Année 2012-2013

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26 février 2010

Le 25 février 2010... Ici la Terre!!!


La lettre Collective d’Emmanuel et Christophe:

Du départ de Mindelo au Cap-Vert à l’arrivée à Fernando da Noronha au Brésil...

Après le départ de GSéb et Morgane nous avons navigué pour découvrir l’île de Fogo.

… Le mouillage de Cavaleiro que nous découvrons au fur et à mesure que nous approchons abrite un voilier, mais c’est déjà presque trop! Il faut, pour mouiller, faire une manœuvre plus délicate que d’habitude car le ressac et l’étroitesse du lieu nous obligent à nous amarrer par l’arrière à la digue, en plus de l’ancre à l’avant. Christophe part à la nage, l’amarre attachée autour de la taille tel Kevin Costner dans Waterworld, et c’est sous nos applaudissements et l’œil intrigué des Capverdiens présents qu’il rejoint la digue, Paul fera de même avec une deuxième amarre, également sous nos applaudissements. L’équipage réuni à bord, nous décidons de faire une rando de 24h sur le volcan de l’île, qui culmine à plus de 2800m d’altitude.
Marion.

Hier, nous avons pris un aluguer qui nous a monté jusqu’au cratère, nous avons passé la nuit à l’intérieur de celui-ci allongés sur un tapis de « picon » (poussière volcanique).
Ici, il y a des mimosas, des eucalyptus, et d’autres petits arbustes. Parmi eux, il y en a qui ont des graines et à l’intérieur des sortes de pignons. Paul y goûte en premier, il en propose à Bonnie et moi ; c’est assez bon. Et de fil en aiguille tout le monde (mis à part Christophe et Juliette qui ont eu une bonne intuition) se retrouve à déguster les petites graines. C’est à ce moment que nous rencontrons un homme du coin qui en voyant la graine éclate de rire. Il nous dit qu’ici, elles leur servent à se purger, par dose de trois à quatre. Alors quand on lui dit qu’on en a mangé entre dix et quinze chacun, je ne vous raconte pas son état. Lui, plié en deux de rire et nous de vomir.
Ismaël.


Puis nous sommes partis pour ce que certains appellent la « Traversée », alors c’est vrai que nous sommes passés de « l’Afrique » enfin les îles du Cap-Vert à « l’Amérique du Sud » enfin l’île de Fernando da Noronha, mais nous avons traversé l’Atlantique à l’endroit le moins large, et les Alizés nous ont poussé tout le long transformant cette traversée en navigation de 9 jours… Comme je (Christophe) suis de « lettre collective » avec Manu je lui ai suggéré de prendre des extraits des textes que chacun a écrits pour le journal de bord, et voici sa sélection :



Le 13-02
Après une nuit réparatrice pour une bonne partie de l’équipage ayant mangé à terre ce qu’il ne fallait pas, nous partons ce matin pour le Brésil. Dans le petit port de Fogo, des pêcheurs sortent des guirlandes de poisson de leurs filets. Ils ont eu de la chance. Cette scène me semble une bonne allégorie du Cap Vert. J’ai effectivement l’impression de laisser le Cap Vert dans un bien meilleur état que je ne l’ai fait, il y a vingt quatre ans. Je n’ai pas beaucoup circulé à terre (beaucoup de choses à faire sur le bateau pour prendre mes marques), mais ce que j’ai vu ressemble à la pêche de ce matin : les conditions de vie me semblent meilleures qu’autrefois. Dernière contribution à l’économie capverdienne : nous allons acheter du poisson aux pêcheurs chanceux. J’ai tout de même une réticence philosophique à parler de « chance » pour des gens qui travaillent dur, se lèvent tôt et ont certainement acquis des compétences qui ne doivent rien à la chance ! Nous achetons donc aux pêcheurs compétents, durs à la tâche et un peu chanceux, deux kilos de poisson, du « chincharron » (transcription phonétique). À un euro le kilo, nos deux kilos achetés ne vont pas faire bondir le P.I.B du pays, mais permettront à quelques gars de vivre de leur travail ; ce qui est bien l’essentiel. Nous avons donc mille deux cents douze Milles à parcourir dans le SSW pour arriver à Fernando. Le briefing sécurité étant fait, la météo prise, nous larguons les amarres.
Michel

Le 14
Ce matin c’est jour de fête, on fête deux anniversaires. Le premier c’est que ça fait deux mois que nous sommes réunis pour le voyage. Le deuxième, c’est celui de Régis qui passe dans sa trente-deuxième année. C’est peut-être grâce à tous ces évènements qu’on a le droit d’avoir des CRUNCH et du lait au petit dèj’. Un ou deux joyeux anniversaires plus tard, on fait le récapitulatif des quarts passés. La mer est calme, le vent vient par l’arrière, on s’apprête a hisser le spi pour la première fois. Oups ! Excusez-moi tout le monde ne sait pas forcément ce qu’est un spi. Le spi est une grande voile creuse et triangulaire qu’on utilise quand le vent vient par l’arrière. Ça y est, le soleil est au zénith, nous le shootons enfin avec le sextant, appareil qui sert À trouver sa position sur la mer grâce aux astres. On calculE l’angle entre le soleil et l’horizon, une fois l’angle trouvé quelques calculs nous permettent d’établir une position précise.Paul


Le 15
Et en sortant quelques minutes sur le pont car il faisait très chaud dans la coque, je vois l’eau qui est tout autour de nous bleu turquoise. J’ai envie de me baigner. Mais à peine le temps d’aller finir mon mail que, lorsque je retourne sur le pont pour me laver à la traîne, l’eau a déjà changé de couleur. Elle a repris sa couleur habituelle, bleu foncé. J’étais dèg’ ! Tant pis je reste sur le pont, je n’ai pas encore barré, je crois, mais je sais qu’on va venir me le demander.
BONNIE

Le 16
Plus tard dans la matinée, Michel explique les « empannages » (action de faire passer la grand-voile d’un bord à l’autre du bateau en vent arrière), moi je filme car depuis Fogo, on a commencé à filmer, cela donnera peut être un petit film sur la traversée. Après l’explication théorique, s’ensuivent deux empannages en vrai pour la pratique.
Christophe

Le 17 février 2010
LA CABINE
En ce moment, sur le bateau, les cabines c’est quelque chose ! Soit il fait trop chaud, soit ça bouge trop, ou alors ça pue trop ; alors j’ai demandé comment chacun verrait sa cabine de rêve.
Pour moi, la couchette de mes rêves, c’est chez moi, ma chambre avec mes affaires, ma console et mes vêtements.
Emmanuel

Le 18/02/2010
Sept heures. Réveil en petites brioches dorées avec Bonnie, entre les quatre murs de notre cabine à pain. Première nuit sans pardessus, le corps brûlant, véritable éponge d’humidité. Je me sens fourbue par mes quatre nuits ciselées précédentes. Dehors, à l’air libre, les visages brassés par l’air tiède, en communion autour de breuvages brunâtres, quelque chose se trame. Dans le filet arrière, une poignée masculine de nos matelots dirigée par Paul frétille autour de la ligne de pêche. Caramba ! Après deux mois de boutades comme : « mais alors que va-t-on souper dans ce cas ? », après plusieurs leurres évadés ou arrachés, la roue tournerait enfin ?! Assise en croix au côté de Christophe, je ris de son rictus dubitatif. Roule, roule, ligne de pêche, autour de ta bobine, et apporte-nous matière à cuire. Ça se rapproche, certains devinent un sac plastique jaune, d’autre un poisson d’or. C’est une dorade coryphène de belle taille, qui rutile, comme un soleil dans la vague où elle s’arqueboute férocement. Malgré le nombre et la concentration du corps professionnel de pêcheurs, la bête sera un peu tardivement achevée. Elle dansera la gigue sur l’annexe, étreinte par Paul plutôt bon cavalier. L’air blesse la bête, elle saigne abondamment des branchies, pas gai. Je vous supplie d’achever sa lutte ! Je me sens transparente, Paul va chercher un couteau dans la cuisine, semant de petites traces de talons ensanglantées. Brrrrrrrrr…
On se croirait dans la pièce interdite par Barbe Bleue, finissons-en ! Notre capitaine fringant, saisit une manivelle et frappe à deux reprises notre dorade sur la crête, à la nuque. La paix est revenue sur le navire, Bonnie jure de ne pas manger de cette pauvre bête, attristée, des photos sont prises, Ismaël rince consciencieusement le sang et déjà la bête commence à être découpée pour le déjeuner. Quittée de ses couleurs de vie, la bête qu’on estime d’à peu près un mètre gît dans un seau. Aujourd’hui ce sont Ismaël et Paul les cuistots, ça ne pouvait pas mieux tomber.
Juliette

19/02/10
Réveil vers 7h10. Nous sommes toujours en vie, je suis rassuré. Cette nuit Michel avait décidé de confier la responsabilité d’un quart de nuit à Paul, Ismaël et Juliette. Eh oui, les choses avancent sur Grandeur Nature, certains gagnent en autonomie et ça fait plaisir à voir. Paul vient donc de passer son premier test en tant que chef de quart et demain c’est au tour d’Ismaël.
Régis

Le 20
Ce matin quand l’équipage se réunit dans le cockpit, quelque chose a changé. Durant le quart de Christophe et Juliette, nous avons passé l’équateur, nous voilà donc dans l’hémisphère Sud. Autre nouveauté : nous sommes 11 individus à bord ce matin : notre noddy brun est toujours sur le pont depuis qu’il s’est posé hier sur notre embarcation, visiblement exténué. Ismaël, notre expert, pense qu’il s’agit d’un oiseau qui n’est pas encore mature, qui ne peut vivre sans ses parents, il les aurait donc perdus. Il n’en fallait pas plus pour bouleverser Bonnie, Juliette et même Manu qui voulait même lui donner un peu de sa langouste pour qu’il reprenne des forces. On ne peut s’empêcher de s’imaginer ce qui a amené ce jeune oiseau à se poser sur le bateau : Régis pense à un amoureux fougueux voulant rejoindre sa belle, l’ayant vue partir vers le sud au-dessus d’un bateau de pêche. Manu y voit un voyageur voulant changer d’hémisphère, et pis tant qu’à faire, en naviguant plutôt qu’en volant. Mon hypothèse serait plus celle de la fugue, conséquence d’une impulsivité adolescente, un jeune oiseau qui se serait senti incompris par ses parents suite à une histoire de vol à l’étalage à la criée, ou d’une virée nocturne trop tardive…
Marion

22 Février
« Arrivée Fernando de Noronha »
Aujourd’hui, ça fait tout juste 10 jours que nous sommes partis du Cap-vert. Il fait super beau et chaud, comme d’habitude, des dizaines d’oiseaux nous escortent pour notre arrivés : fous de bassan, fous bruns, noddys, océanites, puffins… Ils sont tous là, comme s’ils s’étaient réunis pour l’occasion, il y a même un banc de bonites (thon) qui nous accompagne depuis hier et qu’on essaye de pêcher mais en vain.
Eh oui, la traversé est déjà terminée. Nous sommes partis du Cap-vert le 13 Février à 11h , tout d’abord au moteur, puis sous spi ( grande voile qui se gonfle sur l’avant du bateau quand il n’y a presque pas de vent), puis au génois (un peu moins grand, il accepte des vents un peu plus forts, jusqu'à 15 nœuds), puis au yankee (encore plus petit, il est assez solide pour tenir à 30 nœuds de vent lorsqu’il est arrisé). Les journées sont consacrées à faire les tâches ménagères, nos « responsabilités », à apprendre la nav, à nettoyer nos cabines, à écrire nos textes, à faire nos dessins, à écrire notre journal de bord personnel, à apprendre à se repérer avec les astres et le sextant, à faire des petits exposés - jeux sur des thèmes bien particuliers et quand il nous reste du temps, nous baigner à la traîne.
La nuit, pendant nos quarts nous contemplons les dauphins effectuant des ballets au milieu des planctons bioluminescents, ou sautant dans la lumière de la lune. Sinon, nous profitons de ces moments d’intimité pour parler. Bref, vraiment sympa ces quarts de nuit (pour ma part en tout cas).
Nous sommes aussi passés par Sao Pedro et Sao Paul : trois petits bouts de rocher perdus au beau milieu de l’Atlantique, où seuls quelques pêcheurs, des militaires ou parfois quelques étudiants chercheurs sont présents. Sinon, les îles sont pleines de noddys, de fous et de crabes venant ici pour se reproduire et se reposer. Lorsque nous y avons débarqué, aidés par des pêcheurs, il y avait trois chercheurs Brésiliens qui nous ont parlé des oiseaux. C’était vraiment impressionnant. Certains se croyaient dans une émission de la 5, pour ma part j’avais tout simplement l’impression de rêver, tous ces oiseaux autour de moi, c’était vraiment trop bien. Et en plus les pêcheurs étaient vraiment super sympas, ils nous ont même offert 8 langoustes : un vrai régal.
Mais aujourd’hui, fini l’odeur du linge qui pue dans les cabines, les poissons volants échoués sur le pont, les quarts de nuit, les baignades à la traîne, les draps qui collent, les tours de barre…
Il est 13H et doucement l’île de Fernando monte dans le ciel, au fur et à mesure que nous avançons, les petits détails se précisent, les couleurs se dessinent. Nous avons parcouru 1283 milles (= 2376km) pour venir du Cap-vert jusqu’ici avec une moyenne de 5,3 nœuds de vitesse.
Il paraîtrait qu’ici il y a plein d’oiseaux, des tortues, des dauphins, et des requins. Je suis assez partagé: j’ai trouvé la nav’ un peu trop courte, mais je suis super content d’être arrivé dans ce paradis terrestre. À 16H30, nous sommes au mouillage, un gars du coin nous prête son corps-mort (bouée d’amarrage). Paul et moi pouvons enfin passer la nuit sur le filet.
ISMAEL…

Bon, nous y sommes, au Brésil, à Fernando da Noronha, une île qui a été élue deuxième endroit le plus beau de l’Amérique du Sud, après la Patagonie et avant le Bassin de l’Amazone ! Et qui possède 3 des plus belles plages du Brésil ! Mais ça c’est une autre histoire !

Christophe et « Manu », le 25 février 2010

19 février 2010

des nouvelles du bateau...

Le 19 février 2010
Bonjour à tous,
Voilà quelques nouvelles du bateau que nous avons eu par téléphone satellite hier soir. Ils sont toujours en pleine traversée de l'Atlantique. Il fait beau, il fait chaud. Le vent arrière les pousse vers les côtes du Brésil. Ils avancent à une vitesse de 7 noeuds. Tout le monde va bien à bord. Ils sont à 600 milles de Fernando de Noronha, l'île où ils vont faire escale pendant 2 semaines, où ils vont retrouver les dauphins et les tortues.
Le passage de l'Équateur n'est qu'à 300 milles, c'est à dire une journée et demie de navigation s'ils continuent à avancer à cette vitesse.
Ils pensent arriver dans 4 ou 5 jours.
Ils ont pêché leur premier poisson de la traversée, une belle daurade coryphène de plus d'un mètre paraît-il, dixit Paul et Ismaël, les pêcheurs du jour!
Kélig

12 février 2010

lettre collective n°4 le 12/02/09



Le Cap Vert, le dépaysement du voyage, la rencontre des gens aux goûts salés de la mer brisant sur cette plage de sable moelleux, mélange d’ici et d’ailleurs où résonne le son de Cesaria Evoria. Santa Luzia, îlot désert mais riche de nature, pur, sans artifice, où tous les membres de l’équipage trouvent leur plaisir. Il nous faut naviguer vers une autre île, vers Sao Vicente, pour re remplir le bateau de provisions. Notre intendant, Emmanuel nous signale une rupture de stock imminente en riz, pâtes, farine et légumes en tout genre. Nous arriverons sur Mindelo le 26 janvier. Ici, nous faisons les douanes, les courses de frais, les connexions internet après cet excellent sevrage de 10 jours, téléphone pour l’association, dépenser, consommer, un truc qui pourrait rimer avec BEURK. On était bien, nous, sur notre bateau sans tout cela. L’avantage c’est que l’on va pouvoir organiser nos randonnées pour la découverte de Santo Antâo avec ses champs de cannes à sucre, ses paysages splendides aux saveurs de rencontres et aux bons goûts de bananes… Le bateau, lui se dirige vers Tarafal pour voir ce village de pêcheurs, puis Saô Pedro où l’équipage attendra les groupes de randonneurs qui rentreront successivement. Cela fait du bien de séparer le groupe. De l’air frais dans nos têtes sans cette promiscuité. Plein d’aventures attendent chacun et vous pourrez les apprécier en lisant les journaux de bord. Le 03/02/10 Michel et Christophe sont arrivés sur le navire avec plein de courriers, Ils resteront 3 mois ; Morgane et Séb eux, leur laissent la place, après ce mois et demi passé avec les jeunes. Depuis leur départ, nous travaillons sur le bateau, nous faisons nos dernières courses, nous grattons les coques, nous écrivons nos dernières lettres, nos derniers mails avant de partir pour la grande traversée (le départ est prévu pour le 12 février). Avant, nous ferons une dernière petite escale de 2 jours à Fogo.
Et après…. Adieu le Cap vert.

Maintenant pour toi c’est quoi le Cap Vert ? :

Morgane : c’est des retrouvailles, c’est des îles abruptes avec beaucoup de vent, c’est aride. Se cachent des vallées recouvertes de cannes à sucre… (des petits trésors), des gens très ouverts et avenants. C’est la première escale aux goûts d’Afrique. Ça dépayse et cela donne envie d’être généreux. C’est le moment où on commence à s’ouvrir et à s’intéresser à ce qui nous entoure. C’est le début du partage avec des étrangers.
En un mot : le Cap Vert, qué legal (c’est cool) et pas un seul moustique…

Séb : Belles rencontres de gens accueillants et simples sans calcul. C’est le départ pour moi du bateau.
En un mot : Cap vert et sape et sape a gagal, hôp !!!!.

Bonnie : c’est magnifique, les gens sont sympas et ouverts, il fait chaud, c’est même lourd, c’est différent de la France… je sais pas…
En un mot : je ne veux pas partir non je ne veux pas…

Régis : c’est l’hôpital de Mindelo, je commence à penser sérieusement à visiter un hôpital dans chaque pays même si personne sur le bateau ne se blesse, des gens vraiment charmants qui ont le sens de l’accueil. Des supers plages, des vagues, des plongées et du fromage de chèvre. On m’avait dit que les Capverdiens et les Capverdiennes étaient beaux ; et maintenant je peux le confirmer.
En un mot : la chaleur.

Manu : c’est plein de gens sympas et aimables qu’on ne rencontre pas forcément au bateau. Il y a de très belles randos à faire et de beaux paysages à voir. Des plages de galets, des marchés pas très remplis et pas très colorés contrairement à ce que je pensais, ah si un peu quand même.
En un mot : c’est un archipel particulier.

Marion : c’est tranquille, un bel archipel avec des Capverdiens amoureux de leurs îles, très accueillants, généreux, fiers de montrer la beauté de leurs îles. Des plongées de fous, aussi bien des paysages arides et déserts, verdoyants, pleins de vies. C’est la pêche, la canne à sucre et la confiture de papaye fermentée (qui n’est pas si mauvaise).
C’est aussi le métissage des hommes aux peaux claires et aux yeux verts opales.
En un mot : déception de ne pas être allée pêcher avec les pêcheurs.

Paul : c’est la simplicité des gens, la beauté des paysages, la sécheresse, le mauvais tourisme. En un mot : la générosité des gens.

Malvic : une île pauvre pleine de bonne humeur, il y a du vert suivant les régions.
En un mot : paradisiaque (l’île de Santa Luzia).

Juju : c’est mon coup de foudre parmi toutes les contrées rencontrées. J’ai trouvé les habitants et les gens adorables, d’une générosité rare. Le départ de Morgane et Séb pour l’arrivée de Christophe et Michel, cela fait un pincement aux cœurs et un coup de joie.
En un mot : je reviendrais bien habiter sur Sao Pedro.

Ismaël : de magnifiques îles paradisiaques sorties des mers, où la pauvreté se transforme en richesse, la richesse des gens qui s’entraident, qui donnent et qui profitent de la vie. Des super rencontres plus enrichissantes les unes que les autres. Comme un début de quelque chose entre les membres du groupe, un lieu qui nous rappelle à une certaine simplicité de vivre, un site exceptionnel pour ses oiseaux. C’est magnifique.
En un mot : c’est « le voyage ».

Ismaël et Seb.