Année 2012-2013

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31 mai 2013

Position du bateau le 31/05/2013

Le bateau est par 36° 06 N et 67°57 W.  Ils avancent à 6 noeuds au NNE. Arrivés par 38° NORD, ils devraient faire de l'EST! Il leur reste 1740 MN pour arriver à Florès.
Ils ont fêté hier les anniversaires de Charles et Kévin.

28 mai 2013

Position du bateau le 28/05 à midi.



J'ai reçu ce midi un SMS du Bateau, avec leur position(voir carte ci dessus).
Ils se sont finalement arrêté dans un dernier mouillage aux Bahamas, pour une escale dentiste... Et ne sont repartit que le dimanche matin. Pour l'instant ils ont du vent portant (du Sud) ils avancent bien et se dirigent au NE. Pourvu que cela dure!
Christophe

23 mai 2013

Lettre collective - les Bahamas . Thierry et Simon.


Lettre collective - les Bahamas . Thierry et Simon.

Bien le bonjour, amis lecteurs.

GN a quitté Cuba. Ce fut une très belle escale enrichie de belles rencontres…
Et le voyage continue.
Direction les eaux turquoise et poissonneuses des Bahamas !
Après deux jours de louvoyage sur une Mer jolie, nous apercevons les lumières de Great Inagua, porte d’entrée officielle. Nous nous occupons des formalités d’entrée. Notre douanier est très sympa, mais la climatisation nous ferait presque claquer des dents !!

Une petite visite du phare pour saluer Wilfried, le gardien. Un peu de frais et tôt au petit matin (2h !) nous décollons pour Hogsty Reef, seul atoll de l’Atlantique nord.
Décor superbe, petits îlots de sable blanc, deux épaves posées sur la barrière de corail. Une fois de plus, GN s’est trouvé un petit paradis où nous sommes seuls au monde !!
Pas tout à fait seule, la Mer est très riche ici et les poissons ne craignent pas l’homme. Alors vous vous trouvez en plein aquarium, balistes royaux, poissons papillons, requins, diodons, capitaines la liste est très longue.
On s’y habituerait à ces eaux turquoise, mais demain, direction Castle Island, un autre paradis ?...Thierry

Nous partons d’Hogsty Reef, direction Castle Island où l’on trouve un phare abandonné, une épave et une belle barrière de corail pleine de vie et de gorgones.
Nous jetons donc l’ancre en face du phare  dans une eau toujours aussi bleue. Plusieurs petits groupes se forment, pour aller visiter le phare, plonger où encore préparer un jeu mystérieux… à midi, Kélig annonce que cette nuit, les jeunes seront livrés à eux-mêmes, sur la plage. Quelques préparatifs sont nécessaires, de quoi manger, de quoi dormir et surtout de quoi bien s’amuser. Evolène prend des jeux de société, Mike un ballon de foot et tous les autres de la bonne humeur !!
Le mélange prend bien… une fois installés on fait un foot et ça se termine par une baignade collective après 19 buts de marqués ! 10 pour Mike, Evolène et moi(Simon), 9 pour Charles, Nina et Kévin. Théo s’est fait mal au genou dans le phare, il fait donc le reporter-arbitre-commentateur sportif, allongé au bord du terrain improvisé.
On fait à manger sur le feu, puis les plus fatigués vont se coucher. Petite discussion autour du feu, puis au dodo !! Malheureusement pour nous, ici, il y a des moustiques, beaucoup de moustiques !!
Après cette nuit très bourdonnante, retour au bercail.
Mike et Théo restent sur la plage, ils organisent le jeu… Au bateau, c’est dessablage l’annexe, la bâche, les duvets, tout est sorti et secoué. L’après-midi, on découvre le fameux jeu. Tous sur la plage par équipes de 3, sauf Thierry et Charles qui forment une équipe de deux. Le jeu, c’est une sorte d’olympiade, des épreuves sportives diverses  et variées. Première épreuve, un petit parcours où on doit sauter, ramper, courir, toucher un poteau et transmettre le relais à un membre de son équipe. Deuxième épreuve, allé chercher à la nage, une petite cuillère. Troisième épreuve, une course en sac. Quatrième épreuve déminage, il faut retrouver une cuillère de l’équipe dans un rectangle de sable. Et pour finir en beauté, un foot sur la plage. Tout le monde passe un très bon moment. Il se fait tard, nous rentrons au bateau pour passer une bonne nuit, sans moustiques, avant d’aller à Little Bird Rock. Simon.

Nous avons donc quitté Castle Island pour rejoindre l’autre extrémité de Crooked Island et mouiller devant Little Bird Rock et son superbe phare.
Un peu de louvoyage sur ces eaux qui vont du bleu Océan au bleu turquoise très clair. Une bonite pour le repas du midi et au coucher du soleil, nous mouillons au pied du phare. Le jour nouveau nous dévoile ce décor superbe, toujours ces bleus magnifiques et son île qui recèle mille trésors : les coquillages. Nos plongeurs vont visiter le phare et profiter de la vue superbe qu’il nous offre. Il y a de l’histoire dans le lieu, et chacun peut se la raconter. Les pièces, les bâtiments annexes, la montée en colimaçon, les ampoules encore en place.
L’horizon apparaît un peu plus loin, GN qui flotte sur cette eau transparente. Une fois de plus, c’est paradisiaque.
La ballade aquatique est, elle aussi, magnifique. Toujours ces poissons multicolores avec même une jolie langouste que nous dégustons ce soir avec sa mayonnaise. On s’y habitue à la belle vie, je vous le dis !!
Nous y passerons la journée et décollerons en fin d’après-midi car la prochaine escale est Conception Island, à quelques 70 miles dans le Nord Nord-Ouest, une affaire réglée en quelques heures si le bon vent s’en mêle !...Thierry

Nous sommes arrivées à Conception Island de nuit, avant de changer de mouillage pour aller voir une mangrove à l’eau claire. Cette mangrove grouille de vie, il y a plein de poissons qui slaloment entre les racines de palétuvier. Sur la plage voisine de la mangrove, chacun a fait sa moisson de coquillages. Puis nous changeons de mouillage pour la nuit, celui qui est devant la mangrove n’est pas sûr. Nous mouillons donc devant une autre plage, ça sent le coquillage pou demain !
Et effectivement, tout le monde ira sur la plage, histoire de voir quels styles de lambis s’y sont échoués. En fait, nous sommes carrément mouillés dans un spot à dollars caraïbes, à la grande joie de tout le monde. C’est donc de pleines assiettées de dollars caraïbes qui traînent sur le pont ce jour-là.
Nous devions partir pour Eleuthéra ce soir, mais Kélig se souvient qu’à Eleuthéra, il n’y a rien à faire. Une décision est prise, au lieu de passer une journée à Eleuthéra, on passe une journée de plus à Conception Island et après on trace direct à Allan’s Cay. Nous changeons de mouillage, passons la journée à Conception Island, puis cap sur Allan’s Cay, l’île aux iguanes. Simon

Après une navigation de nuit sous un vent faiblissant, au grand bonheur de l’équipage qui passa une nuit reposante, nous apercevons  les premières îles en fin de matinée.
Début d’après-midi, les fonds remontent, le vent descend… Allez, on allume les moteurs et GN survole les fonds peu profonds. Slalom entre quelques récifs avec même un peu de courant !!
Nous apercevons notre mouillage, malheureusement, il y a déjà un autre bateau.
Nous mouillerons un peu plus loin et dix minutes plus tard, tout le monde est dans l’eau.
Encore une superbe plongée. Au menu : raie léopard, baliste royal, jolis récifs très peuplés et première rencontre avec le poisson ange royal, élu poisson le plus joli de l’escale !!!


En levant le masque, nous apercevons notre squatteur de mouillage qui s’en va. Ni une, ni deux l’ancre remonte à bord et nous voilà dans cette petite baie. L’endroit est superbe, pas de courant, Mer toute calme, GN se retrouve en lévitation sur une eau presque transparente. Encore un paradis, vous dîtes vous, et bien oui !

Sur la plage ; particularité locale, une colonie d’iguanes, nous accueille. Drôles de bêtes que ces gros lézards. Curieux ou opportunistes quant à  grignoter quelque chose !! ils déboulent sur les plus courageux qui se risquent hors de l’eau.

Le lendemain sera consacré aux bilans collectifs. Nous avons tous reçu une série de questions auxquelles nous devions réfléchir depuis quelques jours. Chacun à sa façon, nous nous expliquons sur nos attentes, nos craintes et les relations au sein de l’équipage. C’est la troisième fois que nous nous prêtons à cet exercice et en général, ça fait du bien de se dire les choses, tous ensemble.
Le climat, extérieur comme au sein du groupe, étant au beau, ces temps-ci, le constat est d’autant plus bon.
Il flotterait un vent  de bien être sur GN, et c’est tant mieux !!
Demain nous rejoignons Nassau pour le ravitaillement d’avant transat, une autre aventure…Thierry

Après les iguanes à Allan’s Cay, les courses à Nassau !
Il nous a fallu quatre petites heures de navigation pour rejoindre la capitale des Bahamas depuis Allan’s Cay. Une fois arrivées à la marina, les équipes se forment, équipe courses, équipe Internet, etc.… Vous le savez déjà, nous allons partir en transat, il nous faut donc pas mal de vivres pour tenir deux à trois semaines sur l’océan. Nous sommes donc ici à Nassau pour faire les pleins, pleins de nourriture évidemment mais aussi pleins de gasoil et d’eau. Tout le monde semble prêt pour la traversée, Charles est équipé de son seau, au cas où, et Thierry révise une dernière fois les cartes et tout le monde est de bonne humeur, parfait pour un départ imminent ! Tout l’équipage a envie de battre le record qui est de seize jours et dix heures. Imaginez : seize jours loin de tout, au milieu de rien, sans voir aucun autre paysage que l’océan… Le rêve du marin, la fameuse « Transat ». Simon

17 mai 2013

Une super adresse pour séjourner à la Havane!

Si vous venez à Cuba. La meilleure adresse à la Havane:
Chez Fragnol.
Casa Particular
Calle H N°107 Entre 5 et Calzada (près de l'hôtel Présidente et à 2 pas du Malécon)
Vedado - La Habana - Cuba. Tel: 832 4210 portable: 53979127.







9 mai 2013

la lettre de Cuba de Christophe et Théo




Bonjour, à vous tous et toutes, cette fois-ci c'est Christophe et Théo!

Vous n’avez pas eu de nouvelles de nous pendant cette escale, car s’il y a une chose qui n’a pas changé en 4 ans c’est la difficulté à se connecter à Internet à recevoir et envoyer des mails, ne parlons même pas de mettre à jour le blog ou d’envoyer des photos, ce qui est tout simplement impossible.
Et pourtant il y en a des choses à dire et à vivre sur cette île et c’est ce que nous avons fait, vous pourrez lire ces textes dans le prochain carnet de bord.

En attendant nous avons demandé à chacun ce qu’il avait découvert à Cuba, ce qu’il avait appris, ressenti, pensé. Je m’y colle en premier.

Christophe : la grande différence par rapport à il y a 4 ans, c’est le fait de pouvoir dormir chez les Cubains sans se faire arrêter par la police !!! Ce sont les aliments en vente dans la rue presque partout !
Les panneaux à vendre sur beaucoup de maisons, car ce n’est autorisé que depuis un an.
J’ai ressenti vraiment cette course à l’argent et à la consommation, surtout dans les villes, qui me font dire (désolé Michel) qu‘ici aussi c’est foutu, la partie est perdue depuis longtemps ! Et alors m’étant retrouvé à faire le touriste en famille la disproportion entre ce que l’on est obligé de dépenser par jour pour se déplacer, se loger et se nourrir, (presque 80 € par jour pour 3 personnes) fait encore plus ressentir l’écart avec le niveau de vie des Cubains qui gagnent 20 € par mois en moyenne ! Heureusement il y a les gens surtout dans les campagnes et Elio mon pêcheur d’il y a 4 ans, qui était trop content de me revoir !

Mike : L’impression que j’ai, c’est que Cuba ce n’est pas vraiment pauvre. Ils ont la télé, l’électricité, les habits de marques, des téléphones portables. Les gens que j’ai rencontrés n’étaient pas très communistes, et j’en ai rencontré un qui était carrément contre ! J’imaginais que c’était pauvre comme au Cap-vert, c’est une escale où j’ai fait de bonnes rencontres. La rencontre qui ma le plus touché c’est Luis et Léonore, deux fermiers. Ils ont tué 2 des 5 poules qu’ils avaient pour qu’on les mange le midi ! Sinon je pense que la vie est plus difficile qu’en France à cause des lois, par exemple tu ne peux pas sortir du pays.

Simon : C’est une grande île où on ne voit pas la mer partout ! Le parti communiste est vraiment présent partout. Toutes les 20 portes il y a une affiche CDR (comité de la révolution), et il y a plein de pancartes avec des slogans, des phrases de gens célèbres (Ché, Fidel et Raùl) qui ont fait la révolution. Contraste entre la campagne et la ville, où les gens sont bien habillés, où on trouve de tout mais à des prix Européens ! J'ai rencontré des gens super sympa, super accueillant, je n'imaginais même pas ! Presque sans limites dans la gentillesse et la générosité. Sans rien attendre en échange. Je ne me suis pas emmerdé une seconde !

Thierry : J'ai découvert des gens gentils, il y a toujours quelqu'un pour t'aider. Des paysages qui sont restés vraiment sauvages, quand on n'est pas près d'une ville. Dans la campagne, il y a encore des charrettes avec des boeufs. Ils fabriquent des briques à la main, mais sur la route on peut êtres doublés par des voitures climatisées. C'est difficile de savoir à quelle époque les gens vivent. Il y a la fierté de leur histoire, la révolution, les peintures sur les murs, dans le moindre village. Je me pose des questions sur le décalage qu'il y a entre les différents niveaux de vie que l'on voit. Campagne et ville ? Habits de travail dans les campagnes, et de mode en ville ?
Après les gens ont l'air de vivre correctement, ne se sont pas plaints auprès de nous de leurs conditions de vie.

Marion : Cuba, c'est une escale surprenante, très marquante... Dans mes randos, j'ai surtout choisi d'aller rencontrer les Cubains et c'est à travers leur regard que j'ai pu essayer de comprendre Cuba.
Pas simple, il faudrait quelques années ici pour saisir vraiment ce qu'est Cuba... Mais quelques personnes comme Rosa qui a participé à la révolution en 1956 et qui croit encore en un idéal communiste, ou bien Luis et Léonore, opposants au régime et assoiffé de liberté, m'ont attristé, touché, fait vibrer, m'ont fait vivre... Voilà, c'est tout cela Cuba.
En tout cas, j'ai adoré l'hospitalité, la protection des Cubains vis-à-vis de nous et les relations simples.

Kévin : Les Cubains sont très sympas, ils font tout pour nous faire plaisir. Ils nous ont laissés dormir chez eux, ils nous donnent à manger gratuitement. C'était magnifique, j'y reviendrais avec plaisir. Yicenia, c'est une fille qui nous a invité chez elle, elle ne voulait plus nous lâcher, elle nous a fait dormir chez elle, et chez son oncle. J'ai appris que Cuba, c'est un peu pauvre, mais les gens sont gentils.

Evolène : Cette escale m'a beaucoup plue parce que c'était riche en rencontres. J'ai trouvé que les gens étaient très généreux, même quand ils avaient peu. Ils étaient toujours prêts à donner pour nous faire plaisir. C'était facile de rencontrer les gens, de discuter avec eux, surtout à la campagne. Les Cubains sont ouverts. J'ai rencontré des gens qui avaient des avis très différents sur leur pays, la révolution, leur système politique. Cela m'a permis de comprendre pourquoi certains étaient favorables à ce système et d'autres critiques. Et j'étais curieuse en venant ici de comprendre comment ils le vivaient, car je trouvais l'idée de base du communiste plutôt intéressante.
Finalement, je trouve que la solidarité, l'égalité, c'est une bonne idée et vachement mieux que ce qui existait avant (à savoir, la dictature de Batista) mais c'est quand même une forme de dictature, puisque les gens n'ont pas le choix !

Régis : J'avais imaginé faire ce qu’il y avait dans les guides, c’est-à-dire, des plans touristiques, bus climatisés, hôtels, restos, en CUC. Je pensais que faire autrement était interdit ! Au final, nous n'avons fait que du camping, voyagé que dans des calèches et des camions, et rencontré pleins de gens différents, tous très accueillants. En ce qui me concerne, une seule rando, mais une rando très riche en découverte. J'ai l'impression d'avoir découvert la réalité de Cuba, que le communisme a de bons côtés, mais qu'ici cela ne fonctionne pas.

Théo : Je m'étais fait une trace à partir des livres du bord sur Cuba, comme c'était un des derniers pays communistes, je m'imaginais Cuba comme une sorte de petite dictature. Le communisme, pour moi, c'était que tout le monde vivait pareil alors que finalement, c'est pas comme ça. Par exemple, il y a des salaires différents. À cause de l'embargo, j'imaginais qu'il n'y avait rien d'Américain. Alors que l'ont voit les gens avec des vêtements de marques ou avec des inscriptions américaines ! La vie n'est pas chère, par exemple, on peut acheter une petite pizza pour 5 pesos, ce qui fait 20 centimes d'euro. Un verre de jus de fruit coûte 2 pesos ! Les paysages sont magnifiques, les gens sont d'une gentillesse énorme. Cuba ne ressemble à aucune escale que l'on n'ai faite avant, c'est celle-là qui m'a le plus appris sur la vie des gens.

Kélig : Le rêve de liberté et de solidarité, les idées si chères à la révolution s'effritent doucement, à mesure que les frères Castro libéralisent,  petit à petit, l'économie du pays. Moi ce qui m'étonne le plus cette année, ce sont les grosses différences que créent "l'ouverture économique", par exemple, un couple qui vend depuis trois ans des gâteaux à un complexe touristique pour leur compte, ils gagnent 20 CUC par jour. C'est ce que gagnent l'institutrice et l'infirmière en un mois! Et ça, c'était impossible, il y a 4 ans, lors de notre dernier passage ! Le bon côté de cette "libéralisation", c'est que l'on n'a eu aucune difficulté, cette fois-ci, à aller chez les gens quand ils nous invitaient ou à camper dans la nature. Ce qui nous a permis de rencontrer plus de Cubains et d'être plus proches d'eux. De parler plus librement de la vie quotidienne même dans la rue ! Souvent des problèmes d'argent, qui est le sujet qui revient tout le temps.

Nina : J'avais jamais entendu parler de Cuba donc j'avais pas d'idées sur ce pays. Les gens que j'ai rencontrés étaient très accueillants, ils nous invitaient, nous donnaient à manger, nous laissaient dormir chez eux. Ils répondaient à nos questions sur la vie à Cuba, les salaires, tout. Et s'intéressaient à la vie en France. Je pense aussi que c'est nouveau pour eux de pouvoir rencontrer des étrangers, ils avaient très peu de droits, il y a seulement quatre ans qu'ils ont le droit de faire du commerce pour eux. Pour moi, les rencontres vraiment fortes, ça a été Rosa, une femme qui a fait la révolution quand elle avait 15 ans. Elle rêvait d'avoir une guitare car elle compose de la musique, pour elle, c'est sa vie, mais ses moyens ne lui permettaient pas d'en avoir une. Nous lui avons fait ce cadeau et elle n'en revenait pas ! Et Félix, le vieux musicien de Rafael Freyre, sa gentillesse de nous jouer ses morceaux sur sa guitare ! Ce qui fait bizarre, c'est que trois semaines à la marina représentent 20 ans et demi de salaire d'un Cubain, cela fait réfléchir.

Charles : Cuba j'ai trouvé ça très sec, dans la région où j'ai randonné, dans la partie Est du pays. Je m'étais fait à l'idée que pour les gens, avec peu de sous, peu de nourriture distribuée par l'état, c'était difficile de vivre correctement. Et bien non, les gens que j'ai rencontrés m'ont tous dit qu'ils s'en sortaient bien, que ce n'était pas trop dur. Moi j'ai vu les gens se débrouiller en faisant pleins de petits boulots et tout le monde consomme avec le peu de sous qu'ils ont. L'argent tourne, tout le monde fait travailler tout le monde, en achetant un petit cornet de cacahuète, en prenant un taxi vélo, en achetant des glaces à 2 pesos, etc. Mais par contre je trouve qu'ils polluent beaucoup, et ne se soucient guère de l'après-coup, c'est dommage ! Une rencontre marquante, c'est Elio, le vieux pêcheur à Gibara, une rencontre que Christophe avait faite lors de sa dernière escale à Cuba. J'ai beaucoup aimé le rencontrer lui et sa famille, discuter avec.

Les randonnées sont finies, tout le monde est rentrée au bateau. Chacun s’affaire à sa lessive et ses textes de randos.
Dans trois jours, nous dirons au revoir au communisme et bonjour aux îles désertes des Bahamas.
Christophe, Véro et Lila repartent vers la Havane pour rentrer en France en avion.
Théo.