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25 juillet 2023

la dernière par Chad, Yawenn, Isaac

 Bonjour, bonsoir.

(Yawenn à la guitare rythme mélancolique, Chad et Isaac parlent en même temps)


Yawenn : Ici les tre coglioni alias Isaac, Chad et Yawenn. On espère que vous allez bien. Et que bien sûr vous allez vous sustenter de cette dernière lettre co’. 

Isaac : Aujourd’hui nous allons non pas vous raconter, mais vous chantez nos dernières aventures ! 

Chad : Commençons par le commencement.

Isaac : Il était une fois et demie, vu que c’est très rare comme dirait Michel.

Chad : Un bateau amarré au quai de la Barbate. 

Isaac : Une appro rythmée par des rires qui éclatent, des kilos de fromages, l’équipage tourne la page, retour sur une terre connue. 

Chad : La sueur dégouline de nos torses nus, en Andalousie sous un soleil qui tue…

(Musique s’arrête) 




LARGUEZ LES AMARRES !

(Rythme flamenco) 

CP1 : (Isaac et Chad)

Chad : Mouiller ou ancrer dicelo como te quieres (dit le comme tu veux), 

Isaac : Une drisse, une bouée, ouais y’a que ça pour s’amuser,

Chad : Del barco (du bateau) s’élançait pour dans l’eau arriver, 

Isaac : A peine fini de manger, qu’déloger on est,

Chad : La med nous appelle pour finir la grande épopée, 

Isaac : Les orques sont peut-être là, safran sur le pont,

Chad : Ancre décrochée fin prêt pour l’affront,

Isaac : Gib est passé, manœuvrer nous devons,

Chad : esta bien safran n’a pas coulé comme un plomb, 

Isaac : Toudo bom (tous va bien) nos vamos (nous allons) a las islas Colombretes (aux îles colombretes) !



TERRE EN VUE !

(Rythme mélancolique, Chad à la guitare)

CP2 : (Yawenn et Isaac)

Yawenn : Ouah elle est trop belle l’île,

Isaac : On dirait un croissant ça donne faim,

Yawenn : Par contre on ne voit pas de bouée comme indiqué

Isaac : Ouais j’avoue c’est bizarre comment on fait pour y aller,

Yawenn : Si regarde on voit des bouées jaunes !

Isaac : Oh frérot heureusement tu as une vision d’aigle

(Fin du dialogue place à la narration)

Isaac : Après une belle plongée, dans un cratère sous-marin peuplé de poissons mais surtout de méduses, 

Yawenn : OUÏE

Yawenn a d’ailleurs goûté à leurs longs filaments, nous allons visiter l’île accompagné d’un guide pour ainsi nous expliquer le fonctionnement de l’île et de son phare,

Yawenn : C’était super intéressant, mais le temps presse et nous devons reprendre notre chemin vers Sète

Isaac : éh ! attend ! avant de repartir nous sommes allées à une autre île de l’archipel 

Où nous avons plongé c’était magnifique, il y avait des grandes falaises sous-marine et plein de poissons.

Yawenn : Oui et maintenant c’est direction Cadaqués !

 


DAILLEURS PARLONS EN DE CETTE NAV.’ VERS SETE !

(Rythme énergique, Isaac à la guitare)

 Yawenn : plusieurs dizaine d’heures au moteur a se trainer 

Nous devons nous approvisionner à Badalona

Chad : efficace aux courses on a été, vers Cadaques le vent nous portera

Yawenn : finalement le temps nous manquera 

Chad : alors à la Costa Brava on s’arrêtera 

Yawenn : bien mouiller en sécurité pour la nuit
, l’odeur des pins nous chatouillera le nez 

Chad : à penne réveiller les bilans de fin d’expé ont commencé

Yawenn : 20 questions effectué, nous sommes paré à démouiller 

Chad : encore une fois le temps nous manque et nous ratons de peu les Medas 

 Yawenn : à Port Ligat les pirates on fera, une bouée on empruntera.

 Chad : Inch’Allah on ne payera pas !

Yawenn : Cabo Creus on a passé, dans une petite baie on a remouillé 




Outro (tous les trois sans guitare)


 Chad : Bientôt le retour, une page qui se tourne

Yawenn : Des rires et des larmes inoubliables

Isaac : Ce fut un grand plaisir de vous conter nos aventures durant ces longs mois.

Yawenn: kenavo 

Chad: SalamAleyhkoum

Isaac: Hasta la proxima 




Chad, Yawenn, Isaac

11 juillet 2023

De santa Maria à la Barbate par Yann et Yawenn

Le 28 juin. Départ de São Miguel à 15h 30 direction Santa Maria, nous avons un vent d’Est, force quatre.

Nous sommes au près avec une houle croisée.

La majorité de l’équipage à la tête dans le seau, même certains des plus vaillants.

Les scores : Bâbord :12 Vomis, Tribord : 8

Bref cette nav’ rocambolesque s’achève à 3h du mat au quai des ferry de Santa Maria.

Nous nous amarrons derrière un bateau de pêche, ils nous disent que nous pouvons rester pour la nuit en attendant demain une place à la marina.

C’est un thonier madérois en campagne de pêche aux Açores depuis 2 mois, ils sont super sympa.

Nous leurs demandons si l’on peut acheter du thon, mais bon il est trois heure du matin, ils nous disent demain.

Le lendemain matin au petit dej’ un pêcheur vient nous saluer en nous offrant un gros sac de 5 kilos de thon rouge tout frais pêché.

Nous le remercions et quelques minutes plus tard un gars du port vient nous voir et nous dit de partir car il y a une place parfaite à la marina où nous resterons 2 jours pour faire un petit appro’, finir les lessives et les mails, tout en faisant des petites ballades de la guitare et même de la philo.



Nous partons le 1er juillet. Dès que nous sortons de la marina des clubs de plongée captent notre curiosité. Ils sont trois avec beaucoup de plongeurs. Manta Maria est l’un deux. Yohanis et Rita un couple franco-portugais nous avaient parlé d’un spot très réputé. Baixa do Ambrosio, une montagne sous-marine, au Nord-ouest de l’île sortant des abysses, peuplée par de nombreux poissons et surtout par une colonie de « raie Manta ». Attention pas d’effet d’annonce, on se renseigne au club car la réserve marine est contrôlée et il faut demander un permis. Miracle ! Nous avons un créneau pour 15h30.



Le spot est à 10 miles, nous partons à la voile, il faudra trouver la minuscule bouée noire matte dans les vagues du large. Heureusement les guetteurs ne manquent pas à bord. Nous nous mettons à la cape car GN est trop gros pour la bouée, et envoyons la moitié de l’équipage en kayak. Ceux restés à bord auront même la visite d’une Manta, Parfait pour Tallia qui ne peux pas plonger à cause de son torticolis.

Le premier groupe rentre ébahi à bord, le sourire jusqu’aux oreilles, elles sont là.

La deuxième palanquée prend le relais et à peine arrivée à la bouée, les Mantas s’ébrouent en surface. Elles sont là, une vingtaine, virevoltant, valsant, dansant au beau milieu du grand bleu. GN à la cape avec Santa Maria en arrière-plan est magnifique aussi. Sous l’eau il y a aussi d’énorme banc de Tazard, Bonite, Maigre et Pagre, du jamais vu une telle concentration de poisson.

Vive les zones marines protégés, ce travail a un réel impact sur la faune et la flore environnante, et ce spot est vraiment bien géré.

Flap on fait passer la voile d’avant alors que les Mantas entourent littéralement le bateau en tapant des ailes comme pour nous dirent au revoir. Qu’elle magnifique manière de clôturer la période Açores.

Le vent est nord, ce qui nous permet tout juste de passer L’île de Santa Maria par le nord au coucher de soleil, sublime image, ancré dans les mirettes de chacun, les Açores, c’est tout de même incroyablement beau.

Nous avons 950 miles à courir jusqu’à Gibraltar, mais le vent, plutôt Est nous permet seulement de caper sur Madère, ce qui deviendra une blague récurrente.



Arrivé au Nord de Madère le vent adonne enfin ce qui nous permet de remonter gentiment vers Gibraltar.

A l’image de la première traversée nous sommes en continue au sud de l’anticyclone, mais cette fois-ci la mer est plate et chaque jour il fait de plus en plus beau et chaud. 

Nous avançons calmement au près à 5 nœuds, ça pourrait durer des m
ois que l’on ne s’en lasserait pas. Guitare, Théâtre, lecture, travail de tête le rythme est calé, l’océan nous cajole.


Arrivé aux portes de la Méditerranée, nous nous faisons chasser par notre éternel vent d’Est. Le manque d’huile d’olive et de fromage se fait ressentir, nous décidons donc de nous arrêter à la Barbate.

Etrange flash-back pour les jeunes de se retrouver au même endroit 9 mois après, avec des milliers de miles parcourus et un bagage d’expérience, de connaissance et de maturité grandissant chaque jour.

L’équipage est soudé comme jamais, la cambuse se remplie, attention l’aventure n’est pas finie car la Méditerranée regorge de trésor caché. Ne se dévoilant qu’à ceux qui savent où les chercher.

Yawenn et Yann