Année 2012-2013

www.flickr.com
associationgrandeurnature photos Plus de photos de associationgrandeurnature

6 juillet 2017

la lettre des Açores d'Anaëlle et Anaëlle

Chers blogueurs et "grandeurnaturiens",

Nous vous écrivons aujourd’hui de Ponta Delgada, sur l’île de Sao Miguel aux Açores.
Nous sommes arrivés le vendredi 30 juin dans la soirée au port de Ponta Delgada.
La navigation a été assez calme puisqu’il n’y avait pas de vent, et nous avons fait une bonne partie de cette courte traversée au moteur. Nous avons cependant pu observer des bancs de dauphins chasser autour du bateau tout au long de la journée. Nous avons également fêté les anniversaires de Rachel et Anaëlle qui ont respectivement eu 19 et 20 ans. Au vu de leurs cadeaux, Rachel semble donc prête pour une rentrée en deuxième année aux Beaux-Arts, et Anaëlle à tailler la route en sac à dos en Australie..
Arrivés, on organise les groupes de rando : Tit, Léa et Jean-Marie ainsi que Hélène et Célia partiront dans la journée du 1er juillet. Les deux autres groupes soit Jacques et Anaëlle (Bidus) ; et Anaëlle (Robet) qui partira avec Mathias et Rachel restent au bateau une journée de plus pour approvisionner le bateau en nourriture pour ce dernier mois de voyage.  On a également dit au revoir à Seb, parti récupérer Christelle et Mailou à l’aéroport puisqu’ils restent sur l’île encore deux semaines pour leurs vacances.

Tit, Jean-Marie et Léa sont partis du côté de Sete Citades. Ils ont l’air d’avoir bien ri, et ils « ont bien pas fait tout ce qu’ils avaient prévu, mais ont bien fait tout ce qu’ils avaient pas dit ». Ils ont marché (un peu), et ont dormi (beaucoup). Ils ont trouvé le paysage vachement beau parce qu’il y avait beaucoup de vaches et « tant pi » pour les sources chaudes du coup !

Hélène et Célia quant à elles ont aussi été du côté de Sete Citades, et ont passé une première nuit chaotique à cause de leurs voisins de camping particulièrement bruyants et dérangeants. Ce qu’elles retiennent surtout de leur rando c’est d’avoir pu bien rigoler ensemble.

Jacques et Anaëlle ont beaucoup marché, ils sont allés au Lagoa do Fogo. Ils ont également pu se détendre aux sources d’eau chaude de Caldera Velha et ont pu apprécier les différents paysages qu’ils ont pu croiser, mais surtout le lac de Fogo qu’Anaëlle a particulièrement aimé.

Anaëlle Rachel et Mathias ont fait de grandes distances sur l’île grâce au stop, ils ont dormi le premier soir au bord du lac de Fogo, et le lendemain à Furnas. Ils ont profité des sources chaudes à la Caldeira Velha et à Furnas. Ils ont passé de bons moments ensemble et sont ravis de leur rando.

Les deux groupes partis en avance sont rentrés un jour plus tôt pour faire le plein en produits frais (fruits et légumes) et compléter avec quelques courses.

Mardi 4 juillet au soir, tout le monde est au bateau. Nous serons 17 pour le dîner, puisque Christelle Mailou et Seb nous rejoignent pour la soirée accompagnés de quatre amis à eux. Cette fois on fait nos vrais aux revoir à Seb, mais nous le retrouvons dans moins d’un mois à Sète.

D’ailleurs, on vous retrouve vous aussi dans moins d’un mois à Sète, on se prépare à rentrer, et on est prêts à vous retrouver.
Nous partons dans la journée pour rejoindre la Méditerranée, nous nous arrêterons sans doutes aux Baléares si la météo nous le permet.
On vous souhaite un beau mois de juillet, et on se retrouve à la fin du mois.

Anaëlle et Anaëlle.

29 juin 2017

lettre co de Horta Par Léa et Sébastien

Bonjour à tous,
Nous sommes arrivés à Florès le 15 Juin au soir. Nous nous sommes accordés deux jours de repos afin de récupérer de ces deux semaines de quarts. Nous en avons profité pour consulter nos mails et y répondre, laver notre linge puis dévorer un poulet/frites pour se réconforter.
Dès le premier jour, nous sommes allés faire des courses et étrangement dans nos sacs il n’y avait que du fromage, du chocolat, des gâteaux, du beurre, des petits pains, des œufs, de la salade, de la charcuterie… De quoi reprendre plein de force pour les uns et des boutons pour les autres.
Du 18 au 22 Juin, nous sommes allés donner un coup de main à des amis de l’association, Camille et Marco. Le projet était de défricher et de clôturer un terrain leur appartenant dans la montagne pour y mettre leurs chèvres ainsi que celles de leur voisine.
Pour cela nous avons établi notre campement près de la bergerie. Durant cette période, Thierry est resté au bateau car le mouillage n’était pas sur. Jacques lui a fait des randonnées à la journée. La première fut avec Célia et Anaëlle pour explorer le nord de l’île. La deuxième en compagnie de Léa vers le bord de mer puis la troisième accompagné de Rachel et Mathias sur la route des lacs. Hélène, Sébastien et Jean-Marie eux n’ont pas quitté le chantier de toute la durée.
Le 22 Juin à midi, le chantier est fini. Marco fait le calcul et nous annonce que nous avons clôturé 1800 m² de terrain sur trois terrasses. Avec Camille, ils sont enchantés du travail que nous avons fourni et ils nous invitent à la célébration de la fin du chantier le lendemain.
Durant cette fête, nous avons également souhaité un joyeux anniversaire à Jean-Marie qui a eu 17 ans le 22 Juin.
Ce jour-là Camille nous a proposé d’organiser une "sweat lodge" (tente à sudation) au bord de la rivière. Il a été nécessaire de faire chauffer des pierres volcaniques pendant quatre heures sous un brasier. C’est en fin d’après-midi que nous y entrons pendant que les autres font cuire des brochettes sur les braises. Jean-Marie souffle ses bougies et nous lui offrons à tour de rôle ses cadeaux. C’était vraiment une chouette journée passée avec la famille de Camille et Marco ainsi que leurs amis.
Le 24 Juin à 10H45, nous levons l 'ancre et arrivons le 25 à Horta après trente heures au moteur.
Depuis le 26, nous avons accueilli Mr Nury venu de l’Essone pour faire le point avec l’équipage.
Nous profitons de l’escale pour faire notre peinture traditionnelle sur le quai, tandis que Jacques, Anaëlle et Mathias sont partis le 27 pour faire l’ascension du Pico sur deux jours.

Aujourd’hui est arrivé Anaëlle Robet qui vient pour remplacer Sébastien qui nous quittera d’ici quelques jours à Sao Miguel d’où vous parviendra la prochaine lettre collective.
La fin du voyage approche à grands pas et nous vous donnons rendez-vous dans cinq semaines à Sète.
A très bientôt.       Léa et Sébastien

18 juin 2017

Lettres de l'Atlantique - Anaëlle et jacques

Position: N 38°41. 475’
  - W 035° 03. 994’
                                                                                
                                                                                                                        Le 13 juin 2017

                                                    
  Cher frère,


Au moment où je t’écris, je suis encore en mer à l’approche des Açores. Je profite de ces quelques jours de soleil et de calme pour t’écrire. Ce sont déjà les derniers ici, seuls au milieu de l’eau, des nuages et du soleil. Eh oui cette traversée touche bientôt à sa fin. Bon tu t’attends sans doute à ce que je te raconte comment ça s’est passé. Eh bien, finalement très bien. Il parait que nous avons eu beaucoup de chance "météorologiquement" parlant. Nous nous sommes d’abord fait pousser par une dépression, il y a eu des moments plus difficiles, surtout fatigants. Arrivés déjà à quelques jours de traversée, on a senti le froid venir à grand pas. On a carrément dû sortir les deux couches de pulls et de pantalons, et pour moi deux c’était le minimum encore, en plus des chaussettes, moufles et du bonnet. Imagine-toi aussi dans le froid sous la pluie avec un bas de ciré pas totalement étanche et les fesses mouillées. Aussi bien sûr, il ne faut pas oublier de faire bien attention à économiser les habits sinon en une journée tu n'as plus rien et en plus ça moisit, alors il vaut mieux ressortir avec les affaires déjà mouillées ou humides. Dans ces conditions on a souvent hâte de retrouver nos duvets, d’être bien au chaud avant de prendre notre quart en espérant ne pas être du dernier, car pour moi, c’est le plus difficile ; tu enchaînes ta journée direct après, sans connaître le plaisir inouï d’aller te recoucher. Enfin bref au final tu t’y fais et en effet ça devient habituel de se lever en pleine nuit pour barrer et guetter et ça durant 2h30, avec comme réconfort, les gâteaux de quart (enfin, si tu es chanceux et que tu ne tombes pas sur les gâteaux américains les plus horribles du monde genre marshmallow entre deux gâteaux à la banane chelou ou à la pâte de gâteaux style pas cuite). Mais au mieux, tu tombes sur des gaufrettes délicieuses au peanut-butter. Miiiiam ! 
Sinon aussi le truc pas mal c’est d’être trois fois de cuisine dans la semaine, pendant que le bateau fait des loopings. Bon, non j’abuse un peu là, pour moi en plus ça va, je n’ai pas le mal de mer mais bon… Ah oui aussi bien sûr, rien de mieux que les soupes bien chaudes pour réchauffer tout le monde et les "flans de leche" au goûter pour nous réconforter. Mais bon, tout ça c’est déjà loin maintenant car à notre plus grand plaisir cela fait maintenant trois jours de suite que la mer est calme et que le soleil tape juste assez pour tout nous sécher. J’ai pris beaucoup de plaisir tout au long de cette traversée et j’en suis contente. Même dans les moments les plus difficiles, il y avait des sourires sur tous les visages, et c’est là que je me suis rendu compte qu’il est plus facile pour tout le monde, surtout lorsqu’on vit en groupe, de rester positif, de relativiser, de prendre soin les uns des autres et dans notre cas, on se souvient même que l’on vit une expérience unique que nous ne sommes pas près d’oublier. Cette traversée à elle toute  seule m’aura encore appris de nouvelles choses, que ce soit sur la vie, sur les autres et même et surtout sur moi-même. Alors voilà comment s’est passée ma traversée de l’Atlantique. 
Je t’embrasse très fort.
                                                                                                        Anaëlle





Jeudi 15 juin 2017
Île de Flores en vue... cachée sous les nuages, nous avons tardé à la distinguer, pris que nous étions dans l’observation de l’horizon parsemé de souffles de baleines et de cachalots. C’est ici leur territoire et un rorqual est même venu tout proche pour nous souhaiter la bienvenue.
Voilà, notre transatlantique retour touche à sa fin après seize jours et quelques heures pour couvrir les 3600 miles parcourus depuis Rose Island aux Bahamas. Car après Nassau, c’est dans le fief du président de Grandeur Nature que nous avons mouillé pour profiter une dernière fois des eaux turquoises et des magnifiques fonds marins. L’occasion d’effectuer le bilan des huit mois de voyage avant de se lancer pour la traversée.
Cette dernière fut, suivant les adjectifs choisis par les membres de notre équipage, facile, doublement agréable, salée, océanique, inoubliable, fatigante ou tranquille. Comme depuis le début de l’expédition, nous avons en effet eu beaucoup de chance avec les conditions météorologiques. Cette fois-ci, le vent nous a porté tout du long sans jamais dépasser les 20 nœuds apparents sur le pont, juste ce qu’il faut pour que le bateau glisse bien sur les flots. Deux jours de pluie et une seule nuit vraiment mouvementée où seuls les vieux ont barré pour dompter les vagues. La remontée vers le Nord a occasionné des nuits plus fraîches mais globalement, ce fût des conditions exceptionnellement favorables.
Suite aux tensions de l’itinérance Bahamienne, l’ambiance à bord fût aussi bonne que les conditions climatiques où chacun, chacune, a trouvé le temps de penser à son retour. Période d’introspection dans cette expérience unique qui vous sera bientôt relatée en détail par la personne que vous connaissez, complétée par les textes du journal de bord. Difficile de brosser un aperçu de ce qui se trame dans les têtes, tellement cette rencontre prolongée avec l’océan génère de sensations, d’émotions et de projections qui sont de l’ordre de l’intime.
Les nuits furent courtes mais les siestes longues, laissant le temps au travail studieux du matin, à la lecture collective de l’après-midi, mais aussi à divers bricolages ou autres dégustations livresques, ponctuées par des contemplations de l’océan, surtout lorsque des mammifères marins s’approchaient du bateau.
La rapidité du trajet va nous offrir l’occasion de bien profiter de l’île de Florès. Alors nous avons convenu, après deux jours d’atterrissage pour nous occuper de nos petites affaires habituelles d’escale, d’établir un campement sur le terrain d’une amie de l’association. Nous pourrons y travailler pour l’aider à remettre le verger et la bergerie en état, mais aussi rayonner autour pour des randonnées à la journée en fonction des envies.
Vous en connaîtrez les détails lors de la prochaine lettre qui sera postée de l’île de Faïal, à la fin du mois.
La nuit tombe... nous jetons l’ancre dans l’avant-port de Lajés, conformément au pronostique que j’avais fait avant le départ, à deux heures près. Juste avant, lors du dernier mile, nous avons sauvé une tortue prise dans un filet et reçu la visite de tout un groupe de dauphins sautillants.
À tout bientôt. En attendant, nous allons nous dégourdir les jambes à terre.

Jacques, pour l’équipage.   

16 juin 2017

Ils sont arrivés aux Açores

Coucou
nous voilà arrivés à Florès après une transat presque facile. pas trop de vent un peu de pluie et pleins de cétacés...de bonne journée ou GN a allongé la foulé. Du coup, c'est réglé en 16 jours.
 

15 juin 2017

Le 15 juin - 80 milles de Florès

La position du bateau, qui arrive aujourd'hui: 
39°04 Nord - 32°55 Ouest
Reste 80 milles vitesse du bateau 6 noeuds.

11 juin 2017

Traversée retour - le 10 juin

La position du cata le 10 juin: 36°28 Nord - 51°20 Ouest.
Vent de Sud 15 noeuds - Cap du bateau 73 - Vitesse 6 noeuds.
Tout va bien à bord.

7 juin 2017

Le 7 juin - Traversée: La moitiée du chemin?

Leur position: 36°54 Nord - 57°09 Ouest. 
Le vent est de Sud-Ouest à 15 noeuds.
Ils font cap au 70°, ils avancent à 7 noeuds. 
Et il fait humide.