Le bateau se dirige tranquillement vers les Îles du Salut, il leur reste environ 427 milles nautiques à parcourir... c'est pour bientôt !
Ils ont eu 24h de pluie mais tout va bien !
GRANDEUR NATURE est une association Loi 1901 d'accueil social dont l'objectif est la réinsertion de jeunes en difficultés sociales par le voyage, la découverte et l'aventure.
Le bateau se dirige tranquillement vers les Îles du Salut, il leur reste environ 427 milles nautiques à parcourir... c'est pour bientôt !
Ils ont eu 24h de pluie mais tout va bien !
Bonjour , la terre.
À bord depuis même pas 2 jours, un peu court pour me faire une idée de l’ambiance et du groupe, surtout que nous sommes réunis seulement depuis hier après-midi : Océane et Kyllian étaient en mission « achat de légumes » sur Sao Antao, nous sommes allés les chercher en bateau avec 2 jeunes Cap-Verdiens à bord (Edmilson et Darley) puis nous sommes revenus au mouillage à Mindelo. Ce qui fait que nous avons navigué de 11 heures à 17 heures.
Ce matin c’est le bilan des 2 mois avec tout l'équipage, pendant un peu moins de 2 heures… Puis tout le monde se met à ses textes, courriers et autres choses à faire avant un départ, vraisemblablement demain ou au plus tard mardi matin…
Car il reste plein de choses à faire avant de
partir en traversée: l’eau, le gaz, les dernières courses: petits légumes, œufs, quelques douceurs pour les quarts de nuit, ce que l’on trouvera!
Avec les derniers éléments apportés de Guyane et de Fernando, surtout par rapport aux conditions d’entrée avec le COVID, il faut prendre une décision sur notre prochaine escale.
On essaye de tout prendre en compte, le temps que l’on a devant nous, 1 mois avant la date où nous avions prévu d’être en Guyane (vers le 15 décembre). Les temps de navigation, 1300 milles nautiques jusqu’à Fernando, puis autant entre Fernando et la Guyane (soit 8/9 jours à chaque fois).Ou 1800 milles jusqu’en Guyane (une dizaine de jours de navigation) et peut-être avant de partir en traversée se refaire une petite escale à Santa Lucia.
Devoir faire un test Covid si on va au Brésil (qui coûte au moins 1200€) avec normalement l’obligation d’en refaire un autre à l’arrivée et d’attendre au mouillage (en quarantaine) plusieurs jours le résultat!
Le groupe est divisé dans ses choix, chacun exprimant son envie (et éventuellement pourquoi). C’est 5 voix pour le Brésil, 5 voix pour la Guyane, il ne reste plus que le capitaine qui doit s’exprimer (car je ne vote pas) le suspense est à son comble, il énumère les raisons qui lui feraient choisir l’une ou l’autre destination, pour finalement choisir la Guyane, qui est plus un choix de la raison que de l’envie.
Ça tombe plutôt bien que Lola et Ismaël partent en Guyane le 20 novembre pour préparer l’escale.
On y sera début décembre, avec plein d’envies et un océan traversé.
Ce matin, le bateau ressemble à une ruche, une grande partie de l’équipage est allée en mission courses et d’après Maxime ils ont ramené tout ce qu’il fallait.
Louise (qui aura été mise à contribution jusqu’au bout) et Kyllian sont partis en mission remplissage de gaz à l’usine juste en face du bateau, mais cela n’a pas marché, ils ont donc acheté une bouteille de gaz cap-verdienne pleine, avec un nouveau détendeur.
Enfin, Sébastien, Théo et Benjamin ont bricolé sur la barre, les moteurs, de petites réparations à la résine, les fuites et plein de petites choses avant de partir en traversée, et moi j’ai aidé!
Rendez-vous depuis l’Amérique du Sud, on enverra de temps en temps notre position pour que vous nous suiviez et nous ferons attention à ne pas croiser de trop près les bateaux du Vendée Globe….
Christophe sur le bateau.
Arrivés à Mindelo, nous nous sommes rapidement mis en œuvre pour partir randonner sur l’île de Santo Antao. Les groupes s’organisent selon les envies et les capacités de chacun. Tout d’abord Sydney a toujours mal à la jambe, elle restera au bateau avec Seb. Heureusement les 5 heures d’attente à l’hôpital de Mindelo ont permis de savoir que rien n’était cassé.
Louise et Kylian nous rapportent: Pendant cette rando on aura pris le temps: de rencontrer des gens, de se rincer l’œil avec des paysages époustouflants, de se laisser immerger par les ambiances locales. On aura pris le temps de trouver et construire nos campements. On aura pris le temps d’apprendre à se connaître. On aura pris le temps de vivre et d’être dans le moment présent.
Théo, Maylou et Océ résument leur rando : Avec un départ du centre de l’île, on a un bon rythme et on fait des pauses fréquentes dans ces vallées magiques. Nous sommes en autonomie avec nos sacs à dos et une bâche pour dormir à la belle étoile. Une famille cap-verdienne nous ouvre ses portes, et nous passerons 2 jours en leur compagnie. Cette maison abrite trois générations qui vivent de l’agriculture. On sent que toute personne est bienvenue. Le jeu du walé semble être leur passe-temps favori. Nous sommes tous les 3 heureux de cette rencontre et d’avoir senti notre présence appréciée.
Le groupe de Ben, Maxime, Ewen, Morgane et Tanaé ne partira que le lendemain, pour autant de jours sur l’île de Santo Antao. Ils nous racontent leur rando : Il y a les regards, il y a les sourires, il y a la curiosité, il y a la différence, il y a la bienveillance, il y a la confiance, il y a la pauvreté, c’est la vie et la culture cap-verdiennes. Il y a des paysages vertigineux, il y a de la verdure, il y a des ânes, il y a des jambes qui tremblent dans la descente, il y a de la canne à sucre, il y a de l’eau douce, il y ces pauses où l’on contemple la vallée. Au bout, il y a l’océan, il y a la force des vagues, il y a des piscines naturelles, il y a des enfants qui font des saltos dans les bouillons d’écume, il y a une grotte profonde et sombre, il y a un feu de camp, il y a du pain grillé avec du fromage qui fond. Il y a l’aventure, il y a la verdure, il y a les courbatures, il y a Grandeur Nature… il en faut peu pour être heureux.
Seb et Sydney sur le bateau, au mouillage dans cette baie bien calme : hôpital, moteur, dodo, portugais, rigolades, complicité. Le meilleur moment c’était à la fraîche, dans la tranquillité du matin, à discuter. Sinon on a sacrément bossé sur le bateau.
Le groupe entier s’est retrouvé, tout le méli mélo de choses à faire s’enchaîne. C’est fastidieux, on essaie de capter la douceur des Cap-Verdiens qui nous entourent mais ça n’est pas toujours évident… D’ailleurs nous avons accueilli Dany un soir, un Français qui vit au Cap-Vert et qui a partagé avec nous ses nombreuses expériences vécues sur cet archipel.
Océane et Kylian repartent 3 jours sur l’île de Santo Antao, ils ont pour mission d’acheter des légumes directement aux maraîchers pour réapprovisionner le bateau. Oui, on essaie de mettre un peu de sens à notre consommation.D’ici quelques jours, Christophe et Louise vont intervertir leur rôle. On s’apprête à accueillir Christophe et saluer Louise qui, elle, va ensuite gérer la communication au bureau de l’asso.
Océane pour l’équipage du bord.
Les Canaries...c’est fini
Eh oui, ça y est, nous finalisons notre escale à la Palma. Copier des textes, faire les courses, poster les lettres, laver notre linge, se doucher à l’eau douce, manger une glace, discuter de l’ambiance, refaire les courses, se baigner, re manger une glace, copier les textes, visiter le bateau de Pierre, faire un test covid, refaire des courses, et zou... A tchao les sommets de la Palma visités pendant les randonnées. Comme dit Kylian (j’ai omis de mettre son témoignage dans les dernières nouvelles, que la famille de Kylian nous en excuse ) : "J’ai aimé monter la crête jusqu’aux 2350 mètres, j’ai aimé voir tous ces paysages avec Ben, ça m’a permis de me vider et de me retrouver un peu seul."
Au petit matin, on se réveille et tout le monde se précipite pour contempler ce nouveau paysage : une grotte, des falaises escarpées de couleur rouge. On profite de ce mouillage : on plonge, on saute des rochers, on visite la grotte…
Ce mouillage était une étape que l’on voulait pour amariner Sydney en douceur à la vie sur le bateau.
Témoignage de Sydney de sa première nav. : « C’était horrible, j’étais au bout de ma vie. »
Tandis que Maxime trouvait que c’était sa première nav. aussi pire, pour Kylian : « Ça nous a tous unis malgré les conditions pourries ». Théo, lui, a aimé quand il y avait plein de pluie et qu’on courait en dessous avec Ben et Tanaé. Ewen n’a pas aimé cette nav. car il avait froid et en même temps il avait le mal de mer.
Au bout de deux jours nous décidons de partir pour le Cap Vert. Du début jusqu’à la fin de cette nav., on a mis les gaz : 7,8 nœuds de moyenne avec comme propulseur hypersonique , un vent arrière qui nous projette de surf en surf jusqu’à 15,6 nœuds. Ça allait très vite. Pendant cette nav, comme casse, on a eu : le poste radio, donc plus de musique, quelques fuites, un arbre d’hélice déboîté et quelques bombes cachées dans les trous de bouchons d’aération ( des poissons volants restés plus de cinq jours cachés et trouvés à l’arrivée au mouillage). Nous avons atteint la moyenne de huit poissons volants échoués sur le bateau chaque nuit. Par contre on a eu un seul calamar (que Maxime a piétiné en hissant la voile..oups!!).Nous avons mis 5 jours et quatre nuits, c’est un truc de malade dit Ben ( comme l’équipage d’ailleurs) pour faire de la Goméra à Santa Luzia ! Nous sommes arrivés à l’aveugle avec des bourrasques de vent... Pendant cette navigation, on a vu des dauphins, Kylian, Ewen et Maxime ont fait des maquettes de bateau, on a vomi, on a dormi, on a barré, on a mangé, on a vomi, on a chanté, on a joué, on a pégué, on a sauvé des poissons volants, on a fait du portugais, écoute la lettre co, fait des bracelets, on a vomi, on a dormi et on a discuté et on est arrivés tous ensemble sur le pont à 22h30. On a mouillé et le lendemain matin on s’est réveillés et tout le monde s’est précipité pour voir ce nouveau paysage.
Nous avons passé quatre jours à Santa Luzia, un mouillage tout vert avec une plage paradisiaque avec parfois des vagues de deux mètres de haut. On a rencontré des scientifiques qui pêchent des requins pour les baguer. Enfin, on a plongé et joué sur les grosses vagues tous les jours de 15h à 18h. Pendant ce mouillage nous avions notre coucou habituel de dauphins à 11h30 tous les jours. Nous avons partagé nos envies de randonner : voir de nouveaux paysages, jouer avec des enfants, se renseigner sur la culture du café, rencontrer des pêcheurs, être utile et aider les autres, se baigner dans les rivières, rencontrer des potiers, aller voir le foyer des jeunes.
On vous racontera tous cela dans nos prochaines aventures…
On pense à vous, on vous souhaite du soleil dans vos cœurs et on vous envoie de l’amour.
« Comment te sens-tu après un mois et demi de voyage ensemble ? »
Maylou : « Je me sens grandie et plus ouverte aux personnes qui m’entourent.»
Louise : « je me sens plus en connexion avec chacun, ça me permet de mieux trouver ma place et de savoir comment contribuer.»
Océane : « Je me sens à l’aise, pas toujours écoutée, mais je me sens comblée par la diversité de profils à bord. »
Sydney : « Je ne vais jamais tenir 9 mois, je vais rentrer en kayak !!! »
Seb : « Je me sens vivant.»
Ewen : « Je me sens bien.»
Tanaé : « Ça va, je me sens bien avec tout le monde. »
Théo : « Je me sens mieux par rapport au début, j’aime naviguer. »
Maxime : « Je me sens plus proche des autres. »
Ben : « J’ai envie de faire et d’avancer ensemble. »
Morgane : « Je prends de plus en plus plaisir à vivre avec vous tous. »
Kylian : « Je me sens mitigé, il y a des moments bien et des moments super durs. J’ai le manque de la France et de l’entourage. »
Maxime et Morgane
La position du bateau aujourd'hui à 12 heures.
Il se dirige à 7 noeuds vers l'île de Santa Lucia, une réserve naturelle, dont ils ne sont distant d'une cinquantaine de milles nautique.
Position du bateau le 25 Octobre à 12 heures
Ils avancent à 7 noeuds, avec un vent de NNW.
Ils leurs restent 450 milles nautiques avant l'arrivée à Mindelo.
Chers amis, parents et tous ceux qui nous suivent, bonjour.
Mais pour ne pas vous laisser sans nouvelles d’ici là, voici un petit panaché de nos randonnées sur l’île de la Palma, avec quelques photos. Nous sommes partis durant 3 à 5 jours sous un beau soleil.
Nous avons transpiré et apprécié fouler la terre de nos pieds, retrouver aussi de l’espace.
Les randos c’est aussi une respiration, comme une pause de cette vie toute en proximité que nous partageons sur le bateau.
Randonnée de Théo et Océane :
«Moi, ce que j’ai préféré, c’est le paysage en haut des crêtes, la différence entre la montée et le paysage de la caldeira de l’autre côté!». Théo
« J’apprécie ce mode de randonnée qui nous demande de trouver où dormir, trouver de l’eau, à manger... C’est comme des petits challenges quotidiens, ce qui nous amène à vivre l’aventure» Océane
Randonnée de Louise, Maylou et Maxime:
«J’ai aimé escalader au milieu des rochers dans le canyon de la cascade colorée». Maylou.
«J’ai bien aimé marcher dans les tunnels, rigoler...je ne conseille pas de dormir entre les cactus. En espagnol j’ai appris à dire: «¿Que hora es por favori ?» vu qu’on avait pas de montre. Je repartirai. Ça va.» Maxime.
«Sentir la terre sous mes pieds, humer l’odeur des arbres immenses, s’abreuver de l’eau des rochers, marcher au rythme du corps… écouter les montagnes … c’est embrasser le vivant et se laisser habiter par les éléments.» Louise.
Randonnée de Kylian et Benjamin:
«Ce que j’ai apprécié pendant cette rando c’est notre mission où on a cherché de l’eau pour se laver avant la tombée de la nuit.
On part en courant laissant notre campement, frontale à la main, et on finit par se baigner dans une retenue d’eau.
On se couche propres, et on a bien rigolé.» Ben
«Mon meilleur moment dans la rando , c’était quand j’ai joué avec Ewen à faire la course de petits bateaux dans la rivière de la Caldeira , on a bien rigolé». Tanaé
«Ce que j’ai aimé c’est de jouer avec les petits bateaux dans la rivière, moi aussi, pendant la rando j’ai appris à dire: «un poquito de agua por favor». Ewen
«J’ai aimé les discussions avec Ewen et Tanaé pendant la marche dans un cadre magnifique, voir Ewen et Tanaé rigoler dans la rivière, chercher des petits cailloux comme des trésors sur les chemins, couper les cheveux de Seb au campement, et slalomer entres les pins majestueux. Les épines de pins recouvraient le sol comme si c’était de la neige, sur cette pierre volcanique si noire et si chaude. Et ce que j’ai bien apprécié c’est de lâcher le contrôle, se laisser aller à la marche et à la surprise de la découverte. Morgane
« j’ai aimé cette rando à partir du moment où j’ai lâché prise sur l’organisation, quand je suis arrivé à la cascade colorée et jusqu’à la fin de la rando. ». Seb
Nous accueillons avec grand plaisir à bord une nouvelle personne : Sydney.
Ce qui lui a donné envie de venir, nous a-t’elle dit, c’est de voyager, découvrir et quitter sa routine.
L’équipage est complet et enfin Maylou pourra partager sa cabine avec une autre fille. Youpi.
Nous partons mardi pour deux jours de mouillage sur une autre île des Canaries avant de lever l’ancre mercredi pour le Cap Vert.
Morgane
« J’ai découvert les séjours de rupture grâce à mon éducatrice qui par la suite m’a présenté Monsieur Chaillou (du CD de l’Essonne).
Quand il m’a parlé du bateau, j’ai tout de suite été emballée par l’idée de voyager, découvrir de nouvelles choses. J’ai peur de l’inconnu et je suis assez timide, c’est pour ça que j’ai eu du mal à me lancer.
J’habite dans le 91, plus précisément Longpont sur Orge. J’ai une grande sœur qui a 19 ans, bientôt 20. Je suis assez proche de mes parents ce pourquoi ça a été très dur de les laisser. J’aime bien la muscu, j’en faisais régulièrement chez moi. Je n’aime pas les insectes. Je me débrouille en anglais car je regarde des séries en anglais. D’après les photos du blog et les représentations que je me faisais du bateau, je n’imaginais pas avoir autant de place dans la cabine. »
Chers amis, parents et tous ceux qui nous suivent, bonjour.
C’est nous les courjus de l’extrême qui allons vous narrer les dernières péripéties du glandeur nature. Vlà déjà sept dodos qu’on était à ce que le commun des mortels appelle le détroit de Gibraltar. Pour nous, c’est la planète Gigi, nous y avons débarqué en annexe et sous la tempête, et là, ça a courjuté ! Des messieurs très sérieux avec un képi sur la tête nous ont demandé si on était des migrants (peut-être polonais, suisses ou français?). L’eau est rare et ne se donne pas sur la planète Gigi… Pas possible d’emprunter un diable sans papiers, même si on a des têtes d’anges. Donc c’est soit en échange d’un petit billet, soit il faut traverser la grande allée, remplir les bidons au petit robinet et tout porter. Et quand il pleut, c’est pieds nus en courant. Dépités de ces aventures, on se dit qu’avec les singes ce sera de meilleure augure. Alors c’est parti, on traverse des avenues de montres et de bijoux, on entame l’ascension du gros caillou, mouillés de la tête aux pieds, tout ça pour se faire rejeter au sommet…
L’équipage du glandeur nature repart électrique mais content de continuer l’aventure. Et l’Atlantique est si magnifique qu’il apaise nos esprits pollués par les grandes cités. Ces quatre jours de nav’ ont permis de recharger nos batteries. Dans cette immensité aqueuse, on reprend le rythme et les habitudes propres à notre microsociété. Ça semble apaiser les tensions, le groupe se reconnecte.Ah, nous avons oublié de vous parler de notre bel équipage et de leurs responsabilités pour assurer l’avancement, la survie et l’apprentissage. Il y a les pommes de tire veille, Ben et Maylou, qui s’occupent de faire des nœuds partout et de brûler les bouts. Il font ce qu’on appelle du matelotage dans le langage marin. Ensuite il y a les sansfuite, Seb et Tanaé, qui s’occupent de boucher les trous du bateau avant chaque navigation. Ils nous racontent des belles histoires d’échouage, de mise à feu du bateau et tout ce qu’on ferait dans cette aventure rocambolesque. Il y a aussi les plombierspaspourris, Océane et Ewen, tous les jours ils trient les légumes en cours de pourrissage pour que nous les cuisinions. Ils font aussi des petites listes pour qu’on ne perde pas trop de temps en magasin et puis ils savent où trouver la source. Les cambouiman, Théo et Seb(bis), ils adorent mettre les mains dans le moteur, réparer les fuites, bidouiller, c’est bien pratique quand le vent nous fait la tête et que l’on n’est pas patients. Les jaiunetouchesurlannexe, Maxime et Morgane, ils s’occupent de faire des gros tas de kayaks et d’annexe à l’arrière du bateau et de tout attacher. Ils s’occupent aussi de prendre soin du matos de pêche, ce qui est bien pratique quand les plombierspaspourris sont en congé et qu’on n’a plus rien à bouffer. Et enfin, les courjus, les meilleurs, c’est nous Kylian et Louise, qui sommes responsables de l’électricité. On branche, on débranche et on s’assure qu’il n’y a pas de courant d’air.
Reprenons l’aventure…Après quatre jours de navigation nous changeons de cap et prenons un courant alternatif car le safran a pris du mou. Capricieux safran. Et ça tombe bien, il y a une île pas loin où tout le monde est content de s’arrêter. Nous y passons trois jours bien chargés. C’est toujours comme ça sur le glandeur nature. Bon, il y a aussi des tensions, des équipiers qui pètent des câbles, qui reviennent à la charge et ça fait des court-circuits. Heureusement on avait un volcan à gravir, des fonds sous marins colorés à explorer et des étendues désertiques à parcourir, et tout ça nous a permis de recharger nos batteries.
Et nous voilà repartis pour deux quarts de nuits avant d’arriver aux Canaries, plus précisément à Santa Cruz de la Palma. C’est une arrivée en grande pompe, rien qu’escortés par une trentaine de dauphins et accueillis à la marina par notre cher ami David le Généreux. On finit les textes, les mails, on astique notre bateau chéri et c’est parti pour les randos.
Alors à la prochaine pour de nouveaux jeux de mots. On se tient au courant. Bisous.
Le bateau est parti de Gibraltar vers les îles Canaries.
Ils ont du vent du Nord (les alizés) qui les pousse tranquillement à 7 noeuds dans la bonne direction...
Bonjour famille, ami(e)s, anciens et futurs voyageurs qui suivent nos aventures !
Dimanche 20 septembre au matin, Grandeur Nature appareille pour sa 16ème expédition avec un nouvel équipage.
Vous pourrez découvrir à son bord :
- Ewen 8 ans, graine de pirate, La baleine.
- Tanaé 9 ans, matelot, équipée de son ukulélé enchanté.
- Maxime 13 ans, tout dans le sens de la rime.
- Maylou 14 ans, aime quand c’est tout doux.
- Théo 15 ans, poisson né hors de l’eau.
- Kylian 17 ans, breton, pêcheur sans canne.
- Océane 23 ans, joie de vivre, elle a toujours la banane.
- Louise 25 ans, posée et réfléchie, elle est douce comme la brise.
- Benjamin 34 ans, la mer est son jardin.
- Morgane 40 ans, fée des pains de campagne.
- Sébastien 46 ans, marin à l’humour enfantin.
Nos deux premiers jours de navigation ont oscillé entre moteur et voiles, nous sommes arrivés à Majorque avec une moyenne de 5 nœuds en 55 heures. Très joli mouillage découvert sur la côte nord de l’île, sauvage et peuplée de chèvres. La météo n’annonçant pas de vent, nous profiterons de ce lieu pour plonger tous ensemble, explorer des grottes et admirer ce magnifique paysage. Le 24 nous repartons du mouillage et nous nous retrouvons au près avec 25 nœuds de vent et des vagues de 2 mètres. C’est sportif, humide et très désagréable, alors on décide de se replier pour passer la nuit dans un mouillage et attendre que le vent tourne. Au matin le vent passe enfin nord ouest et nous pousse pendant plus de 24 heures. On surfe toute la journée avec une moyenne de 10 nœuds et une pointe à 17,2 nœuds exécutée par Tanaé. Avant la fin du coup de vent, alors que Kylian est à la barre, le pont craque juste derrière son siège, c’est la strate au niveau du point de tire de l’écoute de la grand voile qui s’est délaminée, ça nous demandera une bonne journée de réparation.
On arrive le 30 à Gibraltar, le seul endroit où l’on va repasser à la fin de notre voyage. Gibraltar est une escale technique cette année car nous allons devoir nous occuper de plein de choses : la strate, la grande voile, la fuite du moteur, les lettres, les mails et les magasins pour se réapprovisionner.
Petits témoignages de l’équipage suite aux questions :
« Comment as tu vécu cette première étape ? Qu’est-ce que tu as aimé ? »
Ewen : « Je l’ai bien vécue et j’ai aimé voir des dauphins »
Tanaé : « Pour moi cette semaine s’est très bien passée, on a eu du mauvais temps et du beau temps. J’ai aimé sauter à l’avant du bateau à 2 nœuds »
Maxime : « Très bien, mais j’ai eu un peu le mal de mer vers les trois premiers jours. J’ai aimé le premier jour quand on s’est tous retrouvés. »
Maylou : « Je l’ai bien vécue, j’ai été contente et satisfaite de ce départ. J’ai aimé nager avec les globicéphales. »
Théo : « J’ai l’impression que ça fait trois semaines qu’on est partis. J’ai aimé passer du temps avec tout le monde. »
Kylian : « C’est comme une mise en bouche du voyage. J’ai aimé plonger avec les globis, et l’esprit de groupe pour ce départ. »
Océane : « J’ai beaucoup aimé cette navigation parce qu’il y avait une alternance entre tempête et vent faible. Beaucoup de manœuvres où tout le monde s’implique, j’y prends goût. J’ai aimé l’ambiance agréable du groupe et l’escale que nous avons faite aux îles Baléares »
Louise : « J’ai été traversée par des émotions intenses, une adaptation progressive pour trouver un équilibre intérieur et dans le groupe. J’ai été très touchée par le moment partagé avec les globis. »
Ben : «Météo instable et fatigante mais groupe sympa et motivé. J’ai aimé découvrir un nouveau mouillage et plonger tous ensemble. »
Morgane : « J’ai bien vécu cette première semaine, j’étais contente de retrouver tout l’équipage, je me sens satisfaite que chacun prenne attention aux autres. J’ai bien aimé la plongée tous ensemble, la découverte de notre première île. »
Sébastien : « Fatigant de prendre le rythme de navigation. J’ai aimé les moments collectifs, il y a de la joie sur le bateau comme pendant les moments de baignade. »
Ben et Théo pour l’équipage.
-Sète le 04 septembre 2020-
Bonjour à tous,
Dans deux semaines, le W.E. du 19/20 septembre, Pas d’Assemblée Générale de G.N. le 19 septembre l’après-midi mais l’arrivée et l’installation de l’équipage et le départ de l’expédition le dimanche 20 au matin!
En guise d’A.G., nous avons décidé de faire une réunion du Conseil d’Administration de l’association.
D’accueillir l’équipage et leurs familles et référents.
Mais de ne pas prendre de risque avec le virus et donc de limiter le nombre de personnes présentes.
Ceux qui viennent devront respecter les mesures de distanciations.
Le but est d’essayer de ne pas contaminer l’équipage qui part en expédition! Venir avec son masque de protection!
Pour le repas du samedi soir, ceux qui seront présents le samedi soir apportent de quoi se nourrir pour un pique-nique personnel à manger sur place, pas de buffet comme d’habitude.
Pour Dormir le samedi soir, chacun se débrouille, des lieux existent à Sète: Auberge de jeunesse, «Hostel Georges», le Lazaret…
Pour tous!
L’Adhésion 2020/2021, se fait à partir de maintenant.
Trois niveaux de cotisations sont proposés:
Une cotisation individuelle de 20 €.
Une cotisation familiale de 25 € (Pour tous les membres d’une même famille).
Une cotisation de soutien de 35 € ou plus. Ainsi chacun peut nous soutenir suivant ses moyens. Chèque à l’ordre de Grandeur Nature.
Amicalement. Le porteur de projet: Christophe Dasnière
Mail: grandeur_nature@yahoo.com - Tél : 04 67 43 25 64.
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