Année 2012-2013

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9 août 2018

Nouvelles de GN

Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les «Grandeur Naturien».

Quelques nouvelles d’après stage de juillet, en plein été, peut-être en vacances…
Le stage, vous en lirez le récit dans le journal, mais vous pouvez aussi voir des photos sur le blog:
 https://www.flickr.com/photos/grandeurnature/         Pour résumer, nous avons passé de bons moments, tous ensemble, avec je l’espère l’équipage de jeunes au complet pour l’expédition 2018/2019 !

Un point sur les finances de l’association, nous allons être « pauvres » avant le début de l’expédition et une petite explication s’impose: En juin nous avons dû payer 5000 €, lors d’une « conciliation » devant les prud’hommes avec un ancien salarié encadrant de la dernière expédition (2016/2017): M. Dupont Jacques.
Nous avions embauché M. Dupont pour un contrat de 12 mois en CDD dans le cadre d’un emploi aidé (CUI-CAE) nous avons signé un contrat type, qui est le même pour tous les salariés de Grandeur Nature (SMIC - 35 Heures) quel que soit leur poste et leur ancienneté. Comme il s’agissait d’un contrat aidé d’un an renouvelable, avant l’échéance du contrat nous avons signé avec M. Dupont la prolongation de ce contrat (avec la région qui en finance l’aide). M. Dupont a décidé deux jours après de ne pas exécuter ce contrat. Nous avons demandé à notre comptable de calculer le solde de tout compte pour l’année de contrat écoulée (comme pour tous les salariés), le comptable nous l’a fait parvenir en nous signalant que les contrat aidé type CUI-CAE ne donnait pas droit à une prime de précarité, nous ne lui devions pas de prime de congés, M. Dupont ayant été payé pendant 5 semaines de congés qu’il a pris du 30 juillet au 9 septembre, (40 jours). J’en ai informé M. Dupont en même temps que nous lui versions son dernier salaire, comme il s’étonnait de ne pas toucher de primes, nous lui avons transmis la réponse du comptable. Mais il a continué à demander le paiement de cette prime qui était écrite dans le contrat type signé.

Après de longs échanges (par mail) pendant le mois d’octobre entre M. Dupont et le Conseil d’Administration, nous avons pu nous voir avec M. Dupont à Sète, la veille de l’AG annuelle de GN. À cette réunion était présent une dizaine de personnes, (les 2 tiers du C.A. de G.N. et une partie de l’équipe encadrante), nous avons discuté pendant plusieurs heures. M. Dupont a maintenu sa demande de recevoir des primes, principalement au motif qu’il avait travaillé plus que les autres permanents ayant participé au 10 mois d’expédition et d’après lui avait été moins payé, nous avons refusé, M. Dupont ayant touché autant d’argent que les 2 autres permanents pendant les 12 mois de son contrat: M. Dasnière (permanent sur le bateau et au secrétariat et porteur du projet depuis 22 ans): 13685 € . Mme Hunter-Laval (permanente sur le bateau et au secrétariat): 14455,52. Et M. Dupont (permanent sur le bateau) : 14438 €, tout en étant nourri et logé pendant les 10 mois (ce qui n’était pas le cas de M. Dasnière et Mme Hunter-Laval pour les 5 mois où ils se relayaient au secrétariat de l’association en France).

En Mars 2018, M. Dupont a porté ce « litige » devant les prud’hommes, une réunion de conciliation a été programmé le 19 juin, c’est M. Rose Sébastien, ancien président de Grandeur Nature, qui y représentait l’association. Nous avions décidé de payer la prime de précarité, car cela était écrit dans le contrat que nous avions signé avec M. Dupont, reconnaissant aussi que nous avions fait une erreur dans la rédaction du contrat et nous espérions que M. Dupont ne réclamerait pas la prime de congés payés (qu’il avait déjà touché).
Mais M. Dupont a refusé et réclamé les congés payés, ajoutant qu’il voulait toute la somme qu’il avait demandé et compte tenu du temps qu’il avait effectivement travaillé, il serait même en droit de réclamer plus!
Il a alors sorti une attestation qu’il avait demandé à une des jeunes de l’expédition (qui est majeure) attestant « qu’il avait travaillé pendant 10 mois 24h/24 sur le bateau »…
Voilà, nous avons donc payé à M. Dupont ce qu’il réclamait, primes et congés = 2782,31 € (pour solde de tout compte), auquel il faut rajouter= 2172,23 de charges donc un total de: 4954,54 €!
Ayant obtenu l’assurance du tribunal des prud’hommes que M. Dupont ne pourrait rien nous réclamer de plus à l’avenir, ce qu’il a signé.

Une partie des salariés de la dernière expédition a décidé de reverser leurs primes, pour que la prochaine expédition ne soit pas trop impacté par ce manque d’argent.

Et nous faisons appel aux adhérents et soutiens de Grandeur Nature pour nous aider, je rappelle que nous sommes autorisés à recevoir des dons déductibles des impôts (voir ci-joint).

Sinon pourquoi vous raconter (en détail, même si j’ai fais bref) cette triste histoire, d’abord parce qu’il s’agit de l’argent de l’association et que nous devons rendre des comptes sur ce que nous en faisons, mais aussi il faut bien le reconnaître, afin que de futurs employeurs ou personne ayant affaire à M. Dupont Jacques soit au courant de ce qui s’est passé lors de son passage à Grandeur Nature !

Autre sujet L’assemblée Générale de Grandeur Nature aura lieu le samedi 29 septembre à Sète
(ou chez les Kergomard à Balaruc-les-bains) à partir de 14 heures.
Le départ de l’expédition 2018/2019 aura lieu le dimanche 30 Septembre au matin, depuis le port de Sète ! Faites-nous savoir si vous pensez être présent…

Voilà, Bon été à tous !

Pour Grandeur Nature, le Porteur de Projet
M. Dasnière Christophe.



18 juillet 2018

Le mercredi 18 juillet - Lettre collective


Le mercredi 18 juillet
Lettre collective
Bonjour chers parents et amis.
 « On part. On vous aime, mais on part (lalala)! »
 Aujourd’hui, nous quittons la France pour l’Italie, plus précisément, les Lavezzi pour la Sardaigne.                   
 Nous sommes à la moitié du stage (et du bronzage). Que s’est il passé pendant ces 10 jours ?
Nous quittons Sète pour Porquerolles «le lundi au soleil (lalaa ) ».
Navigation à la voile jusqu’au bout de la nuit et au-delà. Nous atterrissons sur cette petite île pour une courte journée. « Une île entre le ciel et l’eau (lalala)». Le temps d’une plongée et d’une balade, nous voilà déjà partis au couché du soleil pour profiter d’un fort vent qui va nous pousser vers l’île de beauté. Suite à cette rapide deuxième nuit de navigation, nous arrivons aux îles Sanguinaires, à l’entrée de la baie d’Ajaccio. Quelques bateaux sont déjà mouillés là. Nos explorateurs plongent regarder de plus près la tête des poissons corses. De tours génoises en tours génoises, de mouillages en mouillages, de sauts de rocher en plongeons presque parfaits, sans oublier les matinées footing ou randonnées, nous restons émerveillés face à la beauté de Kalysté (le nom grec de la Corse et qui veut dire beauté), surtout au cap Sénétose où nous avons passé deux jours...
Nous arrivons tout au bout de la Corse après avoir laissé sur notre bâbord les falaises blanches de Bonifacio. Nous arrivons enfin sur l’île de Lavezzi. Nous mouillons notre ancre sur une tâche de sable, au milieu des rochers de toutes formes. Une plongée, un footing, une nuit à la belle étoile dans les filets pour certains. Nous profitons de cette réserve marine jusqu’à la dernière minute et quand les premiers touristes arrivent et que les derniers « grandeurs naturiens » remontent à bord, nous appareillons. ça y est, la boucle est bouclée.
 Jusque là, bah ça va! Encore quelques jours dans les îles et nous reprendrons la direction du continent. Mais ça, c’est une autre histoire…
L’équipage de Grandeur Nature 


4 juillet 2018

nouvelles début juillet

Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les «Grandeur Naturien».     

Nous rentrons tous juste du séjour de 2 semaines avec des adhérent de Grandeur Nature (de 12 à 86 ans) à l’initiative de notre Président (Félix), nous sommes allés jusqu’en Corse et comme souvent « Eole » était avec nous, car nous avons fait la navigation aller et le retour avec un vent portant!
J’étais de nouveau aidé par Charles, qui est venu faire le marin et j’en avais bien besoin avec un équipage novice! C’était un moment agréable et une découverte pour la plupart, tant au niveau de la vie sur un voilier que de la Corse et les dauphins sont venus plusieurs fois faire le spectacle. 

Ce séjour nous a aussi permis de passer 3 jours avec celle qui sera l’encadrante, qui nous manquait pour compléter l’équipe, il s’agit d’Océane Bonnin, soeur d’Aurel et Evolène qui sont partis avec nous en tant que jeune, et qui a finit sa formation d’éducatrice-spécialisée.    

Dans une semaine le stage de préparation pour l’expédition 2018/2019, un stage de trois semaines à destination de la Corse, avec, je l’espère, l’équipage de jeunes qui partira en Septembre.

Pour continuer sur septembre et le départ de l’expédition, nous avons décidé de faire l’AG de Grandeur Naturele samedi 29 septembre à Sète, et le bateau prendra la mer, en suivant, le dimanche 30 septembre. Vous pouvez déjà marquer cette date dans vos agendas!


Pour Grandeur Nature, le Porteur de Projet 

M. Dasnière Christophe.

9 juin 2018

Nouvelles début juin

Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les «Grandeur Naturien».

Déjà 1 mois depuis ma dernière lettre, le temps file…

En Mai, nous avons suivi la formation C.N.V. (Communication non-violente) de 4 jours,  à Oléron chez Morgane et Grand-Séb.
Presque toute l’équipe d’encadrement pour la prochaine expédition était présente, sauf deux des capitaines: Michel qui est sur son bateau en Grèce et Xan qui est en train de faire sa formation de soudeur… C’était vraiment un bon moment de travail et d’échange tous ensemble et un outil qui (je pense) nous sera utile pour le voyage, et qui moi m’a déjà pas mal apporté!

Nous avons trouvé un 4e jeune sous tutelle pour compléter l’équipage, il s’agit d’Elio, un garçon de 14 ans qui vient de l’Essonne, mon premier entretien par vidéo-conférence, rendu possible par la mission LDV de l’Essonne, qui va beaucoup être sollicité cette année car nous partirons avec 4 jeunes du département, qui est plus que jamais notre partenaire privilégié et Messieurs Chailloux et Nury (les chargés de mission LDV) y sont pour beaucoup!

Le W.E. dernier, c’était le mariage de Marion et Régis (encadrants tous les deux sur les expéditions 2009-2010 et 2012-2013), étaient aussi présents en Anjou, plusieurs « Grandeur Naturiens » Morgane et Gséb, Kélig et Thierry, Yann , Ismaël et Evolène!
Là aussi, un beau moment de partage et d’émotions.

Enfin, du 16 au 30 juin aura bien lieu un stage pour les adhérents à bord de Grandeur Nature, Charles sera mon matelot, nous serons une dizaine, nous allons nous diriger vers la Corse…
Si la météo, perturbée en ce moment, le permet!
Et juste après, en juillet,  nous continuerons avec le dernier stage de préparation pour l’expédition 2018/2019 avec l’équipage au complet…
Pour l’instant  nous n’avons pas encore recruté d’encadrant pour la fin du voyage, n’ayant « ressenti » aucune évidence avec les personnes que nous avons rencontré!

Pour Grandeur Nature, le Porteur de Projet
M. Dasnière Christophe.

9 mai 2018

La fin du stage et quelques nouvelles.

la fin du stage...
Je reprend le fil chronologique du stage… après avoir déposé  Maya et récupéré Audrey (qui a le projet de créer un lieu de vie et qui venait passer les 3 derniers jours avec nous), nous sommes partis vers les Calanques de Marseille, avec un peu de houle qui a chahuté de nouveaux les estomacs, surtout pour Audrey et les 2 cuisiniers du jour…qui ont passé toute l’après-midi en cuisine.
Nous avons trouvé avant la nuit, un très beau petit mouillage solitaire au milieu de cette zone très urbanisée.
Le lendemain direction la calanque de Morgiou avec un vent et une houle plus marqués qui nous oblige à tirer des bords. Pour arriver dans une calanque désertée, ce qui n’est pas étonnant avec un vent aussi fort. Les plus courageux se baignent. Et avant la nuit nous reprenons la mer vers Sète. 
Il est annoncé un coup de Mistral, alors nous avons réduit la voile et nous nous sommes préparé à une nuit agitée… Mais comme souvent, c’est l’inverse qui se produit, avec même un premier quart sans vent et avec le moteur, le vent ne se levant qu’en milieu de nuit. Heureusement suffisamment fort pour nous permettre de passer les ponts de Sète le matin, nous sommes arrivés 15 minutes avant leur ouverture!
Nous avons donc eu 24 heures pour faire les bilans individuels, ranger et nettoyer le bateau.
Si tous ensemble nous n’avons passé que des bons moments, tout le monde n’est pas forcément partant pour continuer… 
C’est le cas pour Allan qui ne se sent pas capable de quitter sa famille aussi longtemps. 
Pour Ella, c’est l’équipe qui ne la sent pas faite pour ce projet, ce qui l’a rendu triste, bien sûr.

Aux six autres jeunes: Loan, Mickaël, Louis, Loan(e), Maya et Timothée,  nous donnons rendez-vous en juillet pour de nouvelles aventures… Ils nous en on donné l’envie!

Au bureau, je retrouve le travail administratif, les bilans de stage à faire (avant que l’équipe ne reparte), les factures, les comptes 2017 à finaliser avec la comptable. Le recrutement d’un 4e jeune (sous tutelle de l’ASE) pour remplacer Allan…
L’organisation d’un éventuel séjour pour les adhérents en juin…Le recrutement d’un encadrant pour la fin de l’expédition…
Tout cela en lien avec le reste de l’équipe, que je retrouverai (pour la plupart) à Oléron mi-mai pour une formation à la CNV (communication non-violente).


Amicalement ! 



Christophe DASNIERE «le porteur de projet» pour Grandeur Nature.


Une video dans le lien ci-dessous:
https://www.facebook.com/entrevuesetvoiles.fr/videos/373272983173262/

1 mai 2018

Mardi 24 Avril - Pointe des Langoustier Porquerolles.



Mardi 24 Avril - Pointe des Langoustier Porquerolles.
D’abord soyez rassuré, nous avons atteint Porquerolles!
Premières baignades à la traine, premières plongées (aux iles Medes), premiers dauphins et premières baleines. Suivis par les premiers quarts de nuit…
Voilà comment nous pourrions résumer les cinq derniers jours.

Tous les jeunes et l’équipe (sauf Christophe qui était à la barre) se sont baignés à la traine sur les trajet des iles Medes. Une baignade à la traine c’est quand on se baigne en s’accrochant à un bout à l’arrière du bateau (la jupe) en navigation. Et c’est génial!!!
La plongée: Armé de palmes, masques et tubas, nous sommes parés pour la première plongée. Nous découvrons les fonds marins des iles Medes (réserve naturelle). Avec quelques difficultés car Ben, Louis, et Maya étaient d’humeur farceuse.

La navigation: Après avoir découvert l’Espagne, pour la première fois pour certains, nous quittons la côte Catalane, nous levons l’ancre et partons pour une traversée de 34h en direction de Porquerolles. Un peu d’appréhension pour ceux qui ont souffert du mal de mer lors de la première longue navigation mais cette fois-ci ça sera aussi la nuit!
 
Pendant cette traversée les conditions sont idéales pour observer des dauphins, des baleines et des centaines de poissons lunes (il parait que c’est rare!). Nous pouvons dire que c’était l’un des plus beau moment du stage, tout le monde était émerveillé!

Arrivé à Porquerolles nous jetons l’ancre à la « Pointe du Lequin ». Pendant que le groupe part en Balade, Maya et Christophe sont allé chez le médecin pour savoir ce qui arrivait aux pieds de certains moussaillons.
Pendant ce temps les marcheurs se divisait en deux groupes: une longue balade et une plus courte. Cela permis de se défouler après 2 jours en mer.
Avant cela quand tout l’équipage était réuni, nous avons dégusté une grosse glace sur la grande place bordée d’eucalyptus dans le village de l’ile, à la grande joie de tout le monde.
Après cette belle après midi nous étions mort de fatigue! Mais contents de notre belle journée!
Le jour suivant, Maya, tellement frustrée de ne pas avoir pu marcher la veille proposa une nouvelle balade et elle fut servi!
Une petite le matin et une grande l’après midi, lui a permit de vivre maintes aventures dans les forêts de l’ile, sur les crêtes et dans les vignes avec une bonne partie de l’équipage. l’autre moitié de l’équipage restant à bord pour naviguer autour de l’ile et admirer les jolis falaises vues de la mer. Le soir, tout le monde se retrouva de l’autre coté de l’ile à la « pointe des Langoustiers ».

Ce matin, nous partons de Porquerolles en direction de Toulon pour déposer Maya au train (snif snif).
Nous vous écrivons en ce moment même pendant la navigation et nous vous disons à bientôt car l’aventure se termine dans quatre jours déjà!!

Des bisous de toute l’équipe de grandeur nature.

Premières nouvelles du stage


Jeudi 19 avril, Cala Joncoll en Catalogne et aussi un peu en Espagne
Début d’écriture de la lettre collective dans le cockpit:
« Un noeud de chaise c’est toujours autour de quelque chose, Allan ! » dit Maya.
« D’accord » répond Allan.
« Ok » rajoute Mickaël.
« Comme c’est moi qui note je mets ce que je veux » dit Christophe.
Louis se lance dans un poème en prose sur la mer et les criquets ?!

Reprenons depuis le début, nous nous sommes retrouvés sur le bateau samedi dernier, à part Loan(e) qui est arrivée dimanche en fin de journée. Ce même dimanche où nous avons navigué sur l’étang de Thau.
Le lundi matin, nous avons passé les ponts de Sète, l’équipage au complet pour prendre la mer direction l’Espagne. Au début, la mer était KLM (dixit Allan) et Mickaël tenait la barre (c’est lui qui le dit). à la radio (VHF) on a entendu « avis de coup de vent force 7 dans l’après-midi ! » et c’est ce qui s’est produit. Quand la mer a commencée à se former, certains se sont sentis pas trop bien et il a fallu s’équiper plus sérieusement avec les cirés et bien sûr les harnais !
Nous avons dû manoeuvrer et changer toutes les voiles d’avant, de la plus grande (le génois) à la plus petite (la trinquette) en passant par le yankee. On s’est un peu fait mouiller mais le soleil était là et on avançait vite (jusqu’à 13 noeuds). On voyait les Pyrénées et notre point d’arrivée, le Cap Creus, grossir, trop lentement pour certains. Nous avons aussi vu des « poissons lune » mais pas de dauphins, sans parler des méduses, mais nous en reparlerons souvent…
Au coucher du soleil nous avons passé ce fameux Cap Creus et la mer s’est calmée. Nous avons rejoint notre mouillage pour la nuit : Port Lligat et nous avons jeté l’ancre en face de la maison de Dali avant qu’il fasse noir. Finalement grâce à ce vent fort nous a avons traversé le Golfe du Lion en moins de 9 heures.
Le lendemain matin, nous avons « démouillé » (dixit Allan) pour une navigation d’une demie heure pour rejoindre la baie d’à côté: Cadaquès. Après avoir Mis à l’eau l’annexe et les kayaks, nous avons tous accosté sur une belle plage de galets et de méduses mortes (belle donc mais odorante). Et nous avons entamés la mission: « découvrons Cadaquès » !
En chemin, nous en avons profité pour réviser, voir apprendre quelques mots d’espagnol. Nous sommes passés par des petites rues pour atteindre l’église et sa belle vue sur toute la baie. Nous avons sillonné la ville, en courant pour certains.
Nous nous sommes ravitaillés en eau et avons acheté des cartes postales pour envoyer à nos familles.
Puis Christophe à quitté le groupe pour acheter du matériel pour le bateau, en l’attendant nous avons fait des ricochets sur la mer avec les galets. Après son retour, nous sommes repartis au bateau pour le goûter.
Au vu du beau temps et du manque de vent, nous avons changé de baie au moteur. L’appel de l’eau à fait naître les premières douches (Ella et Loan(e)) puis arrivés au mouillage, Allan, Timothée, Ella, Christophe, Maya et Mickaël sont allés visiter les grottes alentours en kayaks pendant que les autres profitaient d’un temps calme et qu’Alix et Louis préparaient un bon repas. Puis tout le monde est rentré au bateau et le repas englouti nous sommes allés nous coucher.
Le jour suivant, « on a pris le machin bidule pour aller au truc » dixit Allan (je vais passer pour quoi moi ?!) - Traduction : on a pris l’annexe pour aller à la plage pendant que d’autres allaient faire du kayak dans des grottes. Vers 10h, Alix, Maya et Loan(e) se sont décidées à se mettre à l’eau. Une heure plus tard, les rameurs les ont rejoints. Après le repas, nous avons décidé de faire deux groupes : les rameurs (aussi appelés flemmards) et les marcheurs (que nous appellerons courageux).
Les marcheurs : « nous sommes partis à travers la garrigue et les montagnes. Une chose nous manquait. Nous ne savions pas ce que c’était jusqu’au moment où Louis nous a raconté un sketch des Inconnus sur la garrigue et là la chose qui nous manquait nous reviens: les cigales ksss ksss ksss !!! Sinon, tout y était, le romarin, la lavande, le thym … Nos pas nous menèrent jusqu’au sommet d’une tour en haut d’une petite montagne, qui nous offrit une vue à 360° en terre et mer. Puis, nous nous sommes enfoncés dans les profondeurs d’une berge-grotte (une maison troglodyte) où nous nous sommes improvisés archéologues à la recherche de vestiges préhistoriques et zoologiste des cavernes pour Loan, à la recherche d’araignées cavernicoles et des geckos, à la lumière des flashs de l’appareil photo. Ce fut une belle promenade d’environ 6 km. »
Pendant ce temps-là au bateau, activité kayak. Allan et Christophe sont allés dans le sud de la baie, tout au bout, et ont découvert une petite calanque secrète… Mickaël, Timothée et Ella sont, eux, restés près du bateau en bronzant sur le kayak et en allant visiter des grottes proches. Ensuite, rentrés au bateau, Allan, Timothée et Mickaël sont allés sur la plage à la nage, où ils ont joué à faire de la purée de méduses et à aller embêter les taureaux. Ceux qui étaient partis pour faire la randonnée sont rentrés à temps pour le goûter… OUF !
La journée s’est terminée sur un groupe d’explorateurs-sauteurs du haut des rochers. Ils sont revenus écorchés mais entiers et ravis, certains ayant dépassé leurs limites et leurs peurs !

Aujourd’hui, toujours dans notre petit mouillage de Joncoll, nous passons la matinée à des travaux d’écriture, de dessin, de matelotage et nous avons écrit cette petite lettre collective pour vous donner de nos nouvelles.
Cette après-midi, nous allons naviguer vers le sud, faire des manoeuvres (ce que nous faisons pendant le recopiage de cette lettre) et changer de baie pour nous rapprocher d’une ville où nous pourrons vous envoyer les courriers et mettre des photos sur le blog.

Voilà ! On vous embrasse tous.

Tout le monde est en forme à quelques coups de soleil près ! Encore quelques jours en Espagne et nous prendrons le chemin de l’île de Porquerolles (près de Toulon).

L’équipage de Grandeur Nature

8 avril 2018

Lettre avril 2018

Sète, le 08 Avril 2018.
               
Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les ‘’Grandeur Naturien’’.

Que des bonnes nouvelles: D’abord le bateau flotte depuis 9 jours, et tout fonctionne à bord!
Et ça, c’est grâce à l’équipe qui à passé une grosse semaine de travaux intenses pour tout réparer/remonter/préparer, moments de travaux collectifs entrecoupés de pauses «brainstorming» sur le projet et la prochaine expédition. Merci pour ce beau moment à: Benjamin, Grandséb, Ismaël, Lola, Alix, Amélia et Camille (qui est venue nous rencontrer pour éventuellement participer à la fin de l’expédition). Nous avons aussi fait deux séances de travail avec Carmen (notre psychologue/superviseur). Michel, Xan et Félix sont eux aussi venus partager quelques moments avec nous, ainsi que Denis (kergomard) qui a tiré quelques bords sur l’étang avec Grandeur Nature (plus de photos sur le blog).
Pour moi, c’était aussi entrecoupé de moments de secrétariat pour essayer de trouver d’autres jeunes de l’ASE pour le stage du 14 au 28 avril. Car si nous sommes complet pour les jeunes «de famille», il n’y avait seulement qu’un inscrit «ASE». Suite à mes nombreuses démarches (et celles de Félix) au moins 6 jeunes étaient envisagés (après l’accord du jeune, des familles et préalablement de l’ASE) mais il fallait organiser une rencontre, et là, entre les grèves et les «lenteurs» administratives dans certains Départements (ce qui n’est pas le cas de l’Essonne qui nous a envoyé notre prix de journée 2018/2019 qui sera bien de 200 €!), seul un jeune est arrivé jusque’à nous, Allan du Vaucluse. Pour les autres, il ne reste qu’une semaine pour qu’ils puissent être présent samedi prochain au départ du stage!

Merci, aussi à Charles qui a fini son service civique avec Grandeur Nature et commence une formation de marin au pays Basque… Bon vent à toi! Reviens quand tu veux!

Amicalement !

Christophe DASNIERE «le porteur de projet» pour Grandeur Nature.

Secrétariat: 152 grande rue haute 34200 Sète - Tél : 04 67 43 25 64
Site:www.grandeurnature.org - Email: grandeur_nature@yahoo.com