Année 2012-2013

www.flickr.com
associationgrandeurnature photos Plus de photos de associationgrandeurnature

19 janvier 2015

La Dominique...

Bonjour à tous, le bateau est arrivé en Dominique hier après leur courte escale technique en Martinique.  Juste le temps d'acheter une nouvelle annexe et de faire les pleins de fruits et légumes.
L'équipage se prépare pour trois semaines d'escale avec au programme des randonnées sur les sentiers de cette île magnifique: rivières, cascades, sources d'eau chaude, volcan et beaucoup de personnes à rencontrer.
Ci-dessous trois nouvelles photos de leur périple en Guyane
A bientôt
Kélig



15 janvier 2015

Arrivée en Martinique!

Le bateau est arrivé en Martinique hier. 660 Milles en 3 jours... On ne les arrête plus!! Ils sont au mouillage du Marin pour quelques jours avant de regagner la Dominique pour d'autres aventures...
A suivre...
Kélig

13 janvier 2015

Départ de Guyane...


Chers lecteurs, amis, familles et gens qui nous suivent…

Ça y est, nous sommes en 2015 et nous sommes partis depuis déjà 4 mois. Sur cette lettre, nous allons vous raconter ces dix premiers jours de l’année sur GN.
Le groupe s’est de nouveau divisé en deux dès le vendredi 2 janvier pour participer à des activités différentes.

Christophe, Kaïs, Chloé, Philémon, Elodie et Moussa ont fait du cirque et sont allés aider le club de voile de St Laurent.
Le vendredi, nous avons rendez-vous à 9 heures dans une salle de gym au centre ville. Toute la troupe de Latitude Cirque est présente. Yann est le responsable et l’entraîneur de ce groupe composé de 10 jeunes de 12 à 16 ans. C’est donc avec Marie, Claudio, Mélissa, Roxanne, Jojo, Antino, Linoë et Jérémy que nous passons ces 3 jours. Nous commençons par 30 minutes d’étirements, d’échauffement, de musculation et gainage. Chaque jour, nos muscles sentent le moment passé pendant que les jeunes à côté de nous, nous font équilibres marchés, saltos, grands écarts…
Dès le premier jour, nous passons tous sur le trapèze volant. Même Chloé met ses appréhensions de côté. Philémon se retrouve écartelé au tissu, avec des entraîneuses mortes de rire qui n’arrivent pas à lui expliquer comment en redescendre. Le samedi, Kaïs devient porteur attitré de nos pyramides humaines. Christophe invente, quant à lui, la roulade autruche. Moussa rebondit sur le trampoline de plus en plus haut. Le dimanche et jour du dernier entraînement, on se réveille courbaturé, mais on se reprend en main pour le mât chinois, le fil mou, le fil « dur ». Puis les jeunes de la troupe viennent manger et passer l’après-midi avec nous au mouillage sur le bateau. En tout cas, on les a trouvés impressionnants dans leur discipline ! Et bien sympas.
Nous avons aussi passé deux après-midi à travailler avec William, chef de base de l’école de Voile de St Laurent. Nous l’avons aidé à poncer et résiner trois bateaux. En échange, Philémon et Moussa se sont essayés à la planche à Voile.
Et pour finir les 4 jours, nous avons visité Albina et découvert le village de St Jean, ancien lieu de bagne pour les relégués. Avec Gilles, un monsieur de 62 ans, en pleine forme, drôle et qui vit en Guyane depuis 8 ans. C’est un ami de GN depuis 5 ans. Il nous a fait rencontrer pleins d’amis à lui sur cette journée.

Hélène, Dayan, Tit, Jade, et Anaëlle, sont partis sur le fleuve avec une association qui s’appelle Botoplay et qui se balade sur le fleuve, dans les villages, avec des jeux de société. Ils étaient accompagnés d’Audrey et de Jeff, membres actifs de l’association. Ils sont partis vers Bélicampou en pirogue, village Saramaca en hauteur sur le fleuve. Ils ont mis un jour et demi pour y arriver, entre les mamas, les balançoires, les poussettes et l’heure guyanaise.
Et puis ils ont posé leurs hamacs dans le carbet, les jeux, sur la place principale et se sont fait assaillir par un troupeau de 60 enfants de 0 à 60 ans. Tous veulent jouer avec eux. Les bébés passent dans les mains de Dayan à Anaëlle à Jade. Ils s’essayent au langage takitaki pour se faire comprendre. Tit se fait surnommer Coulibaba par les enfants. Même Hélène embrassera la poupée avant de la ranger le dernier jour. Ils se sont « pris une claque » comme ils disent. Mais comme nous n’y étions pas, nous les avons interrogés et tous ont répondu qu’ils ont adoré le contact avec les gens, la beauté des lieux, et Anaëlle a rajouté : « la lumière du coucher de soleil le premier jour sur le fleuve et l’inconnu de ne pas savoir où nous allions dormir la première nuit. Et puis le fait de se sentir utile, de jouer avec les enfants sur place».

Ils sont revenus ravis et enchantés sur le bateau. Mais à peine le temps de se retrouver pour fêter l’anniversaire de Tit et ses 36 ans, que nous repartons passer, en petits groupes, 24 heures chez Gilles (cité plus haut), sur son terrain. Il habite un petit coin de Paradis à côté de St Laurent du Maroni. Nous l’avons aidé à défricher des arbres, à faire tomber des cocotiers, à planter d’autres arbres, fait du sirop d’oseille pays avec lui… En échange de toutes ses histoires et de sa joie de vivre. Les jeunes ont beaucoup lié avec lui.

Nous revoilà en groupe entier pour nos deux derniers jours. Nous avons déplacé le bateau de St Laurent à l’ADNG hier. Les jeunes de Latitude Cirque ont fait le trajet avec nous. C’est là que nous passons notre dernier moment. Nous avons retrouvé Cédric et Humberto avec plaisir. Nous avons aidé ce matin à reboucher des trous sur le chemin. Avec Josy, la femme de Cédric nous avons préparé un énorme repas brésilien pour plus de 30 personnes car nous avons invité tous les gens que nous avons rencontrés.

Demain, nous reprenons la mer en direction de la Martinique puis de la Dominique et des randonnées ! L’escale en Guyane est passée très vite pour nous tous. Nous allons bien, nous sommes remplis de pleins d’images et de moments dans nos têtes.
Nous vous quittons sur une phrase de chacun sur son moment préféré en Guyane :


Kaïs : « Le premier jour à l’ADNG avec Humberto et Cédric quand ils nous ont fait découvrir la vraie forêt et qu’ils nous ont montré plein de choses de la nature ».

Christophe : « Ce que j’ai préféré, c’était le beau temps. Mais aussi le dernier jour parce que maintenant, je sais que c’était une super escale. Et au cirque, les rencontres avec les personnes… ».

Hélène : « Lors de notre périple Botoplay, le matin de la halte sur le campement où l’on s’était arrêté pour la nuit. J’étais dans le carbet avec une famille Améridienne, des Bushi Nengués, un Brésilien. On voyageait tous ensemble avec des gens que je ne connaissais pas et je me suis dit qu’est-ce que je fais là, au milieu de la forêt de l’Amérique du Sud ? 
Mon moment préféré en Guyane, c’était quand nous étions tous installés dans les carbets de l’ADNG parce que nous étions  tous ensemble comme si on habitait là ».

Dayan : «  Mon moment préféré a été la rando dans la forêt et l’Inselberg ».

Jade : « J’ai tout préféré. Mais surtout Botoplay. L’approche des personnes avec les jeux, la beauté du lieu, le paysage en pirogue. La communication avec les personnes qui ne parlent pas très bien Français. »

Chloé : « La rencontre avec tous les gens, et la journée où les jeunes du cirque sont venus sur le bateau ».

Anaëlle : « Lorsque nous avons découvert l’Inselberg avec Cédric et Humberto ».

Tit : «  J’ai beaucoup aimé l’aller et le retour en pirogue à Botoplay. L’ambiance de la forêt, des villageois et du fleuve. Les fous rires des petits enfants, jouer avec eux. Mon meilleur moment a été le réveil à 5 heures du matin à Béli Kampou avec la lune qui transperçait les arbres. »

Philémon : « Mon moment préféré en Guyane a été la journée où nous sommes allés en pirogue à Albina en pirogue et où nous avons rencontré pleins « d’incos » comme dirait Gilles. C’était génial de rencontrer tous ces gens différents qui détestent la politique actuelle et qui ont créé leur propre communauté. ».

Moussa : « Mon moment préféré, ça a été la journée chez Gilles où il nous a fait découvrir son jardin et nous a raconté pleins d’histoires. Et aussi la dernière journée à l’ADNG avec tout le monde, nous avons passé un bon moment, nous nous sommes bien amusés. »

Elodie : «  J’ai beaucoup apprécié le cirque, l’effort physique, le gainage, rencontrer Yann et sa troupe. Claudio qui ne savait pas nager mais se débrouillait super bien sur un monocycle. Et partager ces moments ensemble. Mais mon moment préféré reste les 4 jours en bivouac et la découverte de l’inselberg, la vue sur toute la Canopée. Je pense que l’image va me rester un moment en tête ».

Elodie et Moussa






2 janvier 2015

Nouvelles de Guyane. La lettre de Thierry et Anaëlle

Lettre collective du 15 décembre au 1er janvier 2015.

Chers bloggeurs, nous nous étions donc séparés lors de notre arrivée à Saint Laurent du Maroni.

Depuis, le tempo est passé à « très grande vitesse » en vue de tout ce que nous avions fait, et nous en avons pris plein les mirettes.

Tout d’abord, changement d’équipe : Yann est rentré en métropole s’offrir de belles vacances bien méritées après ces 3 mois de labeur assez intensif : « profite bien du confort de sa yourte, du poêle, et de la douceur des bras de Florence sous le soleil cuisant de la Meuse… »
C’est Elodie qui prend le relais, pleine de motivation et de bonne humeur. Le passage de l’hiver en France à la Guyane sous le soleil (oui oui, sous le soleil, vous avez bien lu !), doit être assez dépaysant. En vrai on peut vous l’avouer, c’est dépaysant pour tout le monde.
Notre beau GN s’est aventuré dans des lits quelque peu plus étroits, et a divagué entre les criques du bœuf Lamentin, vache, rouge, jusqu’à la crique Annette, vieille amie du bateau, qui est à 5 minutes en kayak de l’ADNG au cœur de la forêt, oui, oui, en bateau dans la forêt Amazonienne… De là, la Vie de la forêt nous englobe. Cigales, grenouilles, oiseaux, sont partout autour de nous. Au matin, nous apercevons les tamarins aux mains dorées sauter d’arbre en arbre. Nous entendons les singes hurleurs qui avec leurs cris gutturaux vous feraient presque peur.
Il  y a aussi la nuit, lors des balades en canoë, où nous apercevons des yeux orange sur les rives. Alors, tout doucement nous nous approchons. Il est bien là, à 2 ou 3 mètres, le caïman d’1 mètre 50 ! Il ne bouge pas et nous observe de ses yeux lumineux.
C’est beau toute cette nature… A l’état sauvage !
Et pour découvrir cette belle Nature, qui mieux que Cédric et Humberto de l’ADNG pourraient servir de guides ? Et cette année encore, ils nous offrirons de superbes spectacles. Découverte de la mangrove, des différents arbres de leur belle forêt et de la faune locale.
Dès le lendemain de notre arrivée on attaque fort : l’ADNG reçoit pendant 3 jours 16 « Tamarzinhos » heu pardon… Robinsons (âgés de 6 ans ½ à 12 ans)  cette fois ci, qui viennent eux aussi vivre dans les bois. Il y a donc fusion entre les « Naturiens » et les Robinsons, où les plus grands veillent sur les plus petits… Ou l’inverse !
Ce furent 3 jours intenses, bien fatigants mais très appréciés par tout le monde. A refaire au prochain voyage ! Cette date correspond aussi à l’arrivée de nos invitées d’honneur : Véro et Lila, qui participeront pendant 12 jours à notre vie d’équipage.
Nous avons enchaîné avec 2 jours de bivouac en pleine nature, escortés bien sûr par Cédric et Humberto. Pour y aller, nous nous sommes divisés en 2 groupes : l’un est passé par la forêt vierge en ligne droite avec un azimut et des boussoles, pendant que l’autre groupe les rejoignait par les criques en canoë.
Au programme, installation des bâches-hamacs-moustiquaires, feu de bois, coupe de bois à la machette, pêche… Nous passerons la nuit dans nos hamacs, en se balançant entre les arbres qui nous accueillent, les oreilles remplies de sens en tout genre. Il y aura même une chute d’arbre juste à côté du campement. On y est pour de vrai je vous le dis !
Notre réveillon aura 24h de retard, nous le fêterons donc le 25 décembre au soir. Le temps de finir nos cadeaux et de préparer un joli repas sous les carbets de l’ADNG.
Hélène, en chef cuistot, mène la danse. Nous la savions entière et efficace, la preuve !
100 nems poulet-crevette que tout le monde jugea comme les meilleurs nems jamais goutés. Bien joué l’équipe, pour suivre, il y aura un poulet curry à l’initiative de Jade.
Belle réussite là aussi ! Et pour finir, un clafouti ananas fait par Tit, parsemé d’étoiles.
Les estomacs remplis, nous procédons à la remise des cadeaux (par tirage au sort). Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais chacun aura son cadeau (fabriqué par chacune des personnes présentes).
Après cette courte pause festive, Dayan Anaëlle et Elodie accompagnés de Cédric et d’Humberto partirons en rando aux chutes Voltaires pendant 4 jours, en passant par l’Inselberg « Savane Roche », d’où ils ont eu une vue sur toute la canopée. La météo a été avec eux, ils rentreront épuisés, mais heureux.
Pendant ce temps le reste de l’équipage tentera de rejoindre Kourou avec GN. Mais les éléments en ont décidé autrement. Suite à un énorme grain, pluie cinglante et vent à 40 nœuds, de face, l’écoute de voile d’avant casse et la GV montre des débuts de faiblesse au niveau de la réparation et d’autres coutures. Le capitaine prend la décision de faire demi-tour, nous rentrons sur le Maroni et nous nous arrêtons à Coswin pour réparer (en face du village Amérindien d’Ayawandé).
Pour pouvoir visiter le centre spatial Guyanais, il n’y a pas d’autre solution, nous prenons un taxi pour faire les 200 km qui nous sépare de Kourou. Après une nuit très ventée, sur la plage sous le carbet de la famille Le François, nous prenons un bus et nous arrivons à l’entrée du musée de l’Espace, première étape de notre visite. Il y a plein d’info à prendre entre le musée et la visite des sites de lancement. Les propulseurs « Vega », « Soyuz », ou « Ariane ». C’est un domaine de 700 hectares avec différents bâtiments, plus ou moins blindés selon leur position, la visite dure 3 heures en bus en se rendant d’un site à l’autre!
En tout cas, ça impressionne, vous imaginez-vous expédier une fusée de 700 tonnes qui à son tour mettra en orbite une sonde spatiale qui voyagera pendant 10 ans jusqu’à son point d’atterrissage (une comète), qui elle-même se balade dans l’univers ? Et bien il y a des cerveaux qui pensent à tout ça.

Mais revenons sur Terre, car c’est un autre événement mondial qui s’est déroulé cette nuit, nous avons changé d’année ! Ce qui a donné lieu à une véritable bataille de feux d’artifices et de pétards pendant une bonne heure entre les 2 rives du Maroni, au bout d’un moment il y avait tellement de fumée que l’on ne distinguait plus la rive à 50 m.
Aujourd’hui, premier jour de cette nouvelle année 2015, nous disons au revoir à Véro et Lila, que nous ne reverrons que fin juillet à Sète (pour la plupart), certains se préparent à repartir avec « Botoplay » sur le fleuve, d’autres organisent leur stage « cirque » à St Laurent, mais ça, c’est une autre histoire…Que d’autres vous raconterons la prochaine fois !

Bonne Année à vous tous, et meilleurs vœux de tout l’équipage.


Tit et Anaëlle







17 décembre 2014

La lettre collective de Fortaleza à Saint-Laurent du Maroni - Décembre 2014 -


Bonjour, parents, amis, lecteurs,

Avec Dayan, nous sommes chargés de vous raconter ce qui s’est passé après Fernando da Noronha, c’est-à-dire notre escale à Fortaleza, la navigation vers la Guyane et nos premières impressions guyanaises : Les îles du Salut, le Maroni et Saint Laurent.

Nous avons choisi de demander à chacun des membres de l’équipage ce qu’il avait retenu, ressenti…Pour l’escale à Fortaleza :
Moussa : à Fortaleza j’ai un peu tout gâché à cause d’un paquet de clope. Je suis resté sur le bateau pendant que les autres s’amusaient. Mais j’ai bien aimé la fois où je suis allé dans la ville, quand on a acheté les hamacs. La ville ça m’a fait bizarre, il y avait plein de gens, l’essence, les klaxons, je suis plus trop habitué !
Philémon : à Fortaleza je trouve qu’il y a deux mondes. Le monde de la marina, riche et le monde de la ville, pauvre. Ce que j’ai trouvé bizarre, c’est que les boutiques dans une rue vendent toutes les mêmes choses et il y a plein de gens et des déchets un peu partout.

Jade : à Fortaleza, j’ai vu la misère, j’ai vu le contraste entre l’hôtel super riche et les gens qui dorment dans la rue juste à côté. Un grand mélange au niveau des gens, un grand métissage. Sinon on a fait des courses, on est allé dans un grand marché artisanal. Il y avait des sacs plastiques qui s’envolaient de partout. Ce qui m’a vraiment marqué c’est la pauvreté, les gens viennent vers toi, ils te demandent de l’argent.

Kaïs : à Fortaleza, le moment que je garde en mémoire c’est quand on est passé en taxi devant les favelas. Ce qui m’a impressionné c’est qu’au Brésil c’est la vraie misère par rapport à ce qu’on avait vu depuis le début du voyage. Sinon un bon moment, c’est quand on était tous les 6 à jouer dans la piscine de l’hôtel le soir.

Yann : à Fortaleza on vend de tout, partout, on crie, on se bouscule, on s’interpelle, on se klaxonne. Fortaleza ça bouillonne, on se fait un chemin dans la foule. Ça dort ou ça vend sur les trottoirs. Fortaleza c’est les hamacs et les cajous, la musique partout, c’est le grand marché artisanal ! Un petit côté carnaval déglingué, je pense aux gens qui dansent avec une marionnette. C’est vivant, odorant, bruyant et transpirant.

Christophe : (oui je me suis auto interviewé) Fortaleza, ville du continent Sud-Américain, avec ses gratte-ciels entassés au bord de mer, en arrivant en bateau on ne voit que cela.
A la Marina - Park hôtel c’est le luxe, pour nous de l’eau douce à volonté, on peut tout laver, se doucher. C’est un hôtel de luxe (5 étoiles) avec des chambres simples à 150 euros la nuit, presque un mois de smic Brésilien. C’est une escale «courses » de 3  jours ½  où je suis content de repartir en mer pour me laver de la crasse et du bruit de la ville. C’est une escale où le groupe a été efficace.

Hélène : Fortaleza ce n’est pas Glamour. C’est le contraire de l’idée de rêve qu’on pourrait se faire des villes touristiques. C’est la misère, la crasse, la vie en vraie, pas comme dans les magazines. Il y a plein de gens qui ramassent les cartons pour vivre et qui sont littéralement noirs de crasse. Mais ma vision est très limitée, je n’ai fait que deux sorties en ville. Je n’ai pas vu un beau quartier où je voulais me balader ou me caler sur une terrasse à boire une Caipirinha.

Tit : C’est une des plus grandes villes que j’ai visité avec ses 2,05 millions d’habitants. Comme toujours dans les villes, je me demande comment les gens font pour se reposer ici. En visite, c’est super enrichissant. 
Le monde, les sourires, les visages, les clodos. C’est synonyme de hamac car Fortaleza est la capitale du hamac. Il y avait un drôle d’ambiance liée aux « Favélas » juste à côté comme au moment où j’ai attendu le bus à côté de la capitainerie du port, le militaire est resté avec moi, la main sur son flingue. Ça veut aussi dire que l’on se rapproche de la forêt amazonienne. Et ça, ça claque !

Anaëlle
: Ca fait très bizarre de se retrouver au milieu d’une foule, de revoir tant de gens. 
J’ai jamais été dans une ville aussi grande. Tous les vendeurs à la sauvette, la pollution qui pique les yeux, le bruit des klaxons, les sacs plastique qui volent partout, les gens qui te bousculent dans la rue. Ça me fait penser à Marseille mais en plus grand. Les gens dans la rue ne vendent pas des jus de fruits mais des cocos coupées ou des ananas en morceaux. Pour moi c’était beaucoup plus représentatif de la réalité brésilienne que Fernando. Je n’ai pas détesté ma découverte de Fortaleza, je l’ai trouvée très intéressante. Pour nous c’est une immense ville, mais elle est toute petite pour le Brésil.

Dayan : Fortaleza c’est le bruit, la puanteur des rues pleines de poubelles qui traînent. La crasse le monde, l’étouffement, la pollution. C’est la plus grande ville que je n’ai jamais vue et c’est aussi la plus pauvre. Ce sont les gens qui vivent en ramassant des cartons et qui sont défoncés à longueur de journées. J’y ai découvert la réalité du Brésil. Ça m’a fait bizarre par rapport à Fernando où c’était vraiment la belle vie. Les gens très riches se baladent dans la ville en fourgon blindé. Ce n’était pas une belle escale, mais elle était très instructive et je pense que c’était important qu’on y passe.

Chloé : Je ne pensais pas que ça serait comme ça. Je pensais qu’il y aurait moins de gens défoncés dans la rue, devant tout le monde. Ça m’a choqué !
Il y a beaucoup d’ordures, de plastique. Le gouvernement ne fait pas attention à la ville. La pollution m’a piqué les yeux. Ce qui m’a aussi choqué c’est qu’il y avait beaucoup de mecs armés. Si le gouvernement avait fait plus attention à la pauvreté et à la propreté de Fortaleza, ça aurait été une belle ville, mais là ça ne donne pas envie d’y rester.

La navigation entre Fortaleza et les îles du salut en Guyane. Elle a duré moins de 5 jours sur une distance de 1020 milles (soit 1855 kilomètres) et on a donc fait une moyenne de 8,8 nœuds (soit 16 kilomètres/heure). 
Cette navigation a donc été très rapide et très plaisante sans grain et avec un courant portant qui nous faisait parfois gagné 5 nœuds de vitesse. 
La gagnante des pronostiques sur la durée de la navigation est Jade.

Philémon : J’ai trouvé que cette navigation était monotone et répétitive. Tous les matins le travail de tête et l’après-midi la maquette du journal sur l’ordinateur. Et c’était aussi super rapide, voir même trop rapide !

Jade : J’ai trouvé que cette navigation était très rapide. J’ai fait du travail scolaire, enfin vraiment, parce que je n’en faisais pas avant, j’ai commencé pendant cette navigation. Je me suis cogné un doigt de pied à la fin de la navigation et il est tout bleu.

Thierry : J’ai trouvé que cette navigation était franchement agréable, peu ou pas de pluie, du vent comme il faut, portant de surcroît !
Le résultat de tout cela c’est que nous ça a passé presque trop vite, 200 milles tous les jours pendant 5 jours, on est digne d’une régate sur l’Atlantique.

Hélène : J’ai trouvé que cette navigation était tellement rapide que je me suis à peine rendue compte que l’on faisait 1000 milles. Normalement quand on fait 1000 milles en voilier c’est une dizaine de jours, des changements de voiles, de temps, on a le temps d’attendre l’arrivée.

Anaëlle : J’ai trouvé que cette navigation était simple !  j’ai tout de suite retrouvé le rythme de la nav : travail de tête le matin, maquette du journal l’après-midi avec Philémon et muscu et yoga après le goûter avec les garçons.
Nous avons eu du bon vent et du courant, nous avons donc fait une très bonne moyenne, même si cela m’a fait perdre les pronostiques. Et j’ai même attrapé un rhume pendant un quart de nuit alors que nous sommes sous les tropiques.

Dayan : J’ai trouvé que cette navigation était très rapide, pas très humide. L’ambiance du groupe avait avancé depuis Fortaleza et les journées étaient bien remplies, personne n’avait l’air inoccupé, c’était une nav sympa.

Moussa : J’ai trouvé que cette navigation, cela allait très vite, on a fait du 9 nœuds de moyenne. Comparé à la traversée Cap-Vert – Fernando on ne s’est pas fait mouillés, il y avait du beau temps, il a fait chaud, les conditions idéales.

Kaïs : J’ai trouvé que cette navigation était très courte, très rapide. Fort sympathique, il faisait beau et on avançait. C’est tout.

Chloé : j’ai trouvé que cette navigation, elle était mieux que les autres, c’était la meilleure depuis le début, il y avait une bonne ambiance. On était vraiment un équipage. Il y a eu peu de tension. Et qu’on a été vite aussi.

Yann : J’ai trouvé que cette navigation s’apparentait  plus au vol du balbuzard, on a plané et survolé les eaux à une vitesse folle, je me demande encore si c’est un bateau ou un oiseau.

Pour la Guyane, j’ai fait comme Christophe. Les autres membres de l’équipage devaient finir la phrase : « Mes premières impressions sur la Guyane…».

Jade : La végétation est très dense. Sur les plages il y a plein d’œufs de tortues ce qui prouve qu’il y a une faune assez importante. Derrière la Guyane il y a aussi une grande histoire qu’on a pu voir pendant la nav. Il y a aussi la pollution qu’on voit grâce aux poissons morts sur la plage ou dans l’eau et « on connaît » la cause qui est due aux orpailleurs qui utilisent du mercure et qui polluent tout le fleuve. C’est quand même assez dommage car ça devrait être une nature plus protégée vu sa densité. En tout cas mes premières impressions sont bonnes et j’ai hâte de découvrir l’Amazonie.
Christophe : Comme les autres fois c’est les îles du Salut avec leur végétation qui dégouline jusque dans la mer. Ces animaux qui se promènent en liberté et les restes du bagne. Difficile d’imaginer ce qu’on pu vivre les bagnards pendant un siècle sur cette île qui est belle et calme. Avec ses cocotiers et ses manguiers. Ensuite c’est le fleuve avec les chants des oiseaux et les arbres à perte de vue. C’est calme et c’est bon.

Hélène : Comme notre premier contact avec la Guyane c’était les îles du salut je ne me suis pas sentie dépaysée parce que ça ressemblait aux Antilles. Ce sont les mêmes bêtes, les mêmes plantes. Les ruines du bagne et le côté historique de ces îles me fait quelque chose. C’est depuis qu’on est dans le fleuve que je prends un vrai choc environnemental. Le fait d’être dans le fleuve me fait voir que je suis dans la forêt amazonienne mais je n’ai pas encore associé ça à la Guyane. En fait je ne sais pas ce que représente la Guyane pour moi.  

Anaëlle : Les îles du Salut. Je m’imaginais la flore comme ça : la verdure, les plantes qui poussent sur d’autres plantes. Je n’imaginais pas autant de cocotiers. J’ai été contente de visiter le bagne que j’avais du mal à me représenter même en lisant des livres dessus. Sinon notre arrivé sur le fleuve, je l’ai trouvée tout simplement magique. J’ai toujours voulu venir en Guyane et ça a dépassé mes espérances. La forêt vierge de part et d’autre du fleuve, les oiseaux, les insectes… Sinon j’ai trouvé ça étrange à notre arrivé de voir d’un côté le Suriname et de l’autre la Guyane à la fois. Je n’imaginais pas non plus les grandes plages.

Moussa : Les îles du Salut j’ai trouvé ça très beau et très dépaysant. Il y avait plein d’animaux : singes, bêtes… Et puis le bagne m’a étonné, ça fait bizarre de se dire qu’avant il y avait des personnes à l’intérieur. J’ai beaucoup aimé l’entrée dans le fleuve avec tous les bruits d’animaux et j’ai bien aimé lorsqu’on s’est baigné dans l’eau douce.

Kaïs : C’est magnifique, c’est énorme, c’est génial. Ça fait du bien d’être dans la forêt. C’est tellement beau que ça m’a coupé le souffle. C’est bon de se réveiller le matin et de ne rien entendre. C’est bon de ne pas sentir le gaz d’échappement et les gens stressés de la ville. Et ça fait peur de se dire qu’on est déjà à 3 mois de voyage et que ça passe tellement vite. Pour l’instant je vais vivre mon voyage et rien d’autre.

Chloé : C’est de voir tous ces animaux, toute cette forêt, l’humidité, la chaleur. Ça veut dire qu’on est vraiment dans la jungle ! C’est bien de se réveiller le matin et d’entendre les oiseaux chanter. Ça m’a fait bizarre aussi quand on a visité le bagne. Je m’imaginais ce que les bagnards ont dû endurer pendant autant de temps.

Yann : Du vert, des verts, des chants d’oiseaux, la nature omniprésente. Les tristes traces du bagne sur les îles du Salut et la nature qui mange les souvenirs de la souffrance. Le regard interloqué des singes capucins. Le groupe qui avance et je m’y sent bien, dans le groupe et en Guyane.

Tit : Les îles du salut, c’est beau, mais ça fiche les jetons. Ça aurait pu être un pire endroit de vacances mais les lieux sont trop chargés d’histoire. Après la mer et ses agitations et ben maintenant c’est le calme et sa végétation. Tous ces bruits qui me donnent envie d’aller découvrir… ou pas ! En tout cas ça fait du bien de sentir tout ce vert autour de nous !

Philémon : C’est tout vert et un peu humide. Les îles du Salut étaient magnifiques, toutes vertes, toutes pleines d’arbres. Mais c’était l’enfer au temps du bagne. Puis l’arrivé en Guyane m’a donné envie d’aller plus dans les terres, découvrir ce monde qui m’est inconnu. Voir tous ces animaux et ces arbres qui n’existent pas en France métropolitaine. Avant d’arriver, je m’imaginais qu’il y aurait plus de végétation que ce qu’il y en a déjà énormément. Je m’imaginais un mur vert. Vivement les randos en forêt.

Dayan : Et ben pour moi la Guyane c’est tout d’abord les îles du Salut et leur histoire lourde et Gluck. Mais c’est une première approche de la forêt car il y a la verdure, l’humidité et déjà plein d’animaux comme les agoutis, les capucins noirs, les Saïmiri… et les moustiques ! Et la Guyane c’est tout simplement le paradis vert ! Un endroit où la nature est maîtresse des lieux. Les centaines d’arbres de toutes sortes qui longent le fleuve. Dans ces arbres, des centaines d’espèces animales vivent et chantent. On se fait réveiller par les oiseaux et des bruits de cigales. Mais ce n’est sûrement pas des cigales. Le fleuve dans sa couleur verdâtre et où on ne voit pas à un mètre. Lui aussi cache plein d’espèces animales. C’est l’harmonie et la douceur de la forêt, la plus grande forêt  du monde malheureusement menacée.: L’Amazonie !  

Voilà, maintenant nous sommes à Saint – Laurent, ville Française au bord du Maroni, nous y rencontrons les gens avec qui nous allons organiser cette escale de 3 semaines : Cédric de l’ADNG, Yann de l’école de cirque… 
Mais c’est une autre histoire et c’est Thierry et Anaëlle qui vous la raconteront après les fêtes, que nous vous souhaitons joyeuses et où nos pensées vous accompagneront depuis la forêt, soyez-en sûr !

Dayan et Christophe.

Saint – laurent du Maroni, 
le  15/12/2014



12 décembre 2014

Arrivés en Guyane!

Bonjour,
Ils sont arrivés aux îles du Salut hier après une traversée express de 5 jours! Tout va bien.
Ils vont donc avoir le temps de découvrir l'histoire passionnante de ces îles et de ses bagnes qui ont accueillis des prisonniers célèbres comme Albert Dreyfus, Guillaume Seznec ou Henri Charrière qui a écrit le livre "Papillon".
Elodie arrive la semaine prochaine pour remplacer Yann.
Bien à vous
Kélig


11 décembre 2014

Nouvelles du bateau...

Bonjour à tous,
Message satellite d'hier soir... Tout va bien, le vent est toujours là, il fait beau et l'arrivée aux îles du Salut est prévu aujourd'hui!!
Kélig