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24 novembre 2018

la lettre de la traversée

Chers parents, amis et adhérents,

Nous sortons de la baie de Mindelo avec 35 nœuds de vent, nous faisons de beaux surfs sur de belles vagues. Nous avançons si vite qu’en 4 jours nous arrivons déjà à la moitié du trajet vers Fernando De Noronha au Brésil. Pendant ces 4 jours : Loanita, Seb et Louis ont souffert d’un virus qui leur a donné une grosse diarrhée aiguë. C’est à coups d’antibiotiques qu’ils s’en sortirons après sept jours de maladie. Nous avons profité de passer la ZIC (Zone Intertropicale de Convergence aussi appelée « pot-au noir »), une zone où il pleut beaucoup, pour désaler le pont, remplir des seaux d’eau douce et prendre une bonne douche. Le beau temps revient ensuite, avec lui les superbes couchers de soleil, les dauphins et les baignades collectives. Pour chacune de nos retrouvailles autour d’une tisane pour le goûter, nous sommes tous impatient de retrouver nos chèrs « Capitaines des Sables » notre nouvelle lecture collective sur les enfants des rues au Brésil.
Le moment le plus marquant a été celui du passage de l’équateur. Christophe déguisé en Poseïdon et Ismaël en sa femme Amphitrite (les anciens dieux de la mer) nous ont demandé de sacrifier un membre de l’équipage pour passer l’équateur et avoir le droit de pénétrer dans leur royaume. à chaque fois qu’ils désignaient une victime les membres de l’équipage la défendait en expliquant pourquoi nous avions besoin d’elle. Alors Amphitrite a prit notre défense et nous a demandé de se baptiser avec l’eau de l’équateur et de se couper une mèche de cheveux pour la jeter à la mer en signe d’offrande. Pour que nous puissions finir ce voyage et ensuite rentrer chez nous.
C’est au prés avec 18 nœuds de vent, à une moyenne de 7 nœuds que l’on va arriver très vite sur le nouveau continent. Nous profitons du dernier grains pour se désaler le corps une dernière fois parce que au prés ça mouille sévère et donc nous sommes tous salés. Les vagues passent par dessus l’étrave et viennent jusque dans le cockpit nous mouiller.
La veille de l’arrivée, au début de la lecture collective tant attendu, l’anneau en inox qui supporte le palan de Grand-voile (une tige filetée en inox de 20 cm ) s’est cassé net et nous avons été obligé de vite le remplacer par un super cordage (Dynema) que Ben avait récupéré dans une poubelle.
Trois heures moins le quart presque tout le monde s’active sur le pont pour l’arrivée de nuit à Fernando de Noronha. Malheureusement on ne voit pas grand-chose, ce ne sera qu’au petit matin que nous pourrons découvrir la beauté de cette île.

« Comment s’est passé ta navigation ? »

Loanita : « J’ai apprécié cette navigation mais le début a été difficile. »
Mickaël : « Elle s’est très bien passée mais j’ai été malade et beaucoup dans mes pensées. »
Maya : « En général ça s’est bien passé mais au début je n’ai pas été très bien en moi, j’avais le cafard. »
Elio : « Bien mais rapide. »
Ben : « Humide et rapide. J’aurais aimé avoir une météo plus clémente pour avoir plus de temps pour faire des choses ensemble quitte à passer 2 jours de plus en mer. »
Ismaël : Elle est passée trop vite pour une traversée, difficile d’imaginer qu’on a changé de continent. Je me dit que c’est vachement plus terre à terre que l’avion. »
Timothée : « Cette navigation est passée très vite, je n’ai pas eu le temps de faire grand chose. »
Christophe : « ça a été rapide, ça été humide, il n’y a pas eu beaucoup de grain et c’était bien. »
Loan : « Le début c’était pas trop ça, j’avais plus d’appétit et je ne me sentais pas bien intérieurement je ne sais pas pourquoi. Du jour au lendemain tout est allé beaucoup mieux et j’ai super bien vécu la suite de la nav’ qui est passée trop vite. »
Seb : « Ouais ouais ouais. »
Océane : « J’ai passé une nav’ agréable parce que mon corps commence à s’habituer à la mer et j’accepte les moments où je suis malade, j’en fait des moments plus tranquille sur le pont pour réfléchir. Je sens que les jours passent vite. Me savoir déjà au Brésil me fait peur, peur que cette aventure me file entre les doigts. Une bonne navigation ! »
Louis : « Pour moi cette navigation est passée à toute vitesse, je ne réalise pas encore que je suis sur un autre continent, dans un autre hémisphère. Malgré un début très difficile (j’étais malade) j’ai trouvé cette navigation très agréable et je suis content de l’avoir vécu mais un peu déçu de ne pas l’avoir vu passée. Je suis content d’arriver sur cette très belle île de Fernando de Noronha. »

Nous avons 10 jours pour découvrir cette île mystérieuse, temps que nous a octroyé l’Administration sans payer la taxe...


Timothée et Louis


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