Bon, pour moi j'imagine la Casamance avec plein de bras de fleuves qui se dispersent, avec plein de tout petits villages un peu partout, avec plein d'enfants qui jouent, qui rient, enfin qui s'amusent ! Les adultes doivent beaucoup travailler (pêcher, piler, traire les bêtes et surtout s'occuper des enfants)! Je pense aussi que les maisons sont pratiquement toutes en terre et en paille. Voilà comment je l'imagine !!
Thomas
La Casamance doit être un endroit très sec avec du sable un peu roux et aussi des petits cailloux dans le sable. Le fleuve doit être un peu de couleur verte ou marron avec plein d'arbres tout autour.
Aux alentours du fleuve, ça doit être très humide et la végétation très verte. Les maisons en terre très solides, les femmes avec des foulards sur la tête et des grandes robes avec des motifs, les hommes avec des chemises très flashantes.
Stevie
Je nous vois déjà longer les rives arborées du fleuve d'où s'envolent des dizaines d'oiseaux, croisant quelques pirogues de pêcheurs. Puis arriver au mouillage où résident toutes sortes de poissons. Quand on va au village, on emprunte un sentier de terre poussiéreuse bordé par des Baobabs et autres arbres tropicaux.
Une fois arrivés on voit beaucoup de personnes qui sont curieuses de nous connaître et qui nous posent toutes sortes de questions. Ils habitent dans des cases en terre. Le village, je l'imagine comme ça : avec des cases, des poules, des chèvres des femmes habillées de tissus très colorés, portant des paniers sur leur tête, et des enfants qui jouent.
Les jours de fête il y a tout le monde en costume traditionnel avec des chants sénégalais et des gens qui portent des masques africains et qui dansent au rythme des tam-tams. J'imagine les gens heureux de vivre, souriants et accueillants. Là-bas tout le monde se connaît et tout se sait. C'est pourquoi personne n'est étonné de notre arrivée. Le paysage, je l'imagine vert avec des arbres, des fougères au bord du fleuve, et plus sec et aride dans les terres.
Voilà c'est comme ça que j'imagine la Casamance : comme un pays chaleureux, coloré, où il fait bon vivre !
Amélia
Pour moi c'est le Maroc. On va pêcher c'est sûr, chasser pas sûr. Je pense que, dans ce grand continent, on va s'amuser et j'aurai plein de choses à raconter, mais là, je n'ai pas d'imagination! Enfin juste pour dire qu'il va faire chaud, ça va être sec, il y aura du monde et aussi plein d'animaux que je n'aurai jamais vus !
Ricardo
La Casamance ! Terre nouvelle ! Nous allons enfin poser le pied sur ce continent Africain que nous ne faisions que longer les années précédentes !
Destination inconnue pour notre bateau, pour nous, pour l'association et nous savons pourtant que nous sommes très attendus. Yves, qui vit là-bas depuis plusieurs années et qui y est même marié, a sûrement les yeux rivés sur son téléphone, attendant un coup de fil de notre part pour lui annoncer notre arrivée devant l'embouchure du fleuve. Nous allons vivre un mois au rythme de l'Afrique. Nous allons débarquer dans un village aux habitudes paisibles et pendant ce mois, nous allons bouleverser ses habitudes. Nous, équipage de blancs aux us et coutumes européennes, allons essayer de nous fondre dans la culture locale : accompagner les femmes dans les rizières, ramer sur les pirogues pour aller remonter les filets dans le fleuve, expliquer aux enfants de l’école ce que nous faisons sur notre bateau, loin de notre pays et de notre famille ! J'entends déjà le bruit sourd du pilon dans le mortier écrasant le mil, la multitude d'enfants riant et courant, le rire des femmes aussi ! Comme le disait Yves, nous allons en prendre plein les mirettes ; alors il faut que nous soyons prêts, prêts à observer, écouter, apprendre, aider et surtout partager ! Nous allons beaucoup recevoir, je ne doute pas de la générosité des Sénégalais, alors nous aussi, donnons, ouvrons nos coeurs et soyons généreux !
Kélig
Imaginer l'Afrique, rêver le Sénégal, sentir la Casamance ¦
En dehors des images "clichés" qui inondent les pensées de tout bon blanc qui se respecte, pour moi la Casamance, le Sénégal, l'Afrique : c'est Messa, un chanteur conteur griot, un ami que j'ai côtoyé en Arles et qui m'a dit : "Un jour il faut que tu viennes dans mon pays!"
Sa carrure imposante cache une voix douce quand il raconte les histoires simples des gens de son village natal. Pas de chasse aux lions, ni de belles gazelles, dans ses contes. Un conte de Messa pourrait commencer comme ça : "Le chef du village est inquiet et doit bientôt réunir son conseil ; depuis quelque temps les cultures maraîchères ne disposent plus d'assez d'eau douce pour être irriguées. Pourtant les techniciens des ministères Européens avaient misé sur des installations durables. À ce rythme, il nous faudra bientôt déplacer nos rizières et nos jardins." Messa nous parle de la réalité et des difficultés des villageois, la magie du balafon en plus.
Dans ses chansons, il est souvent question de vraie solidarité. Au village, on n'est pas pauvre ou malade tout seul et on communique ses joies.
Messa ! J'arrive et je vais aimer partager ton taxi-brousse !
Francis
Grandeur Nature lentement s'achemine pour la première fois à l'intérieur d'un fleuve.
C'est autant de découvertes pour lui que pour nous : l'Afrique. Nous sommes tous sur le pont, à moitié nus, la chaleur de la terre et de ses habitants nous envahit. Le bateau suit tranquillement la barque de François qui nous guide vers notre destination finale : le campement d'Yves. Tout autour de nous, la végétation est luxuriante, des odeurs de toutes sortes inondent nos narines, des oiseaux s'envolent à notre passage ! Nous croisons quelques pirogues, leurs occupants nous saluent très chaleureusement. Sur les rivages, on aperçoit de temps en temps de petits villages. En voyant ce grand bateau blanc les enfants se précipitent dans l'eau en riant et en criant. Toutes nos têtes blondes répondent aux sourires par des sourires. Nous sommes submergés par le bonheur de découvrir, d'aller plus loin dans le pays, plus près des gens. Dans quelques heures, nous y serons, nous allons entrer dans la vie active de l’Afrique. L'adaptation, le changement, c'est notre vie sur Grandeur Nature. Benjamin
Ce texte n'a rien de réel, il n'est que pure imagination : comment j'imagine la Casamance ?
Samedi 22 décembre à midi, nous atteignons l'embouchure de la Casamance ; je gagne donc aux pronostics et tout le monde respecte alors mes calculs. Après une manoeuvre difficile entre les pirogues et les cargos, nous arrivons à Djogué, le point de rendez-vous avec le beau-frère d'Yves.
Ici, pas de marina, pas de quai, même pas une bitte d'amarrage pour embarquer notre convoyeur. Nous nous demandons comment nous allons faire lorsqu'une pirogue s'approche avec deux hommes.
L'un deux nous demande dans un français mal assuré "Vous êtes Grandeur Nature ?" Kélig lui répond que oui et l'homme embarque. Il lance une petite pièce au conducteur de la pirogue et celui-ci s'en va. Le beau-frère nous indique alors le chemin. Le fleuve est très large et nous nous trouvons à peu près au milieu. Ce que nous voyons sur les 2 rives est complètement opposé. Sur notre gauche, nous apercevons des cases en terre plus ou moins grandes. Les gens s'arrêtent et nous regardent passer. Ils ont l'air intrigués et certains nous font de grands signes. Sur l'autre rive, la végétation est si épaisse qu'il paraît impossible d'y pénétrer. Après une petite heure de navigation, François (le beau-frère d'Yves) nous indique un bras du fleuve plus étroit. Ce nouveau passage fait 2 fois la largeur du bateau, ce qui rend le croisement avec les pirogues plus difficiles. Les arbres et les buissons ne sont plus à terre, mais directement dans l'eau. Le fleuve est d'une couleur marron et la coque de notre catamaran tout blanc garde des traces de boue. Je suis content d'être arrivé, j'ai hâte de toucher la terre ferme.
Aurel
La Casamance, ce mot résonne dans ma tête depuis un moment déjà ! Je me l'imagine verte cette région, car on dit que c'est la plus belle du Sénégal. Je vais vous la décrire comme je la verrais dans un coin de mon imagination : je verrais bien un long fleuve d'eau claire et verdâtre, bordé de grands roseaux et de quelques grands arbres prenant racine dans l'eau douce. Des pirogues colorées passent et repassent à un rythme de crocodile. Des dauphins encerclent les embarcations et dansent autour comme si c'était un rituel. J'imagine les habitants des petits villages circuler en pirogue, mais surtout à pied.
Les femmes, chargées d'eau ou de fruits qu'elles portent sur leur tête, habitent avec leur mari et leurs nombreux enfants dans de petites cases. La population travaillerait dans des rizières.
Il vous semble peut-être que je suis rêveuse et que mon monde est tout beau et tout gentil ! Mais j'ai conscience que la misère est tout de même présente !
Il me tarde que l'on arrive pour découvrir cette Terre inconnue de tout l'équipage.
Solène
Je l'imagine assez humide et pleine de végétation verte. Je pense qu'à terre ce n'est pas du sable mais plutôt de la boue sèche ou de la terre. Les maisons sont en terre avec des toits de paille, avec trois poules qui picorent des graines et une chèvre attachée à un petit piquet.
Les gens sont habillés avec du tissu plein de couleurs. Je pense que pour se déplacer sur le fleuve il faut prendre une pirogue colorée et ils se déplacent avec un long bâton comme dans l'ancien temps. La Casamance ne doit pas être très pauvre et il ne doit pas y avoir d'électricité. Les gens sont sympathiques et pleins de rire.
Quentin
GRANDEUR NATURE est une association Loi 1901 d'accueil social dont l'objectif est la réinsertion de jeunes en difficultés sociales par le voyage, la découverte et l'aventure.
21 janvier 2008
5 janvier 2008
3 janvier 2008
Kasoumaye la France!
Bonjour à toutes et à tous et plein de bonnes choses pour les années à venir.
Depuis le 22 décembre de l'année dernière, nous sommes posés au campement de Sosso et Yves (des amis de l'association Grandeur Nature) à Eringa sur la commune de Haere, dans le delta du fleuve Casamance, une région particulière du Sénégal située au sud de la Gambie (12°N 40' et 16° W 40'). Grâce à nos guides locaux, nous allons doucement découvrir cette petite partie de l'ouest Africain, une première pour notre association.
Durant notre séjour d'un mois environ, notre existence va se fondre dans le rythme et les habitudes des villageois cultivateurs, dans un environnement d'eau, de sable et de grands arbres.
Ce n'est pas encore les grosses chaleurs (qui arrivent en mars/avril); la douceur et le vent tiède de l'après-midi nous installe dans une quiétude propice à la vie de l'équipage.
Mais la vigilance est de rigueur. La mise en place d'une échelle de sanctions digne d'un régime "apolitique de droite" (à prendre au 3ème degré) allant de la réprimande à l'avertissement en passant par la privation/réflexion, nous aide à réduire les effets nocifs des comportements négatifs transportés par certains de nos matelots. Nous favorisons les ateliers par petits groupes et accompagnons en permanence ou presque ceux d'entre nous qui sont le plus en difficulté.
Loin des requins voraces, des tigres mangeurs d'hommes et des anacondas géants, la mangrove, ses eaux troubles et sa boue bienfaisante, sauf pour le pont du bateau, nous accueille et nous fait découvrir mille richesses.
Le village est à 2 km du campement et en plus de notre maison flottante, nous allons installer une tente à terre. Le chemin qui y mène traverse une brousse sèche, de la forêt et une zone de rizière.
Nous avons dans nos sacs de quoi faire rêver sous les étoiles: le cinéma en plein air est un régal. Mané, le directeur de l'école est notre référent; nous allons intervenir dans son école pour présenter notre voyage devant les quelques 150 élèves allant du CP au CM2, mais pas de programme officiel, pas de montre, quel jour sommes-nous?
Notre escale est verdoyante et colorée, loin des bruits de moteur et de l'électricité nucléaire. Nous entrons sur ce territoire à pas feutré pour ne pas déranger les oiseaux et vivre pleinement un vrai voyage.
Francis
Navigation des Canaries vers la Casamance¦
Jeudi 13 décembre, nous quittons l’île de la Goméra avec pour destination La Casamance. Les pronostics sont faits, nous comptons mettre entre 8 et 10 jours. Ce premier jour de navigation fut un baptême pour Aurel et Ricardo qui n’avait jamais navigué sur un voilier. Ils furent d’ailleurs tous les deux très malades. À partir du 2e jour, les alizés nous quittent et notre vitesse moyenne passe de 8 noeuds à 4 noeuds. Nous allumons les moteurs en attendant le vent, mais celui-ci ne vient pas. À plusieurs reprises nous croyons que nous allons enfin quitter le doux ronflement du moteur pour la voile mais en vain.
À croire que la tornade que nous avons aperçue le premier jour a aspiré tout le vent. Mais malgré notre lente progression, nous ne nous ennuyons pas pour autant : « il y a quelque chose à tribord ! » nous crie un jour Stevie. Nous virons de bord pour voir cette chose de plus près. C’est en fait une tortue de mer qui entame sa traversée de l’océan pour aller pondre en Floride. Nous coupons le moteur et la moitié de l’équipage se met à l’eau pour aller nager avec elle. Nous passons un quart d’heure merveilleux avec la tortue puis elle plonge et nous reprenons la mer. L’animal qui nous le plus rendu visite est bien évidemment le dauphin. Ce mammifère marin adore venir jouer à l’étrave du catamaran. Un jour justement alors que nous étions en pleine lecture collective, un dauphin vient nous interrompre. Il joue quelques minutes à l’étrave puis s’en va. Déçus, nous reprenons la lecture, mais nous sommes de nouveau interrompus 2 minutes plus tard par ce même dauphin, mais cette fois il a ramené avec lui toute sa bande. Ils sont plus de 50 à jouer à l’étrave, c’est un spectacle merveilleux. Au bout d’une demi-heure, comme ils sont toujours là, Stevie propose que l’on arrête le bateau pour aller nager avec eux. Nous nous équipons donc de nos palmes et masques et nous allons nager avec ces merveilles de la nature. C’est la première fois pour l’équipe de jeunes.
Nous avons aussi croisé des poissons lune, des requins, des souffles de rorquals, et des poissons volants.
C’est après 5jours de moteur que nous retrouvons le vent en pleine forme et notre vitesse moyenne qui avait chuté remonte à 10 noeuds.
8 jours et demi en mer, c’est long surtout quand on est 11 Ã bord. C’est pourquoi tout le monde fut heureux lorsque vendredi 21 au soir nous apercevons la terre Africaine.
Avec Grandeur Nature, la vie vaut la peine d’être vécue!
PS : c’est de nouveau Benjamin qui a gagné aux pronostics.
Aurel et Stevie
À croire que la tornade que nous avons aperçue le premier jour a aspiré tout le vent. Mais malgré notre lente progression, nous ne nous ennuyons pas pour autant : « il y a quelque chose à tribord ! » nous crie un jour Stevie. Nous virons de bord pour voir cette chose de plus près. C’est en fait une tortue de mer qui entame sa traversée de l’océan pour aller pondre en Floride. Nous coupons le moteur et la moitié de l’équipage se met à l’eau pour aller nager avec elle. Nous passons un quart d’heure merveilleux avec la tortue puis elle plonge et nous reprenons la mer. L’animal qui nous le plus rendu visite est bien évidemment le dauphin. Ce mammifère marin adore venir jouer à l’étrave du catamaran. Un jour justement alors que nous étions en pleine lecture collective, un dauphin vient nous interrompre. Il joue quelques minutes à l’étrave puis s’en va. Déçus, nous reprenons la lecture, mais nous sommes de nouveau interrompus 2 minutes plus tard par ce même dauphin, mais cette fois il a ramené avec lui toute sa bande. Ils sont plus de 50 à jouer à l’étrave, c’est un spectacle merveilleux. Au bout d’une demi-heure, comme ils sont toujours là, Stevie propose que l’on arrête le bateau pour aller nager avec eux. Nous nous équipons donc de nos palmes et masques et nous allons nager avec ces merveilles de la nature. C’est la première fois pour l’équipe de jeunes.
Nous avons aussi croisé des poissons lune, des requins, des souffles de rorquals, et des poissons volants.
C’est après 5jours de moteur que nous retrouvons le vent en pleine forme et notre vitesse moyenne qui avait chuté remonte à 10 noeuds.
8 jours et demi en mer, c’est long surtout quand on est 11 Ã bord. C’est pourquoi tout le monde fut heureux lorsque vendredi 21 au soir nous apercevons la terre Africaine.
Avec Grandeur Nature, la vie vaut la peine d’être vécue!
PS : c’est de nouveau Benjamin qui a gagné aux pronostics.
Aurel et Stevie
23 décembre 2007
Voilà, ils sont en Casamance!
18 décembre 2007
Lettre collective du 11 décembre 2007
Bonjour à tous, les parents, la famille, les amis, les anciens, les futurs et les autres s’il y en a !
C’est à moi, benjamin de vous faire le résumé de la dernière semaine passée aux Canaries, je vais commencer par la fin pour que vous sachiez dans quel contexte et dans quel état d’esprit je vous écris. C’est mardi, demain on part. Ce soir il faut que tous les textes soient bouclés pour pouvoir les envoyer, que le bateau soit rangé et nettoyé, les winchs rincés, les cabines et les lessives faites et les dernières enveloppes qui vont sont destinées, fermées. Ce texte, Thomas aurait dû le commencer et devrait être en train de le finir mais comme on en peut pas trop compter sur lui je me suis proposé hier soir de le faire. (Voilà pour la fin !) En début de semaine, vous le savez sûrement Aurel nous a rejoint pour notre plus grand plaisir. Le lendemain matin Kélig, Thomas et Quentin sont partis pour une petite excursion d’une nuit dans l’île. Pendant ce temps là, nous, sur le bateau on se prépare à la navigation. Rinçage de voiles, entretien des moteurs, réparation des quelques égratignures subies par le bateau sur le quai de santa Cruz de la Palma. Chacun bosse dans sa responsabilité, mais forcément c’est quand on se trouve en petit groupe que les évènements et les grandes nouvelles nous tombent dessus. Là, c’est notre skipper qui nous fait une grosse frayeur avec une infection urinaire qui le scotche trois jours dans son lit. Puis au même moment, on apprend qu’un autre jeune va nous rejoindre en début de semaine prochaine. C’est pour nous une excellente nouvelle pour plusieurs raisons : d’abord parce que c’est chouette d’avoir du nouveau sur le bateau, puis ça retarde notre départ de quelques jours du coup, on se dit qu’un autre groupe peut aller se balader dans l’île et c’est aussi l’occasion de réfléchir à la répartition des cabines. On s’est imaginé un moment avec Kélig de mettre Ricardo avec les 3 gars dans la cabine devant, on appellerait ça le ghetto avant bâbord. Non, sérieusement, comment on peut faire ? Moi, je pense qu’il faut séparer les 3 gars qui ont instauré une relation malsaine entre eux et cela fatigue et freine le groupe. Certains ont pensé déplacer Stevie avec Aurel, moi avec Kélig dans l’autre coque et Ricardo avec Thomas et Quentin à l’avant. C’est une bonne idée, mais je n’y crois pas. On na pas confiance, il ne faut pas les laisser seuls. Je ne vois qu’une bonne solution. Il faut exploser le trio, mais il faut une grand qui reste près d’eux. Je propose donc de me mettre dans une bannette à l’avant avec sur l’autre bannette Ricardo et au fond Quentin et Thomas, Stevie prend donc ma place dans la couchette dans la couchette du milieu avec Aurel. Voilà pour le remaniement du dortoir.
Je vais quand même vous parler un peu de la vie au port. Ici à San Sebastian de la Goméra, c’est sûrement la marina la plus sympa de tous les Canaries. Il y a beaucoup de vie et de passage. On rencontre plein de gens très intéressants. Tous les départs, que ce soit vers les Antilles, vers le Cap-Vert ou vers le Sénégal se font ici. Il y a des grands voiliers qui arrivent de Rotterdam après 40 jours de mer pour faire du charter au soleil, il y a des rameurs expérimentés et préparés qui se lancent pour une transat, des gens qui attendent une pièce de leur bateau pour repartir et d’autres qui se disent Goméro et vendent tout pour rester là. On arrive quand même malgré tout notre travail à trouver du temps pour aller visiter les bateaux voisins, aller faire un château de sable sur la plage, jouer au foot, mais aussi faire du kayak de mer, une interview, du jonglage…
Ça n’empêche qu’on a tous envie de partir en mer et de se retrouver enfin entre nous et bien sûr on a tous hâte de vivre le dépaysement. Yves nous envoie des mails très alléchants sur le programme qu’il nous concocte à notre arrivée : messe de Noël à en avoir des frissons, la fête des femmes avec danse et chant, percussions…
Moi je suis fatigué et je sens l’impatience de tout le groupe alors vivement qu’on largue les amarres pour d’autres aventures. On vous souhaite de joyeuses fêtes à tous et on vous dit à bientôt pour les prochaines nouvelles au Sénégal.
On pense à vous
Bises
Benjamin
C’est à moi, benjamin de vous faire le résumé de la dernière semaine passée aux Canaries, je vais commencer par la fin pour que vous sachiez dans quel contexte et dans quel état d’esprit je vous écris. C’est mardi, demain on part. Ce soir il faut que tous les textes soient bouclés pour pouvoir les envoyer, que le bateau soit rangé et nettoyé, les winchs rincés, les cabines et les lessives faites et les dernières enveloppes qui vont sont destinées, fermées. Ce texte, Thomas aurait dû le commencer et devrait être en train de le finir mais comme on en peut pas trop compter sur lui je me suis proposé hier soir de le faire. (Voilà pour la fin !) En début de semaine, vous le savez sûrement Aurel nous a rejoint pour notre plus grand plaisir. Le lendemain matin Kélig, Thomas et Quentin sont partis pour une petite excursion d’une nuit dans l’île. Pendant ce temps là, nous, sur le bateau on se prépare à la navigation. Rinçage de voiles, entretien des moteurs, réparation des quelques égratignures subies par le bateau sur le quai de santa Cruz de la Palma. Chacun bosse dans sa responsabilité, mais forcément c’est quand on se trouve en petit groupe que les évènements et les grandes nouvelles nous tombent dessus. Là, c’est notre skipper qui nous fait une grosse frayeur avec une infection urinaire qui le scotche trois jours dans son lit. Puis au même moment, on apprend qu’un autre jeune va nous rejoindre en début de semaine prochaine. C’est pour nous une excellente nouvelle pour plusieurs raisons : d’abord parce que c’est chouette d’avoir du nouveau sur le bateau, puis ça retarde notre départ de quelques jours du coup, on se dit qu’un autre groupe peut aller se balader dans l’île et c’est aussi l’occasion de réfléchir à la répartition des cabines. On s’est imaginé un moment avec Kélig de mettre Ricardo avec les 3 gars dans la cabine devant, on appellerait ça le ghetto avant bâbord. Non, sérieusement, comment on peut faire ? Moi, je pense qu’il faut séparer les 3 gars qui ont instauré une relation malsaine entre eux et cela fatigue et freine le groupe. Certains ont pensé déplacer Stevie avec Aurel, moi avec Kélig dans l’autre coque et Ricardo avec Thomas et Quentin à l’avant. C’est une bonne idée, mais je n’y crois pas. On na pas confiance, il ne faut pas les laisser seuls. Je ne vois qu’une bonne solution. Il faut exploser le trio, mais il faut une grand qui reste près d’eux. Je propose donc de me mettre dans une bannette à l’avant avec sur l’autre bannette Ricardo et au fond Quentin et Thomas, Stevie prend donc ma place dans la couchette dans la couchette du milieu avec Aurel. Voilà pour le remaniement du dortoir.
Je vais quand même vous parler un peu de la vie au port. Ici à San Sebastian de la Goméra, c’est sûrement la marina la plus sympa de tous les Canaries. Il y a beaucoup de vie et de passage. On rencontre plein de gens très intéressants. Tous les départs, que ce soit vers les Antilles, vers le Cap-Vert ou vers le Sénégal se font ici. Il y a des grands voiliers qui arrivent de Rotterdam après 40 jours de mer pour faire du charter au soleil, il y a des rameurs expérimentés et préparés qui se lancent pour une transat, des gens qui attendent une pièce de leur bateau pour repartir et d’autres qui se disent Goméro et vendent tout pour rester là. On arrive quand même malgré tout notre travail à trouver du temps pour aller visiter les bateaux voisins, aller faire un château de sable sur la plage, jouer au foot, mais aussi faire du kayak de mer, une interview, du jonglage…
Ça n’empêche qu’on a tous envie de partir en mer et de se retrouver enfin entre nous et bien sûr on a tous hâte de vivre le dépaysement. Yves nous envoie des mails très alléchants sur le programme qu’il nous concocte à notre arrivée : messe de Noël à en avoir des frissons, la fête des femmes avec danse et chant, percussions…
Moi je suis fatigué et je sens l’impatience de tout le groupe alors vivement qu’on largue les amarres pour d’autres aventures. On vous souhaite de joyeuses fêtes à tous et on vous dit à bientôt pour les prochaines nouvelles au Sénégal.
On pense à vous
Bises
Benjamin
5 décembre 2007
lettre collective du 30 nov. 07
Bonjour à tous,
Je profite d’un grand moment de tranquillité où nous sommes en équipage réduit sur le bateau, c’est à dire, Christophe, Linda et moi, pour vous donner quelques nouvelles de notre escale aux Canaries.
Nous sommes arrivés à Santa Cruz de La Palma le 14 novembre au petit matin. Il n’y a pas vraiment de place pour notre long et large bateau, mais nous dénichons un petit coin le long d’un quai sûrement prévu pour les bateaux de commerce, mais allons-y sans bruit, on verra bien…
On découvre peu à peu ce que va être notre environnement pendant une dizaine de jours… camions qui déposent des conteneurs, qui en reprend, des frigos qui ronronnent… Nous sommes au cœur du petit commerce de La Palma. Des camions de bananes défilent donc tous les jours pour remplir les cargos direction la Péninsule soit l’Espagne. Derrière nous , les ferries arrivent et repartent deux fois par jour ( liaisons maritimes avec les autres îles de l’archipel ) , ainsi que les bateaux de croisière qui déversent leurs flots de touristes pour une petite escale d’une journée et notre voisin, c’est le petit bateau pilote qui sort plusieurs fois par jour pour aller chercher cargos et ferries et les ramener à quai. Imaginez la joie de Thomas et Quentin à la vue de tous ces gros bateaux qui manoeuvrent !!! Mais attendez, attendez, ne nous éparpillons pas !!! Une arrivée dans un port après plusieurs jours de navigation, veut dire aussi lessive pour tout le monde, courses de fruits et légumes, douches, nettoyage du bateau à l’eau douce…Y’a du boulot et de l’énergie à mettre car notre équipage n’est pas toujours d’accord avec ce programme !
Mais quand même, on est arrivé aux Canaries et ça c’est chouette. Ici on trouve tout, on goûte nos premiers avocats, nos premières mangues, les bananes plantains, les patates douces, les cristophines, et les vraies bananes des Canaries !!! Nous fêtons aussi les 13 ans de Linda, c’est notre premier anniversaire à bord, « instants d’amitié partagée » dis-je même dans un texte.
Nous sommes pour quitter assez rapidement le bruit de la ville et partir enfin découvrir les terres de la Palma et ses autochtones. Pour cette première randonnée, nous avons décidé nous, grands, d’imposer les groupes, histoire de ne pas avoir toute la connerie et toute la flemme dans le même groupe ! C’est Christophe qui est chargé de faire les combinaisons gagnantes. Il regagne bientôt la France donc veille sur le bateau et nous donne comme ça l’occasion de tous partir 4 jours. Roulement de tambours…l’annonce des groupes tombe : Benjamin partira avec Amélia et Stevie …oui ! Wilfried avec Quentin et Linda …hourra ! Et Francis et Kélig avec Solène et Thomas…youpi ! Voilà, y’a plus qu’à boucler les sacs, se renseigner sur les horaires des bus, décider des destinations et c’est parti !
Le groupe de Wilfried est le premier à partir. Ils décident d’aller dans le nord de l’île. Ils n’ont pas beaucoup marché, la combinaison n’était pas gagnante, la connerie et la flemme étaient réunies.
Ça nous a surpris de Quentin. Lui qui nous avait habitué au meilleur, il peut aussi faire le pire ! Donc pas très bon moment pour Wilfried. Le groupe de Ben décide, lui aussi, d’aller vers le nord, mais sont beaucoup plus motivés à marcher et entament le sentier des 13 tunnels et des cascades. Ils se sont amusés comme des enfants à travers des cavités humides et des toboggans de 200 mètres…Ils sont revenus contents de s’être éloignés du groupe et des prises de tête et heureux de s’être surpassés physiquement pour voir de belles choses. Et nous, avec Francis, Solène et Thomas, envisageons d’aller dans la Caldéra mais dommage elle est inaccessible pour cause de travaux. Nous décidons donc de faire la route des volcans. 28 KMS de GR à monter et descendre la ligne de crête des volcans jusqu’à la pointe sud de l’île. Le temps n’est pas trop de la partie, nous sommes beaucoup dans les nuages, c’est physique mais nous sommes tous les quatre très heureux de l’avoir fait !
De retour au bateau, c’est plus pareil, on retrouve les problèmes là où on les avait laissé. Linda ne respecte pas les règles, Stevie fait ce qu’il veut quand il le veut, Thomas se laisse envahir par son côté négatif, Quentin qui veut devenir pompier joue le pyromane dans le bateau, Solène n’en peut plus de tout ça et préfère même rentrer chez elle et Amélia a du mal à contenir sa tristesse. Les bilans s’imposent. Il faut sauver les soldats Thomas et Quentin, vite les faire basculer du côté clair de la force.
Stevie est en sursis à bord et Linda prépare déjà ses sacs. Francis repart en rando avec Quentin, Solène et Amélia, pour souffler et profiter encore de la beauté de La palma. Entre temps, Linda se tord le genou et le moteur tribord crame. Nous sommes dépités devant toute la poudre d’extincteur et les fils électriques brûlés ! Heureusement le super électricien nous répare tout ça en une journée et le dimanche 25 novembre, nous pouvons quitter La Palma pour rejoindre Ténérife et déjà se préparer à l’ascension du Teide, 3718m ! Le bateau est au mouillage à El Médano, dans le sud de l’île. Comme je vous le disais, tout l’équipage est parti et avec Christophe nous préparons le retour en France de Linda. Nous pensons que notre voyage n’est pas adapté pour elle. Linda nécessite d’être accompagnée dans tout ce qu’elle fait en permanence et nous ne pouvons pas prendre de risques sanitaires quand à son hygiène vraiment trop précaire au Sénégal, en traversée ou en Amazonie !
Christophe prend lui aussi l’avion : snif ! Il va nous manquer, c’est sûr, son humour, son efficacité, son espagnol vont nous faire défaut, mais voilà, maintenant à nous de jouer !
Nous sommes « neufs » et 9 prêts à partir pour La Goméra pour enfin lire votre courrier et préparer la bateau à larguer les amarres direction La Casamance , mais ça, c’est notre histoire !!!
Kélig
Je profite d’un grand moment de tranquillité où nous sommes en équipage réduit sur le bateau, c’est à dire, Christophe, Linda et moi, pour vous donner quelques nouvelles de notre escale aux Canaries.
Nous sommes arrivés à Santa Cruz de La Palma le 14 novembre au petit matin. Il n’y a pas vraiment de place pour notre long et large bateau, mais nous dénichons un petit coin le long d’un quai sûrement prévu pour les bateaux de commerce, mais allons-y sans bruit, on verra bien…
On découvre peu à peu ce que va être notre environnement pendant une dizaine de jours… camions qui déposent des conteneurs, qui en reprend, des frigos qui ronronnent… Nous sommes au cœur du petit commerce de La Palma. Des camions de bananes défilent donc tous les jours pour remplir les cargos direction la Péninsule soit l’Espagne. Derrière nous , les ferries arrivent et repartent deux fois par jour ( liaisons maritimes avec les autres îles de l’archipel ) , ainsi que les bateaux de croisière qui déversent leurs flots de touristes pour une petite escale d’une journée et notre voisin, c’est le petit bateau pilote qui sort plusieurs fois par jour pour aller chercher cargos et ferries et les ramener à quai. Imaginez la joie de Thomas et Quentin à la vue de tous ces gros bateaux qui manoeuvrent !!! Mais attendez, attendez, ne nous éparpillons pas !!! Une arrivée dans un port après plusieurs jours de navigation, veut dire aussi lessive pour tout le monde, courses de fruits et légumes, douches, nettoyage du bateau à l’eau douce…Y’a du boulot et de l’énergie à mettre car notre équipage n’est pas toujours d’accord avec ce programme !
Mais quand même, on est arrivé aux Canaries et ça c’est chouette. Ici on trouve tout, on goûte nos premiers avocats, nos premières mangues, les bananes plantains, les patates douces, les cristophines, et les vraies bananes des Canaries !!! Nous fêtons aussi les 13 ans de Linda, c’est notre premier anniversaire à bord, « instants d’amitié partagée » dis-je même dans un texte.
Nous sommes pour quitter assez rapidement le bruit de la ville et partir enfin découvrir les terres de la Palma et ses autochtones. Pour cette première randonnée, nous avons décidé nous, grands, d’imposer les groupes, histoire de ne pas avoir toute la connerie et toute la flemme dans le même groupe ! C’est Christophe qui est chargé de faire les combinaisons gagnantes. Il regagne bientôt la France donc veille sur le bateau et nous donne comme ça l’occasion de tous partir 4 jours. Roulement de tambours…l’annonce des groupes tombe : Benjamin partira avec Amélia et Stevie …oui ! Wilfried avec Quentin et Linda …hourra ! Et Francis et Kélig avec Solène et Thomas…youpi ! Voilà, y’a plus qu’à boucler les sacs, se renseigner sur les horaires des bus, décider des destinations et c’est parti !
Le groupe de Wilfried est le premier à partir. Ils décident d’aller dans le nord de l’île. Ils n’ont pas beaucoup marché, la combinaison n’était pas gagnante, la connerie et la flemme étaient réunies.
Ça nous a surpris de Quentin. Lui qui nous avait habitué au meilleur, il peut aussi faire le pire ! Donc pas très bon moment pour Wilfried. Le groupe de Ben décide, lui aussi, d’aller vers le nord, mais sont beaucoup plus motivés à marcher et entament le sentier des 13 tunnels et des cascades. Ils se sont amusés comme des enfants à travers des cavités humides et des toboggans de 200 mètres…Ils sont revenus contents de s’être éloignés du groupe et des prises de tête et heureux de s’être surpassés physiquement pour voir de belles choses. Et nous, avec Francis, Solène et Thomas, envisageons d’aller dans la Caldéra mais dommage elle est inaccessible pour cause de travaux. Nous décidons donc de faire la route des volcans. 28 KMS de GR à monter et descendre la ligne de crête des volcans jusqu’à la pointe sud de l’île. Le temps n’est pas trop de la partie, nous sommes beaucoup dans les nuages, c’est physique mais nous sommes tous les quatre très heureux de l’avoir fait !
De retour au bateau, c’est plus pareil, on retrouve les problèmes là où on les avait laissé. Linda ne respecte pas les règles, Stevie fait ce qu’il veut quand il le veut, Thomas se laisse envahir par son côté négatif, Quentin qui veut devenir pompier joue le pyromane dans le bateau, Solène n’en peut plus de tout ça et préfère même rentrer chez elle et Amélia a du mal à contenir sa tristesse. Les bilans s’imposent. Il faut sauver les soldats Thomas et Quentin, vite les faire basculer du côté clair de la force.
Stevie est en sursis à bord et Linda prépare déjà ses sacs. Francis repart en rando avec Quentin, Solène et Amélia, pour souffler et profiter encore de la beauté de La palma. Entre temps, Linda se tord le genou et le moteur tribord crame. Nous sommes dépités devant toute la poudre d’extincteur et les fils électriques brûlés ! Heureusement le super électricien nous répare tout ça en une journée et le dimanche 25 novembre, nous pouvons quitter La Palma pour rejoindre Ténérife et déjà se préparer à l’ascension du Teide, 3718m ! Le bateau est au mouillage à El Médano, dans le sud de l’île. Comme je vous le disais, tout l’équipage est parti et avec Christophe nous préparons le retour en France de Linda. Nous pensons que notre voyage n’est pas adapté pour elle. Linda nécessite d’être accompagnée dans tout ce qu’elle fait en permanence et nous ne pouvons pas prendre de risques sanitaires quand à son hygiène vraiment trop précaire au Sénégal, en traversée ou en Amazonie !
Christophe prend lui aussi l’avion : snif ! Il va nous manquer, c’est sûr, son humour, son efficacité, son espagnol vont nous faire défaut, mais voilà, maintenant à nous de jouer !
Nous sommes « neufs » et 9 prêts à partir pour La Goméra pour enfin lire votre courrier et préparer la bateau à larguer les amarres direction La Casamance , mais ça, c’est notre histoire !!!
Kélig
26 novembre 2007
Kelig vue par Ben
Est-ce encore vraiment nécessaire de la présenter. Tout le monde commence à la connaître notre force vive. Kelig avant tout est bretonne, elle aime le beurre salé et la bonne galette a la farine de Sarazin. Et en tant que bretonne elle tient son rôle de bonne vivante, elle aime bien bien manger, chanter, danser, avoir de grandes discussions pour essayer de refaire le monde car notre amie est une révoltée. Elle a grand cœur, sa famille et ses amis comptent beaucoup pour elle, elle est sensible et aussi un peu photosensible. C’est notre force féminine du bateau qui sait ne pas se laisser marcher sur les pieds même si elle est dotée d’une grande patience. C’est une fille de la route, une aventurière qui aime l’inconnu et qui à déjà beaucoup vadrouillé dans notre vaste monde.
Voilà un peu Kelig comme je la vois sans trop entrer dans les détails.
Benjamin
Voilà un peu Kelig comme je la vois sans trop entrer dans les détails.
Benjamin
Benjamin vu par Quentin
21 ans, cheveux longs et blonds, aux yeux bleus, à peu près 1m75, d’origine Allemande. A voyagé en tant que jeune en 2003/2004 sur Grandeur Nature et il est maintenant devenu encadrant dans l’association. Peut supporter qu’on l’embête, mais ne supporte pas qu’on embête les autres. Il déteste qu’on le prenne pour un imbécile. C’est quelqu’un de très sensible qui s’attache beaucoup à son entourage et qui est très blessé quand on parle en mal des gens qui l’aime. Il adore rigoler et aime bien jouer avec les gens. Il est aussi amoureux de la nature et déteste que l’on fasse du mal aux animaux et aux plantes. Il est anti-OGM et a voté Bové aux élections présidentielles. Il essaye aussi d’être végétarien et supporte difficilement la vue du sang. Petit cascadeur mais très prudent. Il a horreur de vivre dans le sale, mais pour autant adore se salir. Je crois que je vous ai tout dit sur lui.
J’aime beaucoup Ben, car on peut facilement parler avec lui, ce qui n’est pas toujours le cas avec les autres.
Quentin
J’aime beaucoup Ben, car on peut facilement parler avec lui, ce qui n’est pas toujours le cas avec les autres.
Quentin
23 novembre 2007
Portrait de Stevie par Solène…
Lui, c’est Stevie alias Shado. Un jeune Antillais de 14 ans, habitant à Grigny dans le 91 (c’est chanmé tu vois). Bon il est fainéant, même très fainéant, mais il est quand même sympathique « par moment ».
Si vous entendez un jour : « j’suis yombe », « regardez les dauphins sur la tête de moi », « sur la tête de ma mère que c’est pas moi, non je rigole », « c’est trop chime, vous êtes trop fort vous » et « putain de ta race » : pas de doute, c’est lui… Nous avons longtemps (avec Amélia) cherché le sens de ses expressions (mystiques), mais non, on a toujours rien compris, c’est vraiment un langage de parisien !
Bref, ses passions sont la moto et la mécanique, la sieste et le disage de conneries, n’oublions pas l’acrobatie et la mangeaison de pâtes chinoises.
Voilà c’est Stevie c’est lui, enfin de mon point de mon point de vue.
Solène
Si vous entendez un jour : « j’suis yombe », « regardez les dauphins sur la tête de moi », « sur la tête de ma mère que c’est pas moi, non je rigole », « c’est trop chime, vous êtes trop fort vous » et « putain de ta race » : pas de doute, c’est lui… Nous avons longtemps (avec Amélia) cherché le sens de ses expressions (mystiques), mais non, on a toujours rien compris, c’est vraiment un langage de parisien !
Bref, ses passions sont la moto et la mécanique, la sieste et le disage de conneries, n’oublions pas l’acrobatie et la mangeaison de pâtes chinoises.
Voilà c’est Stevie c’est lui, enfin de mon point de mon point de vue.
Solène
Linda vu par Francis
Linda une grande fille comme ça, Linda nous vient d’une grande banlieue, de la grande ville que l’on appelle capitale, avec des grands yeux noirs et de jolis cheveux bouclés.
Quel courage de quitter pour un temps sa famille et ses amis, quand on a peine 13 ans, pour se lancer dans l’aventure Grandeur Nature.
Quand j’ai rencontré Linda pour la première fois, c’était à Sète, au siège de l’association. Elle semblait toute perdu et parlait de son envie de devenir océanographe ! Du chemin a parcourir, partir à la découverte c’est un bon début, surtout en bateau.
Donc, Linda, jeune fille volontaire avec une peur légitime pour ce qui est nouveau, mais prête à remplir plein de beaux cahiers pour raconter son voyage. Un caractère « soupe au lait » classique pour une ado qui baigne dans le monde bien faisant de la consommation : « un bonbon par-ci, j’aime pas ça par là ! Vous n’avez pas des gâteaux de la marque machin ? » Chez Linda des attitudes de refus systématique peuvent surprendre mais des élans de générosité aussi : « tu veux une tartine de confiture ? »Linda et ses trois sacs partent en voyage et c’est peut être le plus important.
Si vous vous attendiez à ce que je vous parle de son sale caractère et de sa coquetterie, c’est râpé ! J’ai choisi le coté qui va bien a Linda : le sourire.
Francis
Quel courage de quitter pour un temps sa famille et ses amis, quand on a peine 13 ans, pour se lancer dans l’aventure Grandeur Nature.
Quand j’ai rencontré Linda pour la première fois, c’était à Sète, au siège de l’association. Elle semblait toute perdu et parlait de son envie de devenir océanographe ! Du chemin a parcourir, partir à la découverte c’est un bon début, surtout en bateau.
Donc, Linda, jeune fille volontaire avec une peur légitime pour ce qui est nouveau, mais prête à remplir plein de beaux cahiers pour raconter son voyage. Un caractère « soupe au lait » classique pour une ado qui baigne dans le monde bien faisant de la consommation : « un bonbon par-ci, j’aime pas ça par là ! Vous n’avez pas des gâteaux de la marque machin ? » Chez Linda des attitudes de refus systématique peuvent surprendre mais des élans de générosité aussi : « tu veux une tartine de confiture ? »Linda et ses trois sacs partent en voyage et c’est peut être le plus important.
Si vous vous attendiez à ce que je vous parle de son sale caractère et de sa coquetterie, c’est râpé ! J’ai choisi le coté qui va bien a Linda : le sourire.
Francis
Amélia vu par Linda
Agée de 16 ans, cheveux châtain blond, et petite de taille. Elle a un caractère dure à supporter car elle fait des réflexions déplacées. Elle tombe facilement malade, son passe temps préféré c’est de vomir dans son lit ou aux toilettes. Elle dessine assez bien. Puis elle s’occupe des affaires des autres et trouve des solutions à leurs problèmes mais à tendance à s’oublier. Je pense qu’elle à un énorme cœur à partager, elle est ouverte à tout le monde. C’est une fille sage qui a confiance en elle. Qui peut être utile à tout le monde en tout cas pour moi.
Linda
Linda
22 novembre 2007
Thomas vu par Amélia.
Thomas, c’est celui qui est capable de se lever a 6h du matin juste parce qu’il veut pêcher toute la matinée. C’est celui qui peut sourire, rire, et qui, tout à coup, parce qu’il a été vexé ou contrarié, peut s’enflammer, comme ça, pour rien et faire toute une histoire pour pas grand chose. Il a besoin de dire qu’il est là, alors des fois il a des coups de speed, il va commencer à faire le singe ou autres trucs « pas normaux » comme dirait Linda. Il se cache derrière cette carapace de « ptit con » mais on fond, on le sait tous Thomas c’est quelqu’un de sensible qui peut quand il a envie être quelqu’un de très gentil et de très agréable a vivre. Mais je crois que la chose qui marque le plus quand on voit Thomas, c’est le fait qu’il soit si influençable, mais ça changera, j’ai confiance car avant d’être grand, le Baobab était petit aussi !!
Amélia
Amélia
Christophe vu par Thomas
Il mesure 1m67, cheveux long, bruns aux yeux marron. N’est pas très sportif, aime raconter des blagues parfois un peu nulles mais on s’y habitue ! Il n’aime pas répéter 5 fois les mêmes choses. Il n’aime pas qu’on le prenne pour un imbécile. C’est une personne assez agressive mais qui n’aime pas la violence physique, je l’apprécie quand même. Il adore manger, prend toujours ce qu’on lui donne et fini toujours son assiette. Je crois que je vous ai tout dit sur lui.
Thomas
Thomas
Francis vu par Christophe
Pour faire le portrait d’un Francis
Pour faire le portrait d’un Francis, tremper sa plume dans l’encre pour les cheveux, la barbe et les yeux. La tremper aussi dans l’écume des vagues pour ajouter quelques touches de blanc dans la barbe, les cheveux et pour faire briller ses yeux ! Si ce n’est pas suffisant, attendre la nuit et capturer un peu de la lumière des étoiles et de la lune. Sinon Francis est comme nous tous, un enfant qui a grandi, mais lui en a conscience ! Alors qu’importe l’âge, quand on a encore tant de choses à découvrir ! Autant d’envies à courir, et l’Océan devant soi comme horizon inatteignable…
Christophe, à la façon de Jaques Prévert.
Pour faire le portrait d’un Francis, tremper sa plume dans l’encre pour les cheveux, la barbe et les yeux. La tremper aussi dans l’écume des vagues pour ajouter quelques touches de blanc dans la barbe, les cheveux et pour faire briller ses yeux ! Si ce n’est pas suffisant, attendre la nuit et capturer un peu de la lumière des étoiles et de la lune. Sinon Francis est comme nous tous, un enfant qui a grandi, mais lui en a conscience ! Alors qu’importe l’âge, quand on a encore tant de choses à découvrir ! Autant d’envies à courir, et l’Océan devant soi comme horizon inatteignable…
Christophe, à la façon de Jaques Prévert.
21 novembre 2007
Wilfried vu par Kélig
Wilfried, c’est notre nouveau capitaine à bord de Grandeur Nature. Il a rejoint l’équipage en avril et depuis, il a fait plein de travaux sur le bateau pour qu’il soit prêt à partir pour le tour du monde, observé notre mode de fonctionnement et s’y est intégré. Et maintenant, le voilà lui aussi au cœur de l’aventure… Bienvenida companero !!!
Wilfried, il a 33 ans et il vient du Mans. Il n’est pas amoureux fou de sa région, mais par contre il adore ses rillettes et le pâté de lapin de sa tante. Oui, c’est un trait important de la personnalité de notre capitaine, il aime bien la bonne bouffe accompagnée d’un bon vin, un Faugères ou un Bourgogne par exemple ! Je pense que si Wilfried n’était pas à bord, il serait déjà parti faire un tour de France des spécialités culinaires et œnologiques ! Peut-être son prochain périple !?
Par son allure tranquille et calme, version Antillaise, on pourrait penser que tout lui passe au travers, mais que nenni, ne vous y fiez pas, Wilfried est un garçon sensible, qui sait se remettre en question et dire les choses quand ça dépasse ses limites. Il n’aime pas se mettre en avant et lui faut sûrement du temps pour se sentir à l’aise vraiment, en pleine possession de tous ses moyens. Bon, des fois, c’est vrai, il aime bien râler, mais ça c’est côté brun de la Sarthe.
Plus tard, quand il sera grand, après avoir fait une bonne cure de confit de canard et de langue de bœuf, il vivra sur son terrain peinard, aux Antilles avec son petit bateau en bois au mouillage devant chez lui, son petit jardin, dans une petite case très colorée pleine de bidouilles pour vivre un maximum en autonomie d’énergie, d’eau et surtout aux portes grandes ouvertes pour accueillir tous les amis et les gens sympas de passage.
Kélig
Wilfried, il a 33 ans et il vient du Mans. Il n’est pas amoureux fou de sa région, mais par contre il adore ses rillettes et le pâté de lapin de sa tante. Oui, c’est un trait important de la personnalité de notre capitaine, il aime bien la bonne bouffe accompagnée d’un bon vin, un Faugères ou un Bourgogne par exemple ! Je pense que si Wilfried n’était pas à bord, il serait déjà parti faire un tour de France des spécialités culinaires et œnologiques ! Peut-être son prochain périple !?
Par son allure tranquille et calme, version Antillaise, on pourrait penser que tout lui passe au travers, mais que nenni, ne vous y fiez pas, Wilfried est un garçon sensible, qui sait se remettre en question et dire les choses quand ça dépasse ses limites. Il n’aime pas se mettre en avant et lui faut sûrement du temps pour se sentir à l’aise vraiment, en pleine possession de tous ses moyens. Bon, des fois, c’est vrai, il aime bien râler, mais ça c’est côté brun de la Sarthe.
Plus tard, quand il sera grand, après avoir fait une bonne cure de confit de canard et de langue de bœuf, il vivra sur son terrain peinard, aux Antilles avec son petit bateau en bois au mouillage devant chez lui, son petit jardin, dans une petite case très colorée pleine de bidouilles pour vivre un maximum en autonomie d’énergie, d’eau et surtout aux portes grandes ouvertes pour accueillir tous les amis et les gens sympas de passage.
Kélig
Solène vue par Wilfried
Solène est une petite brunette à la mèche tombante qui, dans le vent peut-être gênante. Elle a un petit nez de Cléopâtre, vraiment douce pour nous lire ses textes et plein de délicatesse pour le groupe. Elle a certainement des origines Italiennes de par son caractère bien trempé qui lui permet de s’affirmer au sein du groupe quand c’est nécessaire.
Son surnom, « mademoiselle Bio » du bateau ne l’empêche pas en tout cas d’être la reine des lasagnes. C’est un vrai plaisir de faire la cuisine avec elle. Solène a décidé d’apprendre la guitare et s’est fixé l’objectif de jouer un morceau avant Noël.
A plus long terme, elle a le projet de voyager en Inde et de devenir kiné. Elle y arrivera j’en suis sûr !!!
Wilfried
Son surnom, « mademoiselle Bio » du bateau ne l’empêche pas en tout cas d’être la reine des lasagnes. C’est un vrai plaisir de faire la cuisine avec elle. Solène a décidé d’apprendre la guitare et s’est fixé l’objectif de jouer un morceau avant Noël.
A plus long terme, elle a le projet de voyager en Inde et de devenir kiné. Elle y arrivera j’en suis sûr !!!
Wilfried
Vendredi 9 novembre
Aujourd’hui pourrait être une journée de navigation banale mais non, d’abord, il y a les portraits qui doivent être terminés pour notre arrivée aux Canaries et comme nous nous rapprochons assez vite, il serait temps de penser à s’y mettre ! Chacun s’applique, crayon et papier en main à dessiner ou à écrire le portrait de la personne qu’il a tiré au sort. Moi, je suis tombé sur Thomas et j’avoue qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant d’y parvenir, car ce n’est vraiment pas simple !
Une grande partie de la journée fut aussi consacrée à la baignade. Ça nous a fait beaucoup de bien car nous n’avons pas eu cette opportunité très souvent depuis le début du voyage. Mais je pense que ce qui restera le plus dans l’esprit de chacun ce 9 novembre 2007, c’est le nombre d’animaux marins que nous avons croisé. C’était comme un ballet enchanté, une tortue ouvre le bal. C’était pour moi, la première fois que je voyais une tortue de mer et c’est bizarre de voir cette carapace flotter à la surface de l’eau ! Puis vient le tour des dauphins qui nous offrent un spectacle : ils se tournent, nous regardent puis bondissent hors de l’eau. Soudain, « oh ! Un souffle ! » Et oui, ce sont les rorquals qui rentrent en piste, plus timide, ils gardent leur distance. Mais bientôt vient le clou du spectacle, ils ont choqué Stevie qui vous dirait que c’était vraiment trop « mystique », et oui, ce sont encore eux, les dauphins, mais différents. Des dauphins environ 3 fois plus grands que les précédents venus avec les thons pour une partie de pêche endiablée. Sans vous parler de ces poissons qu’on apercevait au loin effectuer des bonds de plus de 3 mètres de haut !
C’est alors, des étoiles dans les yeux, après avoir vu tant de vies sous notre beau bateau, que nous nous installons tous dans le cockpit afin d’écouter la suite de notre livre en lecture collective. Nous lisons en ce moment « La grammaire est une chanson douce » d’Erik Orsenna, un livre qui fait réfléchir sur ces êtres que nous négligeons un peu trop : les mots !
Je pense que sur ce bateau, certains devraient y réfléchir et y accorder un peu plus d’importance !
Amélia
Une grande partie de la journée fut aussi consacrée à la baignade. Ça nous a fait beaucoup de bien car nous n’avons pas eu cette opportunité très souvent depuis le début du voyage. Mais je pense que ce qui restera le plus dans l’esprit de chacun ce 9 novembre 2007, c’est le nombre d’animaux marins que nous avons croisé. C’était comme un ballet enchanté, une tortue ouvre le bal. C’était pour moi, la première fois que je voyais une tortue de mer et c’est bizarre de voir cette carapace flotter à la surface de l’eau ! Puis vient le tour des dauphins qui nous offrent un spectacle : ils se tournent, nous regardent puis bondissent hors de l’eau. Soudain, « oh ! Un souffle ! » Et oui, ce sont les rorquals qui rentrent en piste, plus timide, ils gardent leur distance. Mais bientôt vient le clou du spectacle, ils ont choqué Stevie qui vous dirait que c’était vraiment trop « mystique », et oui, ce sont encore eux, les dauphins, mais différents. Des dauphins environ 3 fois plus grands que les précédents venus avec les thons pour une partie de pêche endiablée. Sans vous parler de ces poissons qu’on apercevait au loin effectuer des bonds de plus de 3 mètres de haut !
C’est alors, des étoiles dans les yeux, après avoir vu tant de vies sous notre beau bateau, que nous nous installons tous dans le cockpit afin d’écouter la suite de notre livre en lecture collective. Nous lisons en ce moment « La grammaire est une chanson douce » d’Erik Orsenna, un livre qui fait réfléchir sur ces êtres que nous négligeons un peu trop : les mots !
Je pense que sur ce bateau, certains devraient y réfléchir et y accorder un peu plus d’importance !
Amélia
Mercredi 7 novembre
Notre 2ème jour depuis Cadiz en navigation vers Les Canaries.
J’ai demandé à chacun son meilleur moment de la journée ! Pour Quentin, c’était la baignade à la traîne, pour Thomas, les portraits chinois pendant le repas. Pour Wilfried la discussion du soir avec Quentin, pour Amélia la baignade du matin en pleine mer, pour Francis, « quand je suis allé quelques minutes à l’étrave regarder le soleil et la mer. » Pour Solène, la baignade du matin, quand j’étais dans l’eau et que je nageais dans le silence. Pour Kélig, quand tous les jeunes étaient en train de faire travailler leur neurone, c’était satisfaisant. Pour Ben, sa journée de cuisine avec Amélia, pour Linda, la baignade du matin avec Amélia, Solène et Quentin. Et pour Stevie : « J’sais pas, quand j’ai dormi ! » Et moi, mon meilleur moment, je lisais l’excellent livre de Chomsky, « comprendre le pouvoir », éditions Aden. Et que voyant tout le monde occupé à apprendre, je me disais que ce que nous faisons est utile ! Reste à le rendre agréable… Sinon pourquoi ?
« On prend mieux conscience des choses en agissant »
PS : sinon le vent n’a fait que mollir et la moyenne s’en ressent ! je pense que j’ai été un peu trop optimiste dans mon pronostic d’arrivée !
Christophe
J’ai demandé à chacun son meilleur moment de la journée ! Pour Quentin, c’était la baignade à la traîne, pour Thomas, les portraits chinois pendant le repas. Pour Wilfried la discussion du soir avec Quentin, pour Amélia la baignade du matin en pleine mer, pour Francis, « quand je suis allé quelques minutes à l’étrave regarder le soleil et la mer. » Pour Solène, la baignade du matin, quand j’étais dans l’eau et que je nageais dans le silence. Pour Kélig, quand tous les jeunes étaient en train de faire travailler leur neurone, c’était satisfaisant. Pour Ben, sa journée de cuisine avec Amélia, pour Linda, la baignade du matin avec Amélia, Solène et Quentin. Et pour Stevie : « J’sais pas, quand j’ai dormi ! » Et moi, mon meilleur moment, je lisais l’excellent livre de Chomsky, « comprendre le pouvoir », éditions Aden. Et que voyant tout le monde occupé à apprendre, je me disais que ce que nous faisons est utile ! Reste à le rendre agréable… Sinon pourquoi ?
« On prend mieux conscience des choses en agissant »
PS : sinon le vent n’a fait que mollir et la moyenne s’en ressent ! je pense que j’ai été un peu trop optimiste dans mon pronostic d’arrivée !
Christophe
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