Année 2012-2013

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23 décembre 2007

Voilà, ils sont en Casamance!



Le bateau est arrivé hier vers 12 heures dans l'embouchure du Fleuve Casamance, accueilli par Yves et françois (son beau-frère pêcheur) ainsi qu'une troupe de grands dauphins.

18 décembre 2007

La carte de la navigation vers la Casamance - le 17-12-07

Lettre collective du 11 décembre 2007

Bonjour à tous, les parents, la famille, les amis, les anciens, les futurs et les autres s’il y en a !
C’est à moi, benjamin de vous faire le résumé de la dernière semaine passée aux Canaries, je vais commencer par la fin pour que vous sachiez dans quel contexte et dans quel état d’esprit je vous écris. C’est mardi, demain on part. Ce soir il faut que tous les textes soient bouclés pour pouvoir les envoyer, que le bateau soit rangé et nettoyé, les winchs rincés, les cabines et les lessives faites et les dernières enveloppes qui vont sont destinées, fermées. Ce texte, Thomas aurait dû le commencer et devrait être en train de le finir mais comme on en peut pas trop compter sur lui je me suis proposé hier soir de le faire. (Voilà pour la fin !) En début de semaine, vous le savez sûrement Aurel nous a rejoint pour notre plus grand plaisir. Le lendemain matin Kélig, Thomas et Quentin sont partis pour une petite excursion d’une nuit dans l’île. Pendant ce temps là, nous, sur le bateau on se prépare à la navigation. Rinçage de voiles, entretien des moteurs, réparation des quelques égratignures subies par le bateau sur le quai de santa Cruz de la Palma. Chacun bosse dans sa responsabilité, mais forcément c’est quand on se trouve en petit groupe que les évènements et les grandes nouvelles nous tombent dessus. Là, c’est notre skipper qui nous fait une grosse frayeur avec une infection urinaire qui le scotche trois jours dans son lit. Puis au même moment, on apprend qu’un autre jeune va nous rejoindre en début de semaine prochaine. C’est pour nous une excellente nouvelle pour plusieurs raisons : d’abord parce que c’est chouette d’avoir du nouveau sur le bateau, puis ça retarde notre départ de quelques jours du coup, on se dit qu’un autre groupe peut aller se balader dans l’île et c’est aussi l’occasion de réfléchir à la répartition des cabines. On s’est imaginé un moment avec Kélig de mettre Ricardo avec les 3 gars dans la cabine devant, on appellerait ça le ghetto avant bâbord. Non, sérieusement, comment on peut faire ? Moi, je pense qu’il faut séparer les 3 gars qui ont instauré une relation malsaine entre eux et cela fatigue et freine le groupe. Certains ont pensé déplacer Stevie avec Aurel, moi avec Kélig dans l’autre coque et Ricardo avec Thomas et Quentin à l’avant. C’est une bonne idée, mais je n’y crois pas. On na pas confiance, il ne faut pas les laisser seuls. Je ne vois qu’une bonne solution. Il faut exploser le trio, mais il faut une grand qui reste près d’eux. Je propose donc de me mettre dans une bannette à l’avant avec sur l’autre bannette Ricardo et au fond Quentin et Thomas, Stevie prend donc ma place dans la couchette dans la couchette du milieu avec Aurel. Voilà pour le remaniement du dortoir.
Je vais quand même vous parler un peu de la vie au port. Ici à San Sebastian de la Goméra, c’est sûrement la marina la plus sympa de tous les Canaries. Il y a beaucoup de vie et de passage. On rencontre plein de gens très intéressants. Tous les départs, que ce soit vers les Antilles, vers le Cap-Vert ou vers le Sénégal se font ici. Il y a des grands voiliers qui arrivent de Rotterdam après 40 jours de mer pour faire du charter au soleil, il y a des rameurs expérimentés et préparés qui se lancent pour une transat, des gens qui attendent une pièce de leur bateau pour repartir et d’autres qui se disent Goméro et vendent tout pour rester là. On arrive quand même malgré tout notre travail à trouver du temps pour aller visiter les bateaux voisins, aller faire un château de sable sur la plage, jouer au foot, mais aussi faire du kayak de mer, une interview, du jonglage…
Ça n’empêche qu’on a tous envie de partir en mer et de se retrouver enfin entre nous et bien sûr on a tous hâte de vivre le dépaysement. Yves nous envoie des mails très alléchants sur le programme qu’il nous concocte à notre arrivée : messe de Noël à en avoir des frissons, la fête des femmes avec danse et chant, percussions…
Moi je suis fatigué et je sens l’impatience de tout le groupe alors vivement qu’on largue les amarres pour d’autres aventures. On vous souhaite de joyeuses fêtes à tous et on vous dit à bientôt pour les prochaines nouvelles au Sénégal.
On pense à vous
Bises
Benjamin

5 décembre 2007

lettre collective du 30 nov. 07

Bonjour à tous,
Je profite d’un grand moment de tranquillité où nous sommes en équipage réduit sur le bateau, c’est à dire, Christophe, Linda et moi, pour vous donner quelques nouvelles de notre escale aux Canaries.
Nous sommes arrivés à Santa Cruz de La Palma le 14 novembre au petit matin. Il n’y a pas vraiment de place pour notre long et large bateau, mais nous dénichons un petit coin le long d’un quai sûrement prévu pour les bateaux de commerce, mais allons-y sans bruit, on verra bien…
On découvre peu à peu ce que va être notre environnement pendant une dizaine de jours… camions qui déposent des conteneurs, qui en reprend, des frigos qui ronronnent… Nous sommes au cœur du petit commerce de La Palma. Des camions de bananes défilent donc tous les jours pour remplir les cargos direction la Péninsule soit l’Espagne. Derrière nous , les ferries arrivent et repartent deux fois par jour ( liaisons maritimes avec les autres îles de l’archipel ) , ainsi que les bateaux de croisière qui déversent leurs flots de touristes pour une petite escale d’une journée et notre voisin, c’est le petit bateau pilote qui sort plusieurs fois par jour pour aller chercher cargos et ferries et les ramener à quai. Imaginez la joie de Thomas et Quentin à la vue de tous ces gros bateaux qui manoeuvrent !!! Mais attendez, attendez, ne nous éparpillons pas !!! Une arrivée dans un port après plusieurs jours de navigation, veut dire aussi lessive pour tout le monde, courses de fruits et légumes, douches, nettoyage du bateau à l’eau douce…Y’a du boulot et de l’énergie à mettre car notre équipage n’est pas toujours d’accord avec ce programme !
Mais quand même, on est arrivé aux Canaries et ça c’est chouette. Ici on trouve tout, on goûte nos premiers avocats, nos premières mangues, les bananes plantains, les patates douces, les cristophines, et les vraies bananes des Canaries !!! Nous fêtons aussi les 13 ans de Linda, c’est notre premier anniversaire à bord, « instants d’amitié partagée » dis-je même dans un texte.
Nous sommes pour quitter assez rapidement le bruit de la ville et partir enfin découvrir les terres de la Palma et ses autochtones. Pour cette première randonnée, nous avons décidé nous, grands, d’imposer les groupes, histoire de ne pas avoir toute la connerie et toute la flemme dans le même groupe ! C’est Christophe qui est chargé de faire les combinaisons gagnantes. Il regagne bientôt la France donc veille sur le bateau et nous donne comme ça l’occasion de tous partir 4 jours. Roulement de tambours…l’annonce des groupes tombe : Benjamin partira avec Amélia et Stevie …oui ! Wilfried avec Quentin et Linda …hourra ! Et Francis et Kélig avec Solène et Thomas…youpi ! Voilà, y’a plus qu’à boucler les sacs, se renseigner sur les horaires des bus, décider des destinations et c’est parti !
Le groupe de Wilfried est le premier à partir. Ils décident d’aller dans le nord de l’île. Ils n’ont pas beaucoup marché, la combinaison n’était pas gagnante, la connerie et la flemme étaient réunies.
Ça nous a surpris de Quentin. Lui qui nous avait habitué au meilleur, il peut aussi faire le pire ! Donc pas très bon moment pour Wilfried. Le groupe de Ben décide, lui aussi, d’aller vers le nord, mais sont beaucoup plus motivés à marcher et entament le sentier des 13 tunnels et des cascades. Ils se sont amusés comme des enfants à travers des cavités humides et des toboggans de 200 mètres…Ils sont revenus contents de s’être éloignés du groupe et des prises de tête et heureux de s’être surpassés physiquement pour voir de belles choses. Et nous, avec Francis, Solène et Thomas, envisageons d’aller dans la Caldéra mais dommage elle est inaccessible pour cause de travaux. Nous décidons donc de faire la route des volcans. 28 KMS de GR à monter et descendre la ligne de crête des volcans jusqu’à la pointe sud de l’île. Le temps n’est pas trop de la partie, nous sommes beaucoup dans les nuages, c’est physique mais nous sommes tous les quatre très heureux de l’avoir fait !
De retour au bateau, c’est plus pareil, on retrouve les problèmes là où on les avait laissé. Linda ne respecte pas les règles, Stevie fait ce qu’il veut quand il le veut, Thomas se laisse envahir par son côté négatif, Quentin qui veut devenir pompier joue le pyromane dans le bateau, Solène n’en peut plus de tout ça et préfère même rentrer chez elle et Amélia a du mal à contenir sa tristesse. Les bilans s’imposent. Il faut sauver les soldats Thomas et Quentin, vite les faire basculer du côté clair de la force.
Stevie est en sursis à bord et Linda prépare déjà ses sacs. Francis repart en rando avec Quentin, Solène et Amélia, pour souffler et profiter encore de la beauté de La palma. Entre temps, Linda se tord le genou et le moteur tribord crame. Nous sommes dépités devant toute la poudre d’extincteur et les fils électriques brûlés ! Heureusement le super électricien nous répare tout ça en une journée et le dimanche 25 novembre, nous pouvons quitter La Palma pour rejoindre Ténérife et déjà se préparer à l’ascension du Teide, 3718m ! Le bateau est au mouillage à El Médano, dans le sud de l’île. Comme je vous le disais, tout l’équipage est parti et avec Christophe nous préparons le retour en France de Linda. Nous pensons que notre voyage n’est pas adapté pour elle. Linda nécessite d’être accompagnée dans tout ce qu’elle fait en permanence et nous ne pouvons pas prendre de risques sanitaires quand à son hygiène vraiment trop précaire au Sénégal, en traversée ou en Amazonie !
Christophe prend lui aussi l’avion : snif ! Il va nous manquer, c’est sûr, son humour, son efficacité, son espagnol vont nous faire défaut, mais voilà, maintenant à nous de jouer !
Nous sommes « neufs » et 9 prêts à partir pour La Goméra pour enfin lire votre courrier et préparer la bateau à larguer les amarres direction La Casamance , mais ça, c’est notre histoire !!!
Kélig