Année 2012-2013

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19 janvier 2013

“Lettre collective” de Fortaleza à la Guyane par Christophe et aussi Kévin.

Bonjour, à tous, parents, amis, adhérents et travailleurs (sociaux ou de tous les pays). Je suis de « lettre collective » avec Kévin, c’est le seul qui n’en a jamais fait. Mais travailler avec Kévin n’est pas facile, rien que le mot provoque chez lui des bâillements et au bout de 10 minutes de travail intellectuel il part se coucher ! En mer j’ai essayé de lui arracher quelques souvenirs de Fortaleza d’où la liste de mots ci-dessous : - La piscine. - Les courses (livraison) . - Leenan Head. – Hamac. – Restaurant. - Jeux (billard, football, Mangue). – Douches d’eau douce. – La saleté dans la rue. – Musée peinture. - Laver les habits. – Les pleins d’eau. Voilà, maintenant il vous reste à faire des phrases pour imaginer cette escale, j’y ajoute quelques photos pour vous aider et quelques extraits du journal de bord. Samedi 05 janvier: Nous sommes en navigation pour aller à Fortaleza. C’est une grande ville du Brésil, on se rapproche des côtes. La couleur de la mer change. On voit des grands immeubles, on a pêché 3 poissons. K.V Dimanche 06/01: “J’avais décidé pour mon texte de parler d’un des bateaux voisins qui depuis 13 ans fait du « commerce équitable » en Atlantique et des projets alternatifs avec un vieux gréement qui a plus de 100 ans, c’est un ancien de la « Fleur de Lampaul » qui s’en occupe. On a parlé pendant 2 heures et je n’ai rien noté, j’ai juste retenu qu’ils étaient là pour charger une tonne de sucre d’un groupement de paysans Brésiliens qu’ils vont rapporter ce sucre en France directement aux gens qui ont financé cette coopérative agricole en achetant le sucre avant qu’il soit produit ! Si vous voulez en savoir plus sur ce bateau, ils ont un site, tapez : Leenan Head”. Christophe. Lundi 07/01: “Journée Course. Sur la route on peut voir tout autour de nous que c’est trés salé, il y a des déchets partout, c’est dégueulasse !!!! Le contraste est flagrant quand on passe des pays riches aux pays pauvres. La ville est trop moche il n’y a rien de gai, de joli. Du béton, des gens et des poubelles. bref tout cela ne me manquait pas !!!” Charles. Mardi 08/01: “Journée hamacs-cafet. A la cathédrale, on retrouve Christophe, qui nous dirige vers les magasins de hamacs. On est à la capitale du hamac, il serait pas possible de partir d’ici sans en acheter un ! Il a donc été décidé que chaque membre de l’équipage aurait le sien. Christophe a déjà un peu fouiné et sait plus ou moins où sont les moins chers. Les gars choisissent très vite le leur, tandis que Kélig Nina et moi, on hésite, on en retient en tête, demande à les déplier pour les voir etc... Hamacs sur hamacs, les couleurs et les motifs défilent. On finit par se décider, moi j’en déniche un noir à carreaux jaunes, verts et rouges, et je le choisis. “ Evolène. Mercredi 09/01: “Je me prépare pour la balade dans les bureaux avec les passeports et autres papiers du bateau. Se raser ? C’est déjà fait depuis deux jours. Ne reste plus qu’à s’habiller. Il parait que les autorités sont sensibles à la tenue vestimentaire et si, mettre une chemise permet d’avoir nos tampons plus facilement, allons-y !Pantacourt et chemise blanche, je sors sur le pont et me sens dévisagé. Kélig me fait même remarquer qu’il y a bien longtemps que je ne me suis mis sur mon 31 pour lui faire plaisir. Un peu jalouse des douaniers ?” Tit. Jeudi 10/01: « Adios Brasil ! Bonjour à la Guyane ! » Ca y est c’est le départ pour la Guyane ; nous avons 1162 milles à parcourir pour aller sur le fleuve Maroni. à 6h30 notre sélectionneur de musique dit « Christophe » met le poste en marche ; l’équipage émerge doucement en direction du pont pour le petit-déjeuner. Après le petit-déj vite avalé tout le monde se met à sa tâche, mais moi comme je suis de texte je vais prendre l’adresse d’un des membres de l’équipage du Leenan Head ; il s’appelle Maël. Le bol, il vit dans le Morbihan en Bretagne et il travaille dans l’apiculture, comme l’hiver il n’y a pas de bonnes conditions pour travailler il en a profité pour faire ce voyage. Après ça Ludo me rejoint pour prendre aussi des adresses car ça le tente de faire ce voyage ! Après ça les deux équipages se retrouvent sur le pont de Grandeur Nature pour les adieux. Ce fut une très belle rencontre ! Après les adieux tout le monde se met à un poste, les moteurs retentissent, les amarres sont larguées ! Nous pouvons dire au revoir à la Marina Park de Fortaleza, mais nous allons aussi retrouver l’humidité de la navigation !” Théo. 11 décembre /11 janvier . “11 décembre, nous quittions le Cap-Vert. Aujourd’hui, nous sommes en route pour la Guyane. Je ne le montre pas encore mais je suis impatient d’y arriver, malgré les pronostics de pluviométrie qui nous attendent. Remonter le fleuve en bateau, au milieu des arbres, des bruits de la forêt. Guetter les cimes pour apercevoir des singes ou des perroquets. Ecouter la pluie chanter, se laisser bercer. Il me tarde. Le Brésil, c’est déjà fini.” Ludo. 12/01: “La tornade... Il y a un grain qui va nous tomber dessus et nous ne savons pas la force de vent qu’il peut contenir. Mais apparemment, il y a beaucoup de vent ! C’est une jolie tornade qui nous l’informe . Elle est assez loin, mais il faut quand même prendre des précautions. Une tornade ne fait pas forcement du bien, à mes connaissances ! Le grain est passé, le soleil est de retour , et comme dirait Thierry, « il pique le monsieur » (le soleil) ! “Mike. En navigation de Fortaleza – Guyane au bout de 3 jours : «C’est cool, calme, on avance vite. On a repassé l’Equateur. » Kévin. 13/01: “Une fois le repas terminé, nous sommes quelques uns à profiter des quelques endroits à l’ombre sur le pont pour somnoler un peu. Je propose à ma compagne du jour, en l’occurrence Nina, un petit cours de guitare. Voilà plusieurs fois qu’elle m’en fait la demande. Elle adore « I lost my baby » de Jean Leloup. On attaque donc avec le la mineur et le mi. L’élève Nina ne s’en sort pas si mal, mais au bout de 15 mn d’enchaînement d’accords, elle préfère que je joue et que l’on chante ensemble. On y passe donc deux heures. De Moustaki à Brel en passant par Corneille, Brassens et Cabrel qu’elle découvre et qu’elle adore. J’aime beaucoup transmettre ces bonheurs simples : chant, rire, musique, ça nous va bien et à toi aussi Nina. Que je préfère te voir rire, sourire, pleine d’envie comme aujourd’hui plutôt que méfiante envers l’extérieur. Et même si tu peux penser que je te cherche parfois l’embrouille, comme tu le dis, je peux te dire qu’il n’en est rien, que j’ai juste envie que tu avances dans ta tête d’adolescente de 15 ans qui en aura 18 dans 3 ans ! Du courage et de l’envie, il en faut pour ce voyage Grandeur Nature, mais il en faut aussi pour toute la vie !” Kélig. 14/01: “1er réveil pas de musique, pas de lumière mais une forte envie de pisser, manquait plus que ça... C’est bizarre quand même dans la cabine il fait bon. Pas étouffant comme d’habitude! Et en plus il me semble entendre un bruit d’eau qui coule sur la cabine. 2ème réveil: Ce coup-ci il y a de la musique, mais je trouve qu’elle est faible, je l’entends à peine. Au fait c’est confirmé il pleut dehors, ce qui fait que dans la cabine c’est agréable, exceptionnel! Je sors dehors et vois la moitié des gens en cirés et l’autre moitié en maillot pour prendre une petite douche à l’eau douce...” Simon. Le 15/01: “... On annonce les quarts de nuit, moi, Charles et Christophe du 2ème (donc 22h15 à 1h15). On a fini et je réveille Evolène question de pas rester toute seule, je lui annonce qu’il y aura pas de quart pour elle, on arrive à 4 heures, elle est contente, mais on décide de rester éveillées pour la manoeuvre d’arrivée. Alors 3 heures après on sort et hop, en action. 30 minutes après c’est fini on est K.O., je tarde pas et je vais me coucher. Bonne nuit les amies, et bonjour l’île des Saluts, Guyane Française, c’est parti pour l’aventure. Qui dit Guyane veut dire tropicale, qui veut dire Humide, veut dire Moustiques. Bonne nuit la France.” Nina J’ai demandé à Kévin comment il imaginait la Guyane : « J’imagine que c’est vert avec pleins d’arbres. On verra des gros iguanes, des oiseaux, des lions ? » Aux îles du salut, les premières impressions de Kévin: « J’ai vu des singes, la prison des bagnes, ça ressemble à une jungle , c’est vert, il y a plein de palmiers, des arbres, c’est bien, c’est ça que j’attendais ! » Voilà je me tourne une dernière fois vers Kévin pour lui demander une conclusion… Saint-Laurent du Maroni, le 19/01/2013. Bonjour à tous, Ici en Guyane il fait du soleil, il fait chaud, il y a plein d’arbres, on est sur le fleuve Maroni, et c’est la France! J’ai vu des perroquets et des singes. Dites bonjour pour Moi à mon école. Je vous embrasse tous. Kévin. Voilà, cette lettre est finie, maintenant commence une autre aventure en Guyane avec l’ADNG* dans la forêt . Nous pensons à vous en plein hiver alors que pour nous l’été continue! à Bientôt. Christophe. * Association pour la Découverte de la Nature en Guyane.

17 janvier 2013

Arrivée aux Iles du Salut

Coup de téléphone du bateau hier ! Notre équipage est bien arrivé hier soir (mercredi 16)en Guyane, aux Iles du Salut! Une bonne navigation avec quelques grains, très fréquents dans cette région tropicale, surtout à cette époque. Le bateau doit y rester quelques heures avant de remonter le Maroni pour rejoindre Saint Laurent du Maroni où Cédric les attend! Apparemment la météo semble jouer en leur faveur (pour le moment!), les pluies se font plus rares... Ils espèrent pouvoir enfin rencontrer les tortues luths qui devraient venir pondre sur les plages de la Guyane...

15 janvier 2013

Message du 14 janvier de GN en traversée

Message de Christophe reçu hier soir! Tout va bien à bord, Grandeur Nature avance à 7 noeuds de moyenne, l'arrivée est prévu mercredi (soit demain le 16) aux iles du Salut en Guyane. Il reste 246 milles nautiques à parcourir... Dernière position GPS : 3°02N - 49°08W

7 janvier 2013

Lettre collective de notre escale à Fernando de Noronha.

On est arrivé à Fernando, le 19 décembre, après une longue navigation (enfin pas si longue, elle n’a duré que 7 jours et demi). Donc, nous voilà au Brésil !!! Nous pouvons voir sur les visages de l’équipage de grands sourires, et il y a de quoi vu la proximité des plages paradisiaques. Et pourtant, on pense que ce n’est pas facile pour Mike car malgré tout cela, il arrive à pourrir l’ambiance à lui tout seul. On a débattu sur ce sujet lors de plusieurs groupes de parole, ça n’a pas été évident pour chacun de nous, mais on espère qu’en retour, il y aura une évolution. Mais on est là, on l’a fait. Les belles plages nous entourent avec leur sable blanc, les cocos gélados (coco avec son eau de coco gelée), les vagues qui viennent nous lécher les pieds, ou plutôt nous écraser. C’est l’endroit idéal pour les surfeurs, certains ont une réelle passion pour les admirer, surtout Thierry. Le jour de noël, chacun avait préparé un cadeau sans savoir à qui il allait aller et on a choisi la main innocente de Kévin pour distribuer les cadeaux au hasard à tout le monde. Tous les matins nous nous levions à 6h30 pour profiter au mieux des journées qu’on organisait. Un matin on est parti louer des planches de surf et des bodyboards et, planches sous le bras comme des vrais, on a couru jusqu’à la plage et on a surfé toute l’après-midi. Enfin Tit a surfé, nous on va dire qu’on a essayé, et on y est arrivé (un peu)!!! En tout cas, on n’a pas lâché l’affaire, on a tous beaucoup aimé et on s’est éclaté à fond. . Du coup, on était bien fatigué pour la nuit de la nouvelle année ! On est aussi souvent allé plonger, ça a été l’occasion de nager avec les tortues, voir pleins de beaux poissons, et même des requins ! Le 2 janvier, on lève l’ancre, on conclut que dans l’ensemble cette escale était bien et nous a permis à tous de vivre et découvrir plein de choses, on est triste de quitter Fernando, mais on est en route pour de nouvelles aventures ! On a essayé de s’arrêter à l’atoll das Rocas, le jour de l’anniversaire de notre capitaine le 3 janvier, mais on n’a pas eu l’autorisation, dommage. On a donc tracé vers Fortaleza et après les courses et ce qu’on a à faire là-bas, ce sera le départ pour la Guyane ! On a posé des questions à chaque membre de l’équipage, et voici leurs avis, maintenant : Nous : « Kélig, comment résumerai-tu en quelques mots l’escale ? » Kélig : « La question est un peu vague, mais déjà ce à quoi je pense, mis à part les plongées, la plage, l’observation des tortues, c’est la première escale comme ça, où l’on ne part pas, où l’on reste au même mouillage, on rentre au bateau tous les soirs. Ça a été un lieu propice à l’autonomie, l’organisation, et la prise d’initiative pour vous, les jeunes. Ça a été une évolution, le long de l’escale, mais ça manque encore de dynamisme, ça pourrait être mieux quoi. Par contre, ce que je trouve bien, c’est le côté relationnel dans le groupe, ça a été bien travaillé, et chacun a dit des choses et pris position dans les discussions, toutes les réflexions que ça a amené, ça a fait grandir je pense, c’était bien.»
Nous : « Kévin, qu’as-tu retenu de cette escale ? » Kévin : « J’ai bien aimé aller sur les plages, voir les tortues et tout ça. J’ai bien aimé le surf et rencontré Kayo. C’était cool et tout bien. Ce que j’ai pas aimé, c’est quand la chaîne a cassé, et quand on est parti, parce que ici, les gens sont cool, encore plus qu’au Cap Vert. L’ambiance est bonne, sauf quand Mike est chiant ! » Nous : « Théo, comment t’est tu senti durant cette escale ? » Théo : « Ben, c’était super beau, même si ça m’a fait chier certains soirs ce que faisait Mike. On n’a pas profité de certains moments à cause de ça, mais sinon, j’ai spécialement aimé les plongées, voir les tortues les poissons. Ça m’a fait bizarre de passer Noël ici. C’est la première fois que je passe les fêtes de fin d’année loin de ma famille et en groupe. Il n’y avait pas trop l’esprit de Noël avec le froid de l’hiver, on était en short, torse nu sur la plage ! » Nous : « Simon comment as-tu ressentit cette escale ? » Simon : « Déjà c’est passé trop vite, on part déjà alors que j’ai l’impression qu’on est arrivé il y a à peine quelques jours. A terre, les gens sont cool, donc voilà quoi, c’était bien ! Moi je me sentais bien même si le soir parfois, j’étais un peu moins détendu quand Mike était là. On a fait beaucoup de plages, c’était sympa. J’ai vu plein d’animaux, ce fut une grande découverte pour moi. » Nous : « Charles, comment décrirais-tu la vie sur l’île ? Et sur le bateau ? » Charles : « Je trouve que la vie est très très chère, les gens sont obligés d’avoir deux travails pour réussir et vivre bien. Le surf est le sport pratiqué, c’est l’opium du peuple. Les gens entre eux sont cool, tous sont en buggy ou moto avec les planches de surf, j’aime bien. Sinon, sur le bateau, j’ai trouvé ça bien. Entre nous, ça allait bien, mais il a quand même fallu deux groupes de paroles, parce qu’il y avait un problème avec Mike. Moi, j’ai failli me bagarrer avec lui, il a fallu que Kélig s’interpose pour que mon esprit se calme. Mais sinon, j’ai trouvé que le groupe était pas mal soudé. Moi je m’entends bien avec tout le monde, sauf avec Mike quand il fait sa tête de con. Je trouve qu’on arrive à passer de bons moments en groupe comme des après-midi à la plage et tout ça. Globalement, je suis heureux et bien dans le voyage. » Nous : « Christophe, est-ce que tu pourrais nous parler des tortues ? Et des relations dans le groupe ? » Christophe : « Ben là on n’en a pas vu beaucoup, elles viennent pondre plutôt fin Janvier, du coup on n’a pas passé de nuit sur la plage, j’espère qu’on en verra en Guyane. Ensuite, on a rencontré les personnes du projet TAMAR (ceux qui s’occupent de la protection des tortues). Chaque semaine, ils plongent pour ramener une tortue sur la plage, la mesurer et la baguer. Tu ne peux que te dire, pauvre tortue… Surtout qu’il y a un attroupement de touristes autour, voulant se faire photographier. Mais quand même, ce qu’ils font, c’est bien. Ils expliquent aux gens qu’il faut faire attention, les protéger tout ça, c’est sûr que c’est pas pareil pour eux (les touristes), de voir un tortue en livre ou dans un film, ou en vrai, ça parle plus. Concernant les relations dans le groupe, ça a pris pas mal de temps pendant l’escale. Ça a pu donner l’impression que ça tournait autour d’une seule personne, mais c’est tout le monde que ça fait réfléchir, c’est les relations avec tout le monde qui sont en question, c’est tout le monde qui doit faire des choses, et ça vous fait tous évoluer. Sinon, moi j’ai passé du bon temps avec quasiment tout le monde et c’est les bons moments que je retiens. Les mauvais, ils se sont un peu effacés. Je suis presque content de partir, parce qu’on va voir encore de belles choses, le meilleur est devant nous. C’est le départ pour une nouvelle aventure ! Nous : « Ludo, que penses-tu de l’ambiance à bord ? Et d’ici ? » Ludo : « à par Mike qui est chiant ou qui a été chiant, l’ambiance à bord, elle est plutôt bonne, vous avez l’air de vous entendre, tous. Nina je la trouve encore plus en forme que les autres… Ça c’est pour l’ambiance. Mais après je trouve que c’est mou. À part Mike qui se bouge un peu pour faire ses trucs, il faut franchement vous proposer des activités. Il y a beaucoup d’inertie. On est lent à partir, on est le 27 décembre et l’on a fait surtout de la plage. J’aimerais que certains se lèvent le matin, et soient tac tac en action. Il n’y en a pas qui ont commencé à mettre des choses en place, à organiser des sorties entre jeunes, alors qu’on a commencé à vous montrer que c’était possible. Ça manque un peu de motivation. Et puis, il y a tous les trucs du quotidien, le masque d’untel sur la jupe, tous les trucs qu’il faut vous dire. Je pense que ça devrait commencer à devenir automatique. Ce que je pense d’ici ? Déjà le cadre est paradisiaque. C’est beau, c’est magnifique. Il faut aimer la plage, le surf, les plongées, ce sont les principales activités qu’il y a sur l’île. Les fonds marins sont protégés donc il y a beaucoup de poissons. Il y a des belles vagues, des belles plages, et du soleil. Mais du coup c’est tellement protégé que ce n’est pas accessible à tout le monde. Tout est très cher. La gestion de l’île est beaucoup faite pour le tourisme. Tout tourne autour de ça, mais pour les gens d’ici, il n’y a pas grand-chose. La santé, c’est minimum, l’école, c’est le minimum, les études supérieures, c’est même rien du tout. Enfin c’est vraiment du tourisme pour faire rentrer de l’argent, mais pas très instructif. Ils sont là pour passer du bon temps, prendre des photos, bronzer sur la plage. Par contre, les gens d’ici sont vraiment très sympathiques, avenants, agréables, simples. » Nous : « Mike, que penses-tu de l’ambiance à bord ? » Mike : « Quand tout le monde y met du sien, ça va, elle est bien, mais quand il y en a un ou plusieurs qui fait quelque chose, elle n’est pas bien. Genre des fois, il y a un truc qui se passe et ça nique tout le groupe. Enfin, je ne sais pas trop comment dire. Genre quand ça part en embrouille comme l’autre jour quand Charles et Kévin se sont engueulés. Je donne des exemples parce qu’il n’y a pas que moi qui fait ça. Tout le monde y met du sien pour que ça se passe bien mais sans faire exprès, tout le monde peut être responsable quand ça se passe mal, parce que par exemple, quelqu’un dit quelque chose, c’est mal pris ou mal compris par une autre personne, il réagit et ça part en n’importe quoi. » Nous : « Thierry, comment as-tu ressentit cette escale et comment penses-tu qu’elle a été ressentie pour les autres ?» Thierry : « Je vois deux côtés. J’entends par là un côté bien où chacun commence à devenir un peu plus autonome, les paysages étaient beaux, (dans l’eau comme à l’extérieur), on a fait du surf, j’étais impatient de voir comment vous alliez vous débrouiller, j’ai trouvé ça super ! Mais l’autre côté, c’est l’ambiance qu’il y a eu, et les prises de tête avec Mike. Mais les groupes de paroles étaient bien, vous vous en êtes tous bien sortis. Je trouve même qu’il y a eu une évolution par rapport à Mike, donc moi je commence à relâcher les freins vers lui. Du coup le point noir peut s’être transformé en bon point si on a réussi à défaire un nœud, ou en tout cas, à apprendre comment défaire les nœuds ! Dans l’ensemble, c’était quand même super, un peu comme des vacances. Un truc un peu négatif quand même, c’est les taxes, qu’on a heureusement pas payé, mais j’ai un peu peur que Fernando se transforme en parc à touristes, plus qu’à animaux marins. Ah oui aussi, les gens sont super sympas, ça c’est vraiment positif ! C’est vraiment cool ! Qué legal !! Par rapport aux autres, j’imagine que tout le monde est un peu dans la même optique, et ça a dû faire du bien un peu de casser le rythme. Depuis le début du voyage, on bougeait beaucoup. C’est la plus longue escale statique, même si les journées étaient bien remplies. Je pense que c’est bien. Chacun a dû comprendre qu’en parlant, on peut résoudre des choses. »