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22 mai 2011

Nouvelles de Mai






Bonjour à tous,
Nous sommes toujours dans les travaux sur le bateau, peintures, résine, réparations, mais ça avance, même si depuis la fin des vacances nous ne sommes plus que 2: Kélig et moi!
Pour le livre et bien il est chez l'imprimeur!
Christophe

1 mai 2011













Bonjour, à tous, (enfin à ceux qui consultent encore ce blog ?!)
En ce 1er Mai, « chômé » pour nous (en plus c’est dimanche), quelques nouvelles et quelques photos prisent en avril pendant la première partie des travaux sur le bateau. Une joyeuse et vaillante équipe est venue faire le carénage à Sète, pendant leurs vacances… Benjamin, Marlène, Elodie, Ismaël et Paul sont donc venu mettre les mains dans la résine et la peinture tout en respirant les poussières diverses et toxiques de la « zone aquatechnique de Sète » ! Que du bonheur !
Bien sûr il reste du boulot avant la remise à l’eau mi-juin et les stages de cet été. Ne serait-ce que pour reboucher ce méchant trou que j’ai dû faire dans la cabine avant tribord pour cause de pourriture : À priori 2 vis misent directement dans le bois de la coque pour tenir le filet avant… et par oû l’eau s’est infiltrée !
Voilà, voilà…Je remettrai d’autres photos fin mai du bateau tout beau tout propre pour les stages !

Pour le livre, il doit sortir ce mois-ci ! Dès que j’ai la date je préviens tout le monde et l’on relance la vente du livre !
Christophe

5 avril 2011

Expédition en préparation!

Notre association organise des expéditions maritimes de 4 à 9 mois pour des jeunes de 10 à 14 ans.
Pour ces voyages, nous accueillons des jeunes confiés par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance ainsi que des jeunes confiés par leur famille. Nous n’avons pas de lieu de vie fixe à terre.

Nous pensons que ces voyages sont bénéfiques pour des jeunes de 10 à 14 ans, se sentant capables de tenter l’aventure, et dont l’éloignement avec leur milieu peut permettre de les aider à s’épanouir et à surmonter leurs difficultés sociales et/ou scolaires et/ou familiales.

En janvier démarre notre prochaine expédition en Méditerranée, un projet de 7 mois, pour lequel nous recrutons 3 jeunes confiés par l’A.S.E et 3 jeunes « de famille».

En juillet et août les jeunes interressés peuvent intégrer un stage ouvert à tous nos adhérents,
le stage de rencontre pour l’expédition 2012 aura lieu en octobre.

Avant de participer à ces stages une rencontre est necessaire avec le jeune, son référent et les
parents (si c’est possible), afin de lui présenter le projet et d’étre sûr qu’il a envie d’y participer, ces rencontres auront lieu à partir du mois d’Avril 2011.

2012: sept mois en Méditerranée...
“Sur les traces d’Ulysse”.
Les principales escales: le trajet, les dates.

Départ vers la mi - janvier 2012, pour la Tunisie.
Janvier et Février dans le sud Tunisien dont 3 semaines de randonnée Chamelière dans le Sahara et un séjour dans des familles, dans le village des chameliers. Mars, navigation vers la Crète en passant par Malte, randonnées en Crète en petits groupes.
Avril, les îles Grecques, sur les traces d’Ulysse navigation d’île en île. Mai, navigation le long des côtes du Péloponèse, observation des tortues en Mer Ionienne. Jusqu’à mi-Juin en Adriatique,
les îles de la Croatie. De mi-Juin à mi-Juillet, la Sicile et les îles Eoliennes, les volcans: Etna, Volcano, Lipari, Stromboli.
Juillet navigation vers la Corse en passant par la Sardaigne. Balade en Corse. Retour à Sète, fin du voyage le 11 août .

22 février 2011

On termine la maquette...


Bonjour, à tous,

La maquette du livre est quasiment finie les corrections auront pris presque 2 mois, mais début mars le livre sera à l'impression!
Les stages d'été pour les adhérents sont déjà quasiment complets...
Restera à vendre ce livre, vu le retard que nous avons pris, je n'avais pas osé relancer la vente, mais là il va falloir s'y remettre sérieusement... On compte toujours sur vous!

Christophe

PS: J’avais rédigé ce petit texte pour vendre le livre en décembre avec un bon de commande.
Bon de commande que l'on peut trouver aussi sur :www.grandeurnature.org



Ça y est, Grandeur Nature sort son livre !!

“Grandeur Nature ou la parole des enfants” c’est quoi ?
“Grandeur Nature” est une association qui depuis 15 ans organise des expéditions en Catamaran avec des jeunes. Des voyages de 3 à 10 mois pour découvrir le monde et aller à la rencontre des autres, en Afrique, aux Antilles. De nager avec les mammifères marins, d’assister en vrai à la ponte des tortues Luth et aux amours des Baleines à bosses sur le banc d’Argent...
Sur quinze ans, 81 jeunes et 28 adultes ont vécu ces expéditions, tous ont laissé un peu d’eux-mêmes dans ce projet.
Le projet de Grandeur Nature c’est de permettre à des jeunes en «difficultés sociales» ou pas, de vivre ensemble des aventures, de grandir, de devenir autonome pour mieux revenir à terre avec des envies! Grandeur Nature c’est un lieu d’envie !!

Ce livre raconte quoi ?
Dans ce livre de presque 500 pages, il y a des textes écrits pendant les 15 ans de voyages par les voyageurs (jeunes et grands), plein de belles photos en couleurs (des vielles diapos du siècle dernier et des photos numériques) et des illustrations. Il y a aussi des textes des familles, des témoignages et des interviews sur ce qui se passe après les voyages.
Il y a surtout l’envie de partager avec plus de monde, que ceux qui l’ont vécue, cette aventure humaine, éducative et sociale.

Pourquoi acheter ce livre et le faire acheter par tous vos amis ?
D’abord parce qu’il est intéressant, qu’il est beau, qu’il est pas cher, qu’on a passé 3 ans à le faire et que l’on est pas sûr d’en faire un deuxième (sauf si on en vend suffisamment pour ne pas perdre de sous) ! Que vous ne nous verrez pas à la télé ! (Sauf s’il y a pas d’autre moyens de vendre ce livre, quoi que même là on hésiterait !)
Qu’on est des gens super, les seuls au monde à avoir réalisé un tel projet (?!) et que c’est un bon moyen de nous soutenir !
Que c’est tout petit chez moi et que je n’ai pas la place de stocker 900 livres invendus (en plus il y a des souris !) !
Que de s’émerveiller avec nous, avec les baleines, d’aller se perdre dans le « Zion » en Dominique et de traverser l’Atlantique à la voile, cela vous fera voyager, vous incitera à aller y voir par vous-même et surtout vous donnera à réfléchir sur la beauté de ce monde pour lequel il va falloir se battre vraiment si on veut le préserver !! (Je sais c’est un peu long et lourd comme phrase, comme dirait ma mère, mais vous avez compris le message !)
Franchement, tout ça pour 30 euros, ça vaut le « coût » (même si c’était mieux en vrai)!

Christophe avec Morgane et Kélig, pour Grandeur Nature.

1 janvier 2011

2011 année du livre!


Bonne année à tous!

Ça y est, on lance la souscription pour le livre !!

Tout à une fin, même “Le Livre” commencé en 2007.
Nous sommes dans les finitions sur la maquette. Elle sera prête à imprimer
avant la fin de l’année.
Le livre fera moins de 500 pages
(on essaye!), il racontera les 15 (premières) années d’expéditions organisées par Grandeur Nature, dont les 3 dernières.
Nous avons trouvé un imprimeur qui nous propose un devis de 15000 € pour 1000 livres.
Auquel il faudra rajouter (à l’impression), le prix des envois et la correction graphique de la maquette qui doit être faite par un professionnel de la profession!
Nous sommes partis sur un prix de 30 euros par livre, ce qui veut dire que pour amortir ce coût:

Il nous faut en vendre plus de 500!

Voilà, on compte sur vous tous pour diffuser l’info et vendre ce livre...

Morgane, Kélig et Christophe, pour Grandeur Nature.

Secrétariat: 152 grande rue haute 34200 Sète Tél : 04 67 43 25 64
courriel: grandeur_nature@yahoo.com - Site :WWW.grandeurnature.org

✄ -------------------------------------------------------------------

Le BULLETIN de commande du LIVRE à remplir et à renvoyer
Prix: 30 Euros + 5 euros de frais d’envoi= 35 euros!

Je commande : ………………………… livre(s)

Total de la commande :…………………. Euros.
Chèque à l’ordre de « Grandeur Nature »


Nom..............................Prénom..............................

Adresse............................... ..............................


.......................................................................


.......................................................................


Tel....................................Email...........................

10 décembre 2010

Un livre en 2011



Bonjour, à tous,

Ça y est, on lance la souscription pour le livre !!

Tout à une fin, même “Le Livre” commencé en 2007.
Nous sommes dans les finitions sur la maquette. Elle sera prête à imprimer
avant la fin de l’année.
Le livre fera moins de 500 pages
(on essaye!), il racontera les 15 (premières) années d’expéditions organisées par Grandeur Nature, dont les 3 dernières.
Nous avons trouvé un imprimeur qui nous propose un devis de 15000 € pour 1000 livres.
Auquel il faudra rajouter (à l’impression), le prix des envois et la correction graphique de la maquette qui doit être faite par un professionnel de la profession!
Nous sommes partis sur un prix de 30 euros par livre, ce qui veut dire que pour amortir ce coût:

Il nous faut en vendre plus de 500!

Voilà, on compte sur vous tous pour diffuser l’info et vendre ce livre...

Morgane, Kélig et Christophe, pour Grandeur Nature.

Secrétariat: 152 grande rue haute 34200 Sète Tél : 04 67 43 25 64
courriel: grandeur_nature@yahoo.com - Site :WWW.grandeurnature.org

✄ -------------------------------------------------------------------

Le BULLETIN de commande du LIVRE à remplir et à renvoyer
Prix: 30 Euros + 5 euros de frais d’envoi= 35 euros!

Je commande : ………………………… livre(s)

Total de la commande :…………………. Euros.
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31 juillet 2010

Cette fois-ci c'est vraiment fini!



L'Expédition 2009/2010 a pris fin aujourd'hui. A Balaruc-les Bains, chez l'Architecte du bateau, à l'endroit même où le bateau a été construit. Les jeunes ont retrouvé leur famille.
Dès lundi le bateau sera sorti de l'eau sur le chantier à Sète... Quant à un futur départ, s'il a lieu, ce ne sera pas avant 2011...
A suivre!
Christophe

16 juillet 2010

Le 16 juillet


Voilà, la boucle est bouclée, le bateau rentre aujourd'hui en Méditerranée.
Ils sont dans le détroit de Gibraltar! Et dans deux semaines à Sète!
P.S.: Plein de nouvelles photos sur:http://www.flickr.com/photos/grandeurnature/

7 juillet 2010

Nouvelles des Açores


Grandeur Nature
7, rue de l’océan
00000 Atlantique

aux adhérents et adhérentes
de l’association

Horta le 5 juillet 2010

Bonjour tout le monde,
Actuellement, nous sommes dans les derniers préparatifs avant de reprendre la mer demain, et pour tout vous dire nous avions complètement oublié de désigner quelqu’un pour vous écrire. Heureusement, Kélig, la plus expérimentée d’entre nous, vient de se souvenir de notre oubli. On aura beau dire ce que l’on veut, l’expérience ça a toujours du bon. Du coup, avec Aurel nous nous sommes proposés pour vous raconter ces deux dernières semaines. Aurel ? Eh bien oui comme cela a déjà pu se produire, nous avons accueilli une personne supplémentaire à bord pour terminer le voyage avec nous. Il s’agit d’Aurel qui a participé au séjour il y a deux ans. Il connait donc très bien le bateau et l’organisation à bord, même s’il lui arrive de pointer certaines différences de fonctionnement par rapport à ce qu’il a déjà vécu. Mais avant de le laisser vous raconter son arrivée et ses premiers jours sur GN, je dois quand même vous parler des quelques jours que nous venons de passer sur l’île de Flores.
Flores est considéré comme l’une des îles les plus jolies de l’Archipel des Açores. Nous y sommes arrivées le lundi 21 juin dans la soirée et ne sommes descendus à terre que le lendemain. A notre descente, nous avons été accueillis par Béru. C’est un Français qui est venu s’installer sur l’île avec son épouse il y a un peu plus de deux ans et avec qui certains d’entre nous ont partagé quelques moments, notamment pour regarder nos premiers matchs de la coupe du monde.
Dès le 23, pas de temps à perdre, nous partons déjà en rando. Nous avons un impératif puisque nous devons être sur l’île de Faïal le 28 juin, afin que Bonnie prenne l’avion et qu’elle puisse se rendre à une semaine de pré-rentrée dans une école près de Deauville (c’est une condition indispensable afin qu’elle soit acceptée à la rentrée en septembre). Marion, Manu et Ismaël partent donc deux jours dans le centre de l’île, pendant que de leur côté le groupe composé de Kélig, Paul et Bonnie explore le nord-ouest et celui que nous formons avec Juliette le sud-ouest. Même si la pluie est parfois venue contrarier nos projets, nous avons quand même tous pu admirer une partie des magnifiques paysages que l’on peut trouver sur cette île : lacs, cascades, végétation explorant toute la gamme des verts et contrastant avec le noir de la roche volcanique, sans oublier les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons… Après une traversée ça fait du bien, surtout que l’île est très paisible. Pendant ce temps, Will est resté au bateau pour surveiller le mouillage et faire quelques réparations au niveau des cales à eau.
Le 25, nous sommes repartis avec Juliette et Ismaël pour une petite balade, Manu et Marion ont bossé sur le journal et les autres sont rentrés de leur rando. Le lendemain, nous sommes partis dans l’après-midi en direction du port d’Horta sur l’île de Faïal, considéré comme le lieu de passage obligatoire après une traversée de l’Atlantique. Nous arrivons le 27 après un quart de nuit et aurons la chance de prendre une douche chaude le 28, le jour du départ pour Bonnie et de l’arrivée d’Aurel.
Je passe maintenant la main à ce dernier, pour la suite de notre séjour aux Açores. Régis






















Salut tout le monde, moi c’est Aurel, ancien participant de l’expédition Grandeur Nature 2007-2008, je suis arrivé sur le bateau il y a une semaine pour finir le voyage avec le groupe. Je prends donc la plume de Régis pour vous raconter la suite des aventures Açoriennes. J’ai atterri à l’aéroport de Horta le 28 juillet et en milieu d’après midi l’équipage m’a accueilli à bord. Et quel accueil ! J’ai même eu droit à une bise de Paul, c’est dire… Le lendemain de mon arrivée nous quittons tous le bateau pour une longue journée de vélo, à l’exception de Will qui passera la journée à bord pour quelques travaux. Notre objectif, le musée du volcan, de l’autre côté de l’île, à 25 km de la marina. Nous louons donc des vélos dans Horta et c’est parti, on pédale, ça monte, ça descend, beaucoup ont l’air content de faire un tel effort après une longue traversée. Nous roulons donc jusqu’à l’extrémité ouest de Faial, le long d’une côte extrêmement vallonnée mais vraiment magnifique. Après deux heures et demie de route nous arrivons finalement à ce bout d’île, créé par plusieurs éruptions volcanique, où nous visitons un musée complètement inesthétique mais plutôt intéressant. C’est sur le chemin de retour que se produit l’événement de la journée avec la crevaison de la roue d’Ismaël. On est encore à 20 km du bateau et on n'a rien pour réparer, dommage… Mais je laisse celui qui était de texte ce jour-là vous raconter la résolution de l’aventure. Après cette belle journée et une fois la dispute Paul Manu passée, c’est le départ des randonnées: Kélig, Paul, Juliette et Marion partent à l’assaut du Pico, plus haut somment du Portugal, Will et Ismaël se rendent sur l’île de Sao Jorge tandis que Manu, Régis et moi allons randonner sur Pico. Notre rando est ponctuée par de longs déplacements en stop, de petites balades sur des chemins de randonnée, des pauses dans différent cafés de l’île pour regarder les quarts de finale de la coupe du monde et par des campement plus ou moins humides selon les conditions météo. A notre retour au bateau trois jours plus tard on retrouve les autres groupes et on se raconte nos aventures, ce que nous avons vu, ce qui nous a plu ou déplu… Le groupe de Paul Kélig Marion et Juliette a beaucoup aimé l’ascension du Pico, c’était même vraiment facile nous disent Kélig et Marion alors qu’elles ressentent encore la douleur de leurs courbatures trois jours plus tard. Ismaël et Will semblent aussi avoir beaucoup apprécié leur randonnée sur Sao Jorge, ils sont arrivés cette nuit, les sacs remplis de beaux branchages et de belles plantes qui témoignent des sentiments que leur ont procurés les paysages rencontrés. Entre temps, nous avons aussi commencé une peinture sur le quai de la marina, comme Grandeur Nature le fait à chaque passage ici. On ne sait depuis combien de temps cette tradition existe, mais depuis certainement plusieurs décennies les bateaux de passage à Horta font une peinture représentative ou non de leur voyage sur les dalles de la marina. Le sol et les murs en sont aujourd’hui entièrement recouverts et aujourd’hui les peintures se font par-dessus d’anciennes, effacées par le temps. Au moment où j’écris cette lettre Marion et Manu sont encore en train de travailler sur notre peinture, il est temps qu’elle s’achève puisque nous quittons Failal demain. Paul et Will finissent de réparer le chariot de grand voile, Kélig et Ismaël sont partis faire les courses pour notre prochaine navigation, les derniers préparatifs touchent à leur fin, seul la météo ne semble pas être au rendez vous… Mais, tout ne se passe pas comme prévu, puisque Bonnie, qui devait être de retour hier, n’a pas repris l’avion et ne finira pas le voyage avec nous. Aurel


24 juin 2010

le bateau est aux Açores

Salut tout le monde. Une nouvelle étape se termine pour nous, puisque nous venons de terminer notre traversée retour. Celle-ci nous a paru à tous bien plus rapide que ce que nous avions imaginé, ce qui indique que chacun a su s’occuper à sa façon. Aussi, afin de changer, nous avons décidé de vous la raconter sous la forme d’un abécédaire. Bonne lecture et à bientôt.
Paul et Régis.







A : Anticyclone des Açores. Vous avez sûrement entendu parler de l’anticyclone des Açores, lorsqu’après le journal de vingt heures vous regardez la météo de Catherine Laborde, d’Evelyne Délhiat ou de Sébastien Folin, eh bien ça y est nous sommes dedans. Grâce à lui nous avons du soleil mais malheureusement le vent nous manque.

B : la Barre. C’est le seul endroit du bateau qui ne fut jamais déserté durant plus de 410 heures. Nous avons cependant dû instaurer une feuille afin de comptabiliser le temps de barre de chacun, car pour que cela soit équitable il faut que chacun d’entre nous barre 1h20 par jour.

C : Cachalot. Ca y est nous avons enfin vu de gros cétacés. Tout d’abord, une queue de baleine franche selon Kélig et Manu, nos deux spécialistes en la matière. Puis ce fut au tour de deux cachalots qui se sont laissé approcher à moins de 50 mètres. Nous verrons ensuite un bébé cachalot qui saigne de la queue, passé à moins d’un mètre du bateau. Et enfin, sur la fin de la traversée, nous verrons plusieurs jets et réussirons à en distinguer deux nouveaux.

D : les Dictées de Mme Decré. La traversée fut ponctuée par plusieurs dictées menées par Marion, qui hérita du coup du nom de Madame « Deux Craies ».

E : Extra-terrestre. Rassurez-vous, nous n’en avons pas vu pour de vrai, mais ceux que nous avons vus nous ont fait bien rire. (cf : texte de Paul du 17/06 du prochain journal).

F : Foot. Nous avons essayé tant bien que mal via la BLU (notre radio de bord) de suivre les résultats des différents matchs. Afin d’impliquer tout le monde, nous avons aussi fait chacun des pronostics sur le parcours de l’équipe de France ainsi que sur le gagnant de la coupe. Affaire à suivre.

G : Guitare. Depuis que Kélig est à bord, c’est un son devenu familier, surtout depuis que Bonnie s’y est mise sérieusement.

H : Humidité. Comme celle que nous avons durant notre fin de traversée dans les cabines et plus particulièrement dans les draps.

I : Imagination. Tout le monde en a à revendre concernant le retour et les projets qu’il entrevoit une fois chez lui. La fin approche et ça se sent à bord de GN.

J : Jeu. Même si les jeux collectifs sont désormais possibles, ceux auxquels tout le monde participent restent rares (N’est-ce pas Paul ?). Heureusement la baignade reste une activité appréciée par tous.

K : comme K.way. Bon en ce qui nous concerne nous avons plutôt des cirés et cette fois-ci il a bien fallu s’en servir. On peut même dire que nous étions contents de les trouver lorsque la pluie nous a accompagnés durant quelques jours (en discontinu).
L : Lecture. Ca y est enfin, tout le monde lit des livres. L’activité lecture a en effet connu beaucoup de succès durant la traversée. Pour Manu ce fut deux livres de Bernard Werber. Paul a de son côté commencé Into the Wild qu’il compte abandonner au profit d’un livre du navigateur Bernard Moitessier. Ismaël a lu Albatros. Bonnie s’est fait lire Deux graines de cacao et a lu seule Enfant de la samba. Juliette lit quatre livres en même temps. Les grands ont bien entendu eux aussi pris le temps de lire de leur côté. Sans oublier que Kélig nous a aussi lu le Cri de la baleine en lecture collective.

M : la Minute sport. Sûrement l’un des moments qui a le plus dynamisé la traversée, tout au moins pour celles qui y ont participé, c’est-à-dire Juliette, Bonnie, Kélig et Marion. Avec une mention spéciale pour Juliette qui a pu réaliser jusqu’à trois séances d’activités physiques par jour, dont une qu’elle réalisait pendant les quarts.

N : Navigation. Juliette encore elle, probablement jalouse d’Ismaël et Paul, a exprimé le souhait de devenir chef de quart. Elle a donc suivi un stage intensif de remise à niveau afin de rattraper le retard qu’elle avait accumulé depuis le départ.

O : Oignons. Pour la première fois depuis le départ et afin de prévenir toute pénurie, nous avons été contraints de nous réguler dans notre consommation d’oignons. Pas plus de deux par jour.

P : Pêche. Là aussi, nous avons fait des pronostics sur le nombre de poissons que nous arriverions à pêcher jusqu’aux Açores. Nous n'en avons finalement pêché qu’un seul et cela dès le troisième jour. Mais quelle prise. Un tazard d’1,40 mètre que nous mangerons à toutes les sauces durant les deux jours suivants.

Q : Quart. Qui dit transatlantique dit quart et qui dit quart dit : nuits perturbée et donc fatigue, cernes. Mais aussi gâteau de quart, moments privilégiés en binôme, ciel étoilé, tisane verveine menthe et bien sûr réveils mémorables d’Ismaël.

R : Repas. Contrairement à ce que nous redoutions tous, nous n’avons pas mangé que du riz et des pâtes. Bien au contraire, les équipes cuisines ont su se surpasser pour ne pas lasser et innover, tout en utilisant à bon escient la sélection du jour de Bonnie, notre intendante du moment.

S : Sel. Irritation, linge qui ne sèche pas, décoloration des cheveux, plaies qui ne cicatrisent pas, sont les principaux effets plus ou moins contraignants auxquels nous avons du faire face une fois de plus.

T : Température. Lorsque nous avons quitté le lagon de Goyave en Guadeloupe, l’eau était à trente degrés et la température de l’air était encore supérieure. Mais durant la traversée tout s’est très vite rafraîchi et nous sommes désormais obligés de nous laver dans une eau à moins de 20 °C.

U : Ultime étape. Les Açores sont notre ultime étape avant de rentrer sur Sète même si nous risquons tout de même de faire quelques escales en Méditerranée.

V : Vent. Celui-ci nous a souvent fait défaut et nous a contraints à allumer les moteurs et donc à devoir les supporter durant plusieurs jours et plusieurs nuits. Toutefois le vent nous a aussi permis d’établir un nouveau record de vitesse avec une pointe à 17,2 nœuds.

W : W.C. Endroit pas toujours très agréable en navigation, puisque les vagues peuvent parfois nous tremper les fesses à notre insu.

X : X. Lettre valant dix points au scrabble.

Y : comme Youpi on est arrivé aux Açores !

Z : Zéro comme le nombre de buts marqués par l’équipe de France après deux matchs, ça ressemble étrangement à la coupe du monde 2002. C’est mal parti.

Nous voilà donc mouillés à Flores pour une petite escale de 4 jours de randonnée dans la verdure pour ensuite filer vers le sud de l’archipel et l’île de Faïal où nous devrions rester une semaine. Rendez-vous dans 15 jours pour les prochaines news.

Até logo.

19 juin 2010

Position du catamaran le 19 juin


Bonjour à tous,
j'ai reçu un SMS du bateau, ils sont par 37°28N et 38°54W, à 485 miles nautique (900 km) de Faïal. Tout va bien, ils devraient arriver dans 3/4 jours. Christophe

15 juin 2010

Position du bateau le 15 juin


Bonjour,
J'ai parlé avec le skipper par téléphone satellite aujourd'hui à 17h30. Ils ont enfin du bon vent qui leur permet de faire route direct sur les Açores, ils ont fait plus de la moitié du chemin, et avançaient à 8/9 noeuds!
Ils étaient juste frustrés (pour certains) de ne pas savoir les résultats des matchs de la coupe du Monde!
Ils continuent à m'envoyer leur position par SMS. J'ai commencé les révisions sur la maquette du carnet: Guyane-Antilles.
J'espère finir avant qu'ils arrivent aux Açores!
Christophe

8 juin 2010

Position du bateau aujourd'hui 8 juin à 18h


Bonjour à tous,
j'ai eu le bateau au tel satellite, ils vont bien, la mer est calme et il n'y a pas trop de vent. Ils sont par 24°37 N et 59°48 W.
Pour l'instant ils remontent plein Nord pour attraper du vent et contourner le fameux anticyclone des Açores. Ils ont pêché un "tazard" d'1m40.Christophe

4 juin 2010

Le bateau est parti en traversée retour


Eh voilà, ils sont partis aujourd'hui pour 2400 milles à la voile (4000 km) en fonction du vent et de la mer qu'ils auront, ils devraient mettre entre 2 et 3 semaines avant d'arriver à Faïal, une des îles des Açores.

3 juin 2010

la lettre d'Ismael



Fin de la Dominique et escale en Guadeloupe.
Après 3 jours en collectif passés au bateau pour recopier les textes, faire des lessives dessiner et se reposer, nous préparons maintenant le départ pour les deux nouvelles et dernières randonnées de Dominique.
Les groupes se forment : Manu, Marion et Paul partent pour Laudat, ils se baigneront dans Titou gorge, iront à Trafalgar pour se baigner dans les cascades et feront la rencontre d’une apicultrice qui leur fera découvrir son métier. Wilfried et Juliette, quant à eux, iront au domaine de Bois côtelette pour y rencontrer les gens qui y vivent, voir les cultures de fruits et de légumes en tout genre et visiter les bâtiments chargés d’histoire. Régis et moi, nous escaladerons le Morne Diablotin jusqu’au sommet (le plus haut des petites Antilles) et irons observer les perroquets dans le parc national. Tandis que Kélig et Bonnie resteront au bateau pour le garder. Bonnie s’initiera à la guitare aidée par Kélig. Elles se feront aussi une petite plongée.
Après 5 journées, tout le monde s’en revient au bateau avec des pépites pleins les yeux et des souvenirs bien ancrés dans les mémoires.
Le lendemain, on enchaîne avec la seconde Rando : Paul et Will montent le Morne Trois Pitons et reviennent les sacs remplis de graines de courbarilier. Manu et Kélig vont de rencontres en rencontres à la recherche de multiples graines. Régis, Bonnie et moi retournons chez Bowers et Genette en passant par Cold Soufrière dans le nord de l’île, on fait de la peinture et de la vannerie. C’est maintenant au tour de Juliette et Marion de rester au bateau pour avancer la maquette du journal et envoyer des lettres de candidatures pour trouver une formation dans le social pour Juliette.
Une fois rentrés, il ne nous reste déjà plus que 2 jours en Dominique. Nous faisons les derniers préparatifs (pleins d’eau, de fruits, de pain…) et disons les derniers au revoir.
C’est donc le cœur gros et les placards pleins que nous levons l’ancre et voyons l’île de la Dominique s’effacer dans le ciel brumeux.
Cette escale marquée par les rencontres, les randos, les graines, la vannerie, les arcs-en-ciel, les rivières, les immenses forêts, les perroquets multicolores, les journées aux goûts de mangues, de fruits de la passion ou de coco a beaucoup plu à tous les membres de l’équipage. Après ces super semaines de rando, les « au-revoir » furent difficiles. Maintenant, nous revoilà sur le bateau. Le rituel quotidien reprend son cours.
Pour ce qui en est de la blessure de Manu, ça va beaucoup mieux. Il a enlevé ses points et la plaie s’est complètement refermée. Doucement, les séquelles laissées par l’incident s’atténuent. Tout aussi doucement, le groupe retrouve le calme et la bonne humeur qui régnait depuis quelque temps.
Cette petite journée de nav pour les Saintes nous remet dans le bain. On se fait quelques petites manœuvres, on hisse, on affale, on choque, on borde, on barre… Nous arrivons dans l’après-midi au mouillage de Petit Kabrit. Les Saintes sont un petit archipel au Sud de la Guadeloupe. C’est ici que nous ferons les bilans, les contrats, les textes, les dessins, les courriers, les comptes pendant deux jours et que nous fêterons mon anniversaire. On prendra juste le temps de descendre à terre pendant 3 heures pour faire de la poterie avec le seul habitant de l’île, qui est donc potier, Ulrich. Il nous explique comment il extrait l’argile puis nous montre comment se servir de son tour. Nous essayons chacun notre tour, mais partirons finalement sans nos poteries car nous n’avons pas eu le temps de les faire cuire.
C’est parti pour la Guadeloupe. Après 4 heures de nav, nous arrivons dans le lagon de Goyave. Il n’y a qu’un chenal étroit pour passer la barrière de corail. C’est assez impressionnant, mais nous arriverons sans problème.
À l’heure où je vous écris, nous sommes toujours mouillés dans ce lagon pour nous préparer à la traversée. Nous avons 4 jours pour faire les lessives, les pleins, les courses, les réparations du navire, les textes, les derniers mails et courriers avant de partir pour la grande traversée.
Tout le monde va bien et s’organise pour le départ. On sent le retour qui s’approche à grands pas.
Nous avons 2500 milles qui nous sépare de l'archipel des Açores. Nous espérons ne pas mettre plus de trois semaines. Les casiers de fruits et légumes, pâtes, riz, lentilles sont remplis. La coque est débarrassée de toutes ses algues, peut-être gagnerons-nous un peu de vitesse?... Ici, il fait pour le moment 32 °, quelle température allons-nous trouver aux Açores?
C'est donc parti pour les quarts de nuit, ainsi que toutes les activités que nous n'avons pas eu beaucoup le temps de faire depuis un mois: pêche, lecture, dessin, guitare, artisanat, actualité...
À bientôt de l'autre côté...
On vous souhaite à tous une bonne fin d’année scolaire.

Ismaël

24 mai 2010

Lettre collective de Dominique: Kélig et Bonnie



Nous sommes le 4 mai et c'est aujourd'hui que Christophe nous quitte, Michel étant déjà parti avant-hier. C'est aussi aujourd'hui que nous levons l'ancre de l'Anse d'Arlet en Martinique pour rejoindre la Dominique. Marec vient nous dire au revoir à la nage et nous le laissons avec les tortues et les autres poissons coralliens qu'il a très envie de découvrir. Wil a chargé Paul et Ismaël de s'occuper de la navigation. Ils étudient la carte, nous indiquent le cap à suivre et les manœuvres à effectuer. Après avoir appareillé, nous voyons Christophe nous faire des signes sur la plage et nous passons près du Bel-Espoir (bateau du Père Jaouen dont nous avons rencontré l'équipage) pour les saluer, leur souhaiter bon vent et peut-être à bientôt aux Açores. La navigation n'est pas très longue et nous avançons avec le vent des grains. Lorsque nous quittons la côte Martiniquaise, nous sommes plus qu'à quelques milles de la pointe sud de la Dominique, mais nous ne l'apercevons toujours pas. Elle est complètement cachée par les nuages de pluie. Enfin, nous approchons du rocher de Scott-Head. Nous cherchons à mouiller, mais les fonds sont très profonds, nous faisons le tour de la baie et nous suivons finalement les conseils d'un pêcheur venu nous voir à la nage. Nous posons l'ancre à côté d'une bouée utilisée par un bateau de plongée. Kélig, Ismaël et Bonnie partent admirer les profondeurs. C'est très joli, un tombant, du corail, plein de poissons différents: perroquets, murènes, serpentines, diodons, balistes, poissons-papillons etc...
Le lendemain, tout le monde repart en plongée, sauf les adultes qui sont en réunion. Mais nous n'allons pas profiter très longtemps de ces fonds marins, car deux hommes viennent nous avertir que c'est une réserve naturelle et que nous n'avons pas le droit d'y mouiller. Nous partons illico pour Portsmouth, dans le nord.
Nous arrivons dans la baie en tirant des bords, une vingtaine de bateaux est déjà au mouillage. C'est très vert, on a l'impression qu'il y a des cocotiers partout et les nuages gris menaçant au-dessus des montagnes nous font comprendre pourquoi la nature est si verdoyante. L'équipage a hâte de partir en randonnée pour découvrir les cascades et les sources d'eau chaude. Il faut aussi bien comprendre que c'est notre dernière grande escale sous les tropiques avant notre départ en traversée qui est maintenant dans moins d'un mois. Notre escale durera trois semaines.
Les randos commenceront le lendemain de notre arrivée, c’est-à-dire le 6 mai. Il y a quatre groupes formés de deux ou trois personnes. Régis/Paul, Kélig/Bonnie, Marion/Ismaël/Juliette et Wil et Manu qui resteront au bateau. Chaque groupe s'approprie une carte et la consulte pour organiser les jours à venir. Nous allons tous faire un petit passage dans le territoire Caraïbes où vit la famille de Genette, amie de l'association depuis plusieurs années.
Ce territoire est situé dans l'est de l'île et a été donné par le gouvernement aux derniers Indiens Caraïbes survivants de la colonisation. Régis, Paul, Bonnie et Kélig partent en éclaireurs et vont passer leur première nuit chez Genette à Crayfish river. Ils y mangent leurs premières mangues, se baignent dans leurs premières cascades, commencent à s'imprégner de la culture Caraïbe. Régis et Paul continuent leur aventure autour de différentes cascades plus ou moins grandes, goûtent aux premières nuits pluvieuses en hamac et continuent à travailler leur Anglais. Le groupe de Marion, Ismaël et Juliette passent 4 jours dans la famille de Genette, 4 jours de peinture, de jeux avec les enfants, de rencontres, de discussions, de grimpettes dans les manguiers pour Ismaël. Le groupe de Bonnie et Kélig s'aventurera plutôt dans les profondeurs de la jungle Dominiquaise, entrecoupé de baignades en rivières et de rencontres sympas. Wil et Manu, eux, ont profité de leur temps au bateau pour faire quelques réparations et de la planche à voile.
Le retour de tout le monde au bateau est échelonné sur deux jours.
Alors que le groupe de Marion n'est pas encore arrivé, un incident surgit entre Wil et Manu, dont l'issue accidentelle est regrettable. Un couvercle de sardine mal positionné et il en coûtera 11 points de suture à la joue de Manu. Incident qui n'aura pas permis au groupe de se retrouver et de se raconter leurs aventures dans de bonnes conditions.
Ça y est, tout le monde est au bateau et l’on s'organise déjà pour de nouveaux départs. C'est au tour de Juliette et Régis cette fois-ci de rester à bord pour travailler sur la maquette du journal. Paul, Ismaël et Wil partent dans le sud pour découvrir la vallée de la Désolation et le « Boiling lake », puis la réserve des perroquets munis de la paire de jumelles d'Ismaël. Marion et Bonnie partent découvrir les sources d'eau chaude de Soufrière et Trafalgar. Elles sont tellement motivées qu'elles vont jusqu'à Champagne s'enivrer des bulles d'une source d'eau chaude sous-marine. Mais le temps est tellement pluvieux qu'elles rentrent et partent découvrir l'Indian river accompagnées de Bounty et Macaroni, deux Dominicais rencontrés les années précédentes. Et enfin, Kélig et Manu sont partis 4 jours dans la famille de Genette, 4 jours où Manu a appris à tisser le « vacoa », graver des calebasses et où Kélig s'est essayé à la peinture.
Le 15 mai, tout le monde est de retour au bateau. Bounty propose à l'équipage d'aller pêcher les crabes sur la route de nuit. Mais lorsqu'il prévient que si une voiture arrive, il partira en courant avec le sac et que nous, devrons rester en disant qu'on ne le connaît pas, nous comprenons rapidement que cette escapade nocturne n'est pas légal. Voyant que personne n'est chaud pour déstabiliser l'écosystème de ces bêtes à pinces, Bounty nous explique qu'il n'y a pas de problèmes, que la saison ouvre bientôt... En août!!! Il nous en faut plus pour nous faire changer d'avis! Conclusion, pas de crabe pour le feu sur la plage de demain soir, mais plutôt du thon acheté au pêcheur du coin.
Avant un 3ème départ en rando, nous organisons une journée contrat dont le sujet principal est l'orientation de chacun, car les inscriptions dans les écoles vont bientôt avoir lieu. Nous terminons cette grosse journée contrats, textes et lessive par une soirée grillades sur la plage sans crabe, très sympa, où Bounty nous a préparé des fruits à pain cuits au feu, ainsi que du poisson braisé.
À l’heure où nous vous écrivons, l'équipage est de nouveau en randonnée et c'est à nous (Bonnie et Kélig) que revient la mission de veiller le bateau.
Régis et Ismaël sont partis gravir le Morne Diablotin, le plus haut sommet des petites Antilles. Wil et Juliette sont partis goûter aux sources d'eau chaude, et Marion, Paul et Manu sont allés en quête de graines.
En espérant que le précédent journal vous a plu, nous travaillons actuellement sur le prochain.
Dans deux semaines, nous re-traversons l'Atlantique, nous ne manquerons pas de vous donner quelques nouvelles avant de larguer les amarres.
Bises
Bonnie et Kélig.










6 mai 2010

Lettre collective de Juliette et Emmanuel




Ça y est ! Nous quittons la Guyane, le fleuve du Maroni, Cédric et sa famille, nos amis de Botoplay, Gilles, les enfants de Grand Santi et « Mawina Chuti », les belles plages à tortues et mille autres souvenirs. Tout le monde est heureux de reprendre la navigation, une nouvelle page se tourne. Alors que nous passons d’une eau brune et chargée de terre à notre bleu de mer, dans les premières heures nous croisons le chemin d’une dizaine de raies manta au « vol » angélique. Notre traversée jusqu’aux Grenadines était tranquille et joyeuse, rythmée par les bilans, les devinettes d’Emmanuel, les tresses de Bonnie, les macramés de Malvic, les visées au sextant d’Ismaël et Paul, les massages de Juliette, l’humour de Christophe, les tartes au citron de Marion, la positive attitude de Michel et les cours d’anglais de Régis. Au fur et à mesure que le soleil se lève, ses lueurs dessinent la terre des Grenadines. Nous faisons notre entrée à Union Island dans des décors de carte postale et apercevons au loin une immense barrière de corail qui promet de magnifiques plongées. Après les démarches administratives et quelques courses, nous rejoignons Tobagos Cays à 3 milles de là, réputée pour ses tortues et ses îles peuplées de reptiles. Nous prenons connaissance des lieux à travers des plongées et la visite de l’île la plus proche. On fera de nombreuses découvertes et rencontres, tortues marines, poisson coffre, raie pastenague, poisson-perroquet royal, coquillages, corail multicolore. Également sur terre, iguanes, tortues, oiseaux et cocotiers. Aujourd’hui Malvic nous quitte, voilà un certain temps qu’il a baissé les bras et exprimé le désir de rentrer chez lui. Ce matin après un éclat de violence, l’équipe est obligée de prendre la décision de le renvoyer et constate avec regret que Malvic n’évolue pas au sein du bateau. Suite à cette décision nous quittons un petit paradis pour Kingston, la capitale de St Vincent, où Christophe et Malvic débarquent dans l’après-midi pour quelques jours, le temps de trouver un billet d’avion pour la France. Ce n’est pas facile de le voir partir, nous lui souhaitons de rebondir et choisissons de porter notre effort à relancer du positif sur le bateau. On repart immédiatement pour Port Elizabeth où nous passons la nuit et la matinée suivante, et nous rendons dans un marché aux étals de fruits inconnus et délicieux. Les commerçants sont des rastas, très sympathiques, ils nous font goûter : corossols, caramboles, sapotilles, goyaves, maracujas, oranges… Dans l’après-midi, nous levons l’ancre pour Union Island, notre arrivée est couronnée par le vol paisible des pélicans. Nous passerons ici une belle journée en profitant à fond des plongées et de la plage. Christophe est de retour après trois jours denses, à nous il nous en reste un pour dire au revoir aux Grenadines et à ses habitants si généreux. Les Grenadines laissent place à la Martinique une nuit de quarts plus loin. Nous faisons notre entrée à Fort-de-France, ainsi qu’un gros plein de nourriture, et préférons passer l’après-midi dans un coin plus tranquille, une petite crique juste à côté de Grande Anse où nous nous rendons le lendemain matin. C’est un bel endroit où l’attente impatiente de Kélig et Wilfried durera la journée. Journée où nous découvrirons la plage, les fonds et ferons également la visite du « Bel Espoir », un immense voilier à trois mâts. Voilà, Kélig et Wilfried sont à bord accompagnés de Marek qui est psychologue et qui est venu nous rencontrer et assister à la transition. Oui, c’est bientôt le départ de Michel et Christophe, qui vont affreusement nous manquer. Prochainement la Dominique et de chouettes aventures que nous attendons avec impatience.

Bises à tous !

Juliette et Emmanuel