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30 mai 2017

la lettre des Bahamas par Thierry et Jean-Marie

Bonjour, Amis lecteurs.
Il se prépare pour nous un grand moment : la Transat retour. On pourrait l’appeler The Transat.

Chacun imagine ce qui pourrait se passer pendant ces 2 à 3 semaines de navigation.
Plutôt ventée et humide, pas plus de 16 jours, remplie de belles images, « trop bien, il y a plein de bouffe...», synonyme de retour en France, c’est selon.
Il vous faudra attendre notre arrivée à Florès pour connaître notre réalité.

En attendant, voici un petit résumé de notre escapade Bahamienne, qui pourrait être la votre.
Les Bahamas…Pour nous, ça veut dire eaux turquoises et autres variantes "bleuesques".  Poissons tropicaux de toutes formes et de toutes les couleurs. Je vous assure, imaginez n’importe quel poisson avec des couleurs qui vous semblent presque absurde… et bien, nous l’avons.
Vous pensiez au poisson coffre nid d’abeille, non, au gobie nez jaune alors, un perroquet feu tricolore, un ange de Mer, une vieille à carreaux ou une créole, une demoiselle brune, spécialement les juvéniles, une gorette bleue, un ange comète ou royal, un poisson bourse graffiti ou le cabri, le baliste océanique, le barracuda qui fiche les j’tons…
Ça y est, je l’ai, vous êtes fan des poissons papillons, souvent à bandes , mes préférés. Je m’arrête là, mais il y en a tant d’autres.
Tout ce petit monde évolue dans de bleu si bleu que le dessous des phaétons est bleu, lui aussi…
La météo, humide au début, et redevenue normale. C’est à dire soleil partout.
Nous avons donc pu profiter de chaque escale.
Hogsty Reef, comme un petit banc d’argent sans les baleines, dommage…
Bird Island, le phare est toujours libre Christophe.
Conception Island, comme l’a inscrit Grand Séb sur le cahier de navigation : sublime, grandiose, exceptionnel… Il n’ a pas menti.
Il s’agit d’une mangrove en eau claire. Nurseries de petits poissons où garde manger, c’est selon. En tous cas, il y a des tortues, des requins, des anges de Mer, des raies manta et toujours le barracuda. Le tout dans moins d’un mètre d’eau claire.
Si vous passez dans le coin faite un saut.
Nous y avons aussi rencontré Louis, voisin de mouillage, nouveau retraité, ancien champion de ski, parlant un français impeccable. Il passera toute la journée avec nos jeunes. Tout le monde à l’air content de cette rencontre.
Louis, tu m’as donné envie de voler en parapente…
Aujourd’hui, nous sommes à Cat Island. Peu d’intérêt, mais elle nous permet de remonter tranquillement vers Nassau.
Il y a aussi un groupe de parole. Drôle d’ambiance entre les grands qui en ont plein le dos de répéter tout le temps les mêmes choses et les jeunes qui ne font pas grand-chose, même pas en parler franchement.
Bref, il y a ceux qui fond et ce qui ne font pas…Et moi, je suis déçu qu’il n’y ait ni de chaud, ni de froid. Je vous passe mon acolyte qui revient de plongée... 
LN est parti faire un tour en ville et dès qu’elle revient au bateau avec une cochonnerie après être montée à bord, elle nous annonce que c’est une grosse éponge dégueulasse. L’ eau n’est pas bleu, ni claire elle est verte. Le lendemain c’est un réveil et départ tôt pour aller à Eulethera.
Pendant la nav, j’ai vu avec Tit les manœuvres de mouillage, hissage de la GV et de la voile d’avant,virer ou empanner. Nous arrivons à Alan’s Cay et il faut faire attention aux éventuelles patates de corail. Nous faisons une partie de notre lessive. Seb part plonger et ramène une anode puis une canette de bière à Thierry. Hélène plonge et ramène plein de Sand dollars pour tout le monde. Aujourd’hui nous nous disons que demain nous allons partir après les taches. Nous partons de Alan’s Cay pour aller à Nassau. Il y a que cinq mètres de profondeur entre les deux îles. Nous nous organisons pour savoir qui fait quoi.

Arrivée à Nassau, on essaye de faire le plus de chose possible pour avoir plus de temps. A la fin de cette journée, nous regardons qu’est-ce qu’il nous restes à faire.
Le lendemain c’est marché, super-marché, nettoyage de cabines et déblocage des cartes bleus.
A la fin de la journée tout est fait.

Voilà, Amis lecteurs, vous voici à la page. Nous nous retrouvons d’ici 3 semaines au plus tard. En attendant, vous aurez notre position au long du parcours.
Nous vous embrassons. À bientôt.
Tit et Jean-Marie.





18 mai 2017

Lettre co fin des "randos" Cuba et début bahamas par rachel et Hélène

Bien chers tous,

Alors que nous vous écrivons ancrés dans l’eau turquoise devant une île de rêves des Bahamas, laissez-nous vous raconter comment nous en sommes arrivés là.

Il y a deux semaines nous nous apprêtions à partir pour notre dernière rando à Cuba. L’évènement incontournable était bien sûr le défilé du premier mai dans la dernière république communiste digne de ce nom et, pour le première fois, sans la querida presencia de Fidel Castro. Seb, Mathias et Célia iront voir ce défilé avec Elio, l’ami pêcheur, à Gibara. LN et JM dans la ville la plus proche de la marina, Freire alors le groupe de Jacques, Léa, Ana et Rachel n’arriveront pas à l’heure pour l’apprécier. C’était émouvant de voir les gens défiler, les petits enfants déguisés en Fidel et en Che et scander des slogans qui nous semblent désuets mais qui ont l’air d’être bien réels pour eux.
À la rando d’avant, un ami cubain, Ernesto, avait invité tout l’équipage de GN à venir . C’est donc d’un bon pas que les deux groupes réunis à Freire longent la voie ferrée dans un décor digne de westerns -en plus acceuillant- pour se rendre chez lui. Ils y passeront d’agréables moments à ramasser des mangues, traire la vache discuter et passer des moments dans la générosité cubaine. Mais l’heure des "au revoir" est vite arrivée. JM se rend seul chez un couple de paysans, Elier et Damaris, amis de GN, pour les aider dans leur travail, réfléchir posément à son avenir et s’exercer en espagnol, bien sûr.
Jacques, Ana, Léa et Rachel se rendent ensuite aux magnifiques mais touristiques plages de Guardalavaca et vont ensuite déjeuner chez ismael, le magicien, rencontré au début de cette rando. Mathias, Célia et Seb longent le littoral pour rentrer à pied de chez Elio, sans oublier LN, restée au bateau pour accueillir le nouveau, enfin l’ancien capitaine : TIT ! (Plus connu sous le nom de Thierry)
Quand tout le monde rentre au bateau, personne ne veut quitter Cuba et beaucoup veulent y revenir. Mais là, ce n’est pas le moment ; maintenant, direction les Bahamas. Heureusement, une dernière excursion courses de frais chez Elier et Damaris en consolent certains. Cuba était la dernière escale à l’ouest dans le voyage, elle nous a apporté chaleur et dépaysement, mais maintenant, nous entamons notre chemin du retour. 
Comme nous n’avons pas vraiment envie de quitter Cuba, nous nous arrangeons pour tirer des bords carrés et s’approcher de sa côte encore trois ou quatre fois pendant 36 heures avant de finalement pousser au moteur vers Great Inagua, port d’entrée des Bahamas. Nous nous y arrêtons pour préparer tous ensemble cette escale : les destinations, les activités, le travail à faire, la navigation… tout y est traité en groupe !


Nous débarrassons GN des algues qui le rendaient hirsute et lent, nous filerons dorénavant comme il se doit. La première destination est Hogsty Reef. Il fait avoir du beau temps et un pilotage impeccable pour y entrer. Le cadre est époustouflant, eaux turquoises, îlots de sables déserts, épaves fantomatiques et plus de coquillages qu’il n’est raisonnable de ramasser. A regarder les fonds, on pourrait croire que personne n’est jamais venu ici avant nous. Heureusement, deux bateaux américains nous rappellent à la réalité. Après trois jours nous partons pour Castle Island, l’île où les jeunes pourront faire l’expérience de l’autonomie totale en l’absence d’adultes. Rassurez-vous, ils n’étaient pas partis très loin. Néanmoins ces trois jours leur appartiennent et ils vous les raconteront peut-être. 
La pluie a un peu malmené nos images « cartes postales » des Bahamas mais nous avons profité de l’occasion pour nous doucher à grande eau. Nous arrivons ce jours à Crooked Island, histoire de vous envoyer ce billet et de dire bonjour à l’infirmière qui avait réparé le doigt de Jade il y a deux ans. Le temps est toujours maussade et les vêtements ne sèchent plus mais il nous reste quelques magnifiques destinations et nous avons hâte de plonger sous la mer, là où la pluie ne nous mouille plus ! 
A bientôt, chers lecteurs, il nous faut nous dépêcher car les langoustes nous taquinent. 

Rachel et LN