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7 décembre 2018

la lettre de Fernando

Bonjour lecteurs,
 Nous sommes arrivés le 20 novembre à Fernando da Noronha.
Nous avons trouvé un mouillage, en pleine nuit devant une colline de pierre géante, ressemblant à des galets (la digue), de l'autre côté nous y trouvons un port.
Parlons d'abord un peu de l'île, elle se trouve à 195 milles du continent Sud-Américain et du Brésil. 66% de l'île est un parc naturel, elle mesure 10 kilomètres environ.
Sur cette île il y a : 2800 résidents et natifs, 5600 travailleurs non résidents et 600 touristes en moyenne. Et seulement 2000 personnes votent pour élire les conseillers locaux.
Nous n'avons que 11 jours pour découvrir un peu de sa réalité, loin du cliché pour touriste, un planning chargé en rencontres et découvertes, après chacun fait ce qui lui plaît.

Sébastien, le 20-11: /... Autour de nous, le mouillage agité par la houle contournant l’île, balaie les bateaux. le Gégé semble une poupée, ballottée par ces 3 mètres d’onde. il donne l’impression de partir au surf. Cela nous demande une vigilance constante, dans nos déplacements pour ne pas se faire déstabilisé par les séries entrecoupées de calmes. Un mouillage rock'n’roll comme j’aime.
Lorsque l’on arrive dans un nouvel endroit, j’aime y voir les différences, les particularités et la première qui me sautent aux yeux assis là ce matin sur le pont du bateau ce sont, les noms des bateaux. Ils sont toujours emprunt de spiritualité, d’appartenance, de familiarité, de référence maritime cela toujours lié au lieu ou l'on se trouve, reflétant l’ambiance et l’état d’esprit qui pourrait régner à terre.
Vous y reconnaîtrez, un bateau pays en bois aux couleurs ravivées pour emmener les touristes, un autre plutôt usé pour le pécheur, un youyou moderne en plastique, le cata à moteur pour les plongeurs de loisirs, un bateau de pêche type sportif comme on le connaît en France. Voici donc leurs noms a prononcer en Brésilien, s'il vous plaît, c'est-à-dire en roulant les "r" au minimum: Lua Cheia, Salviano, Julio Grande, Dos Amigos, Speedy, Spirit Of Noronha, Juca Pitanga, Neucar, Gy Rodrigues, Junca, Todancia, Mar Azul, Rosa Dos Ventos, Makaïna, Tarifa, Mestre Tonao, Harmonia, Vida Marina, Femily, Naonda et le meilleur Sea Hunter.../

Mickaël,le 21-11: /... On fait tellement de chose tiens je vais vous les énumérés.
On a fait des tâches.
On a débarqué sur la plage pour la première fois.
On est allés devant le musée du requin manque de bol il est fermé .
On est allés voir le palais du gouverneur.
On a vue l'école maternelle.
Passés voir si l'ami de Christophe, Pedro, était chez lui.
On a mangé dans un parc .
On est allés voir l'organisation nommer "parc " (ICMBIO).
Vu des locaux dédiés à la sauvegarde des tortues marines (Tamar).
Visité une usine d'eaux.
Parlé à un agent de la protection des dauphins nommer Raphaël.
On a marché jusqu'à la plage pour ensuite se baigner.
On est rentrés au bateau on s'est douchés.
On a confectionné nos petits cadeaux  pour Océ qui fête ses 22 ans demain.
On a mangé et dormi.
Voila une journée hyper trop super génial à bord du cata pas toujours marrant.
Ps :  j'ai le sentiment que les 10 mois vont passer très vite.


Maya, le 22-11: /... Nous retrouvons Raphaël de son surnom Rapha, il vit à Fernando depuis 6 ans et il a 30 ans. Il a une petite fille nommée Sophie qui se trouve à Dubaï avec sa mère elle doit revenir en janvier...Mais bon sa fille lui manque beaucoup donc nous n' en avons pas plus parlé. Sur l' île il fait partie du "projeto golfinho rotador" c'est une association qui est là pour protéger et observer les dauphins. Elle existe depuis 1990 et Rapha en fait parti depuis 2011. Il est passionné des baleines, des dauphins et de tout les cétacés qui peuplent les eaux de notre planète, il les respecte beaucoup et les considère un peu comme ses amis. Dans ses heures perdus il est prof de surf, il surf sur des vagues de 2 ou 3 mètre. Quand nous sommes arrivés nous apprenons le nombre de dauphins qui sont passés à côté du bateau ce matin. Ce fût la grande surprise."250"! 250 dauphins c 'est énorme. Rapha nous a expliqué qu'autour de l' île vit en permanence 3000 dauphins. Une fois, il y en a eu 2700 en même temps dans une baie. Les scientifiques arrivent à estimer ces nombres car il font des rondes pour compter en permanence les groupes de dauphins, par secteur. A peu près tout les jours, ils recensent 400 dauphins.../

Louis, le 23-11: /... Nous nous installons, Christophe, Loan, Isma, Timothée, océane et moi-même, dans une salle de classe, en rond sur de petites chaises colorées et sur les coussins du coin lecture. Nous nous présentons ainsi que notre projet. Les enfants nous disent leurs noms et nous expliquent ce qu'ils veulent devenir dans la vie. Les deux filles veulent être actrices, trois des garçons: footballeur professionnels et les deux autres: préparateur physique et surfeur. Christophe leur demande alors pourquoi vont-ils à l'école s'ils veulent faire ces métiers.
Toute le classe a rigolé mais aucuns n'a répondu. Après ce petit moment calme très agréable nous sommes partis au "jardin d'enfants" (de 0 à 6 ans) où nous pensons faire la fameuse intervention de sensibilisation à l'environnement.  Arrivé devant les portes colorées, il se trouve que c'est la fête de la "crèche/maternelle" de l'île. Il y a des musiciens sous un kiosque, des enfants déguisés, des vendeurs de pop-corn, de barbes-à-papa et de plats traditionnels à emporter (malheureusement nous n'avons pas d'argent...).

Chaque salle est décorée sur le thème de la musique. Il y a des vinyles et des disques pendus au plafond, des instruments fait de récupération, des portraits de musiciens un peu partout, chaque porte est habillée pour lui donner un aspect féerique et imaginaire, c'est magnifique. Il règne une ambiance incomparable! Dans toutes les salles il y a un petit goûter traditionnel et un cadeau à emporter (nous sommes tous partis avec un présent des enfants de l'île). Les enfants que nous accompagnons nous expliquent tout, nous guident et nous présentent ce qu'ont préparé les maternelles pendant l'année pour cette fête. J'assiste , au premier plan, à un spectacle de danse d'enfants entre quatre et cinq ans, tous habillés avec les couleurs de l'île c'est à dire: en arc-en-ciel avec de petits parapluies colorés (qui pour la plupart ne finirons pas le spectacle entier). C'était magnifique et très drôle. Après ce super moment convivial dans ce jardin d'enfants et avec les jeunes du club nature, nous nous faisons de long adieux et nous rentrons au bateau. J'ai adoré ce moment très chaleureux où tout le monde nous a accueillis le plus simplement et normalement possible. « L'avenance" et la gentillesse de ces enfants et de tout ces gens m'ont énormément touché et c'est grâce à eux que je retourne entièrement ressourcé au mouillage.../

Ismaël, le 24-11: /... A en croire Luciana, l'une des écologue du parc, l'équilibre est fragile et chaque année la pression augmente dans ce petit parc (sur le podium des 3 plus visité du Brésil).
Cette place est une lourde charge pour tes épaules (toi l'île). Endosser cette tâche dois parfois te faire regretter l'époque, il y a plus ou moins 500 ans ou seuls les oiseaux te nourrissait de leur trésors de guano, en échange du gîte et du couvert. Mais l'époque a bien changé, et ces humains assez encombrants sont arrivés, Ils ont défrichés la terre, captés des rivières, creusés des puits, construits à grand coup de béton, tout pleins de maisons, un port et un même un aéroport. Maintenant avec eux tu ne dois pas souvent t'ennuyer.
Tous les jours de nouveaux défis, tous les jours de nouveaux arrivants. Et oui, sacrés touristes.
Mais il y a aussi les natifs qui chacun à leurs manière ont investi l'île. Alors nous on part à la rencontre de tout ce beau petit monde. Depuis qu'on a débarqué sur l'île, les projets se mettent en place. Ces jours-ci, j'ai particulièrement apprécié la rencontre de Luciana, Agatha, Cécilia et Rapha qui ouvrent des portes pour la suite de l'escale. Je me sens un peu comme à la maison dans ce monde de naturalistes.

Loanita,le 25-11: Cécilia a 29 ans,c'est peu important. Elle est ornito (ornithologue). Elle aime beaucoup son domaine.Ses oiseaux favoris sont le sébito du nom scientifique (Vireo gracilirostris) et le cocoruta (Elaenia ridleyana) parce qu'ils viennent de l'île. Cécilia est native de Fortaleza. Pour la 1er fois elle est venu à Fernando de Noronha en ferry en 2006 pour travailler 7 jours sur un bateau. Elle est revenue une 2nd fois en 2016 pour travailler,mais cette fois-ci pour les oiseaux durant 3 mois.En 2018 elle alterne entre 15 jours sur Fernando de Noronha et 3 mois à Fortaleza,où elle travaille dans le parc coco en tant que éducatrice de l'environnement.
Elle alterne 4 fois part ans.Donc 150 jours et comme il a 365 jours dans une année,elle travaille à Fortaleza dans plusieurs parcs différents.Avant d'être ornitologue elle travaillais sur les éponges de mer qu'elle retirai de l'eau pour les observer à la loupe dans un laboratoire.Elle les récupérait sur la plage Icaraï. Maintenant ça fait 5 ans elle est dans le domaine de l'ornitologie. Elle a un frère qui à 23 ans il est avocat à Fortaleza. à Fortaleza elle habite chez ses parents parce que c'est 1800 reals pour louer un appartements de petite taille. Elle voudrait habiter à Fernando de Noronha mais ça lui coûterai assez cher. Son salaire est de 2400 reals part mois.Elle n'a pas de compagnon c'est difficile,elle veux ce marier et avoir deux fils.Sa plage préféré est Cacimba do padre. Elle rêve de voler avec les oiseaux d'ailleurs elle adore manger le poisson comme eux. Son plus grand rêve est de voir tous les océans, elle aimerait voyage.

Océane, le 26-11: Je pense que ce n'est pas facile d'être complètement cohérent et encore moins dans une île comme Fernando où il y a une pression entre protection de la nature et accueil du tourisme. Nous avons constaté cela l'après-midi lorsque nous sommes entrés dans ce fameux parc national. Nous avions rendez-vous non seulement pour visiter mais aussi pour nettoyer une plage. La plage d'Atalaïa ! Rien que le nom fait rêver n'est-ce pas ? C'est une plage très connu au Brésil et le nombre de visiteur se limite à 500 personnes par mois, l’accès est régulé par une inscription et une durée de plongée limité à 1/2 heure. Les coraux, poissons, crabes et requins doivent être passionnant à observer. Pas d'inquiétude pour les requins, il semble normal ici de nager avec eux. Enfin notre mission : paré de sacs à patate le nettoyage commence, ça va être rapide nous sommes une douzaine bien motivés. On réalise vite que ramasser tout les déchets est impossible mais le but principal de cette opération était de nous sensibiliser. C'est 1 heure de plus où nous pensons à toute cette production et consommation de plastique ou encore 1 heure de silence pour tout ces animaux morts. On a le sentiment de faire une bonne action collectivement mais on est tous responsable, il faut espérer qu'un moment comme celui-ci soit une graine de conscience dans l'esprit de chacun et je pense même que ces graines ont déjà germées. C'est super chouette d'entendre l'intérêt face au tri des déchets ou alors de voir Timothée ramasser un déchet au bord de la route.

Loan, le 27-11: On rentre vite au bateau afin de pouvoir profiter de ce début d'après midi chaud pour une première plongée au port.
A peine le temps de commencer à enfiler mes palmes, que déjà, je vois l'aileron d'un requin puis une tortue prenant sa respiration à quelques mètres de la plage.
Arrivés dans l'eau, profonde d'un métré, on se tient tous pour former une chaîne et avancer groupés.
Très vite, on tombe sur les premières tortues, elles se déplacent lentement, collées au fond de l'eau pour brouter les algues. C'est en continuant la plongée qu'on se rend compte qu'il y en a tout autour de nous. C'est un émerveillement constant entre l'observation des tortues, des nombreux poissons multicolores, des langoustes caché sous les rochers ou encore d'une raie immense qui passe en dessous de nous. Mais toutes les belles choses on une fin, il faut sortir de l'eau, c'est l'heure de rentrer au bateau. Je fini la journée et je vais me coucher le tête pleine des images de toutes les choses magnifiques que j'ai vue aujourd'hui.       

Ben, le 28-11: Avec Loan on arrive chez Luis un peu avant 8h, ce matin on retourne dans la plantation de banane et  de coco pour lui filer un coup de main. Loan armé d'une houe s'attaque aux grosses touffes d'herbes qui envahissent en permanence le terrain. Ici la terre est noire, très aérée par la multitude de racines, riche grâce à la décomposition des végétaux depuis un certains nombre d'années, "organic", "un trésor" comme dirait Luis. De mon côté, machette en main je coupe les arbres invasifs qui commencent à étouffer les cocotiers. ça fait 15 ans qu'il a commencé cette plantation avec un collectif de 3 "producteurs", c'est son coin de paradis.  ce terrain à un grand hectare, il a pour projet de planter des cajous, des goyaves, des mangues. On aura passé presque 2h à faire un bon débroussaillage et quand on regarde autour de nous on peux facilement voir le travail effectué. Il nous remercie plusieurs fois mais j'insiste sur le fait que c'est "com plazer". Pour me sentir vivre, j'aime me sentir utile, j'aime faire. Je préfère ramasser les déchets que dans parler, sûrement parce que je suis sensibilisé depuis tout petit ou avec ma maman et mon frère,on avait toujours un moment pour ramassait les déchets sur la plage pendant les vacances. Après une bonne suée et les bras un peu écorché on part rapidement pour rejoindre le reste du groupe à la plage de Sancho.

Timothée, le 29-11: On est allé à la déchetterie à 9h pour la visiter. Le mec de l'accueil nous a dit qu'il fallait l'autorisation d'un gars du palais du gouverneur. Donc on est allés se balader dans la forêt, on a trouvé des mangues, on en a mangé 3 par personne. Après nos mains collaient à cause du sucre. Ensuite, on est allés à la ferme Elizabeth de la posada do vale pour voir comment ils faisaient pousser les fruits on a mangé des caramboles. Plus tard on s'est tous retrouvé devant l'église, Isma a trouvé un petit oiseau sur le sol et il l'a remonté dans l'arbre.
Après le repas, on est allés à l'école, pour raconter notre projet et comment on a connu l'association à une classe de jeunes 12/13 ans plutôt agité, mais c'était bien de raconté ce qu'on a vécu. Avec Ben et Elio on a joué 30 minute au foot avec les jeunes de l'école.


Christophe,le 30-11:  Naldo le maraîcher, c’est le nom qu’il nous a donné et je ne connais même pas son nom officiel.
Il a 48 ans et vient de la région de Natal. Il est venu dans l’île quand il avait 12 ans avec sa famille, l’endroit lui a plu alors il est venu s’y installer et il vit là depuis 36 ans. Il a la plus grande exploitation maraîchère et fait pousser 70 % des légumes produits sur l’île, une partie en hydroponique , les salades principalement, avec quelques nutriments et un énorme circuit fait dans des gouttières en PVC (du recyclage) alimenté avec une pompe circuit fermé. L’eau vient de la pluie qui alimente une mare et d’un puits, il n’utilise pas d’eau de l’usine de dessalinisation. Le reste des légumes est en pleine terre sans ajout d’aucun produits. Il dit : « la terre est volcanique, tout pousse.
Il serait plus facile de faire la liste de ce qu’il ne fait pas pousser. Aussi bien des légumes « tropicaux » : Igname, piment, patates douces...Que des plus habituels : carottes, maïs, poivrons et aubergines. Chaussé de ses grandes bottes et armé de son couteau aiguisé et de sa machette, il nous fait goûter de tout et remplit des sacs en plastique pour le bateau.
A chaque fois que l’on proteste en disant que c’est beaucoup, il a un grand sourire et dit que ce n’est pas grand-chose.
Sur le chemin du retour, il me dit qu’il travaille de 4 heures du matin à 21 heures, car il fait en plus les livraisons pour les possadas (hôtels), il travaille en famille, même qu’un de ses neveux qui avait des problèmes de boisson est venu le rejoindre et maintenant il ne boit plus ! (grâce à Dieu).
Il a 2 filles, la plus grande nous connaît, elle était dans la classe où nous avons  présenté le projet.
Le lendemain matin, il est venu au bateau à 8h20 avec sa femme et ses 2 Filles… Et dans l’après-midi il est revenu avec encore plus de fruits et de légumes pour nous. Il m’a aidé à tout chargé dans l’annexe et il m’a encore redit merci pour tout. Une dernière poignée de main et il est reparti.
Des fois il faut aussi savoir recevoir.
Le seul cadeau que nous avons pu lui faire, c’est un pot de pâté végétal de chez les Bonnin !

Elio, le 01/12: C'est l'heure! 9h, les personnes rencontrées petit a petit sur l'île arrivent sur le bateau. Christophe fait les allers-retours en annexe, ramenant Pedro, Luis, Luciana, Miguel, Lucas, Helen et j'en passe. Une fois tout le monde arrivé il est temps de partir. Moteurs allumés, la manœuvre de levée d'ancre se lance. Après plusieurs tentatives, l'ancre remonte mais pas comme on le voudrait. Une ancre en S, une ancre tellement tordue qu'elle ne rentre pas dans le coffre, ou est ranger l'ancre de sécurité que l'on as mis a la place de l’ancienne.
Tout cela c'est passer devant les spectateur perturbés et choqués, tout comme nous d'ailleurs. Après un bon moment de navigation mouvementée par les enfants qui s'amusent dans le filet avant avec les vagues qui volent jusqu'à eux, la salade du repas qui vole dans tout les sens ou encore Pedro et Luis qui se retrouve sur le même bateau alors qu'il ne peuvent pas se blairé. A un moment Helen nous apprend a faire des nœuds avec Mickaël, on tente nous aussi de lui apprendre des nœuds, mais en tant que bon marin il connaît déjà tout les nœuds qu'on tente de lui apprendre.

Pour beaucoup d’entre nous, c’est difficile de quitter cette île, et surtout toutes les personnes que nous y avons rencontré. Un grand merci à tous ceux qui nous ont donné de leur temps, Lucas et Fernanda qui tente de monter une école de surf mais aussi de voile sur l’île , les boulangers qui nous ont accepté dans leurs travail et nourri, les bénévoles et les gens du ICMBIO,  les touristes qui nous ont pris en stop, les enfants de l’école et l’Administration de l’île qui nous a exempté des taxes et autorisé a rester 11 jours.

Voilà, plus qu’une escale « technique » à Fortaleza, pour refaire de l’eau et des vivres, nettoyer toutes nos affaires et le bateau et nous dirons: Adios Brasil.
Loanita et Christophe.


24 novembre 2018

la lettre de la traversée

Chers parents, amis et adhérents,

Nous sortons de la baie de Mindelo avec 35 nœuds de vent, nous faisons de beaux surfs sur de belles vagues. Nous avançons si vite qu’en 4 jours nous arrivons déjà à la moitié du trajet vers Fernando De Noronha au Brésil. Pendant ces 4 jours : Loanita, Seb et Louis ont souffert d’un virus qui leur a donné une grosse diarrhée aiguë. C’est à coups d’antibiotiques qu’ils s’en sortirons après sept jours de maladie. Nous avons profité de passer la ZIC (Zone Intertropicale de Convergence aussi appelée « pot-au noir »), une zone où il pleut beaucoup, pour désaler le pont, remplir des seaux d’eau douce et prendre une bonne douche. Le beau temps revient ensuite, avec lui les superbes couchers de soleil, les dauphins et les baignades collectives. Pour chacune de nos retrouvailles autour d’une tisane pour le goûter, nous sommes tous impatient de retrouver nos chèrs « Capitaines des Sables » notre nouvelle lecture collective sur les enfants des rues au Brésil.
Le moment le plus marquant a été celui du passage de l’équateur. Christophe déguisé en Poseïdon et Ismaël en sa femme Amphitrite (les anciens dieux de la mer) nous ont demandé de sacrifier un membre de l’équipage pour passer l’équateur et avoir le droit de pénétrer dans leur royaume. à chaque fois qu’ils désignaient une victime les membres de l’équipage la défendait en expliquant pourquoi nous avions besoin d’elle. Alors Amphitrite a prit notre défense et nous a demandé de se baptiser avec l’eau de l’équateur et de se couper une mèche de cheveux pour la jeter à la mer en signe d’offrande. Pour que nous puissions finir ce voyage et ensuite rentrer chez nous.
C’est au prés avec 18 nœuds de vent, à une moyenne de 7 nœuds que l’on va arriver très vite sur le nouveau continent. Nous profitons du dernier grains pour se désaler le corps une dernière fois parce que au prés ça mouille sévère et donc nous sommes tous salés. Les vagues passent par dessus l’étrave et viennent jusque dans le cockpit nous mouiller.
La veille de l’arrivée, au début de la lecture collective tant attendu, l’anneau en inox qui supporte le palan de Grand-voile (une tige filetée en inox de 20 cm ) s’est cassé net et nous avons été obligé de vite le remplacer par un super cordage (Dynema) que Ben avait récupéré dans une poubelle.
Trois heures moins le quart presque tout le monde s’active sur le pont pour l’arrivée de nuit à Fernando de Noronha. Malheureusement on ne voit pas grand-chose, ce ne sera qu’au petit matin que nous pourrons découvrir la beauté de cette île.

« Comment s’est passé ta navigation ? »

Loanita : « J’ai apprécié cette navigation mais le début a été difficile. »
Mickaël : « Elle s’est très bien passée mais j’ai été malade et beaucoup dans mes pensées. »
Maya : « En général ça s’est bien passé mais au début je n’ai pas été très bien en moi, j’avais le cafard. »
Elio : « Bien mais rapide. »
Ben : « Humide et rapide. J’aurais aimé avoir une météo plus clémente pour avoir plus de temps pour faire des choses ensemble quitte à passer 2 jours de plus en mer. »
Ismaël : Elle est passée trop vite pour une traversée, difficile d’imaginer qu’on a changé de continent. Je me dit que c’est vachement plus terre à terre que l’avion. »
Timothée : « Cette navigation est passée très vite, je n’ai pas eu le temps de faire grand chose. »
Christophe : « ça a été rapide, ça été humide, il n’y a pas eu beaucoup de grain et c’était bien. »
Loan : « Le début c’était pas trop ça, j’avais plus d’appétit et je ne me sentais pas bien intérieurement je ne sais pas pourquoi. Du jour au lendemain tout est allé beaucoup mieux et j’ai super bien vécu la suite de la nav’ qui est passée trop vite. »
Seb : « Ouais ouais ouais. »
Océane : « J’ai passé une nav’ agréable parce que mon corps commence à s’habituer à la mer et j’accepte les moments où je suis malade, j’en fait des moments plus tranquille sur le pont pour réfléchir. Je sens que les jours passent vite. Me savoir déjà au Brésil me fait peur, peur que cette aventure me file entre les doigts. Une bonne navigation ! »
Louis : « Pour moi cette navigation est passée à toute vitesse, je ne réalise pas encore que je suis sur un autre continent, dans un autre hémisphère. Malgré un début très difficile (j’étais malade) j’ai trouvé cette navigation très agréable et je suis content de l’avoir vécu mais un peu déçu de ne pas l’avoir vu passée. Je suis content d’arriver sur cette très belle île de Fernando de Noronha. »

Nous avons 10 jours pour découvrir cette île mystérieuse, temps que nous a octroyé l’Administration sans payer la taxe...


Timothée et Louis


20 novembre 2018

Arrivée imminente a Fernando

La traversée se termine et le bateau arrive à Fernando!
En attendant de découvrir les récits et images de l'équipage, voici un aperçu de leur trajet durant un peu plus de 8 jours!  

16 novembre 2018

Avancé du bateau

Bonjour à tous!
Voici une idée du trajet de Grandeur Nature  depuis le début de la traversée.
Voilà déjà plus de la moitié parcouru!


13 novembre 2018

lettre collective du cap vert


Hello tout monde,
Nous allons tenter de vous raconter ce que l’on a vécu depuis notre dernière lettre collective où nous arrivions en vue des côtes Cap Verdienne. C’était il y a maintenant 10 jours. C’est à vingt deux heure que nous mouillons l’ancre sur la petite île de Santa Luzia. La nuit est déjà bien tombée il nous faudra attendre avec impatience le lendemain pour découvrir la terre.
L’île est juste belle, désertique, posée là, au milieu de l’océan, alors dès qu’on peut, on file sur la plage comme de Robinsons.
Une belle après midi de plongée, de baignade, la rencontre de biologistes (nous apprenant que Santa Lucia est maintenant une réserve naturelle), la visite de la petite chapelle, la rencontre des pêcheurs et quelques 48h idylliques, mais déjà, on doit repartir pour Saint Vincent.
Deux heures de nav assez punchy et nous voilà à Mindelo… Ah les joies de la ville !
Ça pu, ça fait du bruit, non ça ne donne vraiment pas envie.
Enfin, on prend nos marques et dès le lendemain, on lance les rituels d’arrivée : douanes, internet, banque, marché et lessives.
On part aussi rencontrer l’alliance française et le foyer d’accueil d’urgence pour enfant des rues de Mindelo, pour impulser les projets pour l’escale a venir.
Pendant ce temps, le reste de l’équipage prépare le départ sur Santo Antao.
Ça va très vite, et le lendemain déjà, nos petits groupes de randos quittent le bateau avec leurs maisons sur le dos. Ben, Maya, Tim, restent sur le bateaux pour bichonner le bébé.
Et 5 jours plus tard, nous voilà rendus à aujourd’hui. De retour à Mindelo, tous de nouveau réunis sur le bateau. Tout le monde semble enchanté mais aussi bien fatigué de sa rando, alors dans une soirée de convivialité, heureux de nous retrouver, chacun raconte les anecdotes de leurs 5 jours de rando.
Louis, Seb et Loan(e) parlent de la saignée du cochon. Océ, Loan et Elio sentent encore les effluves de l’allugar poissonnier. Maya Tim et Ben partagent leur après midi au foyer. Nous, enchantés de la rencontre de Manuel et Maria on essaye de restituer cette belle rencontre.
Et zou, tout le monde au dodo.
Ici chacun s’affaire pour la suite, on attend aujourd’hui l’arrivée de Christophe, demain les enfants du foyer de Mindelo vont à leur tour venir visiter le bateau et dans quelques jours, on part pour la traversée de l’Atlantique, en route pour le Brésil !!!
Ismaël et Mickaël


3 novembre 2018

2 novembre 2018: Arrivée à Mindelo

2 novembre 2018,
Nous voilà au Cap Vert après 8 jours de navigation, à croire que c'est le temps nécessaire entre chaque escale. On essaie de battre notre record pour la traversée de l'atlantique? 
C’est au large des côtes africaine que nous avons aperçu de nombreux animaux. De la libellule à la baleine chacun à pu voir une petite touche de vie dans cette immense étendue d’eau. Pas le temps de s’ennuyer avec l’apparition d’une grosse méduse sous le bateau, d’une tortue à l’horizon, de ces nombreux dauphins qui sautillent autour du bateau ou encore de ces bancs de poissons volants planant au dessus des vagues. 
N’oublions pas la séance ciné du soir, tout les jours à la même heure, après le repas mais jamais identique. 
C’est un magnifique spectacle que la nature nous offre mais parfois les rideaux restent fermés ou plutôt des nuages blancs ou gris nous empêchent de voir le panel de couleur apparaissant lorsque le soleil se couche à l’horizon. C’est notre cadeau du soir.
Au niveau du groupe, la bonne humeur n’était pas toujours au rendez-vous. Il y a eu des hauts et des bas, des ressenties différents mais on essaie d’en discuter et ainsi d’avancer tous ensemble. Heureusement certains évènements resserrent les liens dans l’équipage, cette semaine c’était l’anniversaire de Mickaël. Il y a eu une vrai cohésion pour organiser cette journée : préparation des gâteaux, rédaction d’une chanson, fabrication des cadeaux. Tous s’est déroulé dans la bonne humeur et l’enthousiasme, nous avions tous envie de faire plaisir à Mickaël. 
Une belle journée réussie !
Des chouettes moments en groupe, il y en a eu pleins d’autres (mais impossible de tous les raconter) notamment l’arrivée à Santa Lucia. De nuit nous avons jeté l’ancre tous ensemble et c’est seulement au petit matin que nous avons découvert ce paysage hors du commun. 
Deux journées de tranquillité sur cette île (presque) déserte et nous voila reparti vers la civilisation. 
Nous sommes au mouillage à Mindelo, point de départ pour nos randonnées. 
Ses couleurs vives, ses musiques et ses ambiances de pêcheurs nous donnent envie de mettre pied sur cette terre. Boa Dia Cabo Verde ! 

2 novembre 2018


Bonjour a tous!
Le bateau est arrivé a l'île déserte de Santa Luzia (au cap-vert) mardi dans la nuit. 
Tout le monde va bien, rendez vous très bientôt pour plus de nouvelles et des photos, quand ils seront à Mindélo qui sera le port de stationnement du bateau pendant toute l'escale Cap-Verdienne.