Année 2012-2013

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22 décembre 2013

De joyeuses fêtes pour tous!

L'année dernière nous fêtions Noël à Fernando da Noronha...
Juste un petit coup de souvenez-vous pour les voyageurs!
Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes et une heureuse année 2014!!
Christophe.

13 décembre 2013

Les travaux continuent, la préparation d'expéditions en 2014 aussi...

Salut à tous,
Les travaux continuent sur le bateau, j'ai attaqué les réservoirs d'eau et on a profité d'un moment de redoux pour peindre enfin la coque au pistolet! Enfin c'est Alain du chantier Rive-Sud qui "lapin".
On commence à recevoir quelques demandes pour des jeunes de l'ASE pour l'expédition en Méditerranée... On s'est donné jusqu'au 15 janvier pour finaliser ce recrutement.
Christophe



9 novembre 2013

Après l'AG les travaux continuent...

Le WE dernier l'AG avait lieu à Sète au théâtre de la Mer. 
Nous étions une cinquantaine, mais peu d'anciens voyageurs... Trois jeunes du dernier voyage, Charles, Evolène et Simon, ainsi que Lobsang qui a participé au voyage en Méditerranée en 2005. L'occasion pour les personnes présentes à l'AG de leur poser des questions sur leur voyage et l'après voyage.




Après l'AG, les travaux ont repris sur le bateau, et il reste pleins de choses à faire avant une remise à l'eau du bateau en Février! 
S'il y en a que ça intéresse il nous reste un bon mois de travail au moins! Plus si on est que deux!




26 octobre 2013

Le 02 Novembre AG de GN à Sète

Bonjour,
Dans une semaine c'est: L’assemblée générale de ”Grandeur Nature ou la parole des enfants” qui aura lieu le samedi 02 novembre 2013.
Le lieu: à Sète. Au théâtre de la Mer (Salle Tarbouriech).
Il y a un parking pour se garer à côté. Il faut apporter de quoi manger pour le samedi soir pour un pique-nique collectif a partager sur place.Le rendez-vous précis est à entre 13h30 et 14 heures. 
   
 Le programme:
Samedi de 14 h à 19 heures : Assemblée Générale

- Bilan de l’année écoulée.
- Rapport moral et financier.
- Diaporama sur «l’expédition 2012-2013».
- Élection du Conseil d’Administration.
-Présentation des projets pour 2014.
- 20 heures - Repas du soir ensemble.

Sinon nous sommes toujours dans les travaux sur le bateau pour préparer l'Expédition en Méditerranée en Mars 2014.







25 septembre 2013

Bateau hors de l'eau!


Hier nous avons sorti le bateau de l'eau, et commencé à le gratter et il en avait vraiment besoin! Après 2 ans dans l'eau.
Nous voilà reparti pour au moins 1 mois 1/2 de travaux... Nous sommes 3 pour l'instant: Thierry, Kélig et moi!
L'assemblée générale de GN aura lieu le 2 novembre à Sète.                              Christophe



28 juillet 2013

Dimanche 28 juillet- Voilà ça c'est fait!

Merci à tous pour ce retour à l'image de cette expédition, c'est-à-dire réussi! 
Pleins d'émotions et de retrouvailles!
Nous étions plus d'une soixantaine, encore merci à tous d'être venu! Et aussi repartu!

Christophe

PS: Merci à Denis de nous avoir accueilli chez lui!


16 juillet 2013

Le bateau en Méditerranée

Le bateau est le long de la côte Espagnole en Méditerranée, au niveau du Cap Nao, en face des îles Baléares... Ibiza et Formentera.
Pour le 14 juillet ils ont eu droit a un "feu d'artifice" de globicéphales, une cinquantaine de ces mammifères marins autour du bateau, au large de Malaga!
Tout va bien, ils ont prévu une escale aux Baléares et sur la côte Catalane avant d'arriver à Sète.


4 juillet 2013

Lettre collective - Du 10 juin au 04 juillet : Les Açores. Théo et Evolène.


Salut à vous parents, éducateurs, amis, adhérents...
Nous voila à terre après notre traversée de 15 jours, mais pour une arrivée en douceur, quoi de mieux qu’un jour férié, sous la pluie en plus. Pas de courses, pas d’Internet, pas d’entrée dans le pays…L’infirmerie s’installe dans la cabine du capitaine avec en infirmières Kélig et Evolène. Voici donc, pour rassurer, un petit état des lieux sanitaire : Théo affiche 13/6, Tit 13/6, Simon 11/7, Evo 11/6,  Nina 10/7 ainsi que Kélig, et Marion 9/6 ! Tandis qu’à Kévin …On ne trouve pas sa tension, étrange !
On se retrouve bien vite à braver l’eau froide des Açores, un peu « médusée » !
Certains jours, impossible de se laver, les méduses envahissent les environs.
Cette première escale aux Açores, c’est l’occasion de retrouver les produits  laitiers. Beurre, lait, yaourts… Et de nombreux fromages, ce qui change de notre  sauce cheddar lyophilisée, tant utilisée pendant la transat ! On aurait tendance à abuser de toutes ces bonnes choses, difficile pour nos pauvres estomacs déshabitués.
Un de nos équipiers, n’étant pas tout à fait dans la même optique que les autres, un groupe de parole s'organise et chacun exprime à sa manière ce qu’il ressent. Des choses intéressantes sont dites, on a l’air tous plutôt bienveillants et avec l’envie que ça se passe bien pour tout le monde.

Florence, une Française rencontrée lors de précédents voyages, toujours très accueillante avec nous, nous prête quelques guides et à l’aide de plans, prospectus, journaux des anciens voyages, chaque groupe  décide d’une destination pour partir se balader. Finalement, on fait tous plus ou moins le même chemin, mais c’est pas pour autant qu’on vit les mêmes choses… L’ambiance de chaque groupe est différente. Mais un point est sûr, on est tous bluffés par la beauté des paysages. Les différentes nuances de vert, (pas le même qu’en Dominique), les belles cascades, les remparts, les lacs, cette brume épaisse qu’on avait oublié, la côte et ses falaises parfois à pic, ses phénomènes volcaniques, et aussi ses Açoriens avec leur accent incompréhensible.
Marion, Kévin et Charles, ont comme objectif de rando d’apprendre à faire du fromage. Ils ont réussi, et après avoir fait la traite, ils achètent du lait et nous font 2 fromages frais, et un à pâte cuite. Ils apprennent avec Camille, une Française qui vit à Florès. Un soir nous l’invitons avec sa fille Elvire, et une amie. Elvire accroche bien avec l’équipage, certains retrouvent leur instinct paternel ! Une belle soirée avec guitare et discussions, les contacts s’échangent et chacun part se coucher content, avec en tête la chanson...
“Oh, Flores ! Oh Florentino, Oh Florentina... La beleza de vossa ilha me encanta..”
(La beauté de votre île m’a enchantée)
Mais il y a aussi la rencontre avec « Asphodèle », le bateau des deux frangins rencontrés en Dominique. Ils nous filment pour leur petit reportage qui parle des jeunes et de leurs initiatives. On se regroupe tous les jeunes et ils nous posent des questions concernant le voyage, nos envies pour après et nos points de vue sur différents sujets. Là aussi, c’est une bonne après-midi passée ensemble. Tout le long de l’escale, nos pêcheurs mettent la canne à l’eau… Mais sans trop de résultat… On regrette notre thon de traversée !
 Il y a quelques balades à la journée pendant que d’autres font des lessives, des textes, des pleins d’eau, ou parlent avec des gens sur le quai. Car les Açores, c’est aussi ça, on rencontre des voyageurs d’un peu partout…
Et c’est toujours intéressant d’entendre leurs histoires.
Mais on finit par quitter Florès, et 130 milles plus tard, soit une journée et demie d’alternance voile/moteur car il y a peu de vent, on arrive dans le port d’Horta, sur l’île de Faïal. Le port d’Horta, c’est une étape importante pour tous les bateaux qui ont traversé l’Océan. C’est l’arrivée, c’est signe que c’est la fin de la boucle et même que la fin du voyage approche, le retour trotte pas mal dans les têtes. Chaque voyage, on fait une peinture sur le quai d’Horta, c’est une tradition maritime pour avoir de la chance par la suite. C’est toujours sympathique de reconnaître celles des anciens voyages ou juste de regarder ce qui a été fait par les autres bateaux. Puis nous aussi on réfléchit à notre projet. Chaque équipier présente son idée aux autres, on en choisit une en mêlant un peu une touche de chacun, et puis tous aux pinceaux, couche après couche, groupe après groupe, et jour après jour, notre dessin apparaît. 
La peinture étant collée au bar, il y a du passage, et c’est souvent en discutant avec des gens qui passent qu’on affine notre dessin…
Et entre soirées à la plage, visites de bateaux, rencontres, balades sur le quai, et tous les trucs techniques de l’escale, on part aussi en randonnées. Nous partons sur différentes îles. Tit, Simon et Mike restent sur Faïal, où ils font une journée à vélo avec le groupe de Kélig et Kévin, pendant qu’a Sao Jorge, Marion, Nina et Evolène pédalent elles aussi, et Théo, Régis et Charles se préparent à gravir les 2351m de Pico. Encore une fois, les paysages plaisent, et sont assez variés… Certains la font sportive, d’autres plus tranquille en prenant le temps de parler et de rencontrer les gens, et puis l’équipe au bateau avance beaucoup la peinture et commence les pleins de nourriture, qui se terminent une fois tout le monde à bord.
La veille de notre départ d’Horta, on fait un peu comme une fête de départ !
On se retrouve sur le quai avec la famille de « La route des mouettes », les frangins d’« Asphodèle » et d’autres amis des pontons pour un petit repas ensemble. Si la terre divise les hommes, la mer les rapproche...
Et l’on part pour Santa Maria qui ne sera qu’une courte escale d’une nuit avant la grande navigation de retour en France.

On vous laisse là-dessus chers lecteurs, et les prochaines nouvelles, on vous les donnera de vive voix !

Théo et Evolène.



14 juin 2013

la lettre de la traversée retour.


Lettre  collective  du  23/05/13  au  10/06/13  -  "Traversée  de  l’Atlantique"  
par Charles et Régis







Bonjour, les zamis,
La dernière fois que nous vous avons donné des nouvelles, nous étions à Nassau, la capitale des Bahamas, afin de préparer la traversée. Et pour que celle-ci se passe dans les meilleures conditions possibles ; une dernière escale s’imposait à nous. Le choix s’est alors tourné vers Rose Island ; une dernière petite île aux eaux turquoise. Le but : frotter la coque pour avancer plus vite et pouvoir faire une ultime plongée. Cette dernière fut d’ailleurs encore une fois à la hauteur de nos espérances, et nous a permis de faire le plein d’image de coraux et de poissons colorés avant de partir. Le lendemain, départ au petit matin après les tâches. Tout le monde est content de partir en transat. Enfin disons que tout le monde est content de prendre le chemin du retour, car certains craignent tout de même d’être un peu malade. Les conditions sont d’ailleurs un peu rudes pour commencer, puisque nous naviguons au près et que cela bouge à l’intérieur des coques et des estomacs de certains. Cela fait aussi longtemps que nous n’avons pas fait de quart et au tout début du premier, Evolène, Régis, Marion, Kélig et Thierry auront l’agréable surprise de voir une fusée dans le ciel, qui venait probablement de décoller de Cap Canaveral en Floride. C’est aussi durant cette même nuit, que la décision de se dérouter est prise. Les dents de Théo et de Kélig les font souffrir et il est nécessaire pour eux d’aller consulter un dentiste. Nous nous arrêtons donc le lendemain à Great Abaco où ils pourront se faire soigner. Théo repartira donc avec une dent réparée et Kélig avec une dent en moins.
Le deuxième départ sera le bon avec cette fois-ci une allure plus plaisante. En début de navigation, certains se penchent sur des calculs poussés pour l’estimation de la date et l’heure d’arrivée, pendant que d’autres se contentent de le faire au pifomètre. Il nous faut aussi parier sur le nombre de poissons pêchés à la traîne.
Le 28 et 29 mai, nous prendrons le temps de voir chacun des jeunes en contrat afin de faire le bilan des derniers et de prévoir des objectifs pour la traversée. Et devinez quoi?  Une première cette année, puisque le taux de réussite est de 100%. Autrement dit, tout le monde a rempli son précédent contrat. Question envie pour la traversée, c’est parfois autre chose, la préoccupation est souvent au retour et il est nécessaire de redire à chacun qu’il est important d’en profiter jusqu’au bout, que le voyage n’est pas terminé, qu’il reste une très belle escale aux Açores et que nous aurons tout le temps nécessaire de parler du retour lors de notre dernière navigation.
Les conditions de navigations s’améliorent, notamment grâce aux messages de Christophe et aux choix stratégiques de notre capitaine, qui nous permettent de trouver les bons vents et cela le plus longtemps possible. Nous aurons aussi régulièrement droit à de petites visites de dauphins voir de baleines. À croire qu’elles ne nous lâchent plus.
Ce sera aussi le moment pour redistribuer les nouvelles responsabilités. Théo est donc désormais notre nouveau responsable annexe et sécurité. Nina est passée à la gestion de l’eau douce et de l’électricité. Charles gère maintenant l’intendance des fruits et des légumes. Simon, aidé de Marion, est de retour au journal. Kevin doit maintenant se retrousser les manches pour le moteur. Evolène est responsable du tri des photos et à la préparation des trousses de secours pour les randos. Et enfin Mike est passé au matelotage.
Le 29 mai 2013 est aussi une date importante pour Nina. Car oui, ça y est, Nina peut rester une journée complète en cuisine, en navigation. Une victoire après plus de 9800 milles marin contre le mal de mer, comme quoi tout est possible.
Le 30 mai, nous fêtons enfin les non anniversaires de Kévin et de Charles. Un non-anniversaire est une anniversaire surprise pour une personne dont la date d’anniversaire ne tombe pas sur le voyage. Nos deux cocos seront d’ailleurs très gâtés par tout le monde, puisque chacun a pris le temps de fabriquer un petit cadeau. Le vent n’étant pour une fois pas au rendez-vous, nous décidons même d’affaler la voile avant afin de profiter de notre seule baignade au milieu de l’Atlantique.
Le 31 mai, nous perdrons une première heure, ce que nous reproduirons à deux autres reprises durant la traversée et une dernière fois le jour de notre arrivée à Flores. La journée sera d’autant plus rapide que ce même jour, Nina et Marion nous auront aussi concocté un petit jeu afin de tester notre culture générale.
Après quelques jours avec des vents au portant qui nous assuraient une navigation pépère, une dépression change quelque peu la donne. Le vent passe au travers et forcit progressivement, ce qui nous contraint à prendre des ris (réduction de la voile). Nous entrerons donc dans un nouveau jeu, celui des surfs et des records de vitesse. Plus besoin de chercher quelqu’un pour barrer comme c’est parfois le cas depuis notre départ des Bahamas. Il faut désormais chasser le barreur de sa place au bout d’une heure afin que chacun puisse s’amuser. Attention, lorsqu’on s’inscrit sur la liste, il est  important de rester sur le pont. Car si on décide de rentrer dans la coque pour s’y abriter des quelques embruns qui viennent nous mouiller, cela équivaut à passer notre tour. Evolène commencera donc avec un surf à 16,5 noeuds avant de se faire détrôner durant la nuit par un surf de Kévin à 17,3 noeuds, dont on aurait dit qu’il se prenait pour Franck Camas. Ne pouvant laisser un jeune de 11 ans détenir le record de vitesse de la traversée retour, Thierry, notre bien nommé capitaine, s’emparera dès le lendemain du record de vitesse et le fera passer à 17,4 noeuds. Mais l’équipe des jeunes en avait décidé autrement, et il ne fallut que 10 minutes de barre à Théo pour prendre non seulement le record de la traversée avec un surf à 18,6 noeuds, mais aussi celui du voyage dans son ensemble détenu jusqu’alors par kélig (18,2).
Cette traversée sera aussi rythmée par du travail de tête (maths, français, histoire - géographie...) le matin ainsi que par plusieurs lectures collectives qui se déroulent après le déjeuner lorsque nous sommes en pleine digestion.
Côté repas d’ailleurs, les pâtes sont encore une fois la révélation culinaire de cette navigation. Pâtes sauce fromage, pâtes sauce tomate, pâtes béchamel à la farine complète et au lait d’avoine, rien ne nous fait peur tant qu’il s’agit de pâtes. Et pour ce qui est du frais, notre nouvel intendant déjà réputé pour son intransigeance, nous a quand permis d’arriver avec 4 oeufs, 7 oignons, un choux et 8 pommes, ce qui signifie que nous n’avons pas tourné qu’avec des boîtes de conserve sur la fin.
Enfin signe de notre retour en Europe, l’eau s’est rafraîchie tout au long de notre traversée et il nous est désormais moins agréable de nous doucher. Les baignades n’étant plus qu’un lointain souvenir, quoique que nous comptons sur la Méditerranée pour les reprendre.
Que le pronostic le plus proche était celui de Simon. Que nous n’avons pêché qu’un seul poisson (un thon) mais qu’il était gros et surtout très bon. Que tout le monde avait misé sur une pêche plus fructueuse.
Nous allions presque oublier de vous dire que nous étions bien arrivés sur l’île de Flores aux Açores dans la nuit du 9 au 10 juin à 5h52 heure locale, après avoir parcouru 2592,4 Milles marins à une vitesse moyenne de 7,34 noeuds, ce qui serait apparemment un record de traversée pour Grandeur Nature (si Chistophe le valide).
Que nous sommes sur l’île et donc la terre la plus à l’ouest de l’Union Européenne. Et que nous avons déjà commencé à en profiter.
À bientôt !
Charles et Régis


10 juin 2013

Atlantique traversé ! Record battu!

Et voilà, ils sont arrivés ce matin à Florès, à 6 heures, après 2592 milles depuis Great Abaco (Bahamas), 14 jours et 17 heures soit une moyenne de 7, 3 noeuds! 
Ils ont battu la traversée la plus rapide de GN de 2 jours! 

Quelques photos de Florès qui date de 2010...


9 juin 2013

Le 09/06, presque arrivés!

Le bateau est presque arrivé à Florès. Ils sont par 39°41 N 34°11 W, ils avancent toujours à 10 noeuds, ils ne sont plus qu'à 140 MN de l'arrivée, avec du bon vent, mais aussi de la pluie!
Ils ont pêché un thon de 12 Kg!


6 juin 2013

Position du bateau le 06/06

Le bateau se trouve par 39°56 Nord et 44°59 Ouest. 
Ils avancent à 10 noeuds plein Est et ne sont plus qu'à 641 milles des Açores. Ils ont fait 233 MN en 24 heures et des surfs à 18 noeuds, sous le soleil !

3 juin 2013

Position de Grandeur Nature le 03/06


La position du bateau aujourd'hui: 38°54 N 59°05 W, ils avancent à 6 noeuds, cap 76 °,  avec un vent faible (10 noeuds) de SW. Ils sont à 1300 MN de Florès, l'île la plus à l'W des Açores.

La météo de demain le 4 juin .

31 mai 2013

Position du bateau le 31/05/2013

Le bateau est par 36° 06 N et 67°57 W.  Ils avancent à 6 noeuds au NNE. Arrivés par 38° NORD, ils devraient faire de l'EST! Il leur reste 1740 MN pour arriver à Florès.
Ils ont fêté hier les anniversaires de Charles et Kévin.

28 mai 2013

Position du bateau le 28/05 à midi.



J'ai reçu ce midi un SMS du Bateau, avec leur position(voir carte ci dessus).
Ils se sont finalement arrêté dans un dernier mouillage aux Bahamas, pour une escale dentiste... Et ne sont repartit que le dimanche matin. Pour l'instant ils ont du vent portant (du Sud) ils avancent bien et se dirigent au NE. Pourvu que cela dure!
Christophe

23 mai 2013

Lettre collective - les Bahamas . Thierry et Simon.


Lettre collective - les Bahamas . Thierry et Simon.

Bien le bonjour, amis lecteurs.

GN a quitté Cuba. Ce fut une très belle escale enrichie de belles rencontres…
Et le voyage continue.
Direction les eaux turquoise et poissonneuses des Bahamas !
Après deux jours de louvoyage sur une Mer jolie, nous apercevons les lumières de Great Inagua, porte d’entrée officielle. Nous nous occupons des formalités d’entrée. Notre douanier est très sympa, mais la climatisation nous ferait presque claquer des dents !!

Une petite visite du phare pour saluer Wilfried, le gardien. Un peu de frais et tôt au petit matin (2h !) nous décollons pour Hogsty Reef, seul atoll de l’Atlantique nord.
Décor superbe, petits îlots de sable blanc, deux épaves posées sur la barrière de corail. Une fois de plus, GN s’est trouvé un petit paradis où nous sommes seuls au monde !!
Pas tout à fait seule, la Mer est très riche ici et les poissons ne craignent pas l’homme. Alors vous vous trouvez en plein aquarium, balistes royaux, poissons papillons, requins, diodons, capitaines la liste est très longue.
On s’y habituerait à ces eaux turquoise, mais demain, direction Castle Island, un autre paradis ?...Thierry

Nous partons d’Hogsty Reef, direction Castle Island où l’on trouve un phare abandonné, une épave et une belle barrière de corail pleine de vie et de gorgones.
Nous jetons donc l’ancre en face du phare  dans une eau toujours aussi bleue. Plusieurs petits groupes se forment, pour aller visiter le phare, plonger où encore préparer un jeu mystérieux… à midi, Kélig annonce que cette nuit, les jeunes seront livrés à eux-mêmes, sur la plage. Quelques préparatifs sont nécessaires, de quoi manger, de quoi dormir et surtout de quoi bien s’amuser. Evolène prend des jeux de société, Mike un ballon de foot et tous les autres de la bonne humeur !!
Le mélange prend bien… une fois installés on fait un foot et ça se termine par une baignade collective après 19 buts de marqués ! 10 pour Mike, Evolène et moi(Simon), 9 pour Charles, Nina et Kévin. Théo s’est fait mal au genou dans le phare, il fait donc le reporter-arbitre-commentateur sportif, allongé au bord du terrain improvisé.
On fait à manger sur le feu, puis les plus fatigués vont se coucher. Petite discussion autour du feu, puis au dodo !! Malheureusement pour nous, ici, il y a des moustiques, beaucoup de moustiques !!
Après cette nuit très bourdonnante, retour au bercail.
Mike et Théo restent sur la plage, ils organisent le jeu… Au bateau, c’est dessablage l’annexe, la bâche, les duvets, tout est sorti et secoué. L’après-midi, on découvre le fameux jeu. Tous sur la plage par équipes de 3, sauf Thierry et Charles qui forment une équipe de deux. Le jeu, c’est une sorte d’olympiade, des épreuves sportives diverses  et variées. Première épreuve, un petit parcours où on doit sauter, ramper, courir, toucher un poteau et transmettre le relais à un membre de son équipe. Deuxième épreuve, allé chercher à la nage, une petite cuillère. Troisième épreuve, une course en sac. Quatrième épreuve déminage, il faut retrouver une cuillère de l’équipe dans un rectangle de sable. Et pour finir en beauté, un foot sur la plage. Tout le monde passe un très bon moment. Il se fait tard, nous rentrons au bateau pour passer une bonne nuit, sans moustiques, avant d’aller à Little Bird Rock. Simon.

Nous avons donc quitté Castle Island pour rejoindre l’autre extrémité de Crooked Island et mouiller devant Little Bird Rock et son superbe phare.
Un peu de louvoyage sur ces eaux qui vont du bleu Océan au bleu turquoise très clair. Une bonite pour le repas du midi et au coucher du soleil, nous mouillons au pied du phare. Le jour nouveau nous dévoile ce décor superbe, toujours ces bleus magnifiques et son île qui recèle mille trésors : les coquillages. Nos plongeurs vont visiter le phare et profiter de la vue superbe qu’il nous offre. Il y a de l’histoire dans le lieu, et chacun peut se la raconter. Les pièces, les bâtiments annexes, la montée en colimaçon, les ampoules encore en place.
L’horizon apparaît un peu plus loin, GN qui flotte sur cette eau transparente. Une fois de plus, c’est paradisiaque.
La ballade aquatique est, elle aussi, magnifique. Toujours ces poissons multicolores avec même une jolie langouste que nous dégustons ce soir avec sa mayonnaise. On s’y habitue à la belle vie, je vous le dis !!
Nous y passerons la journée et décollerons en fin d’après-midi car la prochaine escale est Conception Island, à quelques 70 miles dans le Nord Nord-Ouest, une affaire réglée en quelques heures si le bon vent s’en mêle !...Thierry

Nous sommes arrivées à Conception Island de nuit, avant de changer de mouillage pour aller voir une mangrove à l’eau claire. Cette mangrove grouille de vie, il y a plein de poissons qui slaloment entre les racines de palétuvier. Sur la plage voisine de la mangrove, chacun a fait sa moisson de coquillages. Puis nous changeons de mouillage pour la nuit, celui qui est devant la mangrove n’est pas sûr. Nous mouillons donc devant une autre plage, ça sent le coquillage pou demain !
Et effectivement, tout le monde ira sur la plage, histoire de voir quels styles de lambis s’y sont échoués. En fait, nous sommes carrément mouillés dans un spot à dollars caraïbes, à la grande joie de tout le monde. C’est donc de pleines assiettées de dollars caraïbes qui traînent sur le pont ce jour-là.
Nous devions partir pour Eleuthéra ce soir, mais Kélig se souvient qu’à Eleuthéra, il n’y a rien à faire. Une décision est prise, au lieu de passer une journée à Eleuthéra, on passe une journée de plus à Conception Island et après on trace direct à Allan’s Cay. Nous changeons de mouillage, passons la journée à Conception Island, puis cap sur Allan’s Cay, l’île aux iguanes. Simon

Après une navigation de nuit sous un vent faiblissant, au grand bonheur de l’équipage qui passa une nuit reposante, nous apercevons  les premières îles en fin de matinée.
Début d’après-midi, les fonds remontent, le vent descend… Allez, on allume les moteurs et GN survole les fonds peu profonds. Slalom entre quelques récifs avec même un peu de courant !!
Nous apercevons notre mouillage, malheureusement, il y a déjà un autre bateau.
Nous mouillerons un peu plus loin et dix minutes plus tard, tout le monde est dans l’eau.
Encore une superbe plongée. Au menu : raie léopard, baliste royal, jolis récifs très peuplés et première rencontre avec le poisson ange royal, élu poisson le plus joli de l’escale !!!


En levant le masque, nous apercevons notre squatteur de mouillage qui s’en va. Ni une, ni deux l’ancre remonte à bord et nous voilà dans cette petite baie. L’endroit est superbe, pas de courant, Mer toute calme, GN se retrouve en lévitation sur une eau presque transparente. Encore un paradis, vous dîtes vous, et bien oui !

Sur la plage ; particularité locale, une colonie d’iguanes, nous accueille. Drôles de bêtes que ces gros lézards. Curieux ou opportunistes quant à  grignoter quelque chose !! ils déboulent sur les plus courageux qui se risquent hors de l’eau.

Le lendemain sera consacré aux bilans collectifs. Nous avons tous reçu une série de questions auxquelles nous devions réfléchir depuis quelques jours. Chacun à sa façon, nous nous expliquons sur nos attentes, nos craintes et les relations au sein de l’équipage. C’est la troisième fois que nous nous prêtons à cet exercice et en général, ça fait du bien de se dire les choses, tous ensemble.
Le climat, extérieur comme au sein du groupe, étant au beau, ces temps-ci, le constat est d’autant plus bon.
Il flotterait un vent  de bien être sur GN, et c’est tant mieux !!
Demain nous rejoignons Nassau pour le ravitaillement d’avant transat, une autre aventure…Thierry

Après les iguanes à Allan’s Cay, les courses à Nassau !
Il nous a fallu quatre petites heures de navigation pour rejoindre la capitale des Bahamas depuis Allan’s Cay. Une fois arrivées à la marina, les équipes se forment, équipe courses, équipe Internet, etc.… Vous le savez déjà, nous allons partir en transat, il nous faut donc pas mal de vivres pour tenir deux à trois semaines sur l’océan. Nous sommes donc ici à Nassau pour faire les pleins, pleins de nourriture évidemment mais aussi pleins de gasoil et d’eau. Tout le monde semble prêt pour la traversée, Charles est équipé de son seau, au cas où, et Thierry révise une dernière fois les cartes et tout le monde est de bonne humeur, parfait pour un départ imminent ! Tout l’équipage a envie de battre le record qui est de seize jours et dix heures. Imaginez : seize jours loin de tout, au milieu de rien, sans voir aucun autre paysage que l’océan… Le rêve du marin, la fameuse « Transat ». Simon

17 mai 2013

Une super adresse pour séjourner à la Havane!

Si vous venez à Cuba. La meilleure adresse à la Havane:
Chez Fragnol.
Casa Particular
Calle H N°107 Entre 5 et Calzada (près de l'hôtel Présidente et à 2 pas du Malécon)
Vedado - La Habana - Cuba. Tel: 832 4210 portable: 53979127.







9 mai 2013

la lettre de Cuba de Christophe et Théo




Bonjour, à vous tous et toutes, cette fois-ci c'est Christophe et Théo!

Vous n’avez pas eu de nouvelles de nous pendant cette escale, car s’il y a une chose qui n’a pas changé en 4 ans c’est la difficulté à se connecter à Internet à recevoir et envoyer des mails, ne parlons même pas de mettre à jour le blog ou d’envoyer des photos, ce qui est tout simplement impossible.
Et pourtant il y en a des choses à dire et à vivre sur cette île et c’est ce que nous avons fait, vous pourrez lire ces textes dans le prochain carnet de bord.

En attendant nous avons demandé à chacun ce qu’il avait découvert à Cuba, ce qu’il avait appris, ressenti, pensé. Je m’y colle en premier.

Christophe : la grande différence par rapport à il y a 4 ans, c’est le fait de pouvoir dormir chez les Cubains sans se faire arrêter par la police !!! Ce sont les aliments en vente dans la rue presque partout !
Les panneaux à vendre sur beaucoup de maisons, car ce n’est autorisé que depuis un an.
J’ai ressenti vraiment cette course à l’argent et à la consommation, surtout dans les villes, qui me font dire (désolé Michel) qu‘ici aussi c’est foutu, la partie est perdue depuis longtemps ! Et alors m’étant retrouvé à faire le touriste en famille la disproportion entre ce que l’on est obligé de dépenser par jour pour se déplacer, se loger et se nourrir, (presque 80 € par jour pour 3 personnes) fait encore plus ressentir l’écart avec le niveau de vie des Cubains qui gagnent 20 € par mois en moyenne ! Heureusement il y a les gens surtout dans les campagnes et Elio mon pêcheur d’il y a 4 ans, qui était trop content de me revoir !

Mike : L’impression que j’ai, c’est que Cuba ce n’est pas vraiment pauvre. Ils ont la télé, l’électricité, les habits de marques, des téléphones portables. Les gens que j’ai rencontrés n’étaient pas très communistes, et j’en ai rencontré un qui était carrément contre ! J’imaginais que c’était pauvre comme au Cap-vert, c’est une escale où j’ai fait de bonnes rencontres. La rencontre qui ma le plus touché c’est Luis et Léonore, deux fermiers. Ils ont tué 2 des 5 poules qu’ils avaient pour qu’on les mange le midi ! Sinon je pense que la vie est plus difficile qu’en France à cause des lois, par exemple tu ne peux pas sortir du pays.

Simon : C’est une grande île où on ne voit pas la mer partout ! Le parti communiste est vraiment présent partout. Toutes les 20 portes il y a une affiche CDR (comité de la révolution), et il y a plein de pancartes avec des slogans, des phrases de gens célèbres (Ché, Fidel et Raùl) qui ont fait la révolution. Contraste entre la campagne et la ville, où les gens sont bien habillés, où on trouve de tout mais à des prix Européens ! J'ai rencontré des gens super sympa, super accueillant, je n'imaginais même pas ! Presque sans limites dans la gentillesse et la générosité. Sans rien attendre en échange. Je ne me suis pas emmerdé une seconde !

Thierry : J'ai découvert des gens gentils, il y a toujours quelqu'un pour t'aider. Des paysages qui sont restés vraiment sauvages, quand on n'est pas près d'une ville. Dans la campagne, il y a encore des charrettes avec des boeufs. Ils fabriquent des briques à la main, mais sur la route on peut êtres doublés par des voitures climatisées. C'est difficile de savoir à quelle époque les gens vivent. Il y a la fierté de leur histoire, la révolution, les peintures sur les murs, dans le moindre village. Je me pose des questions sur le décalage qu'il y a entre les différents niveaux de vie que l'on voit. Campagne et ville ? Habits de travail dans les campagnes, et de mode en ville ?
Après les gens ont l'air de vivre correctement, ne se sont pas plaints auprès de nous de leurs conditions de vie.

Marion : Cuba, c'est une escale surprenante, très marquante... Dans mes randos, j'ai surtout choisi d'aller rencontrer les Cubains et c'est à travers leur regard que j'ai pu essayer de comprendre Cuba.
Pas simple, il faudrait quelques années ici pour saisir vraiment ce qu'est Cuba... Mais quelques personnes comme Rosa qui a participé à la révolution en 1956 et qui croit encore en un idéal communiste, ou bien Luis et Léonore, opposants au régime et assoiffé de liberté, m'ont attristé, touché, fait vibrer, m'ont fait vivre... Voilà, c'est tout cela Cuba.
En tout cas, j'ai adoré l'hospitalité, la protection des Cubains vis-à-vis de nous et les relations simples.

Kévin : Les Cubains sont très sympas, ils font tout pour nous faire plaisir. Ils nous ont laissés dormir chez eux, ils nous donnent à manger gratuitement. C'était magnifique, j'y reviendrais avec plaisir. Yicenia, c'est une fille qui nous a invité chez elle, elle ne voulait plus nous lâcher, elle nous a fait dormir chez elle, et chez son oncle. J'ai appris que Cuba, c'est un peu pauvre, mais les gens sont gentils.

Evolène : Cette escale m'a beaucoup plue parce que c'était riche en rencontres. J'ai trouvé que les gens étaient très généreux, même quand ils avaient peu. Ils étaient toujours prêts à donner pour nous faire plaisir. C'était facile de rencontrer les gens, de discuter avec eux, surtout à la campagne. Les Cubains sont ouverts. J'ai rencontré des gens qui avaient des avis très différents sur leur pays, la révolution, leur système politique. Cela m'a permis de comprendre pourquoi certains étaient favorables à ce système et d'autres critiques. Et j'étais curieuse en venant ici de comprendre comment ils le vivaient, car je trouvais l'idée de base du communiste plutôt intéressante.
Finalement, je trouve que la solidarité, l'égalité, c'est une bonne idée et vachement mieux que ce qui existait avant (à savoir, la dictature de Batista) mais c'est quand même une forme de dictature, puisque les gens n'ont pas le choix !

Régis : J'avais imaginé faire ce qu’il y avait dans les guides, c’est-à-dire, des plans touristiques, bus climatisés, hôtels, restos, en CUC. Je pensais que faire autrement était interdit ! Au final, nous n'avons fait que du camping, voyagé que dans des calèches et des camions, et rencontré pleins de gens différents, tous très accueillants. En ce qui me concerne, une seule rando, mais une rando très riche en découverte. J'ai l'impression d'avoir découvert la réalité de Cuba, que le communisme a de bons côtés, mais qu'ici cela ne fonctionne pas.

Théo : Je m'étais fait une trace à partir des livres du bord sur Cuba, comme c'était un des derniers pays communistes, je m'imaginais Cuba comme une sorte de petite dictature. Le communisme, pour moi, c'était que tout le monde vivait pareil alors que finalement, c'est pas comme ça. Par exemple, il y a des salaires différents. À cause de l'embargo, j'imaginais qu'il n'y avait rien d'Américain. Alors que l'ont voit les gens avec des vêtements de marques ou avec des inscriptions américaines ! La vie n'est pas chère, par exemple, on peut acheter une petite pizza pour 5 pesos, ce qui fait 20 centimes d'euro. Un verre de jus de fruit coûte 2 pesos ! Les paysages sont magnifiques, les gens sont d'une gentillesse énorme. Cuba ne ressemble à aucune escale que l'on n'ai faite avant, c'est celle-là qui m'a le plus appris sur la vie des gens.

Kélig : Le rêve de liberté et de solidarité, les idées si chères à la révolution s'effritent doucement, à mesure que les frères Castro libéralisent,  petit à petit, l'économie du pays. Moi ce qui m'étonne le plus cette année, ce sont les grosses différences que créent "l'ouverture économique", par exemple, un couple qui vend depuis trois ans des gâteaux à un complexe touristique pour leur compte, ils gagnent 20 CUC par jour. C'est ce que gagnent l'institutrice et l'infirmière en un mois! Et ça, c'était impossible, il y a 4 ans, lors de notre dernier passage ! Le bon côté de cette "libéralisation", c'est que l'on n'a eu aucune difficulté, cette fois-ci, à aller chez les gens quand ils nous invitaient ou à camper dans la nature. Ce qui nous a permis de rencontrer plus de Cubains et d'être plus proches d'eux. De parler plus librement de la vie quotidienne même dans la rue ! Souvent des problèmes d'argent, qui est le sujet qui revient tout le temps.

Nina : J'avais jamais entendu parler de Cuba donc j'avais pas d'idées sur ce pays. Les gens que j'ai rencontrés étaient très accueillants, ils nous invitaient, nous donnaient à manger, nous laissaient dormir chez eux. Ils répondaient à nos questions sur la vie à Cuba, les salaires, tout. Et s'intéressaient à la vie en France. Je pense aussi que c'est nouveau pour eux de pouvoir rencontrer des étrangers, ils avaient très peu de droits, il y a seulement quatre ans qu'ils ont le droit de faire du commerce pour eux. Pour moi, les rencontres vraiment fortes, ça a été Rosa, une femme qui a fait la révolution quand elle avait 15 ans. Elle rêvait d'avoir une guitare car elle compose de la musique, pour elle, c'est sa vie, mais ses moyens ne lui permettaient pas d'en avoir une. Nous lui avons fait ce cadeau et elle n'en revenait pas ! Et Félix, le vieux musicien de Rafael Freyre, sa gentillesse de nous jouer ses morceaux sur sa guitare ! Ce qui fait bizarre, c'est que trois semaines à la marina représentent 20 ans et demi de salaire d'un Cubain, cela fait réfléchir.

Charles : Cuba j'ai trouvé ça très sec, dans la région où j'ai randonné, dans la partie Est du pays. Je m'étais fait à l'idée que pour les gens, avec peu de sous, peu de nourriture distribuée par l'état, c'était difficile de vivre correctement. Et bien non, les gens que j'ai rencontrés m'ont tous dit qu'ils s'en sortaient bien, que ce n'était pas trop dur. Moi j'ai vu les gens se débrouiller en faisant pleins de petits boulots et tout le monde consomme avec le peu de sous qu'ils ont. L'argent tourne, tout le monde fait travailler tout le monde, en achetant un petit cornet de cacahuète, en prenant un taxi vélo, en achetant des glaces à 2 pesos, etc. Mais par contre je trouve qu'ils polluent beaucoup, et ne se soucient guère de l'après-coup, c'est dommage ! Une rencontre marquante, c'est Elio, le vieux pêcheur à Gibara, une rencontre que Christophe avait faite lors de sa dernière escale à Cuba. J'ai beaucoup aimé le rencontrer lui et sa famille, discuter avec.

Les randonnées sont finies, tout le monde est rentrée au bateau. Chacun s’affaire à sa lessive et ses textes de randos.
Dans trois jours, nous dirons au revoir au communisme et bonjour aux îles désertes des Bahamas.
Christophe, Véro et Lila repartent vers la Havane pour rentrer en France en avion.
Théo.