Année 2012-2013

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25 juin 2019

Lettre collective Horta- Michel & Louis


Nous arrivons à Horta le 16 juin (bon anniversaire Jade) au soir, à 19 h. La navigation depuis Florès a duré 27 heures : beaucoup de grains, de la pluie, de la pluie et...de la pluie. L’équipage est donc bien content de passer une nuit, enfin, au sec.
On mouille donc au milieu d’une multitude de voiliers, car la marina semble pleine. Bon, c’est pas fini : le guindeau ne fonctionne pas. Pas de problème pour mouiller, mais si on doit relever l’ancre, faudra le faire à la main . Donc, Michel décide de réparer de suite. On ne sait jamais si le vent se lève fort et qu’il faille bouger de là…Ils s’y mettent à deux avec Christophe. C’était le porte-fusible qui pissait la rouille sous un camouflage de scotch !!!
Le lendemain, la liste des travaux à faire est conséquente ; sans parler des lessives, car certains n’ont plus rien de sec. Il faut recoudre la G.V. (l’ancienne déchirure s’est partiellement ré-ouverte. Le Yankee est coupé en deux à deux mètres de la tétière (ça, on va le sous-traiter à un voilier, car il faut une machine pour coudre dans les renforts). Il faut  remplacer, encore une fois, les sangles de coulisseaux de G.V., remplacer un mousqueton de trinquette, faire des surliures aux bosses de ris de cette dernière, faire les vidanges, changer les filtres.
Bref, pour Michel, ce sera randonnée-bateau, y a trop de taf ! L’après-midi, c’est 2h1/2 de couture  avec Loanita, graissage de winch...etc.
Le soir Louise et Benjamin nous rejoignent. Elfie, ancienne jeune, actuelle trésorière de l’asso et qui travaille comme instructrice de plongée sur l’île d’à coté, est avec nous depuis le matin. C’est de la bonne ambiance, autour d’un gratin de morue  pour dîner.
Le lendemain, 19 juin, c’est le départ pour les randonnées : certains sur l’île de Pico, d’autres restent sur l’île de Fayal.
Loanito reste à bord avec Michel pour avancer la fresque que, traditionnellement, chaque équipage doit réaliser sur les murs du port. Ainsi, les digues, les murs, les bancs sont recouverts de dessins qui se superposent depuis des dizaines d’années. Grandeur Nature en a quelques-uns, un peu partout. Michel a fait son premier dessin, ici, en 1981 !
Il y a aussi du boulot en mécanique à bord et comme Loan est responsable « méca », il file un coup de main pour les vidanges et les changements de filtres.
Pas de bol, en changeant un filtre gasoil, le téton mâle du porte-filtre se pète ! 
Bien sûr, ce porte-filtre ne se trouve pas sur Horta, mais Michel trouve un tourneur-fraiseur qui va ré-usiner la pièce.
Loan dessine. N’étant plus que deux à bord, les voisins invitent Loan et Michel à déjeuner. C’est sympa et Sonia, la voisine, cuisine très bien.
L’après-midi, les vidanges sont faites et les filtres à huile remplacés. Le soir, après une bonne journée de bricolage, c’est pizza avec les voisins. Le voilier (l’artisan qui répare les voiles) a ramené le Yankee qui était coupé en deux. La réparation est bien faite avec un renfort en spectra. C’est du bon boulot et, de toute façon, sans machine à coudre, on ne pouvait pas le faire nous-même.
En fait, la fin d’une expédition se traduit toujours par beaucoup de bricolage et, plus particulièrement, beaucoup de travail pour le responsable voiles. Loanita a pas mal bossé avant son départ en randonnée. Elle aura donc mérité les frites dont elle rêve depuis des semaines et qu’elle aura demain soir à son retour au bateau. En effet, un groupe reviendra le jeudi 20 chercher Loan afin qu’il profite un peu des randos sur l’île et il laissera Elio avec Michel pour terminer les changements de filtres (il veut progresser dans son apprentissage de la maintenance d’un bateau ; ce qui est cohérent avec le bac-pro qu’il envisage, à présent, de passer). De plus, il y a encore de la réparation de voile à terminer (sangles de coulisseaux) et Elio a décidé, de lui-même, de filer un coup de  main à Loanita, débordée pour les raisons pré-citées.
Le jeudi midi, Loan et Michel sont encore invités à déjeuner par les voisins !
La journée se passe en peinture pour Loan et bricolages divers pour Michel. C’est encore un jour de fête religieuse aux Açores et il faudra attendre demain pour récupérer le porte-filtre ré-usiné.
Fin d’après-midi,Ben, Elio et Loanita reviennent, comme prévu, au bateau ; afin que loanito puisse partir, à son tour, en rando. Elio restera à bord avec Michel pour aider aux nombreux travaux de matelotage, ainsi que de mécanique. Loanita a ses frites pour le dîner, c’est la fête !!!
Le vendredi 21, c’est couture avec Elio, récupération du porte-filtre, changement des filtres G.O., remplacement des deux sangles de coulisseaux de G.V.
Le soir, Amélia et Tim rentrent plus tôt que prévu. On dîne tous les quatre à la pizzeria du coin.
Le lendemain, samedi 22, Elio part avec Amélia et Tim pour une balade au jardin botanique. Encore un peu de couture pour Michel. Déjeuner sur le bateau d’à coté, comme d’hab’.
Le soir, tout le monde rentre de randonnée : rangements du matériel, douches . On se raconte les balades des uns et des autres. Ceux qui étaient sur l’île de Pico ont ramassé pas mal de pluie et n’ont pas pu gravir le mont le plus haut du Portugal. 
Tout le monde étant à bord, on peut souhaiter à Maya un bon anniversaire, lui donner ses cadeaux et les lettres que sa famille avait fait parvenir en République Dominicaine, pour les lui donner seulement à son anniversaire et, comme c’est la journée de Maya, c’est elle qui choisit le jeu du soir : ce sera une partie de tarot.
Le lendemain, Dimanche 23, c’est lessive pour les randonneurs, courses de bouff’, écriture des textes...etc. Faut pas chômer, si on  veut partir le lendemain pour Sao Miguel…

Résumé rando Louis, Océ, Maya
Une randonnée sur l’île de Pico. Une première journée de marche sous le chaud soleil des Açores.  Une déception de ne pas pouvoir monter le mont Pico. Quelques nuits en camping, des églises visitées et du bon  fromage de Sao Jorge. On retrouve Louise, Mickaël et Elfie pour l’anniversaire de Maya. Plongée, grottes, frites maison, fête ont constitués cette belle journée. Une bonne rando et des beaux moments partagés. 

Résumé Rando Amélia- Tim
Nous avons fait le tour de l’île de Fayal en 3 jours. Les gens aux Açores sont très gentils. Il y a plein de vaches dans les prés et pleins d’animaux différents.Nous avons vu des jardins fleuris magnifiques, époustouflants, féeriques, à ne pas croire. Nous avons découvert des paysages entre volcans et prairies. Nous sommes rentrés un jour en avance pour visiter le jardin botanique qui se trouve près du bateau. Nous y avons pique-niqué dans ce jardin extraordinaire (Cf la chanson de Charles Trenet). Voilà ! Tim a fait, comme d’habitude, des blagues. On s’est bien marré (montante). On reviendra (Inch Allah)...   

Résumé Randonnée Benjamin, Elio, Loan et Loanita
Tout d’abord Benjamin, Elio et moi partons randonner sur l’île de Faial.
Le premier jour on marche beaucoup mais on s’arrête tôt à la praia da norte pour se baigner, une douche à l’eau non salée plus des jeux au parc infantile municipal et jeu de carte. 
Le deuxième jour ce sera plus calme nous rentrons à Horta mais passons vers le Nord Est de l’île pour que Elio fasse tout le tour. Retour au bateau le repas à été FRITES ! (pour remonter le moral  de Loanita)
Le troisième jour nouveau groupe avec Benjamin, Loan x2. Là, on repasse au même endroit au début pour que Loan regarde la grotte que nous avons faite avec Elio et la coulée de lave refroidie au phare de Capelinhos. Nous dormirons au camping de Salao le seul gratuit sans besoin de pièce  d’identité.
Le quatrième jour nous partons pour la Caldeira. Loan(ita)

Résumé randonnée Mickaël et Louise
Premier départ pour Louise. Un peu à l’arrache sans hamac, sans carte, ni carte bleue, mais heureusement on avait des vitamines (#Christophe). Départ émouvant pour Mick, voyons ce que ce départ bringuebalant va donner. On aura écourté, reporté voir supprimé certaines de nos ascensions. La pluie à nos trousses, des nuits sur du dur ou mouillées, trois kilos de pommes de terres en main, on finira en beauté par une belle plongée, une chouette randonnée et un fish and chips bien mérité.   

Conclusion: Les randonneurs sont revenus contents de leurs balades et le bateau est réparé. 
Notre fresque est certainement une des plus belles que nous ayons réalisée. Beaucoup de marins sont passés la regarder et féliciter les artistes du bord. Horta a tenu parole. Il y a dans ce port une ambiance à nulle autre pareille, un parfum de solidarité et puis, les traces laissées par des centaines de marins sur les murs du port en font un lieu particulier. Nous reviendrons….
Michel et Louis


19 juin 2019

lettre de Florès- Maya et Océane


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        Flores ou l’île aux fleurs de toutes les couleurs

C’est Elio qui a devancé Mickaël, de 1h et 7 minutes, pour les pronostics, nous sommes arrivés dimanche en fin de matinée. Malheureusement c’est dimanche et férié le lendemain, alors nous allons attendre pour les légumes et le fromage frais. Mais grâce à Marco, le gérant d’un magasin nous ouvre ses portes pour l’achat de 2, 3 bricoles. Et oui c’est ça habiter une petite île de 3500 habitants.
Marco et Camille sont des amis de l’association depuis quelques années. Ils sont français et ont 4 enfants, habitent à Lajes et nous ont accueillis comme des rois.
D’ailleurs dés le deuxième soir nous avons mangé chez eux. Puis le jour suivant les groupes de randos ont été tirés au sort pour partir marcher sur l’île et passer du temps sur le terrain de Camille et Marco. Ils y cultivent quelques arbres fruitiers et y élèvent des moutons. Nous les avons aidé à clôturer et défricher certaines parcelles. La « canaroca » est une plante invasive qui fait beaucoup de dégâts sur l’île ; ainsi maintenir les terrasses de ces nombreux terrains en pente nécessite beaucoup de travail à la main. Malgré ça les sentiers de randos restent très bien entretenues. Nous avons arpenté monts et vallées à la découverte de nombreux paysages toujours plus verdoyants. Une belle île qui valait le coup de s’y arrêter !
Le vendredi tous les groupes se retrouvent au bateau et constatent les dégâts : la jupe est déchiquetée à cause d’une amarre rompue et d’un par-batte décroché. Michel utilise notre super résine waterproof ce qui étanchéifie tous ça, on répare quelques matos de camping et on se compte nos aventures. Le soir même, en guise de remerciement, Camille et Marco nous ré-invite pour un barbecue géant, autant dire que l’équipage est ravie !
Quelques courses pour la journée de nav’ qui nous sépare de Faïal, le bateau prêt, nous voilà partis pour une sacré aventure. Plusieurs merdes surviennent : une sangle de coulisseau est cassée, le yankee déchirée, la poulie du palan de GV cassée, une déchirure sur la Grand Voile… En plus de ça nous sommes au prêt, il pleut, les vagues mouillent
jusqu’au barreur (ou Maya « de la tête au pied »). Tout le monde baigne dans son ciré et les trois seaux sont mobilisés.
Comme quoi 28 heures de navigation peuvent être bien pire que 351 heures de traversée.
Arriver à la marina est un grand soulagement pour tout le monde, en plus des lasagnes chaudes sont les bienvenues pour nos estomacs vides bien que nous devons réparer le guindeau.
Aujourd’hui on se prépare à accueillir Ben et Louise qui nous rejoignent dans la soirée.
Maya et Océane

9 juin 2019

-La traversée de l’Océan Atlantique Nord, à la voile (ou presque)- par Loanita et Christophe


-La traversée de l’Océan Atlantique Nord, à la voile (ou presque)-

Même si nous ne sommes pas pressés par le temps.
J’aimerai que souffle toujours ce vent.
Que les vagues ne mouillent que notre avant.
Sans aucun grains, noir ou blanc.
Toujours porté par ce fort courant.
Qui nous pousse vers le levant.

Le long des côtes d’Amérique du Nord.
Nous voguons sans tirer de bord,
Je dis cela sans tenter le sort.
Nous voyons les dépressions éclore.
Qui nous mènerons à bon port.
A Florès île à l’Ouest des Açores.                                         Christophe


Nous avons 2 600 milles, au moins, en ligne droite à parcourir pour arriver aux Açores à Flores, qui signifie fleur en portugais. Mais entre nous et les Açores, il y a l’Anticyclone du même nom, alors nous partons pleine Ouest vers la Floride. Là nous trouverons le Gulf Stream, ce fabuleux courant qui naît dans le Golfe du Mexique et qui avec ses eaux chaudes préservent les côtes d’Europe du Nord des glaces. Ce qui fait qu’en Bretagne il n’y a pas d’esquimaux, mais des bretons
(et des phoques...).
Nous allons profiter de cette masse d’eau qui remonte le long des côtes Etats-Uniennes, à la vitesse de trois nœuds dans sa veine centrale, pour contourner ce fameux Anticyclone. Ensuite une fois au Nord nous devrions attraper les dépressions qui arriveront par le Nord-Ouest du Cap Hatteras. Mais pour attraper le courant, il nous faut d'abord faire 24 heures de moteur et une ultime escale gasoil-course sur la dernière île des Bahamas.
A partir de là commence vraiment la traversée de l’Atlantique Nord à la voile ! Tatam ! Pfui (c’est le vent).
L’envie générale de l’équipage est d’avancer vite et de battre le record du bateau, pour une traversée retour.
Certains trouvent une activité à faire collectivement, des jeux, que le Loan aide à préparer :
- Un débat mouvant, pour ou contre : « Un manchot à bord du GN, ou un chien... »
- Un portrait chinois : « Si tu étais un animal, une musique... »
- Téléphone arabe: « Un article lu, une personne écoute attentivement et doit faire un résumé à une seule autre personne, ainsi de suite, à la fin on compare avec l’article original ». Ou encore
 - Jeu du devine tête : « chacun a un papier qu’il ne voit pas avec écrit dessus un personnage : « Pinocchio, Fiona, Raspoutine, Félix de GN... »

Tous les jours, la lecture collective d’un livre dont le titre est : «Deux graine de cacao » (de Évelyne Brisou-Pellen). « Un garçon se prénommant Julien a été adopté en Haïti par des parents qui travaillent dans une chocolaterie en France. Lui découvre par hasard son adoption et décide de s’embarquer sur un bateau pour partir à la recherche de son histoire ».
 On ne vous en raconte pas plus, vous n’avez qu’à le lire, nous ça nous a plu, même si la fin a fait pleurer Christophe ! (Loanita ça l’a fait marrer, elle n’a pas de cœur, même elle s’est moquée de moi).
Après les quatre jours, porté par le courant vers le Nord, nous avons gagné une dizaine de degrés de latitude et nous avons perdu l’équivalent en température.
Le temps est un peu humide et dès que le soleil pointe son nez, vite, le pont est décoré de draps colorés (et moisis).
Les nuits sont fraîches autant que l’eau, pour les quarts les pantalons, les bonnets, les écharpes et les polaires ont été sortis.
Nous avons commencé un nouveau livre en lecture collective « Le nuage vert » de A.S.Neill.


Plus nous nous rapprochons des Açores, plus le vent tombe et la mer se calme, normal nous avons fini par rencontrer l’Anticyclone !
La moyenne diminue, de 200 milles par jour nous ne faisons plus que 130/140 milles…et même 108 !
La date d’arrivée augmente, nous ne battrons pas le record de temps et de vitesse de la traversée, mais pour ce qui est de la transat retour la plus calme de GN, là c’est sûr on a une sérieuse option !

En plus sur les derniers jours les dauphins nous rendent  visitent de jour comme de nuit !
Nuits sans lune, mais éclairé par la voie lactée dans le ciel et le plancton luminescent dans la mer.

Nous guettons sur le baromètre la baisse ou l’augmentation de la pression qui nous indiquera la sortie de l’Anticyclone et l’arrivée du vent.


Et puis, quand le vent disparaît, le moteur tribord prend le relais, nous sommes maintenant assez proche pour faire toute la route mécaniquement.
Dernière nuit de quart, le faisceau du phare qui se devine à plus de 40 milles et au matin les falaises de l’île, encore 4 heures de moteur. Nous aurons mis un peu moins de 19 jours (dont plus de 3 au moteur)  pour traverser cet Océan qui ressemblait plutôt à un lac, surtout la dernière semaine.
Il est enfin temps de crier : « Açores, Açores, Açores... ».

-Entre le 21 mai et le 09 juin 2019 en mer-
Christophe et Loanita

7 juin 2019

le 07/06 à 19h 35

Ils n'ont jamais été aussi proche de leur but...

5 juin 2019

05/06 à 15h25


Les Açores sont toutes proches, ils approchent un peu plus chaque jour de l'arrivée,
ces Iles perdues beau milieu de l'atlantique.

4 juin 2019

Le 03/06 à12:21


Le bateau est toujours au beau milieu de l'atlantique, grand ciel bleu et pas de vent. C'est l'anticyclone des Açores, le vrai! Dans cet mer d'huile c'est le temps rêvé pour l'observation des globicéphales et des dauphins qu'ils croisent en chemin ou qui viennent jouer à l'étrave.


29 mai 2019

Le 29/05 à 14:28

Les voilà à mi-parcours de leur navigation. Ils ont retrouvés les flux de vent promis par les dépressions nordiques. Ils avancent donc à 7-8 noeuds au portant. Super conditions de traversée avec une belle fenêtre météo qui s'annonce cette semaine.

27 mai 2019

Le 26/05 à 15:49

Après être remontés au Nord pour aller profiter du vent des dépressions, notre équipage met le cap sur les Açores.

23 mai 2019

Le 22/05 à 23:27


Et ils avancent!!!
Après un départ très mou (le vent n'était pas au rendez-vous), qui les a obligé de supporter le ronron des moteurs, et faire une dernière escale  sur une île du nord des Bahamas pour reremplir les réservoirs, ils ont trouvé le vent et filent maintenant plein Nord à 10 noeuds.
Waouw, ça décoiffe!!!

21 mai 2019

Départ pour la grande traversée!!!

Salut à tous,
Le bateau quitte aujourd'hui même Nassau avec tout l'équipage à bord (je vous rassure, aucun téméraire n'est resté sur une île déserte des Bahamas).
Les cales sont  bien remplies de céréales et de boites de conserves. Peu de légumes frais en revanche, car ici selon leur mots : "les conserves font moins peur que les fruits et légumes frais".
Après trois brèves journées de ravitaillement, les voilà donc partis, pour la grande traversée de l'atlantique qui les conduira jusqu'aux Açores.
Battront-ils notre ancien record de vitesse de traversée retour (16 jours), ou bien celui de lenteurs (26jours)?
C'est le moment de faire vos paris.
En tout cas pour l'instant ils partent dans un régime on ne peut plus pétolisé, avec un surplus de gazoil au vu du calme qui les attends .

AFFAIRE A SUIVRE

Ismaël

20 mai 2019

Nouvelles des Bahamas par Tim et le Loan

Amis, familles, adhérents et autres terriens.


Nous voilà de nouveau en navigation, nous avons laissé Cuba derrière nous afin de nous diriger vers les Bahamas.
La première île que nous rencontrons est Great Inagua qui nous permet de faire les papiers d’entrée et qui nous donne un avant goût de ce qu’est la plongée aux Bahamas. On découvre, émerveillés, l’eau turquoise qui se reflète sur les nuages et même sur les oiseaux.
Avant de lever l’ancre, cap sur Hoggsty Reef, l’unique atoll de l’Atlantique Nord. Encerclé par des récifs et des épaves, c’est un îlot et son petit phare qui nous accueille. Le temps de ramasser quelques coquillages et d’explorer le reste des navires échoués et on repart, cette fois ci pour Castle Island. 


Les grandes plages de sable blanc de cette île, sont dominées par un phare magnifique et imposant. Certains plongent et s’aventures dans une nouvelle épave où les habits et la vaisselle sont toujours là, tandis que d’autres font le tour de l’île à pied et découvrent une lagune et ses flamants roses. Puis vient le moment de s’en aller, mais les voiles ne se gonflent pas, il n’y pas de vent, on avance lentement, nous n’avons donc pas le temps de s’arrêter à Little Bird Rock, après une nuit de quart, on arrive à Conception Island. Entre ses fonds marins et sa mangrove en eaux claires, l’île est un véritable oasis sous-marin qui nous permet 2 jours de belles plongées avant de repartir pour Allan’s Cay. 


Il n’y a toujours pas de vent, et en plus il pleut. On mouille sur l’île aux iguanes à l’écart des autres bateaux, puis nous débarquons sur la plage, et nous découvrons les gros reptiles vivants ici. Ils viennent en courant vers nous, ce qui fait peur à plusieurs d’entre nous. 


Après les avoirs bien observé, nous somme partit pour New Providence. 20 miles plus tard, on jette l’ancre sur des hauts fonds et on passe la nuit ici avant de repartir pour Nassau. 
On redécouvre la ville, ses bruits, ses odeurs et sa pollution. 

Nous voilà de nouveau dans une Marina (à 100 $ la nuit), on prépare le bateau pour la traversée retour et nous sommes choyés par nos voisins Canadiens, Annette et François qui font de cette escale technique, un moment d'amitié, merci à eux! 
Demain on quitte les Bahamas, on quitte les Caraïbes qui nous accueillent depuis un bon moment, on quitte l’Ouest de l’Atlantique pour rejoindre l’Est, pour rejoindre l’Europe.

Tim et le Loan

6 mai 2019

Dernières nouvelles de Cuba par Elio et Océane

Salutations amis Français !

Ici chaleur, moustiques et système Cubains nous font pleinement vivre cette escale. D'ailleurs le peu de photos postées sur le blog reflète la lenteur de chaque actions entreprises ici. Les versions des sites sont anciennes, la connexion est lente (pour que l’État Cubain puisse facilement contrôler) et les ordis un peu dépassés. Alors excusez-nous pour ce peu de nouvelle ! Mais sachez qu'en contre-partie nous profitons à fond de ce pays si riche humainement parlant. Nous avons rencontrés quelques voisins Français à la marina mais avec grande déception nous n'avons pu accueillir nos amis Cubains sur le bateau, le gouvernement interdit aux Cubains de monter sur les bateau.
Voici les résumés des deuxièmes randos où nous sommes restés dans les 20 km alentours de la Vita :

Avec du retard Elio, Maya et Michel partent en randonnée chez Elio à Gibara. Il a fallu attendre que les antibiotiques soignent le début d'angine d'Elio.
Nous partons donc avec deux jours de retard. On prévoit peu de marche pour ne pas fatiguer le convalescent. Arrivés chez Elio, nous sommes reçus comme des amis par ce vieux pêcheur de 77 ans pour qui nous ne sommes pas des étrangers, mais des marins.
Gavés de mangues, de porc et de gentillesse, nous nous sommes baignés, avons beaucoup lu et nous sommes un peu promenés.
Beaucoup de discussions avec Elio. Pas mal d'instants contemplatifs devant la mer.
Merci au vieux pêcheur!
Elio, Maya et Michel

Mickaël raconte :
Nous sommes partis mardi après-midi, direction la maison de José et Norbelis, une famille Cubaine rencontré la semaine dernière par Amèlia et Loan. On leur offre plusieurs cadeaux, on aide José à travailler dans ses champs et on mange beaucoup de mangues. Jeudi matin, nous quittons la maison afin de se diriger vers Melones. Arrivé sur place nous rencontrons un ami d'Océ et Tim : Pipo, qui nous accueil sous les manguiers et chez qui on restera jusqu'à la fin de la rando. Nous avons beaucoup rigolé avec Liz et Yerlandes, les enfants de la famille, avons eu un avant goût du 1er Mai, fait du billard, dormi dans une bergerie...
Amélia, Louis, Mickaël et Loan

Timothée résume :
Nous sommes restés 5 jours avec une famille qu'on a rencontré à la première rando. J'ai trouvé un bon ami qui s'appel Lorenzo. On a bien aimé rester avec la famille, ils nous ont appris à utiliser un lance-pierre pour tuer des tourterelles, ils m'ont appris aussi plein de mots en espagnol. Et aussi à pêcher, à jouer aux dominos, visiter des grottes. J'ai trop aimé ces moments collectifs. Et aussi ça m'a fait plaisir de passer un moment avec Neli, Jorge et Roberto.
Tim, Océ, Loanita

Ensuite nous nous sommes retrouvés 2 ou 3 jours au bateau, le temps de réaliser tout le nécessaire avant de repartir en rando. En fin de journée, quand la chaleur tombe, certains en profite pour aller courir, histoire de sortir de la marina. On a beaucoup à faire mais on prend quand même le temps de tous se retrouver autour d'eau fraîche, grâce aux glaçons offerts par la marina. Et oui après tant de péripéties, il faut bien se partager nos récits ! Les dernières randos nous ont permis de conclure le travail collectif, sur nos présentations de Cuba.
Voici quelques retours sur ces randos :

Une randonnée entre fille et bien ça ne change pas grand chose. On a rejoint la famille Gonzalez pour l'anniversaire de Jorge. Ils ont égorgés une biquette pour l’occasion. Pour le 1er mai on a voulu assister au défilé de Holguin mais on l'a manqué. A 10 heure du mat' ils avaient déjà remplacé les pancartes par les bières. Nous on a profité de ce rassemblement festif au stade pour visiter le centre-ville plus calme. Ce jour-là on rentrera sous la pluie. Puis on finira les deux jours un peu avec la famille et un peu entre nous. Loanita décide de rester habiter dans la famille. Tandis que Maya voudrait rentrer chez elle. Océane deal mangues et cocos contre des pommes bio.
Loanita, Maya, Océ

Nous sommes allés à Gibara chez Elio, un ami pécheur de Christophe. Ce pécheur est un vrai personnage, ce qui nous a valu beaucoup de fou rire (qui partaient souvent de pas grand choses)
Il se passera plein de mésaventures jusqu'au dernier jour, où Louis s'est fait voler son sac de rando. Mais malgré tout ce bazar, nous avons quand même pu visiter 3 musées (architecture ancienne, histoire de Gibara et de la faune Cubaine ). Le retour se fera tranquillement en quelques temps, on se fera prendre en stop par un camion-benne qui nous emmènera jusqu'à la boulangerie de Vita qui est à quelques mètres de la marina.
Conclusion : Elio est un personnage certes, mais il est surtout et avant tout une personne avec un grand cœur et très accueillante. Pendant cette rando nous avons été en immersion dans la vie Cubaine.
                                                                                       Louis, Amélia, Loan, Elio

Nous sommes partis de Vita et arrivés a Mayari pour y rencontrer une légende (Koki le pote de mich). Pour Mich les 2 premiers jours ce passeront dans son lit car il a chopé la crève quand nous étions au lac et que l'on est resté sous la pluie presque à poils. Pour Tim et Mick ils paseront tout leur temps à jouer avec les enfant de la famille (Tim joue beaucoup au foot, Mick fait une fresque pour Koki. Nous sommes partis voir le premier mai malheureusement ce ne sont que des slogans de propagandes qui sont criés à une foule très remontée. Résultat Tim s'est fait de bon pote, Mick a fait une belle fresque et Michel à retrouvé son pote qu'il va aider à venir faire un tour en France.
 Michel, Mikaël et Timothée


Ce sont après ces dernières randonnées que l'on quitte Cuba en direction des Bahamas. Mais avant ça il faut faire le plein des produits frais au marché de Freyre. Nous avons été escorté par Alina et son père, des amis de Michel. De bons fruits et légumes sont désormais à bord, c'est à coup de batidos et bananes fris fait maison que nous terminerons cette escale riche en rencontre et en émotion. Nous quittons aujourd'hui la marina de Vita.
Au planning pour les deux semaines à venir : plongées, détente et navigation parmi les poissons et les îles désertes. Nous n'aurons pas accès à internet jusqu'à Nassau (ville de ravitaillement avant la traversée de l'Atlantique).
Elio et Océane




28 avril 2019

Lettre collective arrivee Cuba


Nous partons de Luperon le 13/04 après une soirée chez Luc qui nous a aidé pour des réparations sur le bateau, qui nous a fait visiter son chantier naval et sa ferme en permaculture et qui nous a donné une courge de plus de 15Kg. La première journée de navigation, nous avons avalé les milles avec 20 nœuds de vent-arrière. pendant la nuit nous nous sommes fait interpelé par les coast guards américains qui voulaient nous faire stopper le navire. Nous sommes arrivé à Cuba, au moteur, après une suit sans vent. La playlist du matin, et cela deviens une tradition GN, a débutée par l'internationale lorsque nous arrivions à Puerto de Vita. Le bateau prend des airs Gitans après les lessives ( à l'eau douce s'il vous plaît!) ce qui questionne le personnel de la marina, pas habitué à ce que les voiliers fassent leurs lessives. On décide des groupes de rando et les départ se font le 17 au matin sauf pour le groupe de Michel, Maya et Louis car le capitaine a besoin de faire du bricolage ( ce qui est plus difficile avec 12 personnes à bord). Ils partirons donc le 18.

Christophe va retrouver son pote Elio avec Loanita et Mickaël; Amélia, Elio et Loan vont à la découverte de la faune cubaine; Océane et Timothée partent à l'aventure dans la campagne; enfin Michel va retrouver son ami Koki à Mayari avec Maya et Louis. Les jeunes sont motivés et ça fait plaisir!(phrase de Michel).

Le décalage d'une journée permet au groupe de Michel Maya Louis de rester avec Lola qui nous quitte. Il n'y aura plus personne pour faire des équilibres sur le pont, ni pour animer les séances de sport matinales. Ça va nous manquer, ainsi que sa bonne humeur et tout le reste...

            Résumés des randonnées :

Rando Maya(ri) Louis(e) Michel

           Nous partons 24 heures après les autres pour Mayari, car nous devions faire quelques réparations sur le bateau. Nous faisons nos adieux à Lola et c'est parti pour 4h de transports en communs cubains, c'est-à-dire: un vieux camion américain des années 60, une sorte de caisse avec des bancs soudés (en mode bétaillère humaine), 30 places assises et autant debout. Arrivés à Mayari, nous retrouvons Koki, le pote de Michel, et sa famille, qui nous hébergent. Nous faisons une petite rando en camion jusqu'à une cascade à mille mètres; Baignade et campement avec la plus belle vue de la région, et c'est le luxe, nous avons même froid. Le lendemain, nous jouons l'honneur de notre pays en faisant du pain français à la cubaine ( et oui même faire du pain peut être dangereux...). Louis et Maya ont la permission de sortir avec les jeunes de la famille pour la fête du village. Le lendemain, c'est 4 heures de transport en commun très très très serré ( 90 pers pour 30 places). Un dernier repas en petit groupe et nous revoilà à bord.


Rando Christophe Mickaël Loanita

            Une randonné où on a bien rigolé je peux vous l'accorder! Nous avons décidé de dormir une nuit sur une plage, histoire de dire qu'on fait une rando car le reste du temps nous serons chez Elio. Après un départ sous le soleil, une nuit à la belle étoile, accompagnés d'un bon vent qui chasse les moustique, nous sommes arrivés en barque chez notre hôte. De suite, il nous prépare des repas bien riches ( salade de riz, porc, poulet, œufs, bananes plantains...). Une soirée dominos, une salsa avec Estella pour Mickaël et Loanita, romantique ( ou pas.... quoi que....). Loanita a pu découvrir une maison de retraite. Mickaël a visité un musée d’Histoire Naturelle. Conclusion, nous repartons par le même chemin, car c'est dimanche, il n'y a pas de bus qui partes de Gibara et il n'y plus de combustible dans le pays.

Rando Loamelio

            Nous partons déterminés, avec comme objectif de rando: aller voir les animaux sauvages.Pour cela nous souhaitons nous rendre à Mayari dans une réserve naturelle. C'est la que commencent les difficultés. On reste deux jours bloqués à Holgin à la recherche de transport avant d'abandonner nos projets et de quitter cette ville maudite pour rejoindre Freyre. De là, s'en suivent de nombreuses expéditions le long des plages dans un labyrinthe de broussailles ou encore au beau milieu d'un paysage de western. jusqu'à arriver chez une famille qui nous accueille et chez qui l'on passera nos deux derniers jours. Nous dormirons entourés par de nombreux animaux et par les manguiers. Elio étant malade, nous rentrons un jour plus tôt au bateau, satisfaits de notre rando et avec une meilleure connaissance de Cuba, grâce à nos nombreuses découvertes.

Ô cé la Tim !

            La Tim des deux marcheurs bien motivés à rester dans les alentours de la marina pour rencontrer des Cubains du coin. Dans un rayon de 20 kms à la ronde, il y a déjà beaucoup à découvrir : les lacs pour se laver, le petit train pour rigoler, le lait de vache pour le café, le journal en guise de PQ, le lance-pierre et le fil de nylon pour se nourrir de tourterelles et de poissons, la calebasse sèche pour jouer au foot… et, bien sûr, les bonnes glaces à la mangue bien méritées.

Tim s’entraîne à différencier chèvres et moutons, veau et poulain, mulet et cheval et même à traire des vaches, à la fin de l’escale ce sera un vrai p’tit fermier. Océ aime beaucoup parler (en espagnol), elle apprécie ce mode de vie qui  la fait rêver; ce qui reste incompréhensible pour les Cubains.

Une chouette rando remplie d’apprentissages, d’épanouissements, de réflexions. Cette chaleur humaine (pas la température!) nous a vraiment réjouit durant ces 5 jours.

 Nous préparons nos prochaines aventures sans Christophe qui est parti rejoindre sa famille à la Havane et sans Lola qui nous a quitté.


Louis et Michel

27 avril 2019

Brèves de Cuba par Christophe

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Le 27 avril à Vinalés.
Bonjour à tous parents et amis.
Nous sommes à Cuba depuis le 15 Avril. Nous sommes arrivés au petit matin devant l’entrée de la baie de Vita après moins de 48 heures de navigation depuis la République Dominicaine, durant cette navigation nous avons vu l’île de « Great Inagua » (enfin son phare) qui sera notre point d’entrée aux Bahamas dans 3 semaines.
L’entrée à Cuba se fait à la marina de Vita qui sera notre lieu de stationnement pendant toute l’Escale, les formalités se font sans difficultés. Les gens nous connaissent, c’est notre 5e visite en 10 ans, enfin pour moi, pour Michel c’est la 3e fois et pour tous les autres se sera une découverte.

Nous formons vite des groupes et nous partons en rando dès le 17 au matin, à part Michel et son groupe (Louis et Maya) qui restent une journée de plus pour faire des réparations sur le bateau, ensuite il a prévu d’aller voir un ami vers Mayari. Amélia, Elio et Loanito aimerait aussi aller vers Mayari pour se renseigner sur les lieux de ponte des Tortues, car c’est la saison, même si c’est loin (80 Km) et donc aléatoire avec les transports Cubains. Océane et Timothée ont eu prévu de rester pas loin de Vita et d’aller voir un lac en rencontrant des agriculteurs et des éleveurs en chemin.
Pour ma part j’ai prévu de retourner voir mon ami Elio dit el cascara (un pêcheur retraité) à Gibara qui n’est distant que d’une vingtaine de Km, mais sur des routes et chemins infréquentés…
Nous avons prévu de rentrer tous au bateau le 21, après 4 nuits à l’extérieur.
Nous avons tous plus ou moins accompli notre programme, et nous avons tous vécu des aventures et rencontré des Cubains! Ce qui reste l’objectif premier de cette escale.
Mon pêcheur était toujours vivant et sa maison une vraie scène de théâtre remplie de personnages!
L’ami de Michel et sa famille les ont accueilli comme à la maison.
Tim et Océ ont rencontré des Cubains très pauvres mais qui donnaient sans compter.
Quand au groupe d’Amélia après un passage désagréable à la ville, y compris le vol de la carte bancaire, ils sont finalement revenus près de la marina où les rencontres se sont enchaînés.

Tout le monde est rentrés contents des découvertes et des gens croisés et la plupart ont envie de retourner voir certaines de ces rencontres, mais cela je ne peux pas vous le raconter, car je suis partis retrouver Lila et Véro à la Havana pour une dizaine de jours!

Où nous allons découvrir l’Ouest de Cuba, à 900 Km du bateau!

Christophe.

11 avril 2019

lettre de Luperon. Amélia et Mickaël

Chapitre 1 : Bye Bye Samana.
Hier, Michel nous a rejoins.
Xan est parti.
Ce matin.
Sous la pluie.
« Bienvenido a nuestro nuevo capitan »
« buen viaje Xan »
Nous traversons une dernière fois,
L’eau marronâtre du port de santa Barbara, dans la baie de Samana.
Nous escaladons une dernière fois,
Le pneu écrasé, qui nous permet de monter sur le quai.
Nous saluons une dernière fois, les militaires,
Qui peignent leur bateau, pour cacher la misère.
Un dernier tour au marché aux halles où l’on se ravitaille.
Les patchworks colorés des étales, l’odeur âcre des entrailles,
Des poissons évidés un peu sales, des légumes en pagaille.
Ah ! Nous nous souviendrons de toi Samana !
De tes habitants, souriants, accueillants, bienveillants.
Samana qui pue, qui fait du bruit, qui est pleine de vie.
Samana, tes flaques d’algues vertes fluo, tes moto conchos, tes supermercados en travaux.
Samana et tes vendeurs d’ananas.
A l’arrière des pick-up on claironne « papas ! Cebollas ! »
Comme on entonne une litanie sur une place.
Ciao nos p’tites habitudes aux saveurs d’empanadas de queso y pollo, de batido, de jugo.
Ciao Domingo, notre amigo et son aide précieuse pour aller chercher de l’eau.
Il ne manquait jamais de nous saluer, l’ami
A bord de « chichila » sa barque-taxi.
Good Bye les « whale watching », les baleines vont déserter. Il est temps désormais de
commencer leur ascension.
Cap au nord ! C’est leur direction.
Mais pas toutes en même temps, et heureusement,
Il en reste quelques-unes au banc d’argent.

Chapitre 2 : Au Banc d’argent
Nous revoilà mon cher banc d'argent et c'est la dernière fois que tu vois nos têtes.
Tu nous auras bien fait rêvé d’ailleurs.
Dialogue entre Silver bank (Silver) et la baie de Samana (Sam) :
« - dit, tu n'aurais pas vu un beau catamaran ? Il a quitté mes eaux le 30 mars. Demande Sam.
- Si si, ils sont arrivés le 31 au matin. J'espère que c'est la dernière fois que qu'ils viennent. Il
y a déjà 3 gros bateaux qui me salissent ça me suffit. Répond Silver.
- non tu te trompes, eux ont de bonnes intensions. J'ai même ouïe dire qu'ils ramassaient dès
qu'ils en voyaient, des déchets plastiques dans l’eau.
- ah ouai? Alors ça c'est intéressant tient ! » S’exclama Silver étonné.
Discussion entre deux frégates :
- Hey ! Regarde ce beau bateau! D’après le fou de popol, ils sont grave banchés baleines !
- ah ? Encore des enquiquineurs qui vont embêter les filles avec leurs bruits de moteur ?
- Mais non ! Eux, se déplacent à la voile !
- Ce n’est pas habituel par ici !
- En plus, ils veulent nous étudier et nous protéger, nous, les habitants de silver bank.
Maintenant, ils connaissent bien les baleines. Hier, ils m’ont expliqué pourquoi elles
s’appellent « baleines à bosse ». En fait, c’est quand elles plongent, leur corps fait un arc de
cercle qui ressemble à une bosse à la surface de l’eau.
- Ah bon ?! Ce n’est pas du à leurs petites bosses/capteurs présentes sur leur nez ? ça alors !
- Ils m’ont aussi confié où elles allaient quand elles partent d’ici ! Après trois mois bien au
chaud dans nos eaux, elles remontent vers les eaux froides du nord du Canada où elles
trouvent du Krill et du poisson pour se nourrir.
- ah ! Je me disais bien aussi ! Je ne les vois jamais mangé ici, et je commençais à m’inquiéter
car à part leurs petits, j’ai remarqué qu’elles perdaient beaucoup de poids!
Retour au bateau auprès de nos aventuriers :
Toutes les après-midi, nous sommes de sortie pour aller voir les baleines. Puis partons en
plongée en petit groupe sur les patates de corail, la barrière ou encore le Polyxeni.
Ces belles plongées nous ont permis d’observer pleins de belles choses comme des requins
citrons ou bordé (inoffensifs rassurez-vous !), des poissons perroquets de toutes les couleurs,
des raies aigles, et toutes sortes d’autres poissons et coraux... Et même que nous nous sommes
tous améliorés en plongée !
Il est maintenant venu le temps pour nous de quitter ce bel endroit pour rejoindre de nouveau
la république dominicaine en direction cette fois-ci de Luperon.

Chapitre 3 : Luperon
La navigation jusqu’à Luperon fut calme. C’est au petit matin que nous découvrons des
paysages vallonnés, légèrement brumeux, comme une peinture d’aquarelle que se
dessine à l’horizon. Après un étroit chenal, serpentant dans la mangrove, apparaît la
petite baie de Luperon.
Des vieux bateaux de pêche attendent au quai. D’autres paraissent échoués. Certains le
sont vraiment, le nez dans les palétuviers. Quelques modestes bateaux de plaisance sont
au mouillage le temps d’un petit ravitaillement.
Luperon, c’est une ville hors du temps, aux allures de
western. On y croise des groupes de personnes, en
compagnie de leurs chiens qui rongent des vieux os de
poulet. Tout le monde est assis devant leurs maisons
colorées. Certains discutent, d’autres jouent aux dominos.
Lorsque nous avançons dans l’une des deux uniques rues
parallèles de cette ville, nous atterrissons dans un petit parc.
Le kiosque central accueille nos acrobaties et nos
chorés hip-hop qui suscite la curiosité des
passants et des enfants.
On se délecte d’une glace aux couleurs parfois aussi fluo que les poussins
peints (oui oui vous lisez bien ! cf : la photo).
Une voiture fait cracher ses grosses basses, un homme a cheval passe. Petite
anachronisme qui fait le charme de cette ville.
Nous profitons de cette escale pour accueillir Carmen, notre superviseuse
psychologue et Serge Chaillou, le chargé de mission lieux de vies de l’ASE
Essonne.

L’occasion de faire un point sur les 6 mois passés et de réfléchir à l’avenir.
Nous rencontrons (ou retrouvons pour certains) Luc, un ami de longue date
de l’association qui est propriétaire d’un chantier naval pas très loin de la
ville. Il nous fait découvrir son métier et nous présente Alberto.
Alberto, lui, met en place un projet depuis un an et demi de culture en permaculture sur
les terrains que Luc a acheté autours des chantiers. Leur objectif est de recréer une
biodiversité sur des terres détruites par la déforestation et la présence de trop
nombreuses vaches. Certains d’entre nous vont passer un peu de temps à découvrir et
l’aider dans son activité. Quel bonheur de travailler la terre après tout ce temps passé en
mer !
Encore une fois, nous ne chômons pas et le temps passe vite ! Très bientôt, nous serons à
Cuba, cette île que nous avons hâte de découvrir grâce aux histoires de Christophe et
Michel ainsi que toutes ces choses que nous avons pu lire a son sujet !
Mais ça c’est une nouvelles histoire que nous ne manquerons pas de vous raconter !
Amélia et Mickaël