Année 2012-2013

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22 août 2016

L'AG de GN ce samedi!


Sète le 07 août 2016.
                                                 
Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les « Grandeur Naturiens ».

La dernière annonce: Nous organisons une «fête,rencontre,AG» pour les 20 ans d’expéditions de Grandeur Nature, le dernier WE d’Août du 26 au 29, pendant ce WE aura lieu l’Assemblée Générale de Grandeur Nature
le samedi 27 août de 14 à 21 heures tout cela se déroulera à Balaruc-les-bains, Chez Denis et Iseult Kergomard où tout a commencé, il y a 25 ans!
J’ai besoin que vous me répondiez pour me dire, si vous pensez venir ou pas, quand, combien, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, cela m’aiderait pour organiser ce moment:  j’accepte les idées et les coups de main !
Pour ceux qui n’ont pas de lieu pour dormir, nous installerons des tentes autour de la maison, mais ce serait bien de savoir combien ?
Pour les repas, chacun apporte des choses à partager !
Ceux qui ne nous auront pas répondu seront quand même les bienvenus !
Le lieu. Chez les Kergomard, Zone Activité Economique –36 Rue des Trimarans - 34540 Balaruc-les-bains (Hérault). Gare SNCF la plus proche : Sète (dites-nous si vous avez besoin d’un transport depuis la gare).

Amicalement !
Christophe DASNIERE pour Grandeur Nature.

Secrétariat: 152 grande rue haute 34200 Sète - Tél : 04 67 43 25 64
Site:www.grandeurnature.org - Email: grandeur_nature@yahoo.com


Assemblée Générale le samedi 27 août 2016.
                                                                            

Bonjour, à tous,

L’assemblée générale de ”Grandeur Nature ou la parole des enfants” aura lieu le samedi 27 août. Le lieu: à Balaruc-les-bains.
Chez les Kergomard, Zone Activité Economique –36 Rue des Trimarans - 34540 Balaruc-les-bains (Hérault).
 Apportez de quoi manger pour le samedi soir pour un pique-nique collectif à partager sur place.
Le rendez-vous précis est entre 13h47 et 14 heures. 



Le programme:
Samedi de 14 h à 19 heures : Assemblée Générale

- Bilan de l’année écoulée.
- Rapport moral et financier.
- Diaporama sur «les stages 2016».
- Nos projets en 2016/2017 : l’expédition.
- Élection du Conseil d’Administration.
- Vers 20 heures - Repas du soir ensemble.



-      Dites-nous si vous arrivez en train!
-    Pour ceux qui cherchent un endroit pour dormir pas cher (20€),
il y a l’Auberge de Jeunesse
Adresse : "Villa Salis", 7 Rue Général Revest, 34200 Sète - Téléphone: 04 67 53 46 68

Bien amicalement,                       le responsable administratif,
                                             Christophe DASNIERE

Le Bulletin à renvoyer:Grandeur Nature 152 grande rue haute.
34200 Sète.  Tél : 04 67 43 25 64 Mail: grandeur_nature@yahoo.com
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GRANDEUR  NATURE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 26 août 2016
BULLETIN DE PARTICIPATION


Nom : ……………………………….….            r adhérent      r non adhérent   

r Je ne sais pas où dormir samedi soir :         ……………  Nombre de personne(s)     

r Samedi soir repas: …………… Nombre de personne(s)

Je serais aussi là: r Vendredi        r Dimanche      r Lundi    r Toutelavie


13 août 2016

Vendredi 22 juillet 2016



Aujourd’hui, je me réveille comme tous les jours ou presque, puisque cette fois-ci le beau soleil accueillant du matin n’était pas vraiment au rendez-vous, en plus de ca on se réveille au port de Sète donc vous vous doutez que le paysage fait tout de suite moins rêver. 
Alors, le petit réconfort du réveil, c’est le plaisir de découvrir les croissants et pains au chocolat qu’Hélène est allée chercher de bon matin. (Ca sent le dernier jour tout ca). 
En tous cas, archi cool, merci Helene pour ce petit déjeuner carrément royal je dirais. 
Enfin bref, j’étais pas encore tout à fait réveillée qu’avec Rachel et Jacques, c’était l’heure de faire les dernières petites courses au marché de Sète, ca tombe parfaitement bien, c’est Hélène et moi qui sommes de cuisine aujourd’hui et je voulais faire un couscous, donc j’ai acheté ce qu’il fallait pour le faire. Ca nous a bien réchauffés d’ailleurs puisqu’entre temps il a plu des cordes et on était tous trempés de la tête aux pieds. 
La matinée est passée très vite, on a bien mangé, en plus le soleil a fini par revenir, du coup on s’est posés sur le pont pour partager les questions auxquelles tout l’équipage est convié de répondre et de partager. J’ai oublié de vous dire, ENFIN je me suis douché à l’eau douce et chaude, c’était que cinq minutes mais c’était top ! Aussi, on a eu la visite de Félix qui est passé nous dire Bonjour, que je ne connaissais pas, puis de Seb et sa fille que j’ai pu rencontrer également. 
Au repas du soir on a mangé des Kebab tous ensemble. Depuis le temps que certains attendaient ca. Tout le monde est donc très content, un peu d’excitation du dernier jour. On a aussi hâte de retrouver sa petite vie après trois semaines à bord. 
Moi ça ne fait que deux semaine, mais j’ai passé deux semaines super ou j’ai appris à connaitre des personnes géniales, tous avec des personnalités différentes et auxquelles je me suis déjà un peu attachée, je l’avoue les petites habitudes de vie du bateau qui s’installent vont quand même me manquer. 
Mais bon pas grave je vais rentrer profiter au max de ma famille et de mes amis et on se retrouve tous en septembre! J'espère ! 
Anaelle   















Jeudi 21 juillet



 On quitte les Calanques de Marseille pour se diriger vers Sète. Trop contente de rentrer !
Pourquoi ? Bah pour retrouver mon téléphone pardi ! Et oui le stage de vingt jours ne m’a pas encore fait changer, toujours désordonnée (des habits mouillés que j’avais laissés trainer ont gardé une odeur nauséabonde), toujours feignasse et pis pleins d’autre trucs quoi. Donc aujourd’hui journée de nav’ : Si on barre bien pas de quart de nuit et si on arrive avant 19h kebab ! Intéressant on va y réfléchir. Le matin mon travail de tête fut de lire Le Monde diplomatique critique. C’est super intéressant il y a des parallèles entre ce que disent différent manuels scolaires d’Histoire de différents pays, des confrontations d’analyse s divergentes sur un même évènement. J’aime vraiment faire ce travail. Sinon durant la navigation je me prélasse au soleil, je lis, je réfléchis… 
Vivre sur un bateau pendant dix mois en vrai c’est le pied. L’impression de glisser quand on fixe l’étrave, de voler quand on regarde la voile de flotter quand on regarde au loin c’est vraiment… Cool. Et puis l’eau partout tout le temps c’est la joie. Prendre son bain dans l’immensité de la mer, cette mer qu’on peut parcourir mais qui  ne nous appartient pas, ça donne confiance mais ça puissance nous oblige à rester humbles. Me baigner et regarder le paysage qui m’entoure c’est vraiment magique. Désolée mais il faut que je vous explique un jeu un peu bête mai qui m’a réellement fait marrer. Juste avant de remonter dans le bateau il y a deux jours j’ai fait un mouvement dans l’eau avec mes mains ce qui a provoqué plein de petites bulles d’air, ces petites perles m’ont chatouillé le visage et le ventre. Bein après j’ai recommencé pendant dix bonnes minutes et je me suis vraiment sentie pétiller. 
Bref durant la navigation on a fait le jeu du chapeau ou plutôt de la cocotte minute. C’était drôle même si mon équipe s’est fait laminer, voir Jacques imiter Bob Marley et Alpha Blondy en secouant ses locks c’était vraiment marrant. 
Arrivés à Sète tous les jeunes se retrouvent à babord, on se taille en rythme c’est trop drôle mais l’inspiration est… limite ! 
Ensuite Célia et moi apprenons notre super choré à tous les jeunes de l’équipage, enjaillement ! Aller une petite démo ?!! (Et on a fait la démo)
Rachel Kamdem Tagne

12 août 2016

Le 20 juillet



Sur un air de Cabrel (dédicace à ma Doudou).
Sur une demande de l'équipage je me lance pour un poème qui ne fera pas 10 pages:
Notre beau navire vogue droit devant,
Anaëlle, les yeux sur le speedo,
fait chanter les étraves sur les flots.
C'est sous grand-voile et sous génois,
que nous filons chez NaviBois.
De retour au point de départ,
pour passer les ponts, il faut pas de retard!
Et si ça tiend bon à 7 noeuds 3/4,
cette nuit y'aura pas de quarts.
Que dire de ces 3 semaines de stage, le plus beau se voit sur les visages,
je parlais bien sûr du bronzage!
pour l'avoir répété si souvent,
j'espère que nos jeune jetteront leurs pelures sous le vent!
Et si vous leur parlez d'allures,
Ils ne penseront pas qu'aux voitures.
Quand il faudra faire un point sur la carte,
Ils n'auront pas les yeux qui s'écartent.
Avec LN comme aide calculatrice,
Certaines feront de vrais navigatrices!
Et quand notre beau navire déploie ses ailes,
L'équipage soit plus rapide qu'un diesel.
Qu'avec les cours d'anglais sur VHF,
Ils deviennent bilingues en chef.
Et même si le mal de mer,
Rattrape certains quand ils faut laver les verres,
Au moins pour faire des desserts,
il y a toujours des volontaires.
Pour ceux qui se demandent s'ils vont partir,
Je répond qu'un voyage peut servir,
Il n'y a pas mieux pour apprendre à se connaitre,
Que de voir de nouvelles têtes!
Au lieu de se faire chier tout un hiver,
mieux vaut après tout prendre la mer.
Dire bonjour aux baleines à bosse,
c'est mieux que de ronger son os.
Mais il s'agit de votre vie à vous,
C'est ce que vous en faites qui lui donne du goût!
A ceux qui se confortent dans la flemme,
je ne dédie pas ce poème!
Et dites-vous que vous en êtes capab.,
Comme d'engloutir votre prochain Kebab.
Thierry

Journée du mardi 19 Juillet (dit « la journée un peu longue »)



 Ma journée commence à minuit, à ce moment je suis entrain de barrer et avec Rachel on parle de nos parents. Je fais cap 305, droit vers Porquerolles. Ça y est, c’est plus mon tour de barrer. Je passe la barre à Rachel et elle la passe a Jacques.
2h10 : Enfin, je aller me coucher « Jean-Marie, réveille toi c’est ton tour » « J’arrive »
2H15 : « Jean-Marie, grouille toi » « Ouaaaaaais »
2h17 : Je retourne le voir et braque la lumière dans ses yeux. « C’est bon t’es réveillé              maintenant »
2h20 : Je reviens pour la quatrième fois et lui enlève d’un coup son duvet. « Tu te moques de moi ou quoi ? » « Hoo c’est bon vas-y bouge » « Non tu te dépêche » 
2H23 : «ça y est, Jean-Marie est levé, je peux y aller »
7H00 : « Roooooooooo non, faut que j’aille aider les autre à faire leurs quarts. Ha non c’est bon je l’ai déjà fait ».
7H30 : « Ca y est on est arrivé a Sète ? » Je compte et je me rappelle qu’il reste encore 3 jours « Roooooooooo ». Je me dirige vers le cockpit pour prendre le petit déjeuner. Roooooooooo zut, ce matin, Hélène n’a pas fait de petits pains. « Bonjour », « salut Mathias un café? », « Ouais steuplait ». Les survivants des quarts apparaissent les uns après les autres. Je mange quelques tartines et me tourne vers mon café. « Roooooooooo, ce matin j’en ai encore pris, tous les jours je me dis que j’en prends plus et le lendemain j’en reprends. Bon c’est mauvais mais faut pas gâcher ».
8H00 : «Roooooooooo non, j’suis encore de pont » 
8H30 : On commence le travail de tête. Je descends dans le carré bâbord quand tout a coup : « « VAAAAAIN-OOOOOOU » » Un avion de chasse passe juste au dessus de nous, au même moment des baleines surgissent de l’eau, 3 navires de guerre ouvrent le feu et un jet passe tout à coté du bateau. « Bref, je retourne à mes occupations. ».  « Bon ces histoires de moteurs ça me fatigue un peu je vais plutôt faire des maths » Après avoir finit Hélène et Aude sont venues m’aider là ou j’avais pas réussi. « Attends je crois que c’est ça, ha non c’est pas ça, mais si, enfin… non, roooooooooo je sais pas ». Heureusement Thierry est venu nous éclairer, enfin elles, moi, j’avais déjà décroché depuis longtemps. Après j’étais tellement fatigué que je n’avais plus envie de rien. Tellement fatigué que je ne saurais plus dire qu’elle heure il est après. 
Peut-être à midi : « On maaange » « Une salade ?c’est un peu léger ca non ? Ils avaient pas parlé d’une pizza ? C’est quand même bon et si ça se trouve y a même du dessert ! » 
Après le repas : « vas-y J.M. on fait un LVL UP ? » « Ok » « vas-y Emerson on fait un poker ? » « Ok » « Roooooooooo j’en peux plus j’suis crevé » « Tapis » « T’as perdu » « Ok, tant mieux, bonne nuit »
Surement vers 17h : « Mathias, c’est l’heure du goûter »  « j’ai même pas eu le temps de m’endormir » « Pour le goûter poire au chocolat » « Roooooooooo, j’aurais préféré rester au lit ». Aussitôt fini, je retourne dans ma cabine et je m’endors.
Je sais pas du tout à quelle heure : « hè, qu’es que vous faites les gars là, vous déconnez ou quoi ? » c’est Hélène elle est à l’entrée de la cabine. Je me relève et vois Jean-Marie qui fait pareil.
« Qu’est ce qu’il fait là lui, il a déjà dormis toute la matinée ». Du coup on monte sur le pont et après je me souviens plus de ce qu’on a fait. Mais vers 19 heures on mouille à Porquerolles. «Roooooooooo, comme dab faut, mettre le taud. Ho cool, c’est bientôt l’heure du repas, en plus c’est de la soupe aux nouilles. Attends, QUOI ? Et la pizza ? ». Ensuite avec Emerson on a dessiné un aigle. « On dirait un poussin » «  et toi un Goéland ». Puis Hélène nous rappelle à l’ordre. « Allez, il est 22h10, on se brosse les dents et on va au lit » « Ok, bonne nuit ». Je me mets dans ma couchette et c’est à 22h20 que ma journée se finit.

                                                                                                                   Mathias Lebegue

9 août 2016

Lundi 18 juillet




                   Bonjour Maman

Je t’écris cette lettre depuis Cala Di Faru. 
On fait les différentes tâches qui nous sont attribuées. Après on fait deux groupes. 
Le groupe qui reste sur le bateau et le groupe qui va à terre dans le groupe qui va à terre il y a Rachel, Mathias, Célia, Jacques, Aude et moi on est partis à pied à porto Pollo et Christophe, Camille, Emerson, Anaëlle et Thierry sont allés à Porto Pollo en bateau. 
Le groupe qui est parti à terre est allé visiter la dernière tour du séjour avant de prendre la route vers la France. A Porto Pollo Célia, Jacques, Rachel, Mathias, Anaëlle et moi on est partis à l’eau. Le séjour c’est bien passé on a bien rigolé .Tu as pas vu Anaëlle au départ. Elle nous as rejoints à Ajaccio Samedi 09. Depuis hier on est en nav pour rentrer. 
Le midi on a mangé un bon repas d’Aude et de Emerson. 
Sur le chemin du retour on a viré quatre fois de bord vers Ajaccio avant de partir droit vers la France. Emerson et moi on a fait un gâteau à trois étages pour le goûter. Après le goûter Mathias et moi on a joué au level up jusqu’au dîner. 
Pendant le repas du soir on a vu des dauphins, ils on nagé à côtés du bateau. Après on a repris le repas. Ensuite Camille et Célia ont lu leur texte. On a vu un magnifique coucher de soleil sur la mer, on a vu un point vert au niveau du soleil pendant quelques secondes et ensuite plus rien. 
C’est l'heure des quarts, je demande si je peux les lire. Ils m’ont répondu: si je veux, alors je les ai lus. J’étais du troisième quart et j’ai vu une étoile filante.

                                                                                                                                                                                                                                                                        Au revoir
                                                                                                                                                                                                                                                Jean Marie

7 août 2016

Dimanche 17 juillet



Il est 7h00 ça y est c’est l’heure. Après une nuit froide, la musique et le soleil de l’Anse de Tirella nous invitent à nous réveiller et à tous se retrouver sur le pont autour du petit-déjeuner.
Le programme de la journée se met vite en place, pour ce matin ce sera des jeux sur la plage, prévus par jacques. Une fois les taches terminées, la journée peut commencer, on sort les kayaks et on rame jusqu'à la plage en passant sur le nombre incomptable de méduses qu’il ya dans l’eau. 
Le sable est chaud avec plein de cailloux qui font mal. Mais ça ne va pas nous empêcher de jouer à se plaquer au sol pour trouver le bout de plastique caché dans la main de l’un d’entre nous ou de faire les ninjas ou de courir après quelqu’un en lui mettant des coups de journal. 
Ensuite les autres ont préféré jouer au foot, moi j’avais pas trop envie donc je suis restée à l’ombre. C’est drôle de voir Emerson rager quand il perd face aux filles, ça fait moins rire Anaëlle quand elle se tord le gros doigt de pied. J’en profite c’était le bon moment pour demander a Jacques comment calmer les douleurs avec le magnétisme. Il m’explique, j’essaye et j’y arrive. C’est bizarre de voir que ça marche que l’on sent de l’énergie passer entre ses mains. 
Après avoir ramasser le coulommiers sauvage qui flottait sur l’eau et après avoir mangé, on part de l’Anse de Tirella pour aller mouiller à cala di farru. 
Pendant la navigation Mathias et Emerson ce partagent l’équipage en deux groupes pour nous expliquer la partie "sécu" du bateau que l’on ne connaissait pas. C’est intéressant de savoir comment faire s’il y a un homme à la mer, comment évacuer le bateau, comment pomper l’eau s’il y a un trou dans la coque ect..
17h30 on arrive a destination, on se met sur le pont et on commence un réveil musculaire. 
Après 3 quarts d’heure de sport ça y est on est fatigué et tout le monde va se baigner. 
Après le repas du soir fait par Hélène et Mathias, on se retrouve tous dans les filets autour de blagues toutes plus marrantes les unes que les autres . Le soleil commence a se coucher et je suis de nouveau dans les filets avec jacques pour mettre de l’argile sur le doigt de pied blessé d’Anaëlle. 
On finit la soirée dans la coque babord avec les filles sans trop trainer car des quarts de nuit nous attendent la nuit prochaine.

Sinon c’est bientôt la fin du stage, je suis fatiguée et contente de retrouver mon chez moi , même si on s’amuse bien ici 

Célia .

5 août 2016

Samedi 16 juillet


Tout le monde se lève peu à peu, sauf moi qui étais déjà réveillée en avance.
J’ai eu une très belle vue en me réveillant.
Une grande vue avec des petites montagnes vertes et des cailloux beiges avec des bateaux tout le long. 
On a commencé a déjeuner personnellement j’ai pris des céréales comme dans mon habitude. Une fois fini on attaque les taches terminée on quitte Olmeto pour aller vers l’anse de tivella . on commence a manœuvre  Hélène nous a fait une explication sur le fonctionnement de la voile. 
C’était assez dur de retenir tout les noms. 
Une fois arrivés à l’anse de tivella on prépare le mouillage et c’est a ce moment que Christophe aperçu  des toutes petites méduses marrons. Il était assez content de voir ca, personnellement je n’aurais jamais le courage qu’il a eu de sauter dans l’eau pour pouvoir attacher le bateau. on a aussi mangé le gâteau de Célia . 
Après tout ca, nous avons bien mangé et la soirée s’est terminée sur du chocolat c’était super bon!
                                                                                                                                            Camille

4 août 2016

Vendredi 15 juillet






Vendredi 15 juillet, le soleil se lève, je ne suis pas la première tête debout mais tout le monde se réunit devant le petit déjeuner habituel à la Cabrera en Sardaigne. Ensuite nous enchainons sur nos taches respectives. Voici venue l’heure du TV 2t autrement dit (travail de tête), après cette heure d’effort cérébral qui dure environ une heure nous divaguons à nos occupations.
Arriva l’heure du repas, c’était Anaëlle et Thierry qui étaient chargés de remplir nos creux, ils avaient préparé de la polenta accompagnée d’une sauce aux légumes ; (polenta achetée sous demande d’une cuisine Italienne comme nous étions en Sardaigne de la part de Anaëlle) , nous enchainons sur le rituel du thé d’après manger en même temps que nous savourons le dessert .

Nous larguons les amarres pour faire route vers Fornellu dit Olmetto, sur notre route rempli d’eau salé, il y a de la houle et pas mal de vent, de quelle force ? Je ne pourrais pas vous le dire car  mes aptitudes de marin ne me permettent pas d’évaluer ceci.
A propos de notre équipage, ça ne vas pas fort , il y avait un sérieux combat intérieure qui c’était engagé pour Rachel, Mathias, Camille, et Celia enfin n’oublions pas Anaëlle , mais pour Mathias allias l’Ogre il était en train de ce battre contre le repas de ce midi (El Polenta)  et je suppose que la houle n’arrangeait rien , quand a Mr J.M avait négocié la place du capitaine ce qui lui donna la banane, (malgré son rejet de ce fruit si bon) .
Nous arrivons à notre destination, il y a de jolis rochers avec de belles formes.
Pendant que d’autres font un plouf, les cuisiniers se mettent en marche pour le repas de ce soir. Après ce repas nous faisons encore notre rituel qui n’est plus un rituel mais une tradition de Grandeur Nature, nous prenons la tisane et comme tout les soirs depuis le début de ce stage le soleil nous offre un spectacle de lumière en ce couchant et par la même occasion nous envoient dans les bras de Morphée
Emerson. Lévénez

3 août 2016

Jeudi 14 juillet – de Caprera à Caprera ou 4 mouillages en Sardaigne.


Bien sûr avant de partir pour cette courte navigation, nous avons nettoyé le bateau et tout rangé, mais aussi fait un peu de travail intellectuel, sur le bateau ont dit « travail de tête» c’est- moins intimidant !


Si je vous raconte les 24 heures qui viennent de s’écouler, du jeudi matin (petit-déjeuner) au vendredi matin (petit déjeuner) nous avons fait 4 mouillages.
Le matin nous nous sommes réveillés à Porto Palma, une large baie à l’Ouest de l’île Caprera, qui sert de plan d’eau à une école de voile. Le vent de S.O. qui soufflait très fort hier ne s’est pas calmé et les rafales à plus de 30 nœuds nous obligent à prendre le petit déjeuné dans le carré tribord.
Nous avons beau scruter le ciel et le baromètre, rien n’y fait, la dépression est sur nous, il va falloir faire avec. Nous maintenons le programme prévu, une courte navigation vers le fond du golfe d’Arzachena, distant de 5 milles nautiques. 
Le vent a encore forci, nous partons sans grand-voile avec juste un bout de yankee. Nous sommes au travers et le bateau avance quand même à 8 nœuds. 
Nous arrivons vite devant le port de Cannigione, le quai de gasoil est praticable, malgré les rafales de vent. On y accoste et on en profite pour remplir le réservoir d’eau tribord qui est vide, nous n’aurons plus besoin de nous en préoccuper jusqu’à la fin du stage. On complète aussi le réservoir de gasoil, manière de justifier notre présence à quai. Une équipe, dont je fais partie, part faire quelques courses. Nous nous dirigeons rapidement vers le petit supermarché, nous ne sommes pas là pour visiter mais pour être efficace, en espérant que le bateau sera toujours à quai quand nous reviendrons, ce qui sera plus simple que de réembarquer pour rejoindre le bateau au mouillage.
Puisque je suis de cuisine, j’achète des produits frais et locaux : Tomates, salades vertes, mozzarella, fromages Sardes, pains frais, et des poulets rôtis.  Pendant ce temps là, les autres : Anaëlle, Jean-Marie et jacques achètent quelques aliments qui commençaient à manquer à bord. 
Le bateau est toujours à quai, on saute à bord et on va mouiller un peu plus loin.
Le repas est vite préparé et aussi vite avalé ! Pour le dessert il est prévu d’aller manger une glace italienne, mais pour aller à terre il faut d’abord que le capitaine répare le moteur hors-bord car il y a trop de vent pour aller à terre en Kayak. Cette mission est largement à la portée de notre « electro-mécanicien skipper », encore une fois il pourra écrire réparation réussie dans le cahier de travaux.
Mais le vent violent l’incite à rester à bord au cas où, non sans avoir fait des allers-retours avec l’annexe pour déposer tout l’équipage à terre. Hélène part en mission Internet pour récupérer une météo sur plusieurs jours, et pour tous les autres l’opération glaces devient une vraie mission au bout du 3e glacier fermé…Qui ne rouvrira que dans quelques heures ! L’angoisse est  à son comble : Va-t-on quitter la Sardaigne, donc l’Italie sans avoir mangé une glace ?! Ouf le 4e et dernier glacier du port est ouvert !
Les parfums y sont nombreux mais à base de crème glacée et les portions généreuses…
La météo de la capitainerie annonce que c’est cette après-midi que le vent sera le plus fort et que demain le vent va tourner et le temps se mettre au gris avec même un peu de pluie. Cela ne nous décourage pas de reprendre la mer pour essayer de trouver un endroit abrité de la mer et si possible du vent. On prend le 3e ris dans la grand voile et le vent étant encore plus fort que prévu on n’envoie même pas la trinquette, qui était déjà prête. Il n’y a pas de vague, nous sommes complètement encerclés par la terre avec juste deux passes pour sortir de la baie, mais le vent souffle à plus de 40 nœuds ce qui fait voler des paquets d’écume. C’est carrément impressionnant et beau, c’est aussi rapide, nous avançons à 10 nœuds. Passé sur la côte Est de Caprera, nous commençons à regarder les mouillages possibles. La première grande baie est abritée de la mer mais pas du vent, dans les deux suivants, les bourrasques qui descendent des montagnes soulèvent la mer en mini tornades. On décide d’aller voir plus loin, même si aucun mouillage n’est indiqué sur la carte. Passé une pointe rocheuse, nous essayons de trouver un abri au pied des montagnes, il n’y a que des rochers, mais beaucoup moins de vent. L’endroit est beau et désert, il nous convient mais les fonds rocheux ne nous permettent pas de nous ancrer ! Alors nous nous calons dans une petite anse, nous posons l’ancre sur le fond juste le temps de mettre les canoës à l’eau et d’aller porter des cordages à terre que l’on accroche sur les rochers avec un bout de chaine. On s’accroche à 3 endroits, le bateau est enfin posé amarré au milieu de la petite crique rocheuse. Nous remontons l’ancre à bord et on admire le paysage et on se dit que ce sera trop bien d’aller explorer ce mouillage improbable demain !
Il est déjà temps pour Camille et moi de nous remettre à la cuisine et pour chasser le froid de cette navigation rien de mieux que 10 litres de soupe, vite englouti dans le cockpit, avant que les quelques rafales qui arrivent à passer sur nous ne la refroidisse.
Voilà donc pour notre 3e mouillage Sarde de la journée. On se couche confiant et surtout fatigué, malgré les orages et les éclairs loin à l’Est.
Vous allez me dire : Mais cela ne fait que 3 mouillages ! Mais c’était sans compter sur la houle de NE qui fait rouler le bateau au lever du jour nous rapprochant des rochers. Cela nous oblige à démarrer nos moteurs et à abandonner nos amarrages sur les rochers. Une fois un peu écarté du danger, nous mettons un kayak à l’eau et avec Hélène partons en mission récupération. Les vagues déferlent sur le rocher où est accrochée notre première chaine. Impossible de la décrocher sans risquer de se blesser, on enlève la manille et on récupère le cordage. Les deux autres sont plus accessibles et nous les récupérons en entier sans trop de difficulté.
Nous revenons à bord, repassons la pointe de la baie et remouillons complètement à l’abri des vagues et très peu de vent. Pendant toute cette manœuvre qui a duré presque 1 heure aucun des jeunes ne s’est levé ! Il faut dire qu’en plus il pleuvait !
Et voilà le compte y est, quatre mouillages en Sardaigne en 24 heures, à un autre de vous raconter la suite…
Christophe  

2 août 2016

Mercredi 13 juillet



Comme tous les matins, les premiers rayons du soleil ouvrent mes paupières et m’appellent sur le pont, alors que le reste de l’équipage est encore dans les bras douillets de Morphée. J’aime bien ce moment où le soleil est doux et donne au paysage des contrastes magnifiques. Aujourd’hui, c’est les îles Lavezzi qui sont le théâtre de ma contemplation matinale ; amas de blocs de granit gris, légèrement rosés, sculptés depuis des millénaires par le vent salé qui se concentre dans ce bout de mer entre Corse et Sardaigne. 
Une fois mes yeux remplis de la beauté de la nature, c’est le moment de les fermer pour entamer ma petite méditation du matin. C’est tout simple, juste observer ce qui se passe en moi… autant les idées qui y fleurissent que les sensations physiques. Cette pratique apaise l’esprit et le corps, par la prise de recul sur soi mais aussi sur les évènements, tout en dénouant les tensions. Je trouve que c’est important, quand on vit tout le temps avec d’autres gens, de s’octroyer des petits moments qui permettent de faire un pas de côté, d’observer les choses différemment.
Aujourd’hui, je ressens une certaine excitation… probablement due au vent que l’on entend enfin chanter dans les rochers et siffler dans les haubans, signe que la navigation du jour va changer de style. Dès le petit dej’ avalé et le bateau nettoyé, on lève l’ancre et on hisse la grand voile avec, pour la première fois, deux ris pris et la trinquette qui sort enfin de son sac. Le vent de force 6 à 7 soulève une petite houle qui, dès les premiers bords de près, offre une petite douche d’embruns à tout l’équipage. Se faire gentiment rincer quand il fait beau, c’est plutôt rigolo. Sur le pont, il y a celles et ceux qui ont plutôt la banane en s’amusant de ces conditions alors que pour d’autres, la t^te disparaît dans la grotte aménagée entre la capuche et el col du ciré.
Pour la part, j’aurais bien navigué toute la journée dans ces conditions ; d’autant qu’il y a une certaine émotion à retrouver cet espace de navigation qui fût l’endroit où, le jour de mon dernier anniversaire, j’ai été capitaine d’un voilier pour la première fois. Mais voilà, cette fois ce n’est pas moi, et le notre choisit un recoin de l’île sarde de San Stephano pour mettre le rafiot à l’abrit et manger tranquillement. Surtout que l’après-midi va se passer dans les carrés : à babord, la retranscription des textes déjà écrits et à tribord des entretiens entre l’équipe d’adultes et chaque jeune individuellement. On arrive en effet à la moitié de ce périple estival et, avant d’entamer le chemin du retour, il est temps de faire le point avec chacun et chacune sur ce stage. Au début, je ne suis pas très à l’aise dans cet exercice et je me cache un peu derrière mon stylo en prenants les notes sur le cahier. Mais finalement, je trouve plutôt chouette ces échanges où l’on parle de choses un peu plus sérieuses et profondes que lors des discussions du quotidien. Il y est question du stage mais surtout du grand voyage autour duquel se mêlent les envies et les peurs. L’envie de vivre une aventure extraordinaire, unique et la peur de se lancer dans cet inconnu qui va durer presque une année, avec des gens que l’on ne connaît pas encore très bien.

Chacun, chacune va devoir prendre une de ces décisions qui se présentent à chaque fois que, dans sa vie, un choix important doit être fait. Soit je reste à terre, dans ce quotidien rassurant que je connais, avec peu de chance d’évoluer et plutôt le risque de tourner en rond dans ses habitudes. Soit je lâche prise, je largue les amarres et je vogue avec ce bateau à la rencontre du monde, d’autres paysages, d’autres cultures, en apprenant à vivre avec chaque membre de cet équipage, ses joies et ses petites embrouilles qu’il faudra résoudre. Partir vers l’inconnu, c’est déstabilisant et çà demande des efforts d’adaptation. Mais c’est sans doute le meilleur moyen d’évoluer, de faire fonctionner son intelligence, de grandir, d’apprendre des autres et surtout sur soi-même.
Pour ma part, mon choix est fait. Il n’a pas été si facile. Il m’a fallut partir marcher seul dans la montagne pendant plusieurs jours avant de m’engager à être l’adulte qui participe à l’intégralité du voyage. Ce n’est pas pour moi un idéal absolu, mais je crois que l’idéal n’existe pas. Il y a toujours des choses qui ne sont pas comme on aimerait qu’elles soient, mais c’est toujours et partout comme çà. Par contre, cette opportunité de cette « petite » aventure est proche de quelque chose que j’ai un jour imaginé. Et comme les circonstances de l’existence m’ont fait monter à bord de ce voilier Grandeur Nature, c’est sûrement le signe que c’est ce que j’ai de mieux à faire de ma vie pour l’année à venir. A priori, une espèce d’ours solitaire des montagnes n’a pas grand chose à foutre sur une double coquille de noix traversant l’océan avec d’autres gens. Mais voilà, moi je trouve que ce qui fait la richesse de l’existence, c’est la nouveauté et la diversité des expériences. Alors j’ai fait le choix de quitter un moment les gens et les lieux que j’aime, de ne pas voir la neige de l’hiver, et de faire ce pas vers l’inconnu. Ceci afin de m’offrir une tranche de vie dont un jour j’ai rêvé, de la vivre et de la partager pleinement pour ne pas avoir, plus tard, à regretter de ne pas avoir osé.
Plus que de raconter une journée, ce petit texte est une invitation à la réflexion pour chaque membre de l’équipage. Celle de profiter de ces quelques jours qui restent avant le retour à Sète pour se poser les bonnes questions afin de prendre la bonne décision, celle qui ne fera pas regretter d’être rester à quai. Jacques

Mardi 12 juillet


Ma chère Maman,
Je t’écris cette lettre depuis les îles Lavezzi, ce petit tas de rochers au Sud de la Corse, à mi chemin avec la Sardaigne, où nous avons mouillé pour la nuit. Nous n’avions pas prévu d’y arriver aujourd’hui, mais un vent fort de SW annoncé nous a poussés à modifier notre trajet  pour garder un abri à portée de main les deux prochains jours. Tu te rappelleras peut-être, alors que tu es allongée dans ton lit d’hôpital avec des tuyaux de partout, que Papa et toi avez sillonné la côte Corse dans ta jeunesse, en voilier, en mouillant dans les petites criques désertes à l’abri du vent et de la houle pour la nuit. La journée que je suis sensée raconter est typique de la vie en bateau ici : on lève l’ancre le matin (en fait, on n’avait pas vraiment mouillé cette nuit, on avais piqué la tonne d’amarrage des phares et balises, pratique !), on navigue un petit peu le long de la côte en admirant le paysage, on s’arrête dans une petite baie juste pour poster du courrier et acheter des œufs..hop ! on lève l’ancre et on continue notre route en discutant de où on veut aller ensuite. Ce sentiment de liberté, tu le connais, les seules contraintes étant les éléments et les lois physiques. Tout le reste ne tient qu’à nous. C’est exactement ce que je voudrais transmettre aux jeunes qui sont à bord : tout est possible si on fait ce qu’il faut pour.
Mais laisse-moi te faire un petit portrait de l’équipage :
D’abord, il y a ceux que je connais déjà. Thierry et Aude, avec qui je m’entends très bien et suis contente de reprendre la mer. Christophe, le caméléon, patron improbable qui me guide sans en avoir l’air. Puis, il y a Jacques, que je ne connais pas bien, que j’apprends à découvrir en même temps qu’il apprend à découvrir Grandeur Nature. Nous formons une bonne équipe et chacun apporte quelque chose de différent au groupe ; c’est enrichissant.
Les jeunes, je ne les connaissais que de tête, pour certains.
Il y a Jean-Marie, très sympa et enthousiaste pour certains trucs mais encore réfractaire pour plein d’autres. C’est rigolo de le voir apprendre des tas de choses toute la journée tout en clamant haut et fort qu’ il ne veut pas le faire.
Il y a Emerson, un garçon vraiment gentil et attentionné avec tout le monde, mais je suis incapable de te dire qui il est, ce qu’il pense et ce qu’il aime car il est très réservé, derrière son grand sourire éclatant ;
Il y a Mathias. Mathias ne fait pas de vagues non plus. Il est toujours partant pour la manœuvre et très vif pour le travail de tête- et tout à coup il disparaît à bâbord faire ses petits dessins ou bien il s’avachit et dort à moitié-puis hop ! il revient parmi nous, bondit à droite à gauche et a déjà affalé la voile d’avant alors que les autres se demandent encore comment faire. Il a dit dans son texte qu’il était très heureux ici, j’espère que ça va rester comme ça.
Il y a Camille, qui s’est retrouvée tellement hors de son élément les premiers jours qu’elle voulait rentrer chez elle. Chaque jour qui passe, elle est un peu plus à l’aise, intégrée au groupe et presque débrouillarde.
Rachel, ma filleule, eh bien, je ne la connais pas non plus. Je n’avais jamais vécu avec elle. Elle est drôle, enthousiaste et attentionnée. Ça me fait marrer de la découvrir alors que je l’ai vue naître ou presque. Elle est très à l’aise dans le groupe.
Célia n’a que 13 ans et j’oublie parfois ce fait. Elle aime être le centre d’attention mais elle fait de gros efforts pour laisser de la place aux autres et ça commence à se voir. Elle est typiquement l’ado qui se croit incapable de tout alors qu’elle peut réussir beaucoup.
Anaëlle est la dernière arrivée à bord. Elle a l’air très content d’être là. Elle apprend vite et sourit beaucoup. Elle rigole bien avec ses copines et ses copains.
Petit détail rigolo : nos « wesh » de cette année sont des filles ! elles ont le boubou africain au lieu de la casquette de travers, mais sinon, c’est le même cliché complètement surfait de « djeuns » de banlieue. Ça leur passera avant que ça me reprenne. En attendant, je les houspille, je les chambre, je leur fais des gâteaux. J’entre en relation comme je peux.
Chacun séparément et tous ensemble, ils me donnent envie de vivre l’aventure avec eux et Jacques a bien de la chance de ne pas en rater une miette. J’ai hâte de les voir découvrir le monde, d’être à leurs côtés alors qu’ils se découvrent eux-mêmes. J’espère qu’ils feront tout ce qu’il faut pour ne pas rater ce voyage extraordinaire. Ils ne savent pas ce qui les attend : au milieu de l’atlantique à 15 nœuds en surf, à nager au milieu des baleines ou bien à jouer les Robinsons sur une île déserte des Bahamas.
Je t’écrirai souvent, chère maman, pour te raconter l’aventure que nous allons vivre ensemble.
Je t’embrasse.
Hélène

1 août 2016

Lundi 11 juillet




Les yeux un peu collés, je commence à préparer le petit-déjeuner. La matinale Hélène se lève peu après et nous sert les deux premières tasses de café. Quelques minutes de calme pour apprécier ce qui nous entoure à Sénétose : reliefs verdoyants surplombés d’un phare et d’une tour génoise, roches claires creusées par les vents, allant jusqu’à former de petites grottes naturelles. 7h30, les premières têtes apparaissent dans le cockpit en musique. Petit-déjeuner assez silencieux, on s’est tous couchés un peu tard hier, la tisane-réunions des grands a duré et les discussions des jeunes dans les cabines aussi. Après les tâches, première lessive du stage. Hélène et moi on forme de jeunes lavandiers(ères) sur les jupes du cata pendant que Thierry aide les autres à trouver un équipement pour la plongée, car aujourd’hui on va plonger pour la première fois tous ensemble. Jacques et Emerson préparent le pique-nique. Nous rejoignons la côte en kayak ou à la nage. Seul Thierry reste au bateau : hier soir le phare de Sénétose ne s’allumant pas, Jacques a passé un message à la VHF pour prévenir. Comme nous sommes mouillés sur la bouée utilisée par les phares et balises, nous ne sommes pas surs qu’un de leur bateau ne débarque pas pendant notre balade et ne veuille se mettre sur la bouée. Crainte justifiée, puisque du haut de la tour génoise, nous verrons le bateau des phares et balises déloger sans ménagement GN, même pas intimidés par le physique de viking de notre capitaine, qui devra aller mouiller ailleurs avant de de revenir en début d’après-midi, une fois la réparation du phare terminée.
Là-haut dans la montagne, l’ambiance est sympa, ça grimpe, ça papote, ça rigole. Mathias et Emerson me demandent quelques signes en langue des signes et en échange Emerson nous apprend quelques mots en bengali. L’haïtien-breton a plus d’une corde à son arc culturel ! Mathias, Célia, Rachel, Emerson et bien sûr Jean-Marie gambadent tels de petits cabris sur les rochers. Anaëlle se prélasse au soleil.  Camille monte à sa vitesse mais sera au rendez-vous pour le pique-nique et sa coppa renversante. Elle sera la seule à s’arrêter une minute avant la tour. Dommage, c’est magnifique !
Un petit crochet par le bateau pour prendre l’équipement de plongée. Quelques explications plus tard (comment utiliser palmes, masque et tuba), nous voilà repartis. C’est chouette d’accompagner les jeunes dans ce qui est pour la plupart la première rencontre avec le monde sous-marin. Je nous trouve tous beaux et gracieux sous l’eau avec les petites vagues de soleil qui nous glissent sur la peau.  « C’est comme si on était seuls au monde » s’exclame Rachel. Je suis bien d’accord.
Comme si la journée n’était pas assez pourrie comme ça, lorsque nous revenons au bateau, des pancakes ultra-moelleux d’Hélène nous attendent. Non, vraiment, ce stage est un calvaire.
Le récit de cette journée est véridique mais ne vous y trompez pas, la vie à bord de GN ça n’est pas le pays des bisousnours. Il y a des règles, très nombreuses, le manque d’intimité, les tensions, il faut s’ajuster les uns aux autres et bien sûr nous découvrons nos limites respectives, mais cela ne me semble pas insurmontable. Nous faisons connaissance et cela prend du temps. L’essentiel, il me semble, est que tout le monde à bord semble savoir pourquoi il est là et joue le jeu, chacun à son rythme. Alors forcément l’ambiance du groupe s’en ressent.
Je ne peux pas clore le récit de cette journée sans remercier Emerson pour son super chili con coppa concocté pour le dîner. Olé !
Ce soir je suis claquée mais contente d’être là. Ce voyage avec vous je m’y vois déjà. 
Allez, la bise et bonne nuit à tous !                                                                        Aude.