Année 2012-2013

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5 octobre 2019

l'AG de Grandeur Nature le 2 novembre

Bonjour, à tous,
       
L’assemblée générale de ”Grandeur Nature ou la parole des enfants” aura lieu le samedi 02 novembre 2019.
Le rendez-vous précis sera à 13 heures 46.
Le lieu: La salle Tarbouriech à Sète (c’est dans le théâtre de la mer).
Pour Dormir, chacun se débrouille, des lieux existent à Sète: Auberge de jeunesse, «Hostel Georges», le lazaret…
Pour les repas, le plus simple serait que ceux qui le souhaitent, apportent de quoi manger le samedi midi et le soir, pour un pique-nique collectif à partager sur place.

Samedi à 10 h au théâtre de la mer (salle Tarbouriech). Réunion du Conseil d’Administration et de l’équipe.

Samedi de 14 heures à 19 heures: Assemblée Générale
Le programme: Bilan de l’année écoulée.
Rapport moral et financier.
Présentation des projets en 2019/2020.
Élection du Conseil d’Administration pour 2019/2020.

De 19h30 à 21 heures - Repas du soir ensemble.
Discussions – images de la dernière expédition… et des travaux.
Dites-nous votre moyen de transport et si vous venez en train!

Amicalement.            Le porteur de projet,
                                    Christophe Dasnière

Répondez par mail, de préférence !
Mail: grandeur_nature@yahoo.com - Tél : 04 67 43 25 64.
   
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GRANDEUR NATURE - ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 02 Novembre 2014

Nom :..................        Nous serons:........ personne(s).

Je serais là à 10 heures : ❒ sinon Heure d’arrivée prévue :.........

Je mange avec vous samedi midi: ❒  Nous serons:........ personne(s)

Je mange avec vous samedi soir: ❒  Nous serons:........ personne(s)

24 juillet 2019

La dernière lettre co…

Nous voilà en Espagne. Benalmadena nous rappelle ce qu'est l'été sur les côtes méditerranéennes avec ses touristes rouges écrevisse, bruyants qui puent la clope et le mojito à plein nez.
Le temps de nous ravitailler et de rafistoler notre bateau. La ville nous oppresse très rapidement, en vieux loups de mer que nous sommes devenus, nous décampons au bout de deux jours. 

On reprend très rapidement notre rythme marin. Le vent n'est pas très présent, la mer est calme, on voit des dauphins au soleil couchant, on profite ensemble de nos derniers moments en navigation.
C'est le 15 au matin que se dessinent au loin  les lignes de Formentera, la première île des Baléares.
Nous sommes contents mais on déchante vite car en une heure de temps dans l'eau, des centaines de petits et gros bateaux, pour la plupart à moteur, ont mouillé face à la plage. La musique résonne, les moteurs ronronnent, les touristes fanfaronnent et les vendeurs de Mojitos sillonnent entre les bateaux.
Nous profitons quand même de cette étendue d'eau bleu turquoise qui s'offre à nous pour nous baigner et plonger, comme un rappel des Bahamas en moins tranquille.
Le 16 nous rejoignons un mouillage plus paisible où nous resterons seulement la journée car nous avons voté et la majorité l'emportant, ce soir là nous ferons des quarts pour rejoindre Andratx à Mallorque.


C'est le lendemain matin que nous découvrons Dragonera à l'ouest de cette île.
On plonge beaucoup et on travaille surtout sur la préparation des bilans et des rapports à rédiger.
Jusqu'au 18 nous remontons la côte en cabotant et profitons des jolis fonds marins, des beaux paysages, des falaises aux allures de calanques, et du temps radieux!
Enfin, le 19 au matin, c'est un petit pincement au cœur, après une ultime plongée pour certains dans ce  dernier mouillage des Baléares que nous levons l'ancre.

Cap sur Cadaquès!
Notre dernière étape avant Sète.
Depuis plusieurs semaines ce nom résonne et représente le début de la fin.
Il nous reste a faire le bilan final ensemble avant de fermer cette jolie parenthèse et de vous retrouver.


11 juillet 2019

Lettre collective de Sao Miguel à Benalmadena: Mickaël et Benjamin


Après trois semaines de randonnées sur les différentes îles des Açores, vos « Grandeur Naturien » mettent les voiles vers le continent. Suite à notre achat des t-shirts “Peter café sport” nous quittons la marina sous le son des cors de Louis et Mick, auxquels font éco les cornes de brume de Yan sur le “Mauritus” (de l’association suisse Pacifique qui travail aussi avec des jeunes) et d’autres voiliers du port, un départ tout à fait discret! Nous décidons avant de prendre le large de passer une dernière nuit dans un endroit sauvage, nous mouillons donc à “Ilhéu do Vila”. Cette île au large de Villa Franca est un cratère de 800 mètres de circonférence formant un cercle parfait, où nous pouvons plonger. Nous avons découvert dans cette plongé, un tout nouvel univers, celui des vestiges d’une éruption volcanique, c’était grandiose! 
A un moment on se faufile entre des falaises dans un passage d’1,20m, l’endroit est magnifique mais un peu dangereux à cause de la houle qui nous emporte d’un côté et de l’autre de la faille. 
Témoignage de Louise: “Pendant la plongée je n’étais pas très à l’aise car déjà je ne plonge presque jamais. Je ne  faisais pas toujours les bons gestes et au moment de passer dans la faille je me suis retrouvée dans les remous. Ben et Mick sont venus me récupérer et ça m’a rassuré. 
Après ce petit moment de panique je n’ai pas réussi à profiter pleinement de la plongée.”
Ça y est au-revoir les Açores. Nous partons pour le continent, au près pour commencer et accompagné par un ballet de baleines (cachalots et orques). 
La mer est mouvementé et a eut raison des estomacs de certains qui se sont affalés sur le pont. Après trois jours de navigation sportive nous retrouvons enfin le soleil et le grand largue pour le plaisir de tout l’équipage. Nous bénéficions des mêmes conditions pendant deux jours mais petit à petit le vent mollit et nous finissons par faire une journée de moteur pour arriver au détroit de Gibraltar
“NOUS REVENONS SUR NOS PAS !!!”

Voici les ressentis de tout le  monde pour ce moment:
Tim: Ça fait quand même bizarre, 9 mois qu’on est partis, je n’avais pas envie de revoir Gib. mais je suis quand même content.
Loanito: ça fait bizarre de quitter l’atlantique qui nous a accueilli pendant 9 mois. De laisser tout ce qu’on a découvert derrière nous pour retrouver des paysages que l’on connait et retourner en France. Ça me fait prendre conscience que la fin du voyage arrive vite. 
Océane: le détroit de Gibraltar c’est une porte magique par laquelle nous sommes passé il y a 9 mois. 
Ainsi repasser dans le sens inverse, c’est “revenir à la vrai vie”, comme on dit à bord!
Loanita: je trouve que comme on a vu des dauphins c’est un contraste (il y a des cargos partout).
Louis: moi franchement ça me fait rien, je suis juste content de retrouver la Méditerranée.
Amélia: c’est la première fois de l’expé que je retrouve des paysages familiers. Au fond ça ne change pas grand chose.
Mickaël: ça me rend heureux et triste à la fois. Heureux car je suis fière de nous et triste, triste que ça se finisse.
Michel: traditionnellement Gib. c’est toujours le moment pour moi d’avoir presque ramené le bateau en sécurité. Les grandes navigations sont faites, reste plus qu’à remonter l’entrée de mon jardin.
Elio: pas grand chose car je sais que j’y repasserai dans ma vie.
Ben: ça me fait réaliser que ce mois et demi à bord passe très vite et me donne envie de profiter pleinement de chaque moment avec ce super équipage.
Louise: Gib. ne me fait pas grand chose mais pendant mon quart, au levé de soleil c’était magique.
Maya: ça m’a ému de boucler ce tour, je suis fière est contente de l’avoir fait avec ces gens là. 

Conclusion: les cétacés venaient nous voir souvent, ils sont accompagné de la même magie que celle qu’ils nous procuraient au début du voyage. 
Après 9 mois on peux dire que l’équipage est bien rodé et vie dans une bonne humeur palpable.  
Durant cette navigation le groupe est resté dans une bonne énergie malgré la perte du safran bâbord, l’alternateur bâbord qui ne fonctionne plus, l’anémomètre qui s’allume une fois sur deux, les 2 robinets de la cuisine nous ont lâché ainsi que la pompe à pied…. Et oui grandeur nature est aussi sur une fin de voyage et lui aussi demande de l’attention.
Voilà pour l’avant dernière lettre collective, on se retrouve dans 17 jours pour certains.

Mick et Ben.

9 juillet 2019

Position du bateau le 09/07

Position 36°13 Nord - 07°18 Ouest.
Demain le détroit de Gibraltar.

6 juillet 2019

Position du bateau le 06 juillet

Vent WNW 10 noeuds, vitesse du bateau 6 noeuds. TVB!

3 juillet 2019

Dernière lettre des Açores par Louise et Elio.


Lundi 24 Juin. Avant le départ, Elio prépare la navigation (route, distance etc… ). Et il en profite pour initier Louise. Nous quittons Horta en fin de matinée, une nav’ presque Idyllique comme dira Michel. Le début de la navigation était plutôt calme, ensoleillée et près des côtes, nous avançons au près mais avec le peu de houle nous étions bel et bien au sec. Le vent tombe et nous mettons le moteur une bonne partie de l’après-midi. Une lecture co qui en endormira certains, de la couture, des jeux, une pêche toujours aussi peu fructueuse…
Sur la fin de la navigation, la vitesse s’élèvera à 8 nœuds de moyenne, mais ça ne se ressent pas, sauf pour Louise qui n’est pas encore habituée.
On arrive à la marina de Sao Miguel à peine 26 heures plus tard, pour fêter cela, Ben et Maya nous ont préparé un magnifique repas, c’est un bon duo de cuisinier ! On explore les environs, allons se chercher des cartes pour entrer et sortir de la marina et entrer et sortir des toilettes et des douches. Bien sûr, avec 2 cartes pour douze on va pas s’embêter à faire tout en grand groupe donc on comptera pas mal aussi sur les passages des autres, ce qui fonctionnera plutôt bien. À peine arrivés que l’on pense à repartir. Mais à pied, pour la dernière rando.
Mercredi matin tout le monde est paré pour son excursion, quelques photos des départs et chacun prend la route à pied ou en bus pour aller explorer les quatre coins de l’île. Au menu, lacs, volcans et sources d’eau chaude pour tout le monde, mais à différents endroits et moments.

Résumé Rando Loan et Michel
Rando d’un nouveau genre : on part avec nos deux guitares. On ne se charge pas trop : on n’emmène que deux grandes cuillères et le dentifrice. On jouera 4 à 5 heures par jour pour les canards des lacs Açoriens. Gros succès chez les palmipèdes ! On rit, on chante, on se raconte un peu nos vies et on joue vraiment beaucoup. On passe de lacs en lacs. Lola entraîne toi bien, on est chaud-patate !
Loan a de nouveau été régalée par des frites ça n’empêche pas qu’elle en souhaite à l’arrivée (à bon entendeuse, salut). Pas mal de veillées au feu de bois. La tournée fut un succès, les vaches et les canards en garderont un souvenir impérissable et nous aussi…

Résumé Mickaël & Ben.
Rando formation avec Mickaël. Ce jeune homme angoisse en voyant sa majorité venir, du coup l’objectif c’est qu’il se débrouille tout seul. Je lui donne donc le portefeuille et la carte de l’île et je ne serai là que en cas de besoin. Il y a encore du boulot mais ça progresse, son soucis c’est quand même d’être tête en l’air. Ce que je retiens de cette rando, c’est l’incroyable augmentation de l’affluence des touristes mais aussi la grande beauté des paysages et la gentillesse des gens. Ben

J’ai bien aimé faire la rando avec ben on s’est bien marré. Les lieux que nous avons vu étaient tous aussi beaux les uns que les autre. Franchement , superbes rencontres donc superbe rando.                          Mick

Résumé rando Louis, Amélia et Elio
Nous nous dirigeons vers «Sete cidades» où nous faisons le tour des deux lacs, c’est magnifique.
Nous nous baladons aussi sur la côte et marchons ou faisons du stop de mirador en mirador. Nous rentrons un jour plus tôt au bateau pour que l’on puisse faire du vélo. Mais avant cela nous faisons un barbecue pour nôtre dernière soirée de randonnée. Pour la sortie vélo Ben, Mickaël et Louis partent ensemble pour aller au lac de Fogo. Tandis qu’Amélia et moi longeons la côte sud.

Ô c’est encore la Team
Tim et Océ partent en rando. Océ est à l’affût des musées tandis que Tim veut voir des animaux, que manque-t-il ? Les randonnées bien sûr ! Ça fatigue Tim de marcher mais il est toujours éblouit par les paysages. Le beau temps est avec eux, seul la pluie les rafraîchira durant leurs nuits en hamacs… heureusement ils étaient abrités. Du stop et des rencontres tout du long de leur semaine, ils termineront par une après-midi à faire de la poterie dans un atelier de Villa Franca do Campo.

Louise, Maya, Loan
Nous sommes partis du bateau le 26 pour Furnas. Là-bas, où nous avons passé 2 jours, le temps de visité le jardin botanique, les environs, de se prélasser des heures dans les sources d’eaux chaudes et de rencontrer la réincarnation de Johnny. Le 28 c’est le départ pour le lagoa azul, une journée presque entière sur le bord de la route à tendre le pouce. A 16h, nous arrivons à destination, repas au bord du lac et promenade à cheval avec le fermier du coin nous y attendent. Enfin, le 29, c’est le tour du lac par les crêtes qui conclut notre rando, par une rando.

Samedi, retour des randos, certains sont brûlés, d’autres ont mal aux pieds ou aux jambes mais tous ont le sourire, la joie de se retrouver et de se raconter son aventure est bien présente. C’est rigolo d’entendre comment chacun raconte son histoire, même dans un même groupe on y met de sa couleur, de son ressentit et ça semble être une autre aventure qui a été vécu. Dimanche, lessive, textes, contrats. C’est une grosse journée pour tout le monde, mine de rien. Trois vaillants partirons à trois en petit groupe de trois pour ramener plusieurs dizaines de kilos de courses, ils sont vaillants, c’est trois là ! Loanita et Louise (ou Agathe, ça dépend de Loanita) sont de cuisine.

Lundi 1er juillet, ça y est on commence le calendrier de la fin, ou de l’après. Réveil avec l’habituelle musique mais cette fois brouillée par les bruits d’un ferry sur son départ qui nous partage également ses effluve de moteur, et les avions qui décollent, on adore la vie au port ! Aujourd’hui au programme : courses de frais pour 10 jours, on termine textes et dessins et on fait le bilan des contrats et la préparation des derniers. Les grands se réunissent, et chaque jeune, l’un après l’autre fait une autoévaluation de son contrat passé et en propose un nouveau. Michel part en mission robinet, il va essayer de le remplacer puisque ce dernier s’est laissé tomber dans les bras de Loanita.


En fin de matinée on passe voir nos nouveaux voisins de suisse française que nous avons repéré la veille (grand bateau hollandais de 1960 qui nous semble être un bateau école), on visite le bateau (c’est grand, c’est équipé, ça sent le bois et c’est beau), on rencontre quelques membres de l’équipage et on les invite pour le goûter.
Tout excités de les accueillir, on achète 4 gâteaux et quatre briques de jus.
Ils arriverons vers 17h au compte goutte, on partage nos expériences, fonctionnements, règles de vie, les échanges sont riches. Bien que certains moyens divergent, nos projets se ressemblent et on se rejoint sur bien des valeurs.

Voilà pour la lettre co’ de notre dernière escale aux Açores, on a vu du paysage, mangé du bacalhau, appris quelques phrases en portugais sans forcément ajouter un ch à chaque mot, vu du carrelage et des parpaings, et bien sûr, on a retrouvé avec joie les produits laitiers qui nous avaient tant manqué.

Et petit mot pratique pour la fin, on a plus qu’un ordi, donc taper les textes nécessite plus d’organisation et plus de temps, ce qui explique la faible quantité de nouvelles données… mais comme dit l’expression, pas de nouvelles, bonne nouvelle !

Elio et Louise

25 juin 2019

Lettre collective Horta- Michel & Louis


Nous arrivons à Horta le 16 juin (bon anniversaire Jade) au soir, à 19 h. La navigation depuis Florès a duré 27 heures : beaucoup de grains, de la pluie, de la pluie et...de la pluie. L’équipage est donc bien content de passer une nuit, enfin, au sec.
On mouille donc au milieu d’une multitude de voiliers, car la marina semble pleine. Bon, c’est pas fini : le guindeau ne fonctionne pas. Pas de problème pour mouiller, mais si on doit relever l’ancre, faudra le faire à la main . Donc, Michel décide de réparer de suite. On ne sait jamais si le vent se lève fort et qu’il faille bouger de là…Ils s’y mettent à deux avec Christophe. C’était le porte-fusible qui pissait la rouille sous un camouflage de scotch !!!
Le lendemain, la liste des travaux à faire est conséquente ; sans parler des lessives, car certains n’ont plus rien de sec. Il faut recoudre la G.V. (l’ancienne déchirure s’est partiellement ré-ouverte. Le Yankee est coupé en deux à deux mètres de la tétière (ça, on va le sous-traiter à un voilier, car il faut une machine pour coudre dans les renforts). Il faut  remplacer, encore une fois, les sangles de coulisseaux de G.V., remplacer un mousqueton de trinquette, faire des surliures aux bosses de ris de cette dernière, faire les vidanges, changer les filtres.
Bref, pour Michel, ce sera randonnée-bateau, y a trop de taf ! L’après-midi, c’est 2h1/2 de couture  avec Loanita, graissage de winch...etc.
Le soir Louise et Benjamin nous rejoignent. Elfie, ancienne jeune, actuelle trésorière de l’asso et qui travaille comme instructrice de plongée sur l’île d’à coté, est avec nous depuis le matin. C’est de la bonne ambiance, autour d’un gratin de morue  pour dîner.
Le lendemain, 19 juin, c’est le départ pour les randonnées : certains sur l’île de Pico, d’autres restent sur l’île de Fayal.
Loanito reste à bord avec Michel pour avancer la fresque que, traditionnellement, chaque équipage doit réaliser sur les murs du port. Ainsi, les digues, les murs, les bancs sont recouverts de dessins qui se superposent depuis des dizaines d’années. Grandeur Nature en a quelques-uns, un peu partout. Michel a fait son premier dessin, ici, en 1981 !
Il y a aussi du boulot en mécanique à bord et comme Loan est responsable « méca », il file un coup de main pour les vidanges et les changements de filtres.
Pas de bol, en changeant un filtre gasoil, le téton mâle du porte-filtre se pète ! 
Bien sûr, ce porte-filtre ne se trouve pas sur Horta, mais Michel trouve un tourneur-fraiseur qui va ré-usiner la pièce.
Loan dessine. N’étant plus que deux à bord, les voisins invitent Loan et Michel à déjeuner. C’est sympa et Sonia, la voisine, cuisine très bien.
L’après-midi, les vidanges sont faites et les filtres à huile remplacés. Le soir, après une bonne journée de bricolage, c’est pizza avec les voisins. Le voilier (l’artisan qui répare les voiles) a ramené le Yankee qui était coupé en deux. La réparation est bien faite avec un renfort en spectra. C’est du bon boulot et, de toute façon, sans machine à coudre, on ne pouvait pas le faire nous-même.
En fait, la fin d’une expédition se traduit toujours par beaucoup de bricolage et, plus particulièrement, beaucoup de travail pour le responsable voiles. Loanita a pas mal bossé avant son départ en randonnée. Elle aura donc mérité les frites dont elle rêve depuis des semaines et qu’elle aura demain soir à son retour au bateau. En effet, un groupe reviendra le jeudi 20 chercher Loan afin qu’il profite un peu des randos sur l’île et il laissera Elio avec Michel pour terminer les changements de filtres (il veut progresser dans son apprentissage de la maintenance d’un bateau ; ce qui est cohérent avec le bac-pro qu’il envisage, à présent, de passer). De plus, il y a encore de la réparation de voile à terminer (sangles de coulisseaux) et Elio a décidé, de lui-même, de filer un coup de  main à Loanita, débordée pour les raisons pré-citées.
Le jeudi midi, Loan et Michel sont encore invités à déjeuner par les voisins !
La journée se passe en peinture pour Loan et bricolages divers pour Michel. C’est encore un jour de fête religieuse aux Açores et il faudra attendre demain pour récupérer le porte-filtre ré-usiné.
Fin d’après-midi,Ben, Elio et Loanita reviennent, comme prévu, au bateau ; afin que loanito puisse partir, à son tour, en rando. Elio restera à bord avec Michel pour aider aux nombreux travaux de matelotage, ainsi que de mécanique. Loanita a ses frites pour le dîner, c’est la fête !!!
Le vendredi 21, c’est couture avec Elio, récupération du porte-filtre, changement des filtres G.O., remplacement des deux sangles de coulisseaux de G.V.
Le soir, Amélia et Tim rentrent plus tôt que prévu. On dîne tous les quatre à la pizzeria du coin.
Le lendemain, samedi 22, Elio part avec Amélia et Tim pour une balade au jardin botanique. Encore un peu de couture pour Michel. Déjeuner sur le bateau d’à coté, comme d’hab’.
Le soir, tout le monde rentre de randonnée : rangements du matériel, douches . On se raconte les balades des uns et des autres. Ceux qui étaient sur l’île de Pico ont ramassé pas mal de pluie et n’ont pas pu gravir le mont le plus haut du Portugal. 
Tout le monde étant à bord, on peut souhaiter à Maya un bon anniversaire, lui donner ses cadeaux et les lettres que sa famille avait fait parvenir en République Dominicaine, pour les lui donner seulement à son anniversaire et, comme c’est la journée de Maya, c’est elle qui choisit le jeu du soir : ce sera une partie de tarot.
Le lendemain, Dimanche 23, c’est lessive pour les randonneurs, courses de bouff’, écriture des textes...etc. Faut pas chômer, si on  veut partir le lendemain pour Sao Miguel…

Résumé rando Louis, Océ, Maya
Une randonnée sur l’île de Pico. Une première journée de marche sous le chaud soleil des Açores.  Une déception de ne pas pouvoir monter le mont Pico. Quelques nuits en camping, des églises visitées et du bon  fromage de Sao Jorge. On retrouve Louise, Mickaël et Elfie pour l’anniversaire de Maya. Plongée, grottes, frites maison, fête ont constitués cette belle journée. Une bonne rando et des beaux moments partagés. 

Résumé Rando Amélia- Tim
Nous avons fait le tour de l’île de Fayal en 3 jours. Les gens aux Açores sont très gentils. Il y a plein de vaches dans les prés et pleins d’animaux différents.Nous avons vu des jardins fleuris magnifiques, époustouflants, féeriques, à ne pas croire. Nous avons découvert des paysages entre volcans et prairies. Nous sommes rentrés un jour en avance pour visiter le jardin botanique qui se trouve près du bateau. Nous y avons pique-niqué dans ce jardin extraordinaire (Cf la chanson de Charles Trenet). Voilà ! Tim a fait, comme d’habitude, des blagues. On s’est bien marré (montante). On reviendra (Inch Allah)...   

Résumé Randonnée Benjamin, Elio, Loan et Loanita
Tout d’abord Benjamin, Elio et moi partons randonner sur l’île de Faial.
Le premier jour on marche beaucoup mais on s’arrête tôt à la praia da norte pour se baigner, une douche à l’eau non salée plus des jeux au parc infantile municipal et jeu de carte. 
Le deuxième jour ce sera plus calme nous rentrons à Horta mais passons vers le Nord Est de l’île pour que Elio fasse tout le tour. Retour au bateau le repas à été FRITES ! (pour remonter le moral  de Loanita)
Le troisième jour nouveau groupe avec Benjamin, Loan x2. Là, on repasse au même endroit au début pour que Loan regarde la grotte que nous avons faite avec Elio et la coulée de lave refroidie au phare de Capelinhos. Nous dormirons au camping de Salao le seul gratuit sans besoin de pièce  d’identité.
Le quatrième jour nous partons pour la Caldeira. Loan(ita)

Résumé randonnée Mickaël et Louise
Premier départ pour Louise. Un peu à l’arrache sans hamac, sans carte, ni carte bleue, mais heureusement on avait des vitamines (#Christophe). Départ émouvant pour Mick, voyons ce que ce départ bringuebalant va donner. On aura écourté, reporté voir supprimé certaines de nos ascensions. La pluie à nos trousses, des nuits sur du dur ou mouillées, trois kilos de pommes de terres en main, on finira en beauté par une belle plongée, une chouette randonnée et un fish and chips bien mérité.   

Conclusion: Les randonneurs sont revenus contents de leurs balades et le bateau est réparé. 
Notre fresque est certainement une des plus belles que nous ayons réalisée. Beaucoup de marins sont passés la regarder et féliciter les artistes du bord. Horta a tenu parole. Il y a dans ce port une ambiance à nulle autre pareille, un parfum de solidarité et puis, les traces laissées par des centaines de marins sur les murs du port en font un lieu particulier. Nous reviendrons….
Michel et Louis


19 juin 2019

lettre de Florès- Maya et Océane


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        Flores ou l’île aux fleurs de toutes les couleurs

C’est Elio qui a devancé Mickaël, de 1h et 7 minutes, pour les pronostics, nous sommes arrivés dimanche en fin de matinée. Malheureusement c’est dimanche et férié le lendemain, alors nous allons attendre pour les légumes et le fromage frais. Mais grâce à Marco, le gérant d’un magasin nous ouvre ses portes pour l’achat de 2, 3 bricoles. Et oui c’est ça habiter une petite île de 3500 habitants.
Marco et Camille sont des amis de l’association depuis quelques années. Ils sont français et ont 4 enfants, habitent à Lajes et nous ont accueillis comme des rois.
D’ailleurs dés le deuxième soir nous avons mangé chez eux. Puis le jour suivant les groupes de randos ont été tirés au sort pour partir marcher sur l’île et passer du temps sur le terrain de Camille et Marco. Ils y cultivent quelques arbres fruitiers et y élèvent des moutons. Nous les avons aidé à clôturer et défricher certaines parcelles. La « canaroca » est une plante invasive qui fait beaucoup de dégâts sur l’île ; ainsi maintenir les terrasses de ces nombreux terrains en pente nécessite beaucoup de travail à la main. Malgré ça les sentiers de randos restent très bien entretenues. Nous avons arpenté monts et vallées à la découverte de nombreux paysages toujours plus verdoyants. Une belle île qui valait le coup de s’y arrêter !
Le vendredi tous les groupes se retrouvent au bateau et constatent les dégâts : la jupe est déchiquetée à cause d’une amarre rompue et d’un par-batte décroché. Michel utilise notre super résine waterproof ce qui étanchéifie tous ça, on répare quelques matos de camping et on se compte nos aventures. Le soir même, en guise de remerciement, Camille et Marco nous ré-invite pour un barbecue géant, autant dire que l’équipage est ravie !
Quelques courses pour la journée de nav’ qui nous sépare de Faïal, le bateau prêt, nous voilà partis pour une sacré aventure. Plusieurs merdes surviennent : une sangle de coulisseau est cassée, le yankee déchirée, la poulie du palan de GV cassée, une déchirure sur la Grand Voile… En plus de ça nous sommes au prêt, il pleut, les vagues mouillent
jusqu’au barreur (ou Maya « de la tête au pied »). Tout le monde baigne dans son ciré et les trois seaux sont mobilisés.
Comme quoi 28 heures de navigation peuvent être bien pire que 351 heures de traversée.
Arriver à la marina est un grand soulagement pour tout le monde, en plus des lasagnes chaudes sont les bienvenues pour nos estomacs vides bien que nous devons réparer le guindeau.
Aujourd’hui on se prépare à accueillir Ben et Louise qui nous rejoignent dans la soirée.
Maya et Océane

9 juin 2019

-La traversée de l’Océan Atlantique Nord, à la voile (ou presque)- par Loanita et Christophe


-La traversée de l’Océan Atlantique Nord, à la voile (ou presque)-

Même si nous ne sommes pas pressés par le temps.
J’aimerai que souffle toujours ce vent.
Que les vagues ne mouillent que notre avant.
Sans aucun grains, noir ou blanc.
Toujours porté par ce fort courant.
Qui nous pousse vers le levant.

Le long des côtes d’Amérique du Nord.
Nous voguons sans tirer de bord,
Je dis cela sans tenter le sort.
Nous voyons les dépressions éclore.
Qui nous mènerons à bon port.
A Florès île à l’Ouest des Açores.                                         Christophe


Nous avons 2 600 milles, au moins, en ligne droite à parcourir pour arriver aux Açores à Flores, qui signifie fleur en portugais. Mais entre nous et les Açores, il y a l’Anticyclone du même nom, alors nous partons pleine Ouest vers la Floride. Là nous trouverons le Gulf Stream, ce fabuleux courant qui naît dans le Golfe du Mexique et qui avec ses eaux chaudes préservent les côtes d’Europe du Nord des glaces. Ce qui fait qu’en Bretagne il n’y a pas d’esquimaux, mais des bretons
(et des phoques...).
Nous allons profiter de cette masse d’eau qui remonte le long des côtes Etats-Uniennes, à la vitesse de trois nœuds dans sa veine centrale, pour contourner ce fameux Anticyclone. Ensuite une fois au Nord nous devrions attraper les dépressions qui arriveront par le Nord-Ouest du Cap Hatteras. Mais pour attraper le courant, il nous faut d'abord faire 24 heures de moteur et une ultime escale gasoil-course sur la dernière île des Bahamas.
A partir de là commence vraiment la traversée de l’Atlantique Nord à la voile ! Tatam ! Pfui (c’est le vent).
L’envie générale de l’équipage est d’avancer vite et de battre le record du bateau, pour une traversée retour.
Certains trouvent une activité à faire collectivement, des jeux, que le Loan aide à préparer :
- Un débat mouvant, pour ou contre : « Un manchot à bord du GN, ou un chien... »
- Un portrait chinois : « Si tu étais un animal, une musique... »
- Téléphone arabe: « Un article lu, une personne écoute attentivement et doit faire un résumé à une seule autre personne, ainsi de suite, à la fin on compare avec l’article original ». Ou encore
 - Jeu du devine tête : « chacun a un papier qu’il ne voit pas avec écrit dessus un personnage : « Pinocchio, Fiona, Raspoutine, Félix de GN... »

Tous les jours, la lecture collective d’un livre dont le titre est : «Deux graine de cacao » (de Évelyne Brisou-Pellen). « Un garçon se prénommant Julien a été adopté en Haïti par des parents qui travaillent dans une chocolaterie en France. Lui découvre par hasard son adoption et décide de s’embarquer sur un bateau pour partir à la recherche de son histoire ».
 On ne vous en raconte pas plus, vous n’avez qu’à le lire, nous ça nous a plu, même si la fin a fait pleurer Christophe ! (Loanita ça l’a fait marrer, elle n’a pas de cœur, même elle s’est moquée de moi).
Après les quatre jours, porté par le courant vers le Nord, nous avons gagné une dizaine de degrés de latitude et nous avons perdu l’équivalent en température.
Le temps est un peu humide et dès que le soleil pointe son nez, vite, le pont est décoré de draps colorés (et moisis).
Les nuits sont fraîches autant que l’eau, pour les quarts les pantalons, les bonnets, les écharpes et les polaires ont été sortis.
Nous avons commencé un nouveau livre en lecture collective « Le nuage vert » de A.S.Neill.


Plus nous nous rapprochons des Açores, plus le vent tombe et la mer se calme, normal nous avons fini par rencontrer l’Anticyclone !
La moyenne diminue, de 200 milles par jour nous ne faisons plus que 130/140 milles…et même 108 !
La date d’arrivée augmente, nous ne battrons pas le record de temps et de vitesse de la traversée, mais pour ce qui est de la transat retour la plus calme de GN, là c’est sûr on a une sérieuse option !

En plus sur les derniers jours les dauphins nous rendent  visitent de jour comme de nuit !
Nuits sans lune, mais éclairé par la voie lactée dans le ciel et le plancton luminescent dans la mer.

Nous guettons sur le baromètre la baisse ou l’augmentation de la pression qui nous indiquera la sortie de l’Anticyclone et l’arrivée du vent.


Et puis, quand le vent disparaît, le moteur tribord prend le relais, nous sommes maintenant assez proche pour faire toute la route mécaniquement.
Dernière nuit de quart, le faisceau du phare qui se devine à plus de 40 milles et au matin les falaises de l’île, encore 4 heures de moteur. Nous aurons mis un peu moins de 19 jours (dont plus de 3 au moteur)  pour traverser cet Océan qui ressemblait plutôt à un lac, surtout la dernière semaine.
Il est enfin temps de crier : « Açores, Açores, Açores... ».

-Entre le 21 mai et le 09 juin 2019 en mer-
Christophe et Loanita

7 juin 2019

le 07/06 à 19h 35

Ils n'ont jamais été aussi proche de leur but...

5 juin 2019

05/06 à 15h25


Les Açores sont toutes proches, ils approchent un peu plus chaque jour de l'arrivée,
ces Iles perdues beau milieu de l'atlantique.

4 juin 2019

Le 03/06 à12:21


Le bateau est toujours au beau milieu de l'atlantique, grand ciel bleu et pas de vent. C'est l'anticyclone des Açores, le vrai! Dans cet mer d'huile c'est le temps rêvé pour l'observation des globicéphales et des dauphins qu'ils croisent en chemin ou qui viennent jouer à l'étrave.


29 mai 2019

Le 29/05 à 14:28

Les voilà à mi-parcours de leur navigation. Ils ont retrouvés les flux de vent promis par les dépressions nordiques. Ils avancent donc à 7-8 noeuds au portant. Super conditions de traversée avec une belle fenêtre météo qui s'annonce cette semaine.

27 mai 2019

Le 26/05 à 15:49

Après être remontés au Nord pour aller profiter du vent des dépressions, notre équipage met le cap sur les Açores.

23 mai 2019

Le 22/05 à 23:27


Et ils avancent!!!
Après un départ très mou (le vent n'était pas au rendez-vous), qui les a obligé de supporter le ronron des moteurs, et faire une dernière escale  sur une île du nord des Bahamas pour reremplir les réservoirs, ils ont trouvé le vent et filent maintenant plein Nord à 10 noeuds.
Waouw, ça décoiffe!!!

21 mai 2019

Départ pour la grande traversée!!!

Salut à tous,
Le bateau quitte aujourd'hui même Nassau avec tout l'équipage à bord (je vous rassure, aucun téméraire n'est resté sur une île déserte des Bahamas).
Les cales sont  bien remplies de céréales et de boites de conserves. Peu de légumes frais en revanche, car ici selon leur mots : "les conserves font moins peur que les fruits et légumes frais".
Après trois brèves journées de ravitaillement, les voilà donc partis, pour la grande traversée de l'atlantique qui les conduira jusqu'aux Açores.
Battront-ils notre ancien record de vitesse de traversée retour (16 jours), ou bien celui de lenteurs (26jours)?
C'est le moment de faire vos paris.
En tout cas pour l'instant ils partent dans un régime on ne peut plus pétolisé, avec un surplus de gazoil au vu du calme qui les attends .

AFFAIRE A SUIVRE

Ismaël

20 mai 2019

Nouvelles des Bahamas par Tim et le Loan

Amis, familles, adhérents et autres terriens.


Nous voilà de nouveau en navigation, nous avons laissé Cuba derrière nous afin de nous diriger vers les Bahamas.
La première île que nous rencontrons est Great Inagua qui nous permet de faire les papiers d’entrée et qui nous donne un avant goût de ce qu’est la plongée aux Bahamas. On découvre, émerveillés, l’eau turquoise qui se reflète sur les nuages et même sur les oiseaux.
Avant de lever l’ancre, cap sur Hoggsty Reef, l’unique atoll de l’Atlantique Nord. Encerclé par des récifs et des épaves, c’est un îlot et son petit phare qui nous accueille. Le temps de ramasser quelques coquillages et d’explorer le reste des navires échoués et on repart, cette fois ci pour Castle Island. 


Les grandes plages de sable blanc de cette île, sont dominées par un phare magnifique et imposant. Certains plongent et s’aventures dans une nouvelle épave où les habits et la vaisselle sont toujours là, tandis que d’autres font le tour de l’île à pied et découvrent une lagune et ses flamants roses. Puis vient le moment de s’en aller, mais les voiles ne se gonflent pas, il n’y pas de vent, on avance lentement, nous n’avons donc pas le temps de s’arrêter à Little Bird Rock, après une nuit de quart, on arrive à Conception Island. Entre ses fonds marins et sa mangrove en eaux claires, l’île est un véritable oasis sous-marin qui nous permet 2 jours de belles plongées avant de repartir pour Allan’s Cay. 


Il n’y a toujours pas de vent, et en plus il pleut. On mouille sur l’île aux iguanes à l’écart des autres bateaux, puis nous débarquons sur la plage, et nous découvrons les gros reptiles vivants ici. Ils viennent en courant vers nous, ce qui fait peur à plusieurs d’entre nous. 


Après les avoirs bien observé, nous somme partit pour New Providence. 20 miles plus tard, on jette l’ancre sur des hauts fonds et on passe la nuit ici avant de repartir pour Nassau. 
On redécouvre la ville, ses bruits, ses odeurs et sa pollution. 

Nous voilà de nouveau dans une Marina (à 100 $ la nuit), on prépare le bateau pour la traversée retour et nous sommes choyés par nos voisins Canadiens, Annette et François qui font de cette escale technique, un moment d'amitié, merci à eux! 
Demain on quitte les Bahamas, on quitte les Caraïbes qui nous accueillent depuis un bon moment, on quitte l’Ouest de l’Atlantique pour rejoindre l’Est, pour rejoindre l’Europe.

Tim et le Loan

6 mai 2019

Dernières nouvelles de Cuba par Elio et Océane

Salutations amis Français !

Ici chaleur, moustiques et système Cubains nous font pleinement vivre cette escale. D'ailleurs le peu de photos postées sur le blog reflète la lenteur de chaque actions entreprises ici. Les versions des sites sont anciennes, la connexion est lente (pour que l’État Cubain puisse facilement contrôler) et les ordis un peu dépassés. Alors excusez-nous pour ce peu de nouvelle ! Mais sachez qu'en contre-partie nous profitons à fond de ce pays si riche humainement parlant. Nous avons rencontrés quelques voisins Français à la marina mais avec grande déception nous n'avons pu accueillir nos amis Cubains sur le bateau, le gouvernement interdit aux Cubains de monter sur les bateau.
Voici les résumés des deuxièmes randos où nous sommes restés dans les 20 km alentours de la Vita :

Avec du retard Elio, Maya et Michel partent en randonnée chez Elio à Gibara. Il a fallu attendre que les antibiotiques soignent le début d'angine d'Elio.
Nous partons donc avec deux jours de retard. On prévoit peu de marche pour ne pas fatiguer le convalescent. Arrivés chez Elio, nous sommes reçus comme des amis par ce vieux pêcheur de 77 ans pour qui nous ne sommes pas des étrangers, mais des marins.
Gavés de mangues, de porc et de gentillesse, nous nous sommes baignés, avons beaucoup lu et nous sommes un peu promenés.
Beaucoup de discussions avec Elio. Pas mal d'instants contemplatifs devant la mer.
Merci au vieux pêcheur!
Elio, Maya et Michel

Mickaël raconte :
Nous sommes partis mardi après-midi, direction la maison de José et Norbelis, une famille Cubaine rencontré la semaine dernière par Amèlia et Loan. On leur offre plusieurs cadeaux, on aide José à travailler dans ses champs et on mange beaucoup de mangues. Jeudi matin, nous quittons la maison afin de se diriger vers Melones. Arrivé sur place nous rencontrons un ami d'Océ et Tim : Pipo, qui nous accueil sous les manguiers et chez qui on restera jusqu'à la fin de la rando. Nous avons beaucoup rigolé avec Liz et Yerlandes, les enfants de la famille, avons eu un avant goût du 1er Mai, fait du billard, dormi dans une bergerie...
Amélia, Louis, Mickaël et Loan

Timothée résume :
Nous sommes restés 5 jours avec une famille qu'on a rencontré à la première rando. J'ai trouvé un bon ami qui s'appel Lorenzo. On a bien aimé rester avec la famille, ils nous ont appris à utiliser un lance-pierre pour tuer des tourterelles, ils m'ont appris aussi plein de mots en espagnol. Et aussi à pêcher, à jouer aux dominos, visiter des grottes. J'ai trop aimé ces moments collectifs. Et aussi ça m'a fait plaisir de passer un moment avec Neli, Jorge et Roberto.
Tim, Océ, Loanita

Ensuite nous nous sommes retrouvés 2 ou 3 jours au bateau, le temps de réaliser tout le nécessaire avant de repartir en rando. En fin de journée, quand la chaleur tombe, certains en profite pour aller courir, histoire de sortir de la marina. On a beaucoup à faire mais on prend quand même le temps de tous se retrouver autour d'eau fraîche, grâce aux glaçons offerts par la marina. Et oui après tant de péripéties, il faut bien se partager nos récits ! Les dernières randos nous ont permis de conclure le travail collectif, sur nos présentations de Cuba.
Voici quelques retours sur ces randos :

Une randonnée entre fille et bien ça ne change pas grand chose. On a rejoint la famille Gonzalez pour l'anniversaire de Jorge. Ils ont égorgés une biquette pour l’occasion. Pour le 1er mai on a voulu assister au défilé de Holguin mais on l'a manqué. A 10 heure du mat' ils avaient déjà remplacé les pancartes par les bières. Nous on a profité de ce rassemblement festif au stade pour visiter le centre-ville plus calme. Ce jour-là on rentrera sous la pluie. Puis on finira les deux jours un peu avec la famille et un peu entre nous. Loanita décide de rester habiter dans la famille. Tandis que Maya voudrait rentrer chez elle. Océane deal mangues et cocos contre des pommes bio.
Loanita, Maya, Océ

Nous sommes allés à Gibara chez Elio, un ami pécheur de Christophe. Ce pécheur est un vrai personnage, ce qui nous a valu beaucoup de fou rire (qui partaient souvent de pas grand choses)
Il se passera plein de mésaventures jusqu'au dernier jour, où Louis s'est fait voler son sac de rando. Mais malgré tout ce bazar, nous avons quand même pu visiter 3 musées (architecture ancienne, histoire de Gibara et de la faune Cubaine ). Le retour se fera tranquillement en quelques temps, on se fera prendre en stop par un camion-benne qui nous emmènera jusqu'à la boulangerie de Vita qui est à quelques mètres de la marina.
Conclusion : Elio est un personnage certes, mais il est surtout et avant tout une personne avec un grand cœur et très accueillante. Pendant cette rando nous avons été en immersion dans la vie Cubaine.
                                                                                       Louis, Amélia, Loan, Elio

Nous sommes partis de Vita et arrivés a Mayari pour y rencontrer une légende (Koki le pote de mich). Pour Mich les 2 premiers jours ce passeront dans son lit car il a chopé la crève quand nous étions au lac et que l'on est resté sous la pluie presque à poils. Pour Tim et Mick ils paseront tout leur temps à jouer avec les enfant de la famille (Tim joue beaucoup au foot, Mick fait une fresque pour Koki. Nous sommes partis voir le premier mai malheureusement ce ne sont que des slogans de propagandes qui sont criés à une foule très remontée. Résultat Tim s'est fait de bon pote, Mick a fait une belle fresque et Michel à retrouvé son pote qu'il va aider à venir faire un tour en France.
 Michel, Mikaël et Timothée


Ce sont après ces dernières randonnées que l'on quitte Cuba en direction des Bahamas. Mais avant ça il faut faire le plein des produits frais au marché de Freyre. Nous avons été escorté par Alina et son père, des amis de Michel. De bons fruits et légumes sont désormais à bord, c'est à coup de batidos et bananes fris fait maison que nous terminerons cette escale riche en rencontre et en émotion. Nous quittons aujourd'hui la marina de Vita.
Au planning pour les deux semaines à venir : plongées, détente et navigation parmi les poissons et les îles désertes. Nous n'aurons pas accès à internet jusqu'à Nassau (ville de ravitaillement avant la traversée de l'Atlantique).
Elio et Océane