du surf ou observé les poissons. Certains jours nous avons fait tout cela à la fois. La plage préférée de Jean Marie c’est Conceçao pour faire du surf et du bodysurf. Pour Christophe cela reste la plage de Sancho parce que c’est beau et que c’est beau quoi ! Celle que l’on aime le moins c’est la plage d’irritaçao à cause du sable et du sel !

Les animaux que nous avons observés à Fernando. Bien sûr en premier les dauphins « rotadors » qui venaient à côté du bateau tous les matins en faisant des pirouettes. On a appris plein de choses sur eux, par exemple qu’un dauphin c’est juste un requin « gay » c’était marqué sur les T-shirt en vente au musée du requin (pas très objectif). Nous avons vu plein de poissons : raies, murènes, chirurgiens, perroquets, des thons morts déchargés par les bateaux de pêche. Des tortues qui étaient toute la journée dans la baie du mouillage et même dans le port, il fallait faire attention avec le moteur de l’annexe. Des lézards qui viennent essayer de voler la nourriture quand on pique-nique, des téju -espèce d’iguane( toi même) – plein d’oiseaux : des fous qui plongent dans les vagues au milieu des surfeurs et des baigneurs, des frégates qui suivent les bateaux de très près pour attraper les déchets de poisson, des paille-en-queue dès que l’on s’éloigne en mer, des oiseaux terrestres noirs, blancs et des chats, plein de chats. Il paraît qu’ils sont plusieurs milliers sur l’île et qu’il y a des campagnes sur l’île pour les stériliser.
L’animal préféré de Jean Marie c’est le dauphin, j’aime le regarder faire des pirouettes, et en retombant ils font des plats.
Et Christophe, son animal préféré, c’est le conducteur de Jeep quand il le prend en stop.

La journée du 2 décembre.
Ce jour là nous nous sommes séparés en 2 groupes. Un groupe partait avec le bateau pour faire le tour complet de l’île. L’autre groupe partait vers la pointe Ouest de l’île pour faire une longue ballade dans le parc. Les joyeux marcheurs étaient : Aude, Jacques, Rachel, Anaëlle et Jean Marie, ils étaient accompagnés par Anna, une des volontaires de  l’ICMBIO.  La marche a duré environ 5 heures, passant sur des chemins et des cailloux, pour atterrir au bout de l’île dans une grotte. C’était magnifique. On a aussi vu des piscines naturelles et on s’est baigné dedans. On était les seuls sur ces chemins, cela nous a donné une autre vision de l’île ! Pendant ce temps là, avec les joyeux marins : Xan, Christophe, Matthias, Emerson, Léa et Célia nous avons fait le tour de l’île à la voile avec Pedro comme guide en passant par l’Est puis le Sud.  D’abord un long bord au près avec de la houle, puis un autre bord en évitant des récifs ou la mer déferlait très fort. Nous sommes repassés devant plein d’endroits que nous connaissions de la terre. C’était super et Pedro a parlé pendant tout le trajet. On a mis 4h, et ce n’était pas désagréable de fonctionner en demi-équipage.

Aujourd’hui, 3 décembre, l’île diminue derrière le barreur, on voit encore le Pico et les falaises du Nord-ouest de l’île. Nous avons passé 14 jours d’escale, Jean Marie pense que c’était trop cool, les paysages étaient magnifiques, le plages paradisiaques, il a aimé les plongées surtout celle sur l’épave dans l’entrée du port. Christophe a trouvé que c’est passé super vite, c’est le genre d’endroit loin où on est jamais sûr de revenir même si on y laisse des amis.

Avec Pedro nous avons pas mal parlé de ses rêves et de ce qu’il a envie de faire à la retraite qui ne devrait pas tarder pour lui… Son idée se serait de trouver un Français qui vienne avec un bateau, un cata par exemple parce que c’est bien, oui ! Et avec qui il s’associerait pour faire des balades à la voile et faire découvrir l’île ! Ils pourraient même faire de la pêche, hors des limites du parc bien sûr car Pedro il connaît tous les endroits et ici c’est bon pour la pêche !
Si en plus c’est une Française et qu’elle sait faire des crêpes, il est même capable de divorcer et de l’épouser ! Parce que les Françaises, elles sont bien et elles savent cuisiner, pas comme les Brésiliennes…
Devant nos étraves, la côte du Brésil, l’Amérique du sud et la ville de Fortaleza à 350 miles.

JM et Ch


3 décembre 2016

déjà deux semaines...

Bonjour à tous,
C'est aujourd'hui que nous quittons Fernando et tous les amis que nous nous y sommes fait!
Quand je suis partis du bateau pour venir sur internet, les deux kayaks étaient au milieu des dauphins...Nous allons donc quitter cet après-midi ce petit paradis animalier, où tout le monde a vécu de belles aventures, nous allons profiter de la navigation vers Fortaleza pour vous écrire tout cela, en attendant j'ai rajouté encore qq photos sur le blog!
Prochaines nouvelles dans quelques jours depuis le continent Sud-Américain!

Até logo!
Christophe

29 novembre 2016

Bientôt des nouvelles de Fernando...

Je ne vais pas vous mentir, tout le monde est à fond dans pleins d'activités sur l'île, là pendant que je suis sur internet, tout l'équipage est à la plage pour faire du surf!
Ce matin, Mathias, Emerson, Anaelle et Aude sont partis à 5H15 avant le lever du soleil avec 2 biologistes à la baie des Dauphins... Pendant ce temps-là au bateau nous prenions le petit déjeuner avec 4 volontaires du parc qui ont voulu dormir dans nos filets avant pour voir les étoiles et avec qui nous avions passé la soirée.
Ensuite nous sommes allés voir une expo sur l'installation Photovoltaïque de l'île ainsi que l'usine de dessalinisation de l'île (avec Mathias, Emerson, j-Marie, Xan et moi), Rachel et Célia faisaient une sortie nature avec des enfant de l'école et des volontaire du Parc et enfin Léa avait été invité par une des volontaires qu'elle a interviewé à manger à midi...Et c'est comme ça tous les jours de 5H40 à 21 heures!
Tout ça pour dire que l'on a vraiment pas beaucoup de temps libre et que nous repartons samedi de ce petit paradis...Alors pour vous faire patienter je mets quelques photos sur le blog...
Christophe

24 novembre 2016

la lettre de léa et Xan


Lettre collective traversée aller.
Jacques, le 9 novembre, sur la vie de groupe :
La traversée de l’océan est probablement une bonne occasion de quitter le continent de l’enfance et de désormais assumer le statut d’être humain conscient et responsable de ses actes. Et en quittant l’hémisphère de l’individualisme, pourquoi ne pas rentrer ensemble dans celui de la vrai solidarité d’un équipage où les autres sont tout aussi important que soi. En effet sur l’océan, sans eux, strictement rien n’est possible à part disparaître comme chose insignifiante au milieu de l’immensité, alors qu’ensemble, on peut arriver de l’autre côté, plus fort de cette expérience commune, afin de continuer à découvrir le monde qui nous entoure et son univers intérieur.
-Alors, il faudrait qu’on fasse une lettre collective pour envoyer à tout le monde dès notre arrivée à Fernando da Noronha.
-Oui, bonne idée, racontons leur la traversée !
Jean-Marie, le 10 novembre, sur ses impressions dans l’océan :
Ça me fait bizarre de traverser l’Océan atlantique, je me sens tout petit ! Le bateau bouge un peu et certains sont malades. Célia nous fait une révision  sur la sécurité. Après, Jacques nous fait réviser les nœuds. Je suis pressé d’arriver à Fernando da Noronha mais en même temps je pourrais pêcher pendant la nav, lire mes livres, faire mes jeux que j’ai ramenés de chez moi et aussi me baigner dans la mer
-Pour ça, il faudra qu’on parle de la météo…
-Ca, on peut dire qu’on n’aura pas connu la monotonie à ce niveau là ! Au début, ça filait, le vent était avec nous et on surfait sur les vagues. Les journées étaient agréables et belles, et on a bien vite vu disparaitre les îles du cap vert au loin. Très vite, après quelques jours, on est arrivés dans la zone du pot au noir, et c’était tout de suite une autre histoire… On aura tout eu : la pétole avec les voiles qui claquent dans le vide, les grains avec vent et pluie, parfois juste le vent lui-même qui se faisait capricieux et qui tournait plusieurs fois par jour.
Xan, le 15 novembre, sur la météo changeante et la pêche :
« La grande bleue est capricieuse et nous ne sommes pas très bien protégés, alors le regard vers l’horizon prend sa part d’appréhension ici, une muette interrogation des cieux et des vagues.  Dans la zone de pot au noir ou nous nous trouvons, encore plus qu’ailleurs.
Je vous raconterai comment le temps est changeant ici, le vent tourne plusieurs fois par jour,  quand il est là, la houle se fait tantôt berçante, tantôt mouillante, parfois chaotique et souvent longue, ronde et belle comme on en voit seulement au cœur de l’océan ».

« Alors oui, petit ombre au tableau, il faut vous quand même vous dire que nous déplorons la perte de deux de nos leurres de pêche, dont au moins un, au vu de l’état mâchouillé du fil, à fini dans la gueule de quelque créature marine.
Consolation cependant, alors que se tourne la page de cette journée de traversée, la visite brève de deux dauphins venus nous offrir quelques minutes de spectacle aux étraves pendant le quart que je partageais avec Emerson ».
-Pendant ces 2-3 jours, la moyenne en a sérieusement pris un coup ! On a vite repris de la vitesse cependant quand le vent est revenu sur les derniers jours, mais il a fallu en payer le prix… Le vent a tourné au près (presque de face) et a bien forci. Les vagues nous ont mouillés, le linge et les cabines ne séchaient plus, impossible d’aérer … En plus, il faisait toujours chaud, l’atmosphère dans les coques est vite devenue étouffante !
Léa, le 13 novembre, sur les apprentissages :
Nous enchaînons la matinée avec Xan qui nous fait un cours sur la navigation et sur le bateau. Après une bonne heure d’explications, je finis tout de même par enregistrer quelques informations. A la fin les adultes nous proposent à chacun de faire des exposés sur Fernando car c’est la prochaine escale prévue. Je n’avais pas d’idée précise tandis que les autres eux ont chacun choisi un thème. Aude me proposa d’organiser le cours de portugais avec elle pour le goûter. Parce que je m’en sors plutôt pas mal selon elle et les autres. On se mît sur les filets puis commença à écrire le cours. Pour ne pas compliquer la tâche aux autres, on a opté pour des choses basiques. Au moins nous pourrions échanger quelques phrases pour se présenter avec les brésiliens
-Une journée, il y a même eu de la pluie pendant des heures, de la fin des quarts de nuit jusqu’à 16h ! Les quelques courageux qui sont restés sur le pont ont fini avec les mains toutes fripées...
Mathias, le 16 novembre, sur le pont pendant les grains :
Le vent forcit et la pluie aussi. Il ne reste donc plus que Christophe, Xan, Emerson et moi, sous la pluie pendant que certains en profitent pour faire leur douche. Au moment où on commence à avoir vraiment faim, les cuisinières, Aude et Léa, nous servent un repas qui nous ragaillardi. Mais déjà mes mains et mes pieds commencent à ramollir et mon corps à se refroidir.
-L’équipage a du apprendre à la dure la gestion des vêtements mouillés, l’humidité des couchages et l’inconfort des cirés... Heureusement, la dernière matinée , plus calme, nous a permis de prendre de l’avance sur la grande aération de fin de traversée !
-C’est vrai que ça fait du bien de se coucher dans des draps secs !
-  La mer paraît bien vide quand on en parle comme ça, mais au final, nous avons quand même croisé quelques uns de ses habitants !
-Oui, sauf des poissons comestibles, au grand désespoir de notre équipe de pêche.
- nous avons vu certains animaux marins, comme des globicéphales (Globicéphaux?), c’est très gros et cela nous a tous impressionnés. On a aussi vu des baleines et plus particulièrement la queue de l’une d’entre elles. Nous avons pu observer son souffle, quand elle crachait de l’eau par son évent. Certains membres de l’équipage ont même eu l’occasion  de voir une tortue ! Les oiseaux de mer nous ont accompagnés tout au long de la traversée : des puffins au début, qui volaient en rasant les vagues, puis, en approchant de l’arrivée,  on a commencé à apercevoir des fous qui filaient comme des fous, a toute vitesse, afin de chasser des poissons volants. Ces petites bêtes pouvant planer longtemps, qui s’incrustent parfois sur le pont et qui sentent fort mauvais !
-N’oublions pas la visite des dauphins !
-Oh oui ! C’était le 17 novembre, on a vu un groupe de dauphins (plusieurs dizaines !) faire plein de pirouettes.
-Je crois même avoir aperçu quelques méduses à voile en arrivant. Mais bon, n’oublions pas que cette longue navigation aura aussi été une étape de plus dans l’avancée du voyage et dans la vie de groupe !
-Oui, et avec deux nouveaux membres dans l’équipe, les petits bouleversements des routines sont fréquents, et il faut réapprendre la promiscuité et les contraintes du vivre-ensemble.
Emerson, le 18 novembre, sur ses pensées :
En ce moment je suis pensif, comme une rivière sans fin les pensées coulent dans ma tête, le présent et le passé m’obsèdent. Je me dis souvent  si j’avais réagi autrement dans, le passé est-ce que mon présent aurait été différent ou altéré ?comme par exemple les actes de mon passé qui m’ont amené a GN, si j’aurais agi différemment serait-je  là devant vous en train de lire ?                 
-mais aussi, pendant  la navigation nous avons pris des moments pour nous. Il y en avait qui lisaient, jouaient à des jeux et aussi qui se mettaient à faire du travail scolaire. A tour de rôle, les adultes ont fait les bilans ASE et tous les jeunes ont réécrit de nouveaux contrats.  Chaque jeune nous a aussi présenté des exposés différents sur le Brésil.  En plus de ça, des cours de portugais-brésilien étaient organisés tous les jours pendant le goûter. Il y a aussi eu des cours de nœuds, des cours de navigation et des révisions du nom des choses sur le bateau car pour beaucoup, ce n’était pas encore très bien assimilé. En tout cas, c’était très enrichissant et nous avons beaucoup appris !
-Il faudrait qu’on raconte la traîne aussi.
-Effectivement. Pour prendre une douche avant, on se mettait sur l’arrière et on se servait d’un seau pour se mouiller. Cette fois-ci, quand les conditions le permettaient (vitesse faible et houle modérée) nous avons pu nous essayer la baignade à la traîne. Un cordage dans lequel on a noué une boucle est accroché à l’arrière, et une fois bien accrochés on se laisse glisser dans l’eau et trainer par le bateau.
-Rires et sensations garantis ! Et puis, c’est plus rapide pour se mouiller les cheveux et se rincer…
-Quand même, quand on regarde tout le chemin qu’on a fait sur la carte… impressionnant !
-Oui, quand on y pense, on a traversé beaucoup de choses : de l’Afrique à l’Amérique, de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud…
- Cette traversée nous aura effectivement porté par delà la grande ligne : l’Equateur ! Pour ne pas offenser les dieux de la mer, nous avons du nous soumettre à l’antique coutume du baptême des néophytes, seul garant de notre bon retour ! Les trois vétérans de la ligne, déjà baptisés depuis longtemps (Christophe, Jacques et Xan), ont endossés les rôles de Neptune, Amphitrite et de l’avocat/procureur/bourreau qui nous ont jugés au nom des mers et nous ont soumis aux épreuves du rite traditionnel.  Ensuite, une mèche de cheveux offerte à l’océan, porteuse d’un vœu pour chacun, ainsi qu’un verre d’eau de mer en signe d’allégeance  ont scellé notre entrée dans le monde des marins au long cours.
Samedi 19 novembre. Texte Christophe. Notre capitaine avait préparé ce baptême marin, qui concernait presque tout l’équipage, puisque nous n’étions que trois à avoir franchi cette limite légendaire en voilier. Le temps s’étant nettement calmé, c’est en vue de l’île de Fernando que nous avons pu procéder au rituel indispensable, Xan avait prévu des rôles, des costumes et accessoires ainsi que des dialogues écrits. Il s’était investi dans le rôle de procureur-avocat, Jacques jouait la déesse de la mer, Amphitrite, et tout en barrant le bateau, je jouais le rôle de Neptune, roi des océans…(voir texte de Xan). L’équipage s’est prêté de plus ou moins bonne grâce au rite jusqu’à l’absorption d’un peu d’eau de mer que nos marins « d’eau douce » eurent bien du mal, pour la plupart, à surmonter, preuve s’il en est que pour l’instant l’eau salée est loin d’être leur élément. Par la suite, certains s’étant révélés particulièrement pingres dans leur don aux dieux et déesse des Mers, j’espère qu’il leur sera permis de rentrer sain et sauf à bon port, bien sûr nous y veillerons.
-Mais ça c’était déjà presque la fin !
-Effectivement, l’ile de Fernando était déjà en vue alors, et l’arrivée en passant par un goulet étroit entre deux îlots à suivi immédiatement. A peine le temps de se rendre compte qu’on traversait la mer et déjà un (le ?) nouveau monde s’offre à nous, regorgeant de trésors qu’il nous faudra aller chercher nous même !

Xan et Léa.

19 novembre 2016

Arrives a fernando

Presque arrivés de l'autre coté !!

Position le 18/11
0'34 sud (passé l'équateur) 30'21 ouest.
Arrivée à Fernando prévue dans la nuit du 19 au 20 nov.

16 novembre 2016


Position le 16/11

3'42 N 28'35 W
Pluie, pas de vent, au moteur, il reste 500 milles avant Fernando de Noronha.

position le 14/11

7'35N 28'03W pluie et temps gris

15 novembre 2016

La position du bateau samedi 12/11

12N 26W
en route pour l ile de fernando de noronha, au large du bresil. Les conditions meteo sont ideales.