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26 février 2010

Le 25 février 2010... Ici la Terre!!!


La lettre Collective d’Emmanuel et Christophe:

Du départ de Mindelo au Cap-Vert à l’arrivée à Fernando da Noronha au Brésil...

Après le départ de GSéb et Morgane nous avons navigué pour découvrir l’île de Fogo.

… Le mouillage de Cavaleiro que nous découvrons au fur et à mesure que nous approchons abrite un voilier, mais c’est déjà presque trop! Il faut, pour mouiller, faire une manœuvre plus délicate que d’habitude car le ressac et l’étroitesse du lieu nous obligent à nous amarrer par l’arrière à la digue, en plus de l’ancre à l’avant. Christophe part à la nage, l’amarre attachée autour de la taille tel Kevin Costner dans Waterworld, et c’est sous nos applaudissements et l’œil intrigué des Capverdiens présents qu’il rejoint la digue, Paul fera de même avec une deuxième amarre, également sous nos applaudissements. L’équipage réuni à bord, nous décidons de faire une rando de 24h sur le volcan de l’île, qui culmine à plus de 2800m d’altitude.
Marion.

Hier, nous avons pris un aluguer qui nous a monté jusqu’au cratère, nous avons passé la nuit à l’intérieur de celui-ci allongés sur un tapis de « picon » (poussière volcanique).
Ici, il y a des mimosas, des eucalyptus, et d’autres petits arbustes. Parmi eux, il y en a qui ont des graines et à l’intérieur des sortes de pignons. Paul y goûte en premier, il en propose à Bonnie et moi ; c’est assez bon. Et de fil en aiguille tout le monde (mis à part Christophe et Juliette qui ont eu une bonne intuition) se retrouve à déguster les petites graines. C’est à ce moment que nous rencontrons un homme du coin qui en voyant la graine éclate de rire. Il nous dit qu’ici, elles leur servent à se purger, par dose de trois à quatre. Alors quand on lui dit qu’on en a mangé entre dix et quinze chacun, je ne vous raconte pas son état. Lui, plié en deux de rire et nous de vomir.
Ismaël.


Puis nous sommes partis pour ce que certains appellent la « Traversée », alors c’est vrai que nous sommes passés de « l’Afrique » enfin les îles du Cap-Vert à « l’Amérique du Sud » enfin l’île de Fernando da Noronha, mais nous avons traversé l’Atlantique à l’endroit le moins large, et les Alizés nous ont poussé tout le long transformant cette traversée en navigation de 9 jours… Comme je (Christophe) suis de « lettre collective » avec Manu je lui ai suggéré de prendre des extraits des textes que chacun a écrits pour le journal de bord, et voici sa sélection :



Le 13-02
Après une nuit réparatrice pour une bonne partie de l’équipage ayant mangé à terre ce qu’il ne fallait pas, nous partons ce matin pour le Brésil. Dans le petit port de Fogo, des pêcheurs sortent des guirlandes de poisson de leurs filets. Ils ont eu de la chance. Cette scène me semble une bonne allégorie du Cap Vert. J’ai effectivement l’impression de laisser le Cap Vert dans un bien meilleur état que je ne l’ai fait, il y a vingt quatre ans. Je n’ai pas beaucoup circulé à terre (beaucoup de choses à faire sur le bateau pour prendre mes marques), mais ce que j’ai vu ressemble à la pêche de ce matin : les conditions de vie me semblent meilleures qu’autrefois. Dernière contribution à l’économie capverdienne : nous allons acheter du poisson aux pêcheurs chanceux. J’ai tout de même une réticence philosophique à parler de « chance » pour des gens qui travaillent dur, se lèvent tôt et ont certainement acquis des compétences qui ne doivent rien à la chance ! Nous achetons donc aux pêcheurs compétents, durs à la tâche et un peu chanceux, deux kilos de poisson, du « chincharron » (transcription phonétique). À un euro le kilo, nos deux kilos achetés ne vont pas faire bondir le P.I.B du pays, mais permettront à quelques gars de vivre de leur travail ; ce qui est bien l’essentiel. Nous avons donc mille deux cents douze Milles à parcourir dans le SSW pour arriver à Fernando. Le briefing sécurité étant fait, la météo prise, nous larguons les amarres.
Michel

Le 14
Ce matin c’est jour de fête, on fête deux anniversaires. Le premier c’est que ça fait deux mois que nous sommes réunis pour le voyage. Le deuxième, c’est celui de Régis qui passe dans sa trente-deuxième année. C’est peut-être grâce à tous ces évènements qu’on a le droit d’avoir des CRUNCH et du lait au petit dèj’. Un ou deux joyeux anniversaires plus tard, on fait le récapitulatif des quarts passés. La mer est calme, le vent vient par l’arrière, on s’apprête a hisser le spi pour la première fois. Oups ! Excusez-moi tout le monde ne sait pas forcément ce qu’est un spi. Le spi est une grande voile creuse et triangulaire qu’on utilise quand le vent vient par l’arrière. Ça y est, le soleil est au zénith, nous le shootons enfin avec le sextant, appareil qui sert À trouver sa position sur la mer grâce aux astres. On calculE l’angle entre le soleil et l’horizon, une fois l’angle trouvé quelques calculs nous permettent d’établir une position précise.Paul


Le 15
Et en sortant quelques minutes sur le pont car il faisait très chaud dans la coque, je vois l’eau qui est tout autour de nous bleu turquoise. J’ai envie de me baigner. Mais à peine le temps d’aller finir mon mail que, lorsque je retourne sur le pont pour me laver à la traîne, l’eau a déjà changé de couleur. Elle a repris sa couleur habituelle, bleu foncé. J’étais dèg’ ! Tant pis je reste sur le pont, je n’ai pas encore barré, je crois, mais je sais qu’on va venir me le demander.
BONNIE

Le 16
Plus tard dans la matinée, Michel explique les « empannages » (action de faire passer la grand-voile d’un bord à l’autre du bateau en vent arrière), moi je filme car depuis Fogo, on a commencé à filmer, cela donnera peut être un petit film sur la traversée. Après l’explication théorique, s’ensuivent deux empannages en vrai pour la pratique.
Christophe

Le 17 février 2010
LA CABINE
En ce moment, sur le bateau, les cabines c’est quelque chose ! Soit il fait trop chaud, soit ça bouge trop, ou alors ça pue trop ; alors j’ai demandé comment chacun verrait sa cabine de rêve.
Pour moi, la couchette de mes rêves, c’est chez moi, ma chambre avec mes affaires, ma console et mes vêtements.
Emmanuel

Le 18/02/2010
Sept heures. Réveil en petites brioches dorées avec Bonnie, entre les quatre murs de notre cabine à pain. Première nuit sans pardessus, le corps brûlant, véritable éponge d’humidité. Je me sens fourbue par mes quatre nuits ciselées précédentes. Dehors, à l’air libre, les visages brassés par l’air tiède, en communion autour de breuvages brunâtres, quelque chose se trame. Dans le filet arrière, une poignée masculine de nos matelots dirigée par Paul frétille autour de la ligne de pêche. Caramba ! Après deux mois de boutades comme : « mais alors que va-t-on souper dans ce cas ? », après plusieurs leurres évadés ou arrachés, la roue tournerait enfin ?! Assise en croix au côté de Christophe, je ris de son rictus dubitatif. Roule, roule, ligne de pêche, autour de ta bobine, et apporte-nous matière à cuire. Ça se rapproche, certains devinent un sac plastique jaune, d’autre un poisson d’or. C’est une dorade coryphène de belle taille, qui rutile, comme un soleil dans la vague où elle s’arqueboute férocement. Malgré le nombre et la concentration du corps professionnel de pêcheurs, la bête sera un peu tardivement achevée. Elle dansera la gigue sur l’annexe, étreinte par Paul plutôt bon cavalier. L’air blesse la bête, elle saigne abondamment des branchies, pas gai. Je vous supplie d’achever sa lutte ! Je me sens transparente, Paul va chercher un couteau dans la cuisine, semant de petites traces de talons ensanglantées. Brrrrrrrrr…
On se croirait dans la pièce interdite par Barbe Bleue, finissons-en ! Notre capitaine fringant, saisit une manivelle et frappe à deux reprises notre dorade sur la crête, à la nuque. La paix est revenue sur le navire, Bonnie jure de ne pas manger de cette pauvre bête, attristée, des photos sont prises, Ismaël rince consciencieusement le sang et déjà la bête commence à être découpée pour le déjeuner. Quittée de ses couleurs de vie, la bête qu’on estime d’à peu près un mètre gît dans un seau. Aujourd’hui ce sont Ismaël et Paul les cuistots, ça ne pouvait pas mieux tomber.
Juliette

19/02/10
Réveil vers 7h10. Nous sommes toujours en vie, je suis rassuré. Cette nuit Michel avait décidé de confier la responsabilité d’un quart de nuit à Paul, Ismaël et Juliette. Eh oui, les choses avancent sur Grandeur Nature, certains gagnent en autonomie et ça fait plaisir à voir. Paul vient donc de passer son premier test en tant que chef de quart et demain c’est au tour d’Ismaël.
Régis

Le 20
Ce matin quand l’équipage se réunit dans le cockpit, quelque chose a changé. Durant le quart de Christophe et Juliette, nous avons passé l’équateur, nous voilà donc dans l’hémisphère Sud. Autre nouveauté : nous sommes 11 individus à bord ce matin : notre noddy brun est toujours sur le pont depuis qu’il s’est posé hier sur notre embarcation, visiblement exténué. Ismaël, notre expert, pense qu’il s’agit d’un oiseau qui n’est pas encore mature, qui ne peut vivre sans ses parents, il les aurait donc perdus. Il n’en fallait pas plus pour bouleverser Bonnie, Juliette et même Manu qui voulait même lui donner un peu de sa langouste pour qu’il reprenne des forces. On ne peut s’empêcher de s’imaginer ce qui a amené ce jeune oiseau à se poser sur le bateau : Régis pense à un amoureux fougueux voulant rejoindre sa belle, l’ayant vue partir vers le sud au-dessus d’un bateau de pêche. Manu y voit un voyageur voulant changer d’hémisphère, et pis tant qu’à faire, en naviguant plutôt qu’en volant. Mon hypothèse serait plus celle de la fugue, conséquence d’une impulsivité adolescente, un jeune oiseau qui se serait senti incompris par ses parents suite à une histoire de vol à l’étalage à la criée, ou d’une virée nocturne trop tardive…
Marion

22 Février
« Arrivée Fernando de Noronha »
Aujourd’hui, ça fait tout juste 10 jours que nous sommes partis du Cap-vert. Il fait super beau et chaud, comme d’habitude, des dizaines d’oiseaux nous escortent pour notre arrivés : fous de bassan, fous bruns, noddys, océanites, puffins… Ils sont tous là, comme s’ils s’étaient réunis pour l’occasion, il y a même un banc de bonites (thon) qui nous accompagne depuis hier et qu’on essaye de pêcher mais en vain.
Eh oui, la traversé est déjà terminée. Nous sommes partis du Cap-vert le 13 Février à 11h , tout d’abord au moteur, puis sous spi ( grande voile qui se gonfle sur l’avant du bateau quand il n’y a presque pas de vent), puis au génois (un peu moins grand, il accepte des vents un peu plus forts, jusqu'à 15 nœuds), puis au yankee (encore plus petit, il est assez solide pour tenir à 30 nœuds de vent lorsqu’il est arrisé). Les journées sont consacrées à faire les tâches ménagères, nos « responsabilités », à apprendre la nav, à nettoyer nos cabines, à écrire nos textes, à faire nos dessins, à écrire notre journal de bord personnel, à apprendre à se repérer avec les astres et le sextant, à faire des petits exposés - jeux sur des thèmes bien particuliers et quand il nous reste du temps, nous baigner à la traîne.
La nuit, pendant nos quarts nous contemplons les dauphins effectuant des ballets au milieu des planctons bioluminescents, ou sautant dans la lumière de la lune. Sinon, nous profitons de ces moments d’intimité pour parler. Bref, vraiment sympa ces quarts de nuit (pour ma part en tout cas).
Nous sommes aussi passés par Sao Pedro et Sao Paul : trois petits bouts de rocher perdus au beau milieu de l’Atlantique, où seuls quelques pêcheurs, des militaires ou parfois quelques étudiants chercheurs sont présents. Sinon, les îles sont pleines de noddys, de fous et de crabes venant ici pour se reproduire et se reposer. Lorsque nous y avons débarqué, aidés par des pêcheurs, il y avait trois chercheurs Brésiliens qui nous ont parlé des oiseaux. C’était vraiment impressionnant. Certains se croyaient dans une émission de la 5, pour ma part j’avais tout simplement l’impression de rêver, tous ces oiseaux autour de moi, c’était vraiment trop bien. Et en plus les pêcheurs étaient vraiment super sympas, ils nous ont même offert 8 langoustes : un vrai régal.
Mais aujourd’hui, fini l’odeur du linge qui pue dans les cabines, les poissons volants échoués sur le pont, les quarts de nuit, les baignades à la traîne, les draps qui collent, les tours de barre…
Il est 13H et doucement l’île de Fernando monte dans le ciel, au fur et à mesure que nous avançons, les petits détails se précisent, les couleurs se dessinent. Nous avons parcouru 1283 milles (= 2376km) pour venir du Cap-vert jusqu’ici avec une moyenne de 5,3 nœuds de vitesse.
Il paraîtrait qu’ici il y a plein d’oiseaux, des tortues, des dauphins, et des requins. Je suis assez partagé: j’ai trouvé la nav’ un peu trop courte, mais je suis super content d’être arrivé dans ce paradis terrestre. À 16H30, nous sommes au mouillage, un gars du coin nous prête son corps-mort (bouée d’amarrage). Paul et moi pouvons enfin passer la nuit sur le filet.
ISMAEL…

Bon, nous y sommes, au Brésil, à Fernando da Noronha, une île qui a été élue deuxième endroit le plus beau de l’Amérique du Sud, après la Patagonie et avant le Bassin de l’Amazone ! Et qui possède 3 des plus belles plages du Brésil ! Mais ça c’est une autre histoire !

Christophe et « Manu », le 25 février 2010

19 février 2010

des nouvelles du bateau...

Le 19 février 2010
Bonjour à tous,
Voilà quelques nouvelles du bateau que nous avons eu par téléphone satellite hier soir. Ils sont toujours en pleine traversée de l'Atlantique. Il fait beau, il fait chaud. Le vent arrière les pousse vers les côtes du Brésil. Ils avancent à une vitesse de 7 noeuds. Tout le monde va bien à bord. Ils sont à 600 milles de Fernando de Noronha, l'île où ils vont faire escale pendant 2 semaines, où ils vont retrouver les dauphins et les tortues.
Le passage de l'Équateur n'est qu'à 300 milles, c'est à dire une journée et demie de navigation s'ils continuent à avancer à cette vitesse.
Ils pensent arriver dans 4 ou 5 jours.
Ils ont pêché leur premier poisson de la traversée, une belle daurade coryphène de plus d'un mètre paraît-il, dixit Paul et Ismaël, les pêcheurs du jour!
Kélig

12 février 2010

lettre collective n°4 le 12/02/09



Le Cap Vert, le dépaysement du voyage, la rencontre des gens aux goûts salés de la mer brisant sur cette plage de sable moelleux, mélange d’ici et d’ailleurs où résonne le son de Cesaria Evoria. Santa Luzia, îlot désert mais riche de nature, pur, sans artifice, où tous les membres de l’équipage trouvent leur plaisir. Il nous faut naviguer vers une autre île, vers Sao Vicente, pour re remplir le bateau de provisions. Notre intendant, Emmanuel nous signale une rupture de stock imminente en riz, pâtes, farine et légumes en tout genre. Nous arriverons sur Mindelo le 26 janvier. Ici, nous faisons les douanes, les courses de frais, les connexions internet après cet excellent sevrage de 10 jours, téléphone pour l’association, dépenser, consommer, un truc qui pourrait rimer avec BEURK. On était bien, nous, sur notre bateau sans tout cela. L’avantage c’est que l’on va pouvoir organiser nos randonnées pour la découverte de Santo Antâo avec ses champs de cannes à sucre, ses paysages splendides aux saveurs de rencontres et aux bons goûts de bananes… Le bateau, lui se dirige vers Tarafal pour voir ce village de pêcheurs, puis Saô Pedro où l’équipage attendra les groupes de randonneurs qui rentreront successivement. Cela fait du bien de séparer le groupe. De l’air frais dans nos têtes sans cette promiscuité. Plein d’aventures attendent chacun et vous pourrez les apprécier en lisant les journaux de bord. Le 03/02/10 Michel et Christophe sont arrivés sur le navire avec plein de courriers, Ils resteront 3 mois ; Morgane et Séb eux, leur laissent la place, après ce mois et demi passé avec les jeunes. Depuis leur départ, nous travaillons sur le bateau, nous faisons nos dernières courses, nous grattons les coques, nous écrivons nos dernières lettres, nos derniers mails avant de partir pour la grande traversée (le départ est prévu pour le 12 février). Avant, nous ferons une dernière petite escale de 2 jours à Fogo.
Et après…. Adieu le Cap vert.

Maintenant pour toi c’est quoi le Cap Vert ? :

Morgane : c’est des retrouvailles, c’est des îles abruptes avec beaucoup de vent, c’est aride. Se cachent des vallées recouvertes de cannes à sucre… (des petits trésors), des gens très ouverts et avenants. C’est la première escale aux goûts d’Afrique. Ça dépayse et cela donne envie d’être généreux. C’est le moment où on commence à s’ouvrir et à s’intéresser à ce qui nous entoure. C’est le début du partage avec des étrangers.
En un mot : le Cap Vert, qué legal (c’est cool) et pas un seul moustique…

Séb : Belles rencontres de gens accueillants et simples sans calcul. C’est le départ pour moi du bateau.
En un mot : Cap vert et sape et sape a gagal, hôp !!!!.

Bonnie : c’est magnifique, les gens sont sympas et ouverts, il fait chaud, c’est même lourd, c’est différent de la France… je sais pas…
En un mot : je ne veux pas partir non je ne veux pas…

Régis : c’est l’hôpital de Mindelo, je commence à penser sérieusement à visiter un hôpital dans chaque pays même si personne sur le bateau ne se blesse, des gens vraiment charmants qui ont le sens de l’accueil. Des supers plages, des vagues, des plongées et du fromage de chèvre. On m’avait dit que les Capverdiens et les Capverdiennes étaient beaux ; et maintenant je peux le confirmer.
En un mot : la chaleur.

Manu : c’est plein de gens sympas et aimables qu’on ne rencontre pas forcément au bateau. Il y a de très belles randos à faire et de beaux paysages à voir. Des plages de galets, des marchés pas très remplis et pas très colorés contrairement à ce que je pensais, ah si un peu quand même.
En un mot : c’est un archipel particulier.

Marion : c’est tranquille, un bel archipel avec des Capverdiens amoureux de leurs îles, très accueillants, généreux, fiers de montrer la beauté de leurs îles. Des plongées de fous, aussi bien des paysages arides et déserts, verdoyants, pleins de vies. C’est la pêche, la canne à sucre et la confiture de papaye fermentée (qui n’est pas si mauvaise).
C’est aussi le métissage des hommes aux peaux claires et aux yeux verts opales.
En un mot : déception de ne pas être allée pêcher avec les pêcheurs.

Paul : c’est la simplicité des gens, la beauté des paysages, la sécheresse, le mauvais tourisme. En un mot : la générosité des gens.

Malvic : une île pauvre pleine de bonne humeur, il y a du vert suivant les régions.
En un mot : paradisiaque (l’île de Santa Luzia).

Juju : c’est mon coup de foudre parmi toutes les contrées rencontrées. J’ai trouvé les habitants et les gens adorables, d’une générosité rare. Le départ de Morgane et Séb pour l’arrivée de Christophe et Michel, cela fait un pincement aux cœurs et un coup de joie.
En un mot : je reviendrais bien habiter sur Sao Pedro.

Ismaël : de magnifiques îles paradisiaques sorties des mers, où la pauvreté se transforme en richesse, la richesse des gens qui s’entraident, qui donnent et qui profitent de la vie. Des super rencontres plus enrichissantes les unes que les autres. Comme un début de quelque chose entre les membres du groupe, un lieu qui nous rappelle à une certaine simplicité de vivre, un site exceptionnel pour ses oiseaux. C’est magnifique.
En un mot : c’est « le voyage ».

Ismaël et Seb.

27 janvier 2010






Bonjour à tous !

Marion et moi (Bonnie) reprenons la suite de Régis et Paul pour vous raconter la suite de notre voyage.

Le bateau quitte la Palma pour la Gomera le 8 Janvier pour y récupérer le courrier et envoyer les mails. Pour ne pas payer la marina de San Sebastian, nous retournons au mouillage de la Playa Roja (où nous nous étions arrêtés la première fois pour le nouvel an). L’ambiance à bord est toujours très compliquée, ce n’est que lorsque nous larguerons les amarres pour le Cap-Vert que nous retrouverons une ambiance de groupe agréable.

Encore une fois Malvic abîme son plâtre, nous devons le déposer avec Régis au port de Santiago pour aller à l’hôpital sur l’Ile de Tenerife. Pendant ce temps, nous reprenons un rythme de navigation pour arriver à Valle Gran Rey. Nous trouvons un mouillage pour la soirée et repartons le lendemain matin. Après une vie de groupe mouvementée, on profite un peu de moments plus apaisés en passant plus de temps ensemble. (Des quizz avec Séb, de la plongée, les dauphins et les globicéphales, découverte de l’aile pour nager à la traîne). Arrivés à Valle Gran Rey (le 12), nous mouillons juste à côté d’un petit port, et c’est ici que Malvic et Régis arrivent, juste après manger, dommage, ils ont raté le repas. Mais bonne nouvelle, Malvic n’a plus son plâtre, ça ne sera plus un souci pour la baignade. A Valle Gran Rey, nous organisons notre départ pour la traversée vers le Cap-Vert. On y fait les pleins d’eau, quelques courses et le lendemain matin (le 14 janvier), on appareille. La journée qui a suivi, nous avons eu la chance de voir plein de dauphins et de globis pas longtemps après avoir levé l’ancre. On essaye de nager avec eux avec les ailes, mais ils partent avant qu’on plonge dans l’eau, une fois de plus ce n’est pas aujourd’hui que nous nagerons avec les dauphins. Un peu plus tard dans la journée, nous faisons les pronostics sur le jour d’arrivée au Cap-Vert. Certains tiennent compte du vent, des marées, des courants, et d’autres au « pif ». Haha… on verra quelle sera la meilleure méthode ! En attendant on ferme l’enveloppe qu’on n’ouvrira que le jour de l’arrivée !

Ca y est, nous voilà partis pour quelques jours de navigation… Le matin, on travaille la tête : cours de Portugais, écriture des textes, cours de navigation, topo sur les moteurs etc.… L’après midi, on se détend, on se baigne à la traîne et on commence une nouvelle activité : la lecture collective. Morgane nous lit « Oscar et la dame rose » en deux épisodes. Régis prend le relais, et nous lit les carnets de bord de la Baleine Blanche, association qui organisait les même types d’expéditions que Grandeur Nature… Autre habitude que les garçons (Ismaël, Paul, Malvic, Manu) ont prise dans la vie à bord en navigation : jouer au saboteur, cadeau que la maman d’Ismaël nous a offert pour Noël, merci Dominique !

Le rythme de la navigation nous oblige à nous coucher plus tôt, peu après le soleil, vers 20h30, car nous nous levons la nuit pour faire nos quarts. Pour certains, c’est moins difficile que pour d’autres de s’extraire de son lit la nuit. Parlons un peu des quarts de nuit. Déjà, pourquoi on appelle ça « quart de nuit » ? Parce qu’il y a 4 quarts assurés par 2 ou 3 personnes pendant 3h. On pourrait penser que 3h c’est long ! Mais en fait ça passe vite : on discute, chaque nuit on en apprend un peu plus les uns sur les autres, on regarde le ciel étoilé, on est surpris par les planctons phosphorescents, parfois même passent quelques dauphins ou atterrissent des poissons volants. Et hop, c’est la fin du quart, il faut aller réveiller les prochains !

En ce qui concerne les derniers jours de navigation, la mer est assez agitée. Donc nous ne pouvons pas nous baigner. Alors on regarde les poissons volants, et on guette le coucher de soleil en espérant voir le fameux rayon vert, que nous n’avons pas vu, tant pis !

Quelques jours avant d’arriver, Christophe nous appelle pour nous confirmer le lieu où nous devons confier l’éolienne. Alors pour résumer l’histoire de l’éolienne : euh… Elle est à bord depuis le départ du bateau (de Sète, France), on devait l’amener à Yves et Soso chez qui nous étions accueillis en Casamance (Sénégal). Mais l’escale ayant été remplacée par le Cap-Vert nous devons donc la confier à Sylvain et Armelle qui eux la ramèneront en Casamance, car ils voyagent en bateau (monocoque). Donc nous avons rendez-vous à Sal, au Cap-Vert. C’est 3 jours plus tard que nous arrivons, le mercredi 20 janvier. Surpris par les usines de raffinerie et les bâtiments industriels, on s’attendait à des plages paradisiaques recouvertes de cocotiers avec quelques pêcheurs par ci par là… Mais non, nous ne resterons qu’une journée et 1 nuit. Par contre, nous avons rencontré des jeunes Capverdiens très sympas, avec qui nous avons joué au foot (pour les garçons), et prêté nos bras aux jeunes filles qui nous tendaient leurs bébés (pour nous les filles). Du coup, on a fait aussi la connaissance de Sylvain et Armelle et de leurs 2 petites filles Margot et Louise, que nous avons invités à manger le soir même de notre rencontre.

Nous mettons ensuite le cap sur Santa Luzia (le 21), où enfin nous explorerons une plage magnifique, il ne manquera que des cocotiers sur cette île déserte et aride… Le sable blanc, l’eau transparente, le paysage lunaire, plein de beaux coquillages, des plongées à couper le souffle… Certains ont même vu leur premier requin (une vache de mer).


Voilà, notre récit s’arrête ici (pour cette lettre), on se dit tous que ce n’est pas la dernière fois que nous aurons droit à de si beaux paysages. Il nous reste encore 6 mois de fabuleux voyage.

Merci de suivre nos aventures, à bientôt.

Bonnie et Marion

9 janvier 2010

Lettre collective n°2 (du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010) :





Lettre collective n°2 (du 26 décembre 2009 au 8 janvier 2010) :

Nous sommes le 26 décembre 2009 et aujourd’hui deux groupes partent du bateau pour randonner sur l’île de Ténérife où les conditions climatiques défavorables nous forcent à rester. Un premier groupe composé de Ismaël, Manu, Marion et Paul se lance à l’attaque du grand et majestueux Teide (le plus haut sommet d’Espagne). Le deuxième groupe exclusivement féminin formé de Bonnie, Juliette et Morgane part de son côté pour une rando normalement un peu moins sportive. Reste alors sur le bateau un équipage très restreint composé de Seb, Malvic et Régis. Ces derniers après une dernière plongée à Abona, prennent la direction de El Médano le 27 décembre afin de pouvoir y accueillir les deux groupes de rando. Cette navigation fut heureusement bien plus simple et tranquille que la précédente tentative que nous avions faite tous ensemble. Cette même journée notre capitaine Seb en profitera pour s’évader quelques heures en se rendant à terre sur internet ce qui ne lui arrive pas souvent.
Le lundi 28 décembre commença de diverses manières. Pendant que certains contemplaient le lever de soleil au-dessus des nuages, Malvic et Régis se préparaient pour aller faire une visite de contrôle à l’hôpital, qui ne révéla aucune complication. Dans l’après-midi, le groupe des filles arrive sur la plage qui se situe entre la Punta Roja et El Medano en face de notre nouveau mouillage. Malvic bataille alors à diriger l’annexe au milieu de dizaines voir de centaines de Kite surfeurs pour qu’elles rejoignent le bateau et que Juliette et Bonnie puissent enfin se laver après trois jours sans bain. Pour ce qui est du deuxième groupe, il nous apprend en rentrant que l’ascension du Teide n’a pu avoir lieu pour cause d’argent manquant, malgré la volonté et les nombreux arguments avancés par nos quatre randonneurs.
Le 29, il faut reprendre un rythme plus classique, ce qui n’est pas du goût de tous. En effet, il faut insister pour que les textes soient écrits et que les lessives se fassent, un classique en somme. Toutefois la journée connaîtra aussi quelques moments de détente comme la plongée que feront Morgane, Ismaël, Seb, Manu (sa première vraie plongée) et Paul, ou encore une petite balade fort sympathique sur la Punta Roja pour Juliette, Ismaël et Régis. Le soir, le vent tournant et le mouillage n’étant plus à l’abri, nous bougeons de quelques centaines de mètres pour un endroit plus paisible.
Le 30 la décision de partir pour une nouvelle île est prise. Cela se fera le lendemain. Pendant la journée nous ferons un groupe de parole avec tout l’équipage, une fois de plus bien animé.
Le 31 nous partons donc vers 11h environ pour la Gomera où nous trouvons un petit mouillage pour y fêter la nouvelle année. Cette fois -ci personne ne sera vraiment victime du mal de mer. Une fois sur place nous ferons une première plongée, suivi d’un repas festif, et d’un jeu que l’on nomme le chabadabada.
Nous restons au final plus longtemps que prévu sur ce mouillage, puisque les contrats des jeunes nous prennent plus de temps que prévu. Eh oui, tout n’est pas toujours tout rose sur ce début de séjour et nous passons beaucoup de temps à essayer d’instaurer un rythme de croisière type. Il faut dire qu’il est beaucoup moins amusant d’écrire ses textes et de faire sa lessive ou sa cabine, que de plonger ou de se promener, sans compter que certains peuvent connaître des coups de blues.
Le 2 nous partons après avoir terminé les contrats, donc dans l’après-midi, en direction de La Palma. C’est l’occasion pour les jeunes de faire leur premier quart de nuit puisque nous arrivons à Santa Cruz au petit matin. Ce sera une première expérience intéressante qui permet de montrer aux jeunes une autre facette de ce qui les attend dans les mois à venir.
Le 4, nous partons tous randonner mis à part Seb. Trois groupes de trois vont dans des directions diverses. Grosso modo, Ismaël, Bonnie et Morgane vont parcourir le nord de l’île. Juliette, Manu et Régis traversent l’île d’est en ouest. Et enfin Malvic, Paul et Marion vont vers les hauts sommets de l’île. Les trois groupes reviennent très satisfaits les 6 et 7. Il faut dire que l’île est vraiment faite pour la rando et qu’elle regorge de merveilles naturelles. Et puis les petits groupes c’est aussi plus sympa pour faire connaissance et passer de bons moments. Certains se sentent moins obligés de faire le spectacle quand le groupe est plus restreint.
Bon là nous sommes le 8 et il y est temps que je vous laisse (Paul est déjà en train de préparer ses affaires), car tout le monde s’active pour bouger à nouveau, direction la Gomera pour une courte escale destinée à récupérer le courrier que vous nous avez peut-être envoyé.
Cela va faire du bien de quitter la ville et de partir naviguer au grand air, en tout cas moi j’en ressens le besoin.
Allez à bientôt et prenez soin de vous.

Paul et Régis

4 janvier 2010

Bonne Année à tous!!




De la part de Grandeur Nature.

29 décembre 2009

la première "lettre collective" de l'Expédition 2009-2010


Oui allo ?
Hello c’est Christophe, on part !
Pour de vrai ?
Quelques jours plus tard, on prend le train pour Montpellier depuis la gare de lyon. A Montpellier, le grand sourire de Kélig nous accueille. On charge la camionnette et on prend la route pour Roussière à une demi-heure de là. Arrivés dans une jolie de l’extérieur et fonctionnelle de l’intérieur résidence où nous passerons quelques jours. Il est bon de retrouver tout le monde. Tous les jeunes sont là, Christophe et Kélig mais aussi Régis et Morgane revenus du bateau qui nous attend aux Canaries.
Autour de la maison, s’étend une végétation plutôt aride, mais charmante, un peu à la Manon des sources, qu’on découvre par quelques balades avec un soleil timide. Puis, l’anniversaire de Kélig, les galettes de Morgane, le foot catch des garçons, les douches encore chaudes, la grande cheminée, les visites de Michel et Wilfried, la raclette de Christophe et Bonnie, les chocolats d’Emmanuel, la guitare d’Ismaël, la salade de fruits de Malvic, la guirlande de Régis, et les monstrueuses bûches de Paul. Voilà le week-end terminé. Première destination: les Canaries, on prend l’avion depuis Barcelone pour arriver sur Ténérife, la plus grande des îles des Canaries. Notre arrivé sur l’île est étonnante.
Le paysage est vraiment éloigné de ce que j’avais pu imaginer. Immense île, très montagneuse. La ville de Santa Cruz de Ténérife est très commerçante, certains auront visité en allant au marché pour les courses ou pour aller chercher le pain… Mis à part la végétation, la température, la langue et le look des habitants, le dépaysement reste mince. On reste sur le territoire européen quoi. On retrouve le bateau avec joie ainsi que Séb notre capitaine et Marion. On passe deux nuits au port, puis vient notre première navigation. Je fais partie des malades, mais il y a aussi les heureux ou les surexcités. Et pourtant, c’est une mer calme, ça promet ! A peine une demi heure après notre départ, deux dauphins viennent jouer et virevolter à l’avant du bateau. Quelle chance! Spectacle magnifique, la danse aquatique de ces animaux si agiles. Tout le monde a le sourire. Après une baignade en pleine mer et cinq heures de navigation, on détermine notre mouillage à l’abri dans une crique pour la nuit. On est presque seuls. La mer est claire, le vent tiède. Au loin, une plage, la ville cubique et bariolée, puis un champ d’éoliennes. Réveil cheveux au vent, sur fond musical. Cool. Le vent lave un peu les angoisses suite au chamboulement qu’entraînent toutes ces séparations.
La vie à bord s’organise et l’on apprend tout doucement les habitudes de ce navire. Les premiers contrats (qui déterminent les buts à court terme que l’on se fixe pour progresser ou afin que cela se passe mieux avec le groupe….), les responsabilités sur le navire que chaque jeune doit prendre (apprendre à s’occuper du moteur, à vérifier l’électricité, la sécurité, l’annexe…) Il faut aussi commencer à vivre ensemble et cela demande pas mal d’énergie d’harmoniser tout cela.
Deux premiers groupes de rando s’organisent. Marion part avec Bonnie à l’aventure dans les montagnes vers Las Vegas… Morgane, Paul, Emmanuel et Juliette reviendront après quelques heures de bus, dégoûtés de la pluie incessante dans les hauteurs de cette île.
Le vent de sud souffle fort et nous amène pas mal de pluie. Ce n’est pas évident sur le navire et tout devient humide. Cela ne nous empêche pas de vivre ou de profiter de la plage où nous nous roulons dans le sable, des plongées dans l’eau assez fraîche mais sûrement bien plus chaude qu’en France. Cela n’a rien à voir avec nos 22 à 23°c.
Nous resterons sur le mouillage d’Abona, après deux tentatives de sortie pour trouver un autre abri sur Médano. Le vent est vraiment trop excité… Nous passerons un noël très particulier où Mike et Eva nous rejoindront pour partager le repas spécial préparé par Juliette Bonnie et Ismaël pendant toute la journée. Le bateau est décoré.
Départ en randonnée et au moment où je vous l’écris une équipe de "grands marcheurs" composé de Emmanuel Paul Ismaël et Marion est en route pour le Teïde. Morgane, Juliette et Bonnie vont prendre un peu de bon temps en espérant que les trois jours de beau temps annoncés par la météo soient juste…
Le bateau attend de nouveau le groupe de randonneurs en se déplaçant vers El Médano à 10 milles plus au sud, le vent s’étant un peu calmé (pour combien de temps ???)...
En attendant d’autres nouvelles, toute l’équipe de grandeur nature vous souhaite de belles fêtes et vous envoie un peu de chaleur des Canaries…

Juliette et Seb







22 novembre 2009

le bateau est parti de Sète!







Bonjour, à tous.
Le bateau est parti ce dimanche midi du port de Sète. Avec un équipage de grands pour amener le bateau aux îles Canaries et permettre à l'Expédition 2009/2010 d'avoir lieu!
L'équipage les rejoindra aux îles Canaries vers la mi- Décembre!
Souhaitons leur: "Bon vent!"
Christophe, Kélig et Wilfried (l'équipe à terre).

16 septembre 2009

L'Expédition 2009/2010


En octobre démarre notre prochaine expédition en Atlantique, un projet de 9 mois, pour lequel nous recrutons 3 jeunes confiés par l’A.S.E et 3 jeunes « de famille». En juillet a eu lieu le stage de préparation pour l’expédition 2009/2010, un stage de deux semaines à terre.

Avant de participer à ces stages, une rencontre est nécessaire avec le jeune, son référent et les parents (si c’est possible), afin de lui présenter le projet et de s’assurer qu’il a envie d’y participer. Ce qui impliquera de grands changements pour lui:
9 mois sans voir ses proches, règles de vie très strictes à bord, pas de portable, cigarettes et alcool interdits pendant tout le voyage, sorties réglementées, etc. .

Vous trouverez plus de renseignements, ainsi qu’un questionnaire à
remplir par le jeune sur le site de l’association: www.grandeurnature.org.

2009/2010: une traversée de l’Atlantique, de l’Afrique au Brésil en suivant les tortues...
Les principales escales: le trajet, les dates.
Départ de Sète, 25 octobre 2009. Navigation vers les îles Canaries. Décembre, navigation et randonnées dans les îles: Tenerife, Gomera, la Palma, Hierro. Navigation vers le Sénégal. Janvier, séjour d’un mois sur le fleuve Casamance sur la presqu’île d’Haère, séjour dans un village de cultivateurs. Février, traversée vers le Brésil. Mars, séjour d’un mois à Fernando da Noronha,
un parc naturel où vivent des dauphins sédentaires.
Avril, Guyane, autour de St Laurent du Maroni et plus en amont sur le Fleuve, observation des tortues luths. Mai, Navigation vers les Antilles. Juin dans les Petites Antilles . Juillet, sortie de l’eau et mise en chantier du Bateau à Trinidad.
Fin juillet retour en France en avion.

L'Assemblée Générale du 17 Octobre 2009 à Sète.


Bonjour,
Nous sommes toujours en plein travaux sur le bateau pour préparer notre prochaine Expédition.
Le départ aura lieu après l'Assemblée Générale du 17 octobre qui se tiendra à Sète.

Tout le monde peut venir mais il faut nous prévenir rapidement.

14 août 2009

le stage de juillet dans l'Aveyron.


Mardi 7 juillet
Nous voilà donc partis pour deux semaines de stage en Aveyron, à la Borie des Gachets. Cet ancien domaine agricole, récupéré par Félix et ses amis dans le but d’en faire un éco-lieu, est fidèle à toutes ces vieilles fermes abandonnées dans lesquelles traînent milles et unes bricoles, telles que de vieux frigos à la peinture écaillée, des tôles cabossées ou des rouleaux de grillages ensevelis par le lierre. Et dans cet amas de ferrailles rouillées on trouve encore des pierres de rémouleurs, de vieilles charrues et tous ces outils classés d’antique aujourd’hui. Plus impressionnant encore, la borie des Gachets semble avoir arrêté ses activités du jour au lendemain. La grange n’a pas été défumée, les hangars sont encore débordants de paille, les tonneaux de vin restent bien alignés dans la cave et l’on retrouve encore des tomates conservées dans de vieux bocaux depuis la dernière décennie. Mais malgré cet aspect miteux, Felix, Vanesa, Palou, Jérome, Elise et tous ceux qui ont aménagé depuis peu à la Borie on su faire de la ferme désaffectée un endroit chaleureux et accueillant. Du coup, nous dans tout ça on s’est installé à côté de l’ancien poulailler et notre principale occupation pour cette première journée de stage fut d’installer le minimum vital pour une quinzaine de jours. Même si le principal est fait puisque Morgane, Christophe, Malvic et moi sommes là depuis deux jours, il reste quand même à construire les toilettes sèches, installer une table, finir la douche et tous ces petits bricolages qui nous faciliterons la vie. Un bref débriefing s’impose donc pendant lequel il est demandé à chacun de se présenter puisque après tout nous ne sommes ensemble que depuis quelques heures. Après cette tâche, qui s’avère déjà assez difficile pour certain, chacun s’investit différemment dans tous ces petits travaux. Certain débordent d’énergie mais ne savent pas la rendre utile et d’autres au contraire sont atteints par un énorme coup de flemme. Du coup c’est plutôt squattage de hamac pendant l’après midi ce qui reporte au lendemain ce qui devait être fait le jour même ! Mais le rythme sera rapidement pris ce qui nous permettra de passer deux semaines sympas ensemble avec ce cocktail de jeunes pétillant. Bientôt le campement sera terminé et nous pourrons faire de longues randonnées pour découvrir cette belle région qu’à l’air d’être l’Aveyron.
Il est 23h00, le camp s’endort, les chiens aboient, vivement demain !
Aurel

Mercredi 8 juillet
Mercredi. De ce jour-là, je me souviens de l’arrivée de Xan et de Kjeld , ce dernier étant notre ultime participant pour le stage dont la venue était pressante tant on écorchait son prénom en son absence (faute de mémoire).
Mercredi, ça y est, notre groupe est au complet. Sauf Ismaël manque à l’appel. Mais Ismaël on le connaît déjà car il a déjà participé au stage de l’année dernière et nous savons que nous l’attendons avec impatience. Nous le retrouverons seulement lundi prochain.
Mercredi c’est aussi le jour où nous finissons d’installer le campement. Les toilettes sèches sont opérationnelles, les tentes sont dressées, bref, ça y est, on a un « chez nous ». Reste à nous découvrir les uns le autres. Un groupe composé de 4 filles et 6 gars venant non pas de France et de Navarre mais de Paris, Marseille, de Bretagne et du midi.
Beau mélange dont on ne connaît pas encore le goût. Sera-t-il savoureux ou détonnant…Seule la suite nous le révèlera. Et pour tout vous dire on réalise ce stage pour cela.
Il nous reste aussi à découvrir les lieux qui nous entourent. Et pour le moment j’ai bien envie de vous présenter nos voisins., que dis-je , nos Hôtes qui nous prêtent le bout de terrain sur lequel nous sommes installés.
Ensemble, ils ont créé l’association Cap des Ailes. Leur objectif est d’accueillir des personnes handicapés et de mettre en place un système de maraîchage.
Pour l’instant, ils sont 5 personnes à y vivre. Vanessa a une trentaine d’année. Ancienne policière, elle vient de Paris et est maintenant naturopathe. Son fils de 5 ans, Ylan, est paraplégique. Il est en fauteuil et adore jouer aux chevaliers avec les jeunes du camp. Vanessa est notre spécialiste très apprécié pour enlever les tiques qui s’attachent un peu trop à nous à mon goût. Elise et Jérôme forment un jeune couple tout juste parent depuis deux mois. Elise à voyagé en Inde où elle a pratiqué des soins de rue. Jérôme aime jouer au chevalier avec Ylan, chercher les couleuvres la nuit avec les jeunes et faire des exercices de cirque. D’après ouï dire il aime aussi faire la grasse matinée. Grasse mat. souvent interrompue par leur fille Yola qui aime dormir téter et surtout être bercée en marchant.
Reste Félix, 77 ans , toujours en action, jonglant entre dossiers de subventions et maître de chantier. Sciant le gui parasite sur les pruniers avant de préparer la chaux qui recouvrira les murs de l’ancien poulailler.
Et puis il y a Palou, 35 ans. Palou a rencontré Félix en faisant du stop et est resté à la ferme pour aider. Oui, ça c’est Palou..Toujours disponible pour filer un coup de main et rigoler… Seul vice peut être : il ronfle intensément lorsqu’il est fatigué.
Eric est là aussi. C’est un ami de passage qui fait des études d’ostéopathe, il fait régulièrement des voyages humanitaires au Togo tandis que Vanessa s ‘investit au Brésil.
Bref, c’est une belle équipe de soignants avec un beau projet en devenir. Beaucoup de boulot en perspective mais une forte envie de revenir à la terre, et au « vivre ensemble ».
Voilà donc comme je le disais, il nous reste à découvrir les lieux qui nous entourent. Reste à découvrir notre goût pour la vie au grand air, notre envie de vivre ensemble en autonomie, coupé de nos habitudes et de nos proches. Mais avec la perspective de se préparer à un voyage pas comme les autres. Un grand voyage à la découverte du monde, des autres et de soi-même. Alors croque, croque la vie et avanti, c’est parti pour 10 jours de stage.
Morgane.



Jeudi 9 juillet
Poules !
Venez vous loger à La Borie des Gachets. Voilà retirées les incontinences de vos précédentes. Les rescapés de cette tâche, bien courageux, respirent désormais avec des poumons chargés.
Vous y serez bien, donnez moi votre confiance et surtout laissez moi vous présenter :
-Bonnie et ses trois spécialités, la danse de Michael Jackson, les célèbres gâteaux aux prunes et sa tendance à mordiller ses congénères.
-Vanda qui adopte une petite araignée, pratiquante de la course à pied dès le matin après le café et la masseuse professionnelle.
-Morgane, la femme qui murmurait à l’oreille des cailloux, la scieuse de choc et de gentilles attentions.
-Paul, petite boule d’énergie, compagnon de train précieux, affamé.
-Malvic, redoutable adversaire de jeu de société, amoureux des tentes à 2 places et bien sur affamé.
-Xan, détient le record de ricochet, détient le pouvoir du couteau et à l’écoute de la nature.
-Aurel, sandwich yolo 3 étoiles, champion de diabolo, motive les troupes.
-Kjeld, martyr héroïque de Christophe, grand lecteur et père fouettard de Babette et Bob.
-Christophe, bourreau de Kjield, positive attitude man, chanteur d’opéra à ses heures perdues.

Je vous devine déjà toutes exitées. Ne perdez pas trop de plumes dans votre frénésie et rejoignez nous vite ! Ici aucunes craintes, pas de dangers et ça, grâce à la barrière cosmique. Trop complexe à expliquer, un tuyau, d’un super chevalier ami de la troupe.
A très vite.
Juliette
Ps : Ismael nous a rejoint, welcome !
Juliette

12 août 2009

Le voyage est fini!







Bonjour, à tous,

Vous devez vous demander ce qui s’est passé depuis le premier juillet…
Et pourquoi ce blog est resté muet !

La réponse est simple, le bateau est rentré à Sète sans passer par un cybercafé !
Puis tout le monde est reparti, chez lui ou en vacances.

Bien sûr vous lirez la fin de leurs aventures dans le dernier carnet de bord que vous recevrez début Septembre…

Au mois de juillet nous avons aussi fait notre stage en Aveyron et attaqué les travaux sur le bateau que nous avons sortit de l’eau à Sète.

Mais pour vous faire patienter voilà quelques photos!

Christophe