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5 août 2008

La dernière lettre du bateau


– Trinidad -
Bonjour à tous, vous me connaissez, et vous avez souvent entendu parler de moi, je m'appelle GN alias Gégé. Un matin, sous une pluie tropicale, l'équipage s'active à la manoeuvre. Je ressens alors un léger pincement au coeur chez nos douze équipiers. Quelquechose d'inhabituel est en train de se passer.
On m'enmène dans un goulot étroit où de drôles de machines géantes me ceinturent de tous côtés : mais qu'est ce qu'il m'arrive !? Je quitte mon élément... ça y est je plane. On me place à côté de mes cousins catamarans, sur des cales en bois. L'équipage appelle ça un chantier. On y abandonne les bateaux pour la saison des cyclones aux Caraïbes, de juillet à décembre. Pendant ces 15 jours, on m'a gratté la coque, refait une belle jupe, vernis ma barre, enlevé mes safrans... Tout le monde s'est plus ou moins affairé à me refaire une beauté. On m'a même nettoyé de l'intérieur à grand seau d'eau douce et de javel. Une grande bouffé d'aération sous cet air tropical de Trinidad. Nous avons souvent vécu sous une bâche et les travaux ont eu du mal à avancer à cause d'une pluviométrie très élevée dans cette contrée lointaine: mes résines et mes peitures ont eu du mal à sécher.
J'ai entendu beaucoup de disputes sur le pont, quelques fois pour pas grand chose. Après avoir voyagé plus de 8 mois avec eux sur l'Atlantique j'ai appris beaucoup sur eux, j'ai appris à les connaître tous, j'ai encore vécu une très belle aventure avec eux, ils font partis de moi, je les trouve beaux (malgrés leurs défauts). J'ai su, il y a quelques jours, qu'ils partaient le 23 juillet et cela m'a rendu triste (snif...).
Des travaux qui avance peu et une exitation, dûe au départ proche, ont rendu cette escale très particulière. Heureusement que l'équipage est parti en petit groupe en rando, voir les tortues. Cela leur a fait le plus grand bien et leur a permis de retrouver la bonne humeur. Puis ils se sont tous concentrés sur leur bilan. Tous réunis ils ont pu parler concrètement du voyage et de la fabuleuse aventure qu'ils ont vécu ensemble. Dès que le soleil pointait le bout de son nez, tout le monde me préparait à hiverner, séchait tous mes bouts et mes voiles.
Ça y est le jour-j est arrivé, tous les sacs sont bouclés, il est très tôt, le soleil n'est pas encore levé quand mes équipiers m'ont quitté pour rejoindre la France par avion.
J'attends patiement ma prochaine aventure et souhaite une bonne continuation dans la vie à mes douze compagnons.

Le bateau (Antho & Solène)

11 juillet 2008

la lettre de Quentin et Kelig

De Margarita a Trinidad...

Bonjour à tous,
Vous ne me connaissez pas, enfin si je crois que quelques uns vous ont déjà parlé de moi. Je suis la fameuse tortue verte sédentaire des Roques. J’ai eu le plaisir de rencontrer tout cet équipage en plongée il y a quelques semaines (ils ont même été jusqu’à partager de la citrouille avec moi). Je dois vous avouer qu’ils m’ont touché. J’ai donc eu envie de les suivre pour connaître les aventures qu’ils vont encore vivre, ça a l’air chouette, ça va me changer de mon quotidien !
1ère étape : je les suis de près, nous arrivons le 17 juin à Margarita, une île que je ne connais pas et eux non plus d’ailleurs. D’où je suis, Porlamar, la ville devant laquelle ils mouillent semble bizarre. Il y a des bateaux échoués, les pontons de la marina sont de travers, il y a des immeubles partout, à la fois en construction et en destruction. Pour tout dire, cette ville n’est pas très accueillante. A bien entendre ce que l’équipage se dit à travers les coques, je crois comprendre que leur principale activité ici seront des courses, car apparemment ils en ont marre de manger du riz pilaf au thon, aller voir les douanes, remplir les réservoirs d’eau et débarquer 3 membres de leur équipage (Morgane, Christophe et Michel) et en embarquer un autre, Félix. Pendant 4 jours, je les vois faire des allers retours incessants avec leur petit bateau à moteur. Ils partent avec des sacs à dos vides, des poubelles et reviennent avec des sacs à dos remplis de 1000 et 1 bonnes choses (fruits, légumes, yaourts, crème fraîche, viande, fromage…) ils ont l’air content de retrouver toutes ces gourmandises. Le 4ème jour, j’entends vibrer les coques. Tout l’équipage chante à tue-tête. Ils célèbrent le départ de leur 3 fidèles équipiers en chanson et accueillent dans le même temps le vieux sage à la longue barbe blanche qui restera parmi eux jusqu’à la fin de leurs aventures. C’est la fête, il y a de l’émotion dans l’air.
Les voilà 11 autour de la table en train d’organiser le départ aux îles Testigos. Nous allons y passer quelques jours, mais après il faut encore revenir à Margarita pour embarquer un dernier équipier venu tout droit de Marseille, Anthony. La navigation est encore mouvementée, j’ai du mal à les suivre car ils n’arrêtent pas de faire des zigzags. Si j’avais été toute seule, je serai aller tout droit, mais comme ils naviguent à la voile, ils sont obligés de suivre le vent et là, le vent il est dans le nez. L’équipier Ricardo lui aussi a lutté toute la nuit pour vaincre son infection carabinée au genou. Donc pour les féliciter de leur courage, au matin, j’ai appelé mes amis les dauphins pour les accueillir sur cette terre que je ne connais pas, mais il paraît que j’y ai plein de sœurs. C’est peut-être l’occasion pour moi d’agrandir ma famille.
Nous posons l’ancre devant une petite plage de pêcheurs. Cet endroit est très sympathique. Ça été l’occasion pour moi de retrouver des amis d’enfance, car juste à côté il y a une barrière de corail où mes soeurs vont se nourrir. Je passerai la plupart de mon temps là-bas. J’ai aperçu quelquefois le groupe partir à la rame sur la plage. Thomas et Quentin ont l’air d’être intéressés par la pêche. Apparemment ils ont rencontré un singe. Ils ont joué avec lui et l’ont même nourri. Mais ils disent que le plus triste c’est qu’il est attaché. Sur le bateau les jeunes et les grands sont actifs à copier les textes sur le cahier et sur l’ordinateur. Certains vont se baigner à la plage côté vent. C’est là que les tortues pondent et naissent. Apparemment un groupe a vu des bébés tortues luth. Ce sont mes cousins éloignés. Mais le problème c’est qu’il y a des oiseaux marins qui mangent ma progéniture. Pour vous donner une idée, ils sont surnommés les charognards des mers. Mes amis du bateau se sont battus contre eux et ce fut rude. .
On ne reste pas très longtemps aux Testigos, car le bateau doit partir chercher un nouvel équipier à Margarita. Cette nav, par contre, sera en ligne droite pour tout le monde. Une nav au grand largue. D’après ce que j’ai entendu, ce serait les jeunes responsables de ce parcours. Le vent est faible. Le groupe a l’air motivé pour hisser le spi (grande voile de toutes les couleurs), mais une fois le spi bien réglé, il se déchire avec 5 nœuds de vent. Ils n’ont vraiment pas de chance. Ils finiront avec le génois et la grand-voile.
J’entends l’ancre se poser sur le fond de sable de Porlamar. Il est 16h et déjà quelques uns partent encore avec des sacs à dos pour acheter quelques produits frais afin d’accueillir dignement autour d’un bon repas le nouvel équipier, Anthony qu’une délégation, triée sur le volet pour représenter au mieux les couleurs de l’association (Stevie, Amélia et Kélig), part chercher à l’aéroportEnsuite c’est rebelote. Les allers retours avec l’annexe, le supermarché, les taxis, internet. Les 5 garçons, Aurel, Thomas, Quentin, Ricardo et Stevie, s’amusent comme des petits fous avec la planche à voile. Il y a toujours quelqu’un dessus et même parfois, ils sont 3. Je vois la voile zigzaguer partout entre les bateaux au mouillage. Ils font beaucoup de progrès. Je les entends aussi s’énerver parce qu’il y en a toujours un qui pense que l’autre est resté plus longtemps que lui sur la planche. Ils retrouvent aussi un bateau Hollandais qu’ils avaient rencontrés aux Testigos, Isabelle, Hareke et Edith. Ils viennent manger au bateau et d’ailleurs, ce soir-là, 4 membres de l’équipage, Solène, Amélia, Félix et Kélig mettent bien du temps à revenir des courses. La nuit est déjà là et ça m’inquiète. Je comprendrai plus tard que le sac de Kélig a été volé au cybercafé avec son passeport à l’intérieur. Elle est un peu en émoi, mais finalement ça n’a pas l’air si grave. La solution est à l’ambassade de France à Trinidad paraît-il ! Désormais si je comprends bien, il faut attendre lundi pour faire les formalités de départ à la douane et à l’immigration. Alors en attendant « vamos à la playa », ça fait du bien à tout le monde de se défouler sur le sable. Moi, je les attends ici, parce que ça fait trop loin pour moi et puis, j’ai hâte de repartir pour les Testigos retrouver les jolis poissons, mes sisters les tortues… Lundi, il est 18h et ça y est, j’entends la chaîne qui bouge, on y va enfin… je commençais à avoir des algues qui me poussaient sur la carapace ici ! Je ne suis pas mécontente de quitter cet endroit, je ne pense pas y revenir, je ne me suis pas vraiment fait d’amis ici ! Cette nuit, c’est comme la dernière fois sauf qu’en plus, nous avons le courant face à nous. Alors, on peine, on peine, on peine ! Et quand le jour se lève, nous voyons les Testigos loin devant, mais elles ne se rapprochent pas très vite. Le bateau part vers le nord, puis complètement vers le sud. Je les suis, mais un moment c’est trop. Je les quitte et vais les attendre devant la petite plage comme la dernière fois. Le bateau arrive, il est presque 21h et je les entends chanter joyeux anniversaire tous ensemble pour leur équipière assurée Solène, toute heureuse d’avoir les petits cadeaux de l’équipage et ainsi que ceux de ses proches.
Après ce jour de fête, tout le monde a envie de profiter de la tranquillité de cette île. Certains plongent et d’autres profitent du bon vent pour progresser encore à la planche. Parfois dans la journée, je sens des tensions sur le bateau. J’en entends crier, parler fort, s’énerver, se bousculer. Moi j’aime pas ça. Je préfère les entendre chanter et rigoler. Je les entendus dire que c’est parce que bientôt, chacun va rentrer chez soi, dans sa famille, mais certains ne savent pas trop encore où ils vont aller. Alors forcément, ça angoisse et ça n’a pas l’air toujours facile à gérer !
Désormais tous les jours, je les entends faire beaucoup de remue-ménage. Ils sortent des outils qui font beaucoup de bruit. Ils grattent, les peintures sur le pont ainsi que les grandes algues sur la coque et moi j’aime, parce que ça me fait de bonnes gourmandises. Tous les jours, ils partent à la dune. C’est une grande montagne de sable sur laquelle ils aiment bien courir, glisser, faire des sauts. Il y a aussi des grosses vagues dans lesquelles ils aiment s’amuser. Ils scrutent tous les jours attentivement la plage à la recherche de bébés tortues en danger. Mais cette fois-ci, que nenni, mes petits cousins ne sortiront pas ou peut-être sont-ils déjà tous sortis ! Les pêcheurs du coin ont l’air de bien aimer aussi cet équipage. Ils leur ont donné 3 fois des bons et gros poissons. Vous auriez dû entendre comme ils étaient contents à bord. Contents aussi lorsque Aurel et Kélig ont organisé une chasse au trésor sur la plage. Apparemment, ils ont fait du théâtre, des jeux d’adresse, de mémoire, de réflexion… Ils étaient bien heureux de leur dernière journée, car même la nuit, la plupart de l’équipage est allée sur la plage, accompagnée de Babeth et André, voisins de mouillage, pour voir si les grosses tortues allaient venir pondre. Mais encore une fois, pas de chance, pas de tortues. Il ne reste que Thomas et Quentin qui y dormiront toute la nuit.
C’était donc la dernière journée. Demain, ils quittent les Testigos pour rejoindre Trinidad, la dernière étape de leur voyage. Moi, je ne peux plus les suivre, il faut que je retourne chez moi, aux îles Roques pour retrouver mes amis. J’étais bien contente de les connaître un peu plus. J’ai pu voir qu’ils vivaient des choses formidables, mais aussi que la vie tous ensemble n’est pas tous les jours faciles.
Dimanche 6 juillet, 20h, le catamaran blanc fendant la brise légère, toujours avec un cap incertain zigzaguant la grande bleue, met les voiles en direction de Trinidad. Je suis triste de les quitter, mais confiante quant au déroulement de leur dernière escale, escale où ils vont devenir Terriens, le bateau sortant de l’eau le 10 juillet à 9h…
Kélig et Quentin

19 juin 2008

la lettre collective de solene et amelia






Lettre collective Haïti-Marguarita

Nous voilà de retour sur les flots mais c’est une mer agitée et un vent d’Est Sud Est qui nous attend ( nous allons justement au sud-est !). Et, pour bien commencer nous attaquons cette navigation par un gros grain et des rafales carabinées. L’équipage ne se sent pas très bien et dès le début Aurel et Morgane entament un match séré la tête dans le seau ! Après trois jours et demi de navigation : humide, salée, avec un temps favorable à la prolifération des champignons et autres moisissures en tout genre. Le vent nous mène finalement jusqu’à Aruba dont le nom nous évoque…absolument rien ! Nous arrivons de nuit et trouvons un ville, une vraie ! Avec des réverbères, des voitures et décidons pour commencer de se trouver un petit mouillage « tranquille » pour avoir le temps de se réhabituer à la civilisation. Après Haïti c’est sûr que ça change d’ambiance ! Manque de pot nous avons mouillé juste derrière l’aéroport dont le trafic est incessant. En trois jours à Aruba, nous avons eu le temps : De passer pour des hurluberlus qui font leurs lessives sur le ponton et qui se trimballent au milieu des centres commerciaux en s’arrêtant devant les magasins Gucci et Louis Vuitton les bras chargés de cartons et des sacs aussi gros qu’eux sur le dos, de prendre des douches dans les vestiaires destinés au employés d’un grand hôtel de luxe, de découvrir la langue locale ; le Papimento mélange de hollandais, d’anglais d’espagnol, d’allemand, et d’italien. Mais surtout on a pu constater à quel point le contraste avec l’île à vache est grand. On ne se serait jamais douté qu’il existait un paradis fiscal tel qu’Aruba à seulement quelques milles de la misère d’Haïti. Nous quittons les casinos et le bâtiment rose bonbon qui lance une petite mélodie nasillarde toutes les heures, pour rejoindre les îles tant attendues : les Aves. Nous arrivons à destination quelques 48 heures plus tard, inutile de vous refaire le schéma de la navigation au près. Très jolies escales que sont les Aves avec la visite de charmants gardes côtes Vénézuéliens qui font le tour du bateau et de nos passeports. Puis, belles plongées autour des îles désertes, pêche pour une fois fructifiante de langoustes pour les gars. L’eau limpide et turquoise nous permet d’apprécier que plus les poissons peu farouches à l’intérieur des coraux abondants. Le soir nous repartons direction les Roques, navigation de nuit assez agréable et une arrivée devant un banc de sable où, hé ! Surprise on y trouve des parasols et des touristes ! Nous entamons une visite des fonds marins suivie par une traversée de l’île en mode « canard » avec nos palmes aux pieds pour ne pas se piquer sur les épineux ! Nous voilà au milieu de la barrière de corail, une plongée « comme dans les aquariums » au milieu des demoiselles, des poissons chirurgiens, des poissons coffres et, quand l’eau est un peu plus profonde que 30 cm nous pouvons faire la course avec les Zawags (énormes poissons perroquets noirs et bleus). Nous continuons par un nouveau mouillage, toujours aux Roques au doux nom de Noronqui Ariba. Lorsque nous jetons l’ancre, nous avons eu la bonne surprise d’avoir la visite de trois tortues sédentaires qui semblaient vouloir danser avec nous et elles en sont allées jusqu’à nous manger dans les mains. Cette fois-ci, pas de balade à terre mais encore de belles plongées mais avec un faune moins diversifiée. Comme nos réserves commencent à être trop maigres nous décidons d’aller mouiller à Gran Roque : El pueblo ! Là- bas nos capitaines ont fait l’entrée enfin ils ont fait les papiers pour que nous puissions encore rester quelques jours. Le village est sur une petite île où il n’y a pas de goudron, mais quelques petites maisons et posadas colorées d’où émane une musique rythmée qui donne au village une ambiance de vacances, un petit aéroport au bord du lagon, et sous les arbres, devant les maisons, des gens discutant dans une langue chantante ; un pueblito typiquement latino-américain qui cache en arrière plan quelques jolis sommets. Les courses faites, le remplissage des bidons d’eau terminé (qui nous a permit de discuter avec un garde côte vénézuélien avec un beau sourire d’ailleurs, et très gentil en plus !), nous allons partir ! Suite à un long débat dont le thème était : « On fait quoi maintenant sachant qu’il nous reste 6 jours ?! ». On est parti pour un dernier mouillage aux Roques, Francisquis ! Une façon de dire, on part mais on reste là. Une dernière plongée dans la barrière de corail pour dire au revoir aux beaux poissons et aux barracudas. Au matin de bonne heure, direction on ne sait pas trop où, tout ce que l’on sait, c’est que ce sera au près. « Bon allez on tire un bord et on va à Tortuga », le vent tourne, « Finalement Blanquilla c’est bien aussi ! » et puis retournement de situation au moment de tirer un dernier bord pour se rendre à Blanquilla : « Finalement on peut très bien aller à Margarita, c’est pas beaucoup plus loin et comme ça on s’embête pas avec des bords pourris ».
Et nous voilà à Margarita !
Le vent sec va tout faire sécher et ce n’est pas du luxe.
Dans quelques jours, Christophe, Morgane et Michel partiront et laisseront leurs places à Félix et Antho, nos deux prochains nouveaux équipiers.
Encore un mois de voyage, ce n’est pas encore terminé, on n’a pas fini de profiter !
Et vogue le bateau, et ses matelots sur les flots …

Amélia & Solène

Bonusss :
Qu’avez-vous pensé des plongées, des Aves et des Roques ?

Kélig : Déjà c’est beau, mais en plus vu qu’entre les îles on faisait des nav au près chiantes et remuantes, ça les rendait encore plus belles et calmes.

Aurel (après une longue préparation) : Les plongées sur les barrières de corail, des nav au près, les chants et parties de belotte le soir, la rando en palmes, les îles désertes, les nages avec les tortues, la balade sur Gran Roque, le soda dégueulasse dans la boulangerie sur- climatisée, les débats sans fin dans le cockpit … tout était génial !

Stevie : J’ai trouvé que les îles étaient très belles avec de beaux fonds marins. On a vu toutes sortes de poissons et de coraux, l’île que j’ai préféré était Noronqui Ariba car on a pu plonger avec des tortues et les caresser car elles n’avaient pas peur !

Morgane : J’ai pas trouvé les fonds exceptionnels, mais c’est la première fois que j’ai vu des perroquets aussi gros, des diodons énormes, des tortues et autant de petits poissons en banc, des sèches … j’ai trouvé ça extra … vraiment très beau !

Thomas : J’ai bien aimé parce que c’était des îles désertiques … euh désertes. Comme il n’y a pas trop de pêche, les fonds sont plus préservés et les poissons sont plus gros. C’était magnifiquement beau !

Quentin : J’ai vu les plus beaux poissons perroquets de ma vie. Quand je partais pour pêcher la langouste avec Ricardo je ne voyais qu’elles, alors que quand j’y allais pour observer, je voyais pleins d’autres trucs. C’était super quand on a nagé avec la tortue et on voyait bien qu’elle avait l’habitude des hommes, ça faisait moins de sensations qu’avec celle en pleine mer. C’était cool de faire de l’aile et tout ça … et bla …. Et bla …

Francis : J’ai aimé les Aves parce que c’est un endroit un peu au milieu de nul part. J’ai aimé nager avec Stevie et surtout avec la tortue imbriquée que j’ai pu toucher. De voir tous ces oiseaux, les fous à bec bleu, les mouettes mélanocéphales à ne pas confondre avec les mouettes rieuses … C’est aussi pour moi très émouvant d’avoir pu embrasser la terre du Vénézuéla et pour reposer aussi un peu mon estomac.

Michel : ça m’a permis de découvrir comment les tortues étaient gracieuses car je n’en n’avais jamais vu nager et je n’avais jamais nagé avec. Ça valait le coup de s’y arrêter.

Wil : C’était magnifique, ça faisait longtemps que je n’avais pas plongé dans un endroit aussi beau. Sans doute les plus belles de tout le voyage : mouillages paradisiaques, plongées magnifiques … escale trop courte !!!

Christophe : ça ressemblait aux Bahamas, ça avait le goût des Bahamas mais ce n’était pas les Bahamas !!! C’était BO !!!

Ricardo : Laisse moi faire la cuisine, je peux pas te répondre … Euh tu peux écrire que c’était beau, la pêche aux langoustes c’était bien !

Amélia : Les Aves et les Roques, c’est pour moi les plus belles plongées que j’ai faites jusqu’à présent. J’ai découvert un monde que je ne connaissais pas bien, celui des poissons, des coraux gigantesques et magnifiques. Et puis c’était la première fois que je me retrouvais nez à nez avec un barracuda et j’avoue que c’est impressionnant ! Une façon de s’évader un peu, de se changer les idées et ça ne fait vraiment pas de mal ! Donc pour répondre directement à la question : j’ai adoré cette escale !

Solène (moi) : Je garderai toujours ce souvenir, de plongées magnifiques, avec des poissons de toutes les couleurs, de toutes les formes, ces instants avec la tortue, c’était magique, ces paysages paradisiaques, ces couleurs entre ciel et mer … je n’ai que ça à dire : WaouhH, c’est le paradis, je pourrais y passer ma vie !!!

18 juin 2008

Arrivée à Margarita

Le bateau est arrivé à Margarita (île du Venezuela) le mardi 17 juin après une navigation houleuse et "gerboulante" pour certains !
Ils ont visité de nombreuses îles désertes, les Roques, les Aves.........
Vous aurez bientôt le plaisir de découvrir de nouvelles photos et avoir plus d'informations car Christophe, Morgane et Michel rentrent dans quelques jours. Félix et Antho prendront le relais..........
Véronique

2 juin 2008

La lettre Co d’Aurel et Christophe.



Aujourd’hui c’est notre dernier jour à AYITI et comme l’a dit Ricardo : « s’est passé trop, trop vite… » On a tous vécu tellement de choses que cette lettre écrite rapidement pour vous donner quelques nouvelles avant de partir en mer vers les îles désertes Vénézuéliennes, n’a pas la prétention de vous résumer tout notre séjour en Ayiti, toutes nos rencontres et toutes nos émotions !
Déjà avec Aurel on a vécu des choses très différentes, moi je suis resté tout le temps sur le bateau et lui après une semaine à bord est parti vivre chez « Rejet » le charpentier de marine. Lui maintenant a des boutons de moustiques et moi pas !
Cette semaine chez rejet , c’était très intéressant, j’ai vécu avec la famille et j’ai accompagné Rejet dans ses travaux, j’ai appris pas mal de choses sur la pêche, sur la manière dont ils cultivent la terre et sur la charpente marine. Ce qui a été le plus dur ça a été de m’habituer au régime favorisé (manger à part, d’être un invité !) qui m’était accordé dans la famille et qui était dur à accepter par moments. Je me suis aussi fait des amis qu’il a été difficile de quitter.
Les autres jeunes qui ont eux aussi passé une semaine en famille ont apprécié l’expérience de manières différentes.
Amélia ne s’est pas sentie intégrée dans la famille où elle était et aurait aimé faire plus de choses avec les membres de celle-ci. Elle trouve, pour avoir vu des haïtiens de niveaux de vie différents, qu’il n’y a pas trop de solidarité entre eux et que c’est un peu chacun pour soi (et dieu pour tous ! Comme l’on dit ici). Elle reviendrait bien comme volontaire à l’orphelinat.
Solène a eu du mal à se retrouver seule dans une famille et la misère de celle-ci l’a mise mal à l’aise. Les relations entre eux n’étaient pas faciles et elle a passé la fin de sa semaine dans une autre famille où elle s’est sentie mieux. Elle a beaucoup appris et trouve que les mauvais moments l’on fait avancer.
Stevie a beaucoup aimé cette semaine, les choses qu’il a fait et les personnes rencontrées lui ont plu. Il trouve que le fait d’avoir été avec Amélia l’a aidé à mieux s’intégrer. Il est d’ailleurs retourné la semaine suivante dans la même famille pour passer la fête des mères avec eux.
Ricardo a passé que des bons moments et trouve que ses 12 jours sur l’île à vaches sont inoubliables. Il a aimé tout ce qu’il a fait avec les gens et pense que cette escale restera la meilleure. Il compte revenir un jour (« moi si je reviens, je me marie »).
Quentin s’est senti comme chez lui là où il a passé la semaine. Il a aimé partir à la pêche et faire des balades à cheval. Il a eu un très bon contact avec les gens et lui aussi espère revenir.
Quant à Thomas, il vous a déjà parlé de sa semaine dans la dernière lettre collective.
Sur le bateau, nous avons fait des sorties avec les enfants de l’orphelinat, c’était super ! On se trouvait une jolie plage, en naviguant les enfants apprenaient à barrer. Ensuite on faisait des jeux avec eux dans l’eau et sur la plage ! Vraiment des bons moments, avec des regards échangés, des rires et de la joie… Francis sortait la guitare et la journée se finissait en chansons !
On a fait des projections à l’orphelinat pour les enfants : « Kirikou » et « le Cirque » de Chaplin et là aussi du partage d’émotions, des rires et des souvenirs qui resteront car c’est cela qui est important, ces quelques moments partagés avec tous ces « timouns » (enfants) qui manquent surtout d’attention.
On a aussi fait une clinique mobile sur un des îlets de pêcheurs avec sœur Flora où c’était beaucoup plus calme qu’il y a deux ans. (Voir le petit film-lien sur le site grandeurnature.org).
Pour l’équipage c’était aussi l’occasion de fonctionner et de vivre à moins nombreux, tout le monde devait être efficace et l’on s’est quand même bien marré ! Entre les navigations, les baignades, le linge à laver sous la pluie battante ou dans l’annexe pleine d’eau, sans parler des parties de belote du soir…Et toutes les discussions sur la vie, l’amour, les vaches…
Quel est le sentiment de chacun sur cette escale à la veille de notre départ :
Kelig : « Par rapport à il y a deux ans, j’ai l’impression d’avoir eut plus de temps avec les gens de l’île. De pouvoir plus me poser, d’être disponible. J’étais contente de revoir Myriam (qui est partie habiter aux Cayes). La vie est un peu plus difficile qu’il y a deux ans, et là on avait le temps de discuter avec eux de ces difficultés. »
Solène : « J’ai bien aimé me balader et rencontrer des gens, mais je n’ai pas vraiment créé de liens, car les gens te demandent toujours quelque chose… De l’argent, des choses (bagay), te marier… L’île parait pleine de ressources, on peut y planter plein de choses, c’est une belle île. Mais, il n’y a pas d’organisation, l’école ne sert à rien et coûte très cher. J’ai beaucoup appris ici. »
Amélia : « Si je n’avais pas passé les trois derniers jours à l’orphelinat, je t’aurais dit que ce n'était pas une escale que j’ai beaucoup aimée ! C’est un bel endroit… Mais c’est les gens. Je les trouve tristes et je n’aime pas l’approche qu’ils ont avec nous, toujours nous demander des choses. À l’orphelinat, j’ai aimé être avec les petits, me sentir utile avec les handicapés, je ne pensais pas que ça allait me plaire autant ! »
Michel S : « Je ne suis pas fait pour cette île, pour des raisons philosophiques ! On est vite transformé endeus ex machinaà avoir le pouvoir d’aider certain et donc de décider de leur sort alors que tous en ont besoin. J’ai retrouvé la difficulté que j’avais eue en Afrique du sud, parce qu’on est vu comme des blancs riches’. Et comme moi ce que j’aime dans le voyage ce sont les rencontres et pas l’aide au développement (sinon je bosserais dans une ONG), et bien le compte n’y est pas tout à fait. »
Wilfried : « Je ne m’attendais pas à une relation comme ça avec les gens, que des sollicitations, pas d’échanges. Par contre je suis impressionné par la culture de la navigation à voile qu’ils ont conservé ici. »
Quentin : «J’ai eu plus de relations avec les gens qu’en Casamance, j’ai pus plus parler avec eux car on a la langue commune, j’ai fait plein de rencontres, je me suis bien amusé. »
Thomas : « Moi je n’ai pas fait trop trop de rencontres, contrairement à Quentin j’ai préféré la Casamance. »
Ricardo : (la bouche pleine de mangue) « J’aime cette île, j’aime la vie à Canobert, les activités, la pêche, les soirées, le foot, aller chercher les mangues, la famille de Brédinor, il y a toujours quelque chose à faire. »
Morgane : « Pour moi c’est toujours une escale très forte. Mais je l’ai mieux vécu qu’il y a deux ans, j’ai eu plus de relations avec les gens, mais aussi avec plus de conscience de la réalité d’ici et toujours plein de réflexion sur ce que l’on y apporte. »
Francis : « Impression d’un grand contraste entre… Une déception quand même alors que j’étais content de revenir. Mais de voir que le pays est toujours dans le bordel est une déception par rapport aux gens que je connais leur position sociale a un peu régressé. Ce qui est bien c’est le sourire des gens mais je n’ai pas eu beaucoup de conversations sérieuses à part avec Herman et Angelina, une famille stable et soudée. Mais sinon c’est beaucoup la main tendue et la tête baissée. (Il se lance dans un discours sur la politique et la révolution nécessaire etc.…) »
Stevie : « C’était bien de ne pas être tout le temps au bateau, on faisait plein de choses avec les gens comme en Casamance. Moi je n'ai pas passé beaucoup de temps à l’orphelinat, j’aurais voulu en passer plus je ne connais personne là-bas. »
Christophe : « Moi je pense qu’ici plus qu’ailleurs, on reçoit aussi en fonction de ce que l’on donne !Et je n’ai pas dis’combien on donne ! »
Aurel : « Moi je suis un peu partagé, j’ai aimé les moments passés avec les gens auxquels je me suis lié mais comme les autres un peu agacé par les sollicitations incessantes. Sinon j’aime beaucoup l’île à vache, ses paysages et sa diversité. »
Voilà, chacun a vécu des choses très différentes et nous avons désormais tous notre propre point de vue sur l’île à vache.
Certains ont hâte de prendre la mer et d’autres sont tristes de partir.
Une navigation au près nous attend, nous allons traverser toute la Mer des Caraïbes du Nord au Sud, trois semaines de mer et d’îles désertes, avant Margarita d’où partiront les prochaines nouvelles, encore deux mois de voyage… L’aventure continue !
Christophe et Aurel.

30 mai 2008

Haïti, c'est fini........

Ils ont quittés l'ïle à Vache ce jeudi 29 mai après un séjour pleins d'émotions et de prise de conscience.
Ils sont en route vers les Iles du Vénézuela. Vous lirez bientôt la prochaine lettre collective. En attendant voici quelques photos.
D'autres suivront........Véronique et Joe

25 mai 2008

Nouvelles de l ile a vache




Le 23 mai 2008

Lettre collective d’Haïti : des nouvelle du bord de Guadeloupe a Haïti (l’île a vache).

-Francis : « coucou Thomas, ça fait plaisir de vous retrouver, t’as l’air d’avoir grandit, tes cheveux ont poussé !!
D’où arrivez-vous, tu peux me parler de ce qui se passe ici, à Pointe-À-Pitre ? »
-Thomas : « nous arrivons de Portsmouth, en Dominique, après avoir fait une escale de courte durée au sainte, a 30 milles nautique d’ici. Nous sommes en guadeloupe pour récupérer du matériel et des médicaments que nous allons transporter en Haïti. Ça nous fait un peu drôle de nous retrouver dans cette grande ville après nos balades dans verdure Dominicaine.
-Francis : « et comment va l’équipage ! »
-Thomas : «assez bien et nous sommes content de retrouver Kélig, Michel et toi; d’avoir des nouvelle de France, d’ouvrir nos colis et de lire nos lettre. »
-Francis : « nous partons bientôt pour une longue navigation penses- tu que cela va nous faire du bien de retrouver le grand large. »
-Thomas : « ça fait pas mal de temps qu’on na pas naviguer aussi longtemps ; nous allons retrouver le rythme des quarts de nuit et les journées à la barre. Nous allons nous faire pousser par les alizés du Nord-Est pour rejoindre de nouvelles terres inconnues. »
-Francis : « que connaîs- tu de notre destination : Haïti ? »
-Thomas : «je sais que c’est un pays très pauvre et que ça fait plus de dix ans que l’association Grandeur Nature y va pour aider les enfants de l’orphelinat et visiter les famille.
… Nous sommes donc arriver a l’île a vache (situer au Sud-Ouest de Haïti au large de la ville des cayes.) le dimanche 11 mai, après une navigation vent arrière, a une moyenne de sept nœuds. Notre bateau est au mouillage au lieu-dit, Madame Bernard, centre stratégique et économique de l’île, ou se situe l’orphelinat. Nous avons noté les consignes de christophe et appris les rudiments du créole-haitien ainsi que les précautions a prendre en descendant a terre. Tout le monde et impatient de découvrir cette petite partie d’un nouveau pays : une escale importante de notre voyage. »
-Francis : « peux- tu nous parler de l’histoire d’Haïti »
-Thomas : « en 1804, le 18 mai le peuple d’esclaves à décidé de fonder une république, les français on donc quitter le pays. Les Haïtiens ont déchiré le drapeau en trois parties ( le bleu, le blanc, le rouge ) et ils ont demandér a Catherine FLON de recoudre le bleu et le rouge, avec seulement un seul carre blanc au centre, dans lequelle est disposeé un palmiste (palmier au tronc lisse), entouré de deux canons : le symbole étant d’exprimer a la France que se serait difficile de revenir et que les canons seront là !... » Nous avons ici un programme chargé : nous allons séjourner dans les famille que Grandeur Nature connaît depuis longtemps et nous imprégner dans leur façon de vivre ; comme en Afrique, nous allons proposer des projections de films ; nous allons mettres en place des cliniques mobiles avec le médecin et les infirmiers, emmener les enfants de l’orphelinat en promenade sur le bateau et aider les handicapés dans le programme de baignade imaginé par Miguel. »
-Francis : « quelle sont tes impressions après ton séjour chez Brédinor, le chef de famille qui t’as accueilli ? »
-Thomas : «en fait les trois premier jours je n’ai pas aimer car tout seul je me suis ennuyer mais c’est moi qui ai fait l’erreur puis qu’a la base c’est moi qui ai demandé à être seul. Du coup, je suis aller me plaindre aux encadrants qui, le soir même on trouver une solution : m’emmener un compagnon pour le week-end du vendredi au lundi et ça sera Ricardo.
-après ça, je me suis beaucoup plus amusé que les jours précédent et j’ai aussi beaucoup plus apprécier les heures et les jours qui ont suivi. Amélia, Stevie (qui eux sont chez Rosita , une famille de la source) et Solène (qui elle aussi etait seule et n’a pas apprécier non plus) vienne me rentre visite a Cannobert pour discuter et passer une après mid ensemble. C’était sympa de leur part. Ricardo est renté et Solène le remplace pour faire la suite du séjour avec moi au village. Bref trois jours sur huit mal passer, je suis quand même heureux d’avoir vécu une aventure pareil car j’ai beaucoup plus appris des choses sur moi et ça m’a un peu plus ouvert…
J’en suis content. »
…Notre séjour en Haïti se termine le 30 mai. Du Nord au Sud nous allons traverser la mer des caraïbe et fuir les cyclones, retrouver la quiétude des font marins colorer de l’archipel des Aves et des Roqués, sur les côtes vénézuelienne.
Un autre continent ! Nous partons d’Haïti avec les profonds regards d’une population qui souffre pendant que se jouent de grands bals à l’ambassade.
Thomas & Francis.

7 mai 2008

Petit mot pour les internautes!

Bonjour à tous!
Juste pour vous dire que je suis désolé pour les photos, elles sont toutes en désordre à cause d'une précipitation et d'une erreur de manipulation. Je ne serai pas au bureau pendant un moment (une dizaine de jours) mais je réorganiserai tout ça en revenant.
Benjamin pour Grandeur Nature.

6 mai 2008

Quelques nouvelles fraîches de nos aventuriers!


Bonjour et merci à tous les gens qui suivent notre voyage et en particulier aux familles.
La Dominique a été une escale qui nous a permis de nous retrouver en petit groupe pour mieux se connaître (dixit Marc Aurel ?). Nous sommes arrivés le 13/05/08 en Dominique et nous sommes repartis le 1/05/08 en direction des Saintes (une île de la Guadeloupe).
Depuis Margarita (au Venezuela) nous avons fait une navigation fatigante et pénible car une navigation aux prés ce n’est pas cool, ça mouille ça bouge et il faut tirer des bords alors ça a mit 2 fois plus de temps.
Quand on est arrivé en Dominique, la première image que nous avons eu est celle d’une île luxuriante, tellement luxuriante qu’on se croirait dans le roman « Robinson Crusoe ».
Nous sommes restés 3 jours à bord pour faire ce qu’il y avait à faire c’est à dire, pliage des voiles, nettoyage du bateau, lessive à la rivière. Puis arrive la randonnée où Stevie, Amélia, Solène et Morgane le premier groupe, sont allés vers le centre de l’île.
Le second groupe Thomas, Quentin et Seb, plus vers le centre et le nord.
Ricardo, Aurel, Wil, le centre et le sud.
En Dominique nous avons découvert plein de nouvelles choses comme (graine, fruit, racine, cascade, source d’eau chaude, calebasse, etc.).
En particulier nous adorons l’artisanat caraïbe, la gravure sur calebasse, le tissage de panier de sac avec le « vacoi ». Et nous, on s’y est mit aussi.
A l’est de l’île vivent les indiens « Caraïbe » ils vivent dans une toute petit partie de l’île.
Ils ne sont plus beaucoup car ils ont été tués lors de la découverte de l’île par Christophe Colomb. Ce sont eux qui fabriquent le plus d’artisanat en Dominique.

Voila un rapide rapport personnel des membres de l’équipage des bons moments passés en randonnée en Dominique.
Aurel : Beaucoup d’aventures et de découvertes bref du bonheur.
Ricardo : De l’aventure, des rencontres, des bons moments.
Thomas : J’ai aimé les rencontres avec pleins de gens des beaux paysages, c’était super.
Quentin : J’ai aimé le nord de l’île pour les énormes pamplemousses, le milieu avec les Indiens Caraïbe et le sud pour la marche et les sources d’eau chaude.
Seb : J’ai bien aimé la sincérité dans les rencontres et le jeu.
Solène : Super escale, super rencontre, et des paysages magnifiques bientôt j’y retourne.
Amélia : C’était beau on a rencontré plein de gens, super la Dominique c’est trop bien.
Stevie : On a vu et fait plein de belles choses et fait plein de belles rencontres. J’aimerais bien revenir ici.
Véro : Ça m’a rappelé des bons souvenirs et j’ai aimé partager ça avec Lila ma fille, et je pense que pour l’équipage c’est une très bonne escale, ça leur a ouvert les yeux.
Christophe : Je trouve que l’île est en train de se développer sur le tourisme avec plein de constructions, et je me demande comment ça va finir. Entre les bâtiments à peine construits et ceux abandonnés, c’est étrange. Et comment peuvent-ils acheter autant de gros 4X4 en vendant des bananes et des pamplemousses ? Sinon c’est toujours aussi beau, les gens sont toujours aussi sympas. A part à Délice où c’est des enf…, je les dénonce et en plus c’est marqué dans les guides. Ils arnaquent tout le monde.
Michel : c’était comme un tout petit morceau d’un excellent gâteau. Bref une très belle frustration.
Morgane : Très contente de revoir Genette et Antony, c’est vraiment bien de retrouver ses amis. J’ai été surprise de voir le changement de la direction politique de la Dominique, plus tournée vers l’accueil du tourisme de masse. Autrement des rencontres toujours aussi sympas, des beaux paysages et des fruits a gogos, des sourires, des rivières. C’est de la balle.

Au retour de rando, nous retrouvons Véro et Lila ainsi que Michel Sparagano (nouveau skipper). Nous quittons la Dominique, un peu tristes et déjà pressés d’y revenir un jour, en direction de la marina de Pointe à Pitre en passant une nuit aux Saintes.
En Guadeloupe, le groupe va changer. Véro et Lila repartent en avion et Grand-Sèb cherchent un bateau à convoyer pour rentrer en France.
Kélig, Francis et Michel Cusenier arrivent.

Nous avons un emploi du temps lourd. Des médicaments à charger, 13 brancards, des grosses malles remplies de cahiers, hameçons, gilets de sauvetages, tout ça pour Haïti ! (Sans parler des travaux habituels et des courses de nourriture pour un bon mois)…
PS : En Guadeloupe Wilfried a pris 3 jours de repos pour aller voir ses amis à 3 rivières.

Voilà, ne vous inquiétez pas si on ne vous donne pas trop de nouvelles pendant notre escale en Haïti, mais là-bas, il n’y a pas d’électricité et Internet se fait rare !

Stevie et Ricardo. (pour de vrai!)

29 avril 2008

En octobre 2008 démarre notre prochaine expédition...



Et oui, on y pense déjà! Un voyage de 9 mois aux Antilles... La Guyane, La Dominique, Le Banc d'argent et les baleines à bosse, Les Bahamas, Cuba, l'Amérique centrale et pour finir le Costa-Rica !
Un beau voyage en perspective riche en culture et en découverte du milieu marin.
Il ne manque plus que l'équipage... Avis aux intéressés et aux motivés!
Nous recrutons 3 jeunes de famille (13-18 ans) motivés pour vivre une aventure collective sur un bateau pendant 9 mois et 3 jeunes sous tutelle de l'Aide Sociale à L'Enfance âgés au plus de 14 ans!
Pour nous faire part de vos motivations, il suffit de nous écrire sur ce blog ou au bureau de l'association Grandeur nature, 152 grande rue haute, 34200 Sète ou par téléphone au 04 67 43 25 64.
Faites marcher le bouche à oreille...
L'équipe de Grandeur Nature

22 avril 2008

Nous sommes arrivés en Dominique!

Bonjour à tous,
Nous partons de la Guyane. En route pour de nouvelles aventures…
Tristes de quitter ce bel endroit où tous et chacun ont gardé de forts souvenirs. En descendant le Maroni vers la pleine mer, poussé par le courant, le long de la forêt, on se rappelle les bons moments passés tous ensemble durant notre séjour. Amélia et Thomas se souviennent particulièrement de leur rencontre avec le serpent corail accompagné de Pierrot. Wil, Aurel et Morgane ont aimé les balades en forêt lorsqu’il a fallu se débrouiller tout seul pour le repérage du bivouac en jungle. Christophe garde cette belle image de Grandeur Nature dans les criques. Stevie, c’est tout le séjour sans exception à l’ADNG qu’il a préféré. Solène elle, a beaucoup aimé la journée à Chilibombo avec Christophe, Amélia, Thomas et Flo. Quentin se remémore avec Thomas la rencontre avec leur premier serpent chasseur. Pour Sèb, son meilleur moment n’est pas lié à la Guyane mais plutôt aux retrouvailles avec le bateau et son équipage.
Mais déjà accompagné de « Emmener » le monocoque d’Yvon et « Harmonie », les amis de Solène, nous hissons les voiles vers Trinidad. Le temps d’un grand frisson pour Thomas et Quentin qui jouent sur le filet avant, les étraves du navire étant ballottées de bas en haut par la mer.
Au fur et à mesure de notre progression, l’eau passe du marron au vert, puis au bleu, comme des lignes bien délimitées, frontières de l’influence du Maroni. Déjà certains profitent de la retrouvaille de l’eau salée qui leur a manqué pendant quelques jours.
Tout le monde est un peu patraque et fatigué à cause de la mer agitée. Le premier repas sera fatal pour certains alors que d’autres devront se concentrer jusqu’au lendemain pour cette difficile digestion. Ce temps, par contre, à l’air de convenir particulièrement aux bonites qui sont à donf dans la chasse aux poissons volants. Elles sautent tout autour du bateau. Les yeux pleins d’envies, on essaie de pêcher. Cela ne semble pas tout à fait encore au point.
Quelques dauphins viennent nous voir assez furtivement. À l’occasion de leurs visites, petite pensée pour Flo qui nous a quitté hier.
Lors de notre 3e nuit, la veille de notre arrivée, le soleil est déjà couché depuis longtemps, qu’au loin encore reste une lueur étrange et persistante. C’est l’occasion pour chacun d’imaginer : pour Stevie, c’est un bout de soleil qui s’est accroché à l’horizon. Il semble d’accord avec Sèb qui lui, pensait à un morceau qui n’avait pas envie de se coucher tout de suite. Christophe, dicté par son estomac, pense à un cargo plein de châtaignes. Le cargo étant en feu il n’y a plus qu’à se diriger vers lui pour déguster les châtaignes grillées. Amélia pense à un cargo en feu et Aurel souhaite aller le sauver pour ensuite devenir les héros… Thomas aura l’idée la plus approchante de la réalité, une usine sur flotteur. Finalement après quelques heures de navigation, il s’avère que c’est une de ces foutues plateformes pétrolières qui pourrit la nature (dixit Quentin).
Nous arrivons au petit matin sur Chaguaramas baie située au nord-ouest de l’île de Trinidad. Nous découvrons la côte nord de l’île. La végétation luxuriante, les côtes abruptes, les frégates et les pélicans nous accueillent par dizaine. C’est très beau et tranquille.
Nous serons brefs sur cette escale. Le temps d’un bilan ensemble pour savoir où nous en sommes, une rando tortue et cascade et des courses pour l’avitaillement. Le but de notre escale est de ressentir l’ambiance sur les chantiers, connaître les prix pratiquer en vue de sortir le navire pour son carénage en juillet. Nos impressions sont : gens sympas, c’est pas cher, bien pour les fournitures du bateau et son chantier. Peut-être de la place sur un chantier pour nous. Par contre malgré la saison sèche actuelle, à cause de l’influence de l’Orénoque, il pleut déjà pas mal. Nous n’osons imaginer en saison des pluies, l’humidité étant peut recommander pour les résines et les peintures nous servant à la rénovation du bateau. Au revoir Trinidad, 5 jours, c’est suffisant pour se faire une idée et il nous faut aller voir sur Margarita au Vénézuela pour un éventuel autre chantier…
Direction tout d’abord les Testigos. Nous y passons le week-end. Il serait dommage de rater une telle merveille d’île. Petite escale sympathique avec la rencontre de cette belle île que les grains n’ont pas pu nous empêcher d’apprécier. Plongée avec les poissons, les gorgones… roulé-boulé sur les dunes, pirouettes et jeux divers, ensemble ou presque, pour les jeunes qui semble apprécier ce temps. Il reste malgré cela, des textes et des lettres à faire ainsi que des réparations sur le bateau.
Mais prenons le temps de discuter avec chacun pour savoir comment il va : Amélia, Stevie et Wilfried sont fatigués mais n’éprouvent pas la même fatigue. Wil est fatigué moralement, Amélia est fatiguée mais bien et Stevie se sent normal mais aussi un peu fatigué. Solène a un style de bien-être particulier, elle se sent bien mais douteuse. Christophe est perplexe. Thomas lui, c’est couci-couça, un peu comme Aurel qui règle son humeur en fonction du groupe. Morgane a eu deux semaines où elle se sentait impatiente de voir des jeunes qui font ce qu’ils ont à faire sur le bateau et prennent des initiatives pas eux-mêmes. Sèb est en phase de pleine énergie et a un poil de « Solène attitude » donc des phases de gros doutes. Quentin, se sent bien et trouve qu’il a un peu plus de bonnes relations avec l’équipage.
Et leurs impressions sur le groupe :
50% du groupe pense que tout le monde s’entend mieux mais il faut encore faire des efforts. Que depuis un certain temps le groupe a évolué, ou encore que le peu de bonne ambiance que le groupe commence à fournir va nous faire pêcher une bonite de trois kilo six (dixit Quentin). Que les jeunes s’investissent plus dans les manœuvres et qu’ils passent de plus en plus de bons moments entre eux. L’autre 50% du groupe pense que l’équipage est mou et que si chacun y mettait de sa bonne volonté, cela pourrait bien se passer. Sèb aimerait que le groupe en soit vraiment un et ce qui l’a choqué en arrivant c’est le peu de communication entre l’équipage. Et comme le dit si bien Morgane, en tous les cas, il y a du vent dans les voiles.
Nous partageons nos deux journées avec aussi la rencontre de blancs, vivant sur leur bateau, venus s’installer ici pour une longue période. Ils sont tombés amoureux et participent au mieux à la vie locale du village. C’est agréable, mais nous repartons déjà vers Chacachacare le chantier sur l’île de Margarita. Décollage à 6h du matin, arrivé à 16h de l’après-midi et à 17h nous sommes déjà fixés sur les disponibilités du chantier. Il n’y a pas de place pour juillet. Au moins l’information est claire, il n’y a pas d’incertitude. Nous gardons encore espoir de pouvoir venir ici. Les lieux étant plus cléments et agréables.
Alors on prépare notre navigation pour la Dominique. On s’attend à quelque chose de plutôt mouillé, agité, un truc qui brasse un peu l’estomac ! Le temps d’un cours « discussion » en fin de journée avec les plus motivés et intéressés des équipiers. On aborde le sujet sécurité pour remettre des règles en place face aux expériences qui ont été vécues. On parle des différentes responsabilités d’un chef de quart de nuit, dans le but pour les jeunes de le devenir et pouvoir ainsi assumer par eux-mêmes les quarts nocturnes. Un superbe coucher de soleil sur les montagnes arides del Cerros de Marcanao avec en prime un petit croissant de lune a ravi les yeux de chacun. Demain matin, nous partons naviguer vers notre prochaine escale. Après le départ de Margarita, nous avons fait des manœuvres d’homme à la mer grâce à une tortue luth qui est passée à notre bâbord. On a voulu aller la voir et on a donc fait des entraînements de récupérations d’homme à la mer, avec un parre-battage, à la voile bien sûr, pour compliquer l’histoire. Pendant la navigation, le vent est là mais pas dans le bon sens. On essaye de pêcher et cette fois nous sommes plus près de la réussite que les dernières fois. On a des touches grâce aux poissons volants (les terroristes qui s’écrasent la nuit sur le pont) qui nous servent de leurres. La première fois c’est le bas de ligne qui s’était cassé et la deuxième c’est l’hameçon qui se casse en deux. C’est sûr, la prochaine navigation, on aura un poisson.
Faire que tirer des bords, c’est dur. Dans les cabines, ça ne sent pas la rose, le fait qu’elles ne puissent pas être aérées n’est pas un bon point.
On a mis quatre jours pour aller en Dominique et parcouru 320 milles en ligne droite mais 540 milles en tout à cause des zigzags.
Tout le monde trouve que la Dominique c’est super joli, c’est même magnifique, en tous les cas, vu de la mer. Vivement les randonnées !!!
Sèb et Quentin.

10 avril 2008

La lettre de Guyane...

Bonjour à tous,
Nous arrivons sur ce Département d’outre-mer Français le 10 mars avec la pluie et les champignons comme comité d'accueil. Pour le côté humain, il y a quand même le club de voile " Vent d'Ouest" pour nous souhaiter la bienvenue.Tous heureux de nous accueillir et impatients de nous connaître. Tout le monde nous propose de l'aide, des services (prêt de voitures...) et des activités (présentation de certains sites, invitation au centre de loisirs...). Notre début de séjour nous a permis de découvrir la ville de St Laurent, ancien bagne, où la population est composée de plusieurs ethnies dont les Amérindiens, les Créoles, les Métropolitains et les "Bushiningués" (noirs de la forêt, qui représentent 70 % de la population de Saint Laurent)...
Nous avons découvert son marché, ses quartiers défavorisés, son histoire aussi, car l'histoire de la Guyane est complexe et a laissé beaucoup de vestiges (particulièrement beaucoup de monuments construits à l'époque par les bagnards).
À la fin de la première semaine, nous nous sommes séparés en deux groupes. Le samedi et le dimanche, Morgane, Seb, Aurel, Stevie, Quentin et Ricardo sont partis à Awala-Yalimapo, le village Amérindien au bord de la mer pour observer les tortues luths en avance et les vertes retardataires pondre. Flo, Christophe, Thomas, Solène et moi allons à Chilibombo, une petite rivière tranquille au sol de glaise.
Le lundi et mardi, c'est à notre tour d'aller à Awala et l'autre groupe découvre "terre rouge" (une autre rivière) avec Jean-pierre, un jeune garçon de 12 ans que l'on a rencontré ici et qui a beaucoup sympathisé avec les gars.
Enfin arrive mercredi, où nous partons pour un séjour de 4 jours en forêt dans le centre de l'ANDG (Association de Découverte de la Nature en Guyane). Nous nous enfonçons donc avec le bateau dans la forêt que nous n'avions pas encore vraiment découverte depuis le début de notre séjour en Guyane. Nous sommes accueillis par Cédric (le co-directeur de l'ADNG) et Pierre (animateur). Nous installons nos hamacs dans les carbets aménagés pour, et rangeons nos affaires dans la cuisine du centre. Tout le monde est halluciné par le "luxe" de cette cuisine qui comporte un frigo, un congélateur, et tout ce qu'il faut. J'avoue que c'est bizarre de retrouver tout ce confort en plein milieu de la forêt Amazonienne. Cédric et Pierre nous ont concocté un programme bien chargé pour ces 4 jours: balades en forêt et découverte de la faune et de la flore, promenades nocturnes en canoë et à pied, découverte de la mangrove, jeux d'orientation et bivouac d'une nuit en forêt où il fallait se rendre en petit groupe à l'aide seulement d'une boussole. Moi j'étais avec Seb, Quentin et Thomas et je peux vous dire qu'on s'est bien marré! Je pense que tout le monde en a un bon souvenir !
Ce séjour ici a plu à tout le monde, mais maintenant c'est fini ! Nous repartons de la Guyane, nous avons eu beaucoup de chance car nous sommes arrivés pile au commencement du petit été de mars. Deux semaines d'accalmie au milieu de la saison des pluies ! À présent, cap sur Trinidad, changement de décor…
Amélia

2 avril 2008

Quelques textes avant la Guyane

28 février: l'Amérique du Sud...

Aujourd’hui, c’était une journée comme les autres, elle était ordinaire, sauf dans la soirée, quand il a commencé à faire nuit. Une douzaine de spots se sont éclairés de partout, c’étaient de petites embarcations de pêche. Petit à petit, une énorme lueur apparaissait dans un ciel plutôt étoilé. C’était la lueur de Fortaleza, qui est une très grande ville de plus de 2 millions d’habitants !!! Maintenant, le premier quart a commencé, donc tout le monde va se coucher en sachant qu’on va arriver cette nuit… mais quand ???
Vers 3h30, alors qu’on cherche l’entrée du port, nous voyons, dans l’obscurité, une énorme tâche sombre, c’était une épave d’un cargo qui dépassait de l’eau comme s’il était en pleine navigation. Derrière la digue du port, nous distinguons 2 énormes cheminées, mais qu’est que c’est ?? Une usine ou... alors… et oui, c’est un énorme bateau au mouillage mais il avait des mâts de 50 m. C’est un prototype impressionnant qui doit mesurer 40m environ. C’est un monocoque à l’avant et un trimaran à l’arrière. Bizarre comme truc !!! Nous sommes allés nous recoucher avec en tête, un bateau superbe. Le lendemain nous apprenons qu’il appartient à Nelson Piquet, un ancien pilote de formule 1. Nous sommes maintenant installés au port avec eau et électricité où nous faisons un nettoyage de bateau collectif à l’eau douce. Wil a aussi mis au point la wifi pour avoir Internet gratuitement. Ici on est bien reçu, il y a piscine, salle de jeu, électricité, eau douce, internet etc.…. Enfin, voilà une escale en Amérique du Sud super sympa !!
Thomas

2 mars: Un dimanche à Fortaleza...

Voilà trois mois, jour pour jour, que je suis arrivé sur le bateau. J’ai rejoint l’équipage le lundi 3 décembre 2007. Ce dimanche à Fortaleza m’a vaguement fait penser à mes premiers jours à la Goméra. Il est 6h30, je me lève, fier d’être si matinal, ce qui va me permettre de travailler mes cours dans le calme. Alors que je m’installe et m’apprête à ouvrir mon manuel de math, je me rends compte qu’il y a quelque chose d’anormal : la petite musique annonçant habituellement l’heure du réveil est déjà allumée. Je rejoins donc par simple curiosité la coque tribord et m’aperçois avec surprise que tout le monde est déjà levé en plein déjeuner. Etonnant pour un dimanche mais tant mieux, nous aurons le temps de faire plus de choses dans la journée. Il est à peine 7h00 que déjà un petit groupe d’entre nous part faire les courses pour le départ, les courses de frais (et oui, à Fortaleza les supermercados sont ouverts même le dimanche). A leur retour, le bateau s’active, il faut trouver de la place pour les dizaines de kilos de fruits et légumes. Tous les casiers sont pleins et certains fruits finiront même dans la réserve en compagnie de tout le bazar déjà présent. Le travail d’intendance s’annonce important si on ne veut pas que cela pourrisse. Après une matinée chargée, l’après-midi est tranquille, même reposante. Certains font une sieste, d’autres profitent de la piscine pour se rafraîchir ou encore font des parties de billards, baby foot ou ping-pong dans la salle de jeu climatisé. Moi je m’installe sur une pelouse ombragée et m’entraîne au jonglage. Cela fait longtemps que je ne m’y suis pas mis et la reprise est un peu difficile. Mais après quelques essais, je constate avec plaisir que je n’ai rien perdu contrairement à l’accordéon. J’ai joué de l’accordéon lorsque j’étais petit mais lorsque j’ai essayé celui de Kélig, je me suis vite aperçu que je ne me souvenais de rien. En fin d’après-midi, après avoir à mon tour profiter de la piscine, Morgane m’a convaincu de réessayer l’accordéon. J’ai donc sorti de sa boîte le bel instrument (qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup servi à Kélig, qui m’a pourtant assuré qu’elle s'y mettrait sérieusement). J’ai commencé mon réapprentissage par deux polkas déchiffrées sur la méthode de Kélig, accompagné de Morgane à la darbouka. Ce dimanche à Fortaleza a été très reposant pour tous et ce soir nous nous sommes tous endormis avec le départ du Brésil en tête. Je pense que le bateau est prêt pour une nouvelle traversée mais le groupe l’est peut-être un peu moins.
Aurel



Le quatrième jour…

La première fois que j’ai entendu parler de Fortaleza, c’était en chanson, c’était une mélodie au rythme Lavillieresque. Une chanson comme on les aime, une chanson chargée de sensations… Sensation de chaleur et d’érotisme, d’amour, de réalité sociale! Au bout de notre 4ème jour à Fortaleza, la chaleur, ça c’est vrai, nous l’avons sentie, respirée et joyeusement partagée… Quand au reste, je n’y ai pas vraiment goûté. Ce que j’ai expérimenté, ce sont les supermercados.
Là oui, avec mes collègues, nous avons baigné dans le culinaire, tenant fermement entre nos mains la liste des courses faite par Solène, notre intendante en chef! Nous prenons dans tous les rayons les denrées locales. Il reste à choisir entre les différentes marques! Pour l’instant nous avons excellé dans le café au goût multiple, mélange d’odeur de poisson et saveur de produit chimique, une vraie catastrophe gustative. Le pays du café n’est pas forcément le mieux chaussé dirait-on ! On y découvre aussi des fruits inconnus, des sortes de pomme cannelle à l’écorce épaisse. Les supermarchés sont ouverts 7 jours sur 7. Les caddies de la plupart des locaux, avec qui nous partageons ce ballet de la consommation, du rayon sucre au rayon légumes, sont bien pleins aussi. A une différence près, tous les produits choisis ne passent pas à la caisse. Certains caddies restent abandonnés dans le magasin, à moitié. Lesquels sont à nouveau vidés et remplacés dans les rayons par les employés. Serait-ce l’aperçu d’une certaine réalité sociale?! Au bout du 4ème jour donc, je vous le dis, les pleins sont faits. Nous débordons de vivres, dans le but de déborder de vie, reste plus qu’à déborder d’envie! A l’aube de ce 4ème jour, fait remarquable quand même, Thomas m’aide à ranger le pont du bateau avec SYMPATHIE (oui, oui, je vous l’assure !) et commence les pleins d’eau même si ce n’est pas son job, comme il le dit ! Ah, c’est bon cette éclaircie de coopération dans le faire. A l’aurore de ce 4ème jour, Ricardo n’y tient plus! Car Ricardo « kif » trop les courses et boue d’envie de participer aux dernières… Car oui, au zénith de ce 4ème jour, nous voici tous, déambulant entre les marchands des rues aux tissus chatoyants, pour aller choisir un hamac brésilien. Hum… Délicieux somme en perspective !!
A la veille de ce 4ème jour, j’ai vu un Stevie qui dit toujours non quand il veut dire oui, mais qui a fait toutes ses lessives avant de partir dans la bonne humeur (haut fait remarquable aussi !!) Aurel, a ressorti l’accordéon du placard… Bref voilà, au bout du 4ème jour, nous quittons Fortaleza, vision de plantation d’HLM en bord de plage. Au crépuscule, nous voyons une plate forme pétrolière, monstre pétillant de lumières, grand buveur d’or noir. Et enfin, à la fin de ce 4ème jour, nous filons vers la Guyane avec un vent prometteur… Le vent du changement gonfle-t’il nos voiles ? Allons-nous passer au 5ème jour ?
Morgane



J'imagine la Guyane...

Dans 8 ou 10 jours, nous serons en Guyane. C’est pour cela que j’ai décidé de faire un texte sur la Guyane pour vous dire comment je l’imagine.
Dans 8 jours, nous serons à Saint Laurent du Maroni, une ville entre le Suriname et la Guyane Française. Le fleuve est en plein milieu de la frontière, c’est donc lui qui fait la séparation entre les 2 pays. Moi je l’imagine avec des marées et du courant et de l’eau mi marron mi verte. Dans le fleuve, il doit y avoir beaucoup de crocos et beaucoup de piranhas. Les animaux sont en grande quantité et de toutes sortes. Par exemple des anacondas, des léopards, des singes, beaucoup d’oiseaux de toutes les couleurs, des requins, des dauphins etc... La végétation est très verte et de toutes les couleurs comme les oiseaux. Je pense que la végétation aux alentours du fleuve doit être composée de mangrove. Encore une autre sorte que celle qu’on a déjà vue ? J’imagine que la population est mixte à cause de la colonisation Française. A mon avis, les gens se nourrissent de poissons, d’oiseaux, de bétails, de fruits, etc.… Moi, là-bas, j’aimerais bien voir des félins, des serpents, des singes et voir les coutumes.
Stevie

Théâtre à bord...

Aujourd’hui c’est l’après-midi théâtre pour Thomas et moi. Mais avant l’après-midi, il y avait le matin. Mais il se trouve que ce matin je n’ai rien fait de passionnant. À part peut-être, faire ma tâche, me laver et lire. Donc je préfère largement vous raconter mon après-midi sûrement plus intéressante. Tout commence à 12h50. Je me baigne avec Thomas. Christophe est à la barre et nous dit que si dans 10 min on fait pas quelque chose d’intelligent, il nous fera travailler à coup de pied au cul. Alors avec Thomas, on sort vite de l’eau et on essaye de faire un truc intelligent mais on n’a pas d’idée. Puis, je me suis dit, si on faisait une pièce de théâtre. Alors je demande à Thomas s’il veut qu’on fasse un spectacle. Il trouve que c’est une bonne idée alors on cherche le livre de théâtre. On trouve une scène pas trop longue et pas trop difficile. Cela s’appelle Le petit malade. C’est l’histoire d’un petit garçon, qui depuis qu’il s’est levé, ne peut plus marcher alors la mère appelle un médecin pour savoir ce que l’enfant a. Le médecin pense qu’il a une paralysie totale des membres inférieurs mais quand il va pour l’ausculter, il voit que l’enfant a les deux jambes dans la même jambe du pantalon. Enfin, voilà une scène assez rigolote. Avec Thomas on a dû faire le bébé et se déguiser. Pour faire le bébé on a pris un tee-shirt et un pantalon, 4 ballons gonflables et deux chaussettes. On a pris un ballon pour la tête, un pour le corps et deux pour la jambe du pantalon. Puis, nous aussi on s’est déguisé. Moi j’étais la maman alors j’ai pris une robe de Solène et elle m’a maquillé. Thomas, lui, il a prit une chemise à Wilfried et mon jean. On a répété tout l’après-midi et pendant la moitié du premier quart. J’ai répété avec Thomas, et Morgane était notre spectatrice. Après je suis allé me coucher avec le trac et une grosse envie de faire le spectacle le lendemain.
Quentin



Vendredi 7 mars
C’est le 5ème jour de navigation en direction de la Guyane et nous progressons bien. 150 voir 160 miles par jour. Nous longeons encore les côtes Brésiliennes et pourtant mes pensées sont déjà pour la Guyane. J’imagine la verdure, Saint-Laurent, petite ville aux allures coloniales, étrange héritage des Français, les esclaves et le bagne. Quand n'est-il aujourd’hui de cette Guyane encore Française? Des Indiens, des descendants, des esclaves, des Brésiliens, des Surinamiens, des Asiatiques, le tout régit par une administration et des lois venues de si loin? Autre aspect certainement étonnant, la faune et la flore totalement exubérante… On verra cela très vite. Pour le moment, aujourd’hui la journée commence tôt, réveillée à 4h pour le dernier quart de nuit en compagnie de Solène et Thomas. Il fait nuit noire et le bateau avance bien. Un grain nous suit et nous envoie son vent. Que se passe t’il ? Thomas saute sur la barre. Une vocation de marin est-elle née ? Ah, non, une vocation de cuisinier peut-être. Il disparaît déjà dans la cuisine pour les crêpes du matin. Solène et moi restons donc à la barre, on voit le soleil se lever et on frôle le premier grain du matin. Nous prenons du plaisir à naviguer avec ce bon petit vent. Plaisir aussi de discuter tranquillement de la vie sur ce bateau, les dernières découvertes au Brésil, les futurs à venir mais aussi de nos vies en France. Les amis, la famille qu’on a tous laissé, mais auxquels je crois, on pense tous régulièrement. Au fur et à mesure le pont s’anime. Chacun émerge à sa façon. Nous avons le dynamisme de Morgane et Christophe, le petit sourire d’une Amélia au saut du lit, le réveil dans la tranquillité et le calme pour Aurel et Wilfried, la petite angoisse de Quentin: va t’il trouver à se nourrir dans l’immédiat?! Et pour finir en général, le réveil de Ricardo et Stevie, lent et souvent difficile, remise en route du corps et de l’esprit. Ce matin, la houle se lève et même la pluie s’y met. Aurel et Amélia se relaient courageusement à la barre pendant que la plupart se réfugit dans les coques où ça tangue un peu quand même. Ricardo et Morgane s’attaquent à la cuisine, tâche peu aisée avec ce roulis, chapeau! La journée s’écoule alors tranquillement: sieste pour beaucoup, lecture pour d’autres, texte pour certains, un peu de barre et de pont pour s’oxygéner et quelques attrape-rêves pour d’autres.
Je termine la journée auprès de Stevie. Nous attaquons le premier quart de nuit. Stevie bien reposé par sa grande sieste de l’après-midi est en forme. Nous avons même la visite d’un oiseau qui nous suit et cherche à se poser sur le bateau. Mais le vent semble l’en empêcher. Nous continuons notre route à 7 nœuds de moyenne. Nous nous rapprochons de la Guyane !
Flo

29 mars 2008

En octobre 2008 démarre notre prochaine expédition...



Et oui, on y pense déjà! Un voyage de 9 mois aux Antilles... La Guyane, La Dominique, Le Banc d'argent et les baleines à bosse, Les Bahamas, Cuba, l'Amérique centrale et pour finir le Costa-Rica !
Un beau voyage en perspective riche en culture et en découverte du milieu marin.
Il ne manque plus que l'équipage... Avis aux intéressés et aux motivés!
Nous recrutons 3 jeunes de famille (12-18 ans) motivés pour vivre une aventure collective sur un bateau pendant 9 mois et 3 jeunes sous tutelle de l'Aide Sociale à L'Enfance âgés au plus de 14 ans!
Pour nous faire part de vos motivations, il suffit de nous écrire sur ce blog ou au bureau de l'association Grandeur nature, 152 grande rue haute, 34200 Sète ou par téléphone au 04 67 43 25 64.
Faites marcher le bouche à oreille...
L'équipe de Grandeur Nature

14 mars 2008

De Fortaleza jusqu’en Guyane...

Chers vous, allo la terre, ici la mer !
Durant ces deux semaines nous avons effleuré le Brésil du bout de l’orteil et nous avons longé les côtes de l’Amérique Latine en direction de St Laurent du Maroni en Guyane.
Pendant notre furtif passage dans la grande « ciudad » (4 jours tout de même !) nous avons fait des courses puis des courses et pour finir des courses ! En passant des marchands de hamacs aux supermercados, des ananas aux jus de maracujas, des mangues et des corossols mais aussi des petites courges « butter-nut » comme les aime Aurel, du beef brésilien au bonheur des carnivores, bref on s’en ai mis plein la panse, on s’en ai léché les doigts : délicieuse escale que Fortaleza ! En tous les cas au point de vue culinaire !
On est resté durant cette escale dans la marina d’un grand hôtel : piscine, salle de jeux et sanitaire (petit confort appréciable) à notre disposition, ce qui ne nous a pas déplu !
Ha oui une belle surprise aussi, « j’ai même rencontré Harmonie sur le bateau voisin, une connaissance du pays Basque, ce qui m’a fait drôlement plaisir : le monde est petit même de l’autre côté de l’océan ! Nos voisins de bâbord étaient aussi très sympas et Thomas leur a offert un pain à notre départ. » (Dixit Solène).
La nuance entre cet endroit luxueux et cette ville entourée de favelas fait quand même bizarre ! On nous avait fait une mauvaise pub de Fortaleza mais en fin de compte ça ne nous a pas sauté aux yeux. On a bien vu quelques enfants des rues, des gens qui nous ont parlé de dangers, mais nous avons surtout croisé des gens très souriants, aimables même si « les mecs y’z’avaient la même tronche que dans la cité de dieu. »(dixit Ricardo). Ca donne envie de revenir pour mieux découvrir ce pays.
Nous sommes partis le 3 mars pour la Guyane en repassant l’équateur (la première fois pour Morgane) !! Le premier soir, nous croisons quelque chose d’étrange. Tandis que Ricardo y voit une montagne de « Fererro Rocher » où siègeraient les Dieux de l’Olympe, Wilfried, concentré, affirme que c’est une plate forme pétrolière entourée de petits bateaux de pêches !
Une fois ce danger passé, nous voilà sur le cap pour la Guyane. Nous allons vous résumer cette navigation fort agréable et rapide ma foi !
Au sujet des activités culturelles du bord, nous avons eu :
Des leçons d’Anglais avec la participation d’Aurel, Solène, Amélia, Christophe, Morgane et un Stevie qui ne lâche qu’à la quatrième leçon déjà, ça fait réfléchir…
Une chouette représentation théâtrale jouée par Thomas et Quentin… Les récits des fabuleuses péripéties de Christophe.
Des petites soirées musiques amatrices en voie de symphonisation avec Solène et Morgane et la participation d’Aurel pendant les beaux jours.
Les moments d’activités manuelles ont été riches en couleur. Au menu, petits hamacs confectionnés par Wil, Ricardo et Aurel en vu d’y mettre fruits et légumes. Et une magnifique confection d’attrape rêves ont été réalisés par tous les autres, dont le palmarès revient à Amélia qui a l’art de les tisser joliment.
Des moments intimes et émouvants, il y en a eu aussi lors des quarts de nuit. Moments privilégiés où souvent s’envolent des pensées vers vous, vers notre futur, la distance semble nous rapprocher de nos familles et fait prendre conscience de son importance.
Et puis les quarts de nuit c’est aussi la découverte des étoiles, des constellations, et des mythes que l’homme y a associé. C’est le sujet favori de Ricardo : Orion, la grande Ours, Pégase, les mythes grecques le passionnent !
Après cette séquence émotion, quand même on ne peut pas vous cacher les moments nauséabonds de cette traversée, qui nous ont valus quelques combats stomacaux.
Avec en particulier l’apparition de champignons poussés sur les carottes pourris… Ce qui a eu pour résultat une Solène qui ne veut ( ne peut ?) plus entendre parler de carottes sous peine de gerboulade partie. On vous passe les détails du choux en train de pourrir dans la réserve que nous avons dû extraire délicatement, alors que nous étions bousculés par des vagues de deux mètres !! Charmant je vous assure !!
Nous avons eu aussi quelques moments forts en conneries. Nos deux compères, Thomas et Quentin n’ont pas trouvé mieux pour combler leur ennui de se lancer dans la fabrication de pièges bêtes mais pas méchant (attacher les pieds des autres quand ils dorment), qui deviennent très bêtes et super chiants à la longue. Vivement qu’ils changent de K7 (quoique !!)
Nous avons aussi imaginé la Guyane à l’aide du guide. Ce qui se résume à une vision de forêt Amazonienne remplie de bébêtes géantes, allant de la punaise de douze centimètres au papillon de 20 centimètres. On a même lu qu’il y aurait des grosses guêpes qui pondent dans les mygales, mais aussi peut-être l’apparition possible de félins, devant lesquels il ne faut pas courir ! Mais ne vous inquiétez pas, il y a aussi de magnifiques Ibis Rouge, des tortues Luthes, des gens sympas qui nous attendent, et un centre spatial à visiter.
Mais tout cela est une autre histoire. Nous arrivons aujourd’hui à saint Laurent de Maroni après avoir parcouru en 7 jours, 1172 milles avec une moyenne spectaculaire pour notre équipage de 7,5 nœuds !! Bravo, clap, clap, clap…
Nous sommes le 11 mars. Nous avons passé la nuit sur le fleuve tout marron. Il a plu toute la nuit (franchement les pluies Bretonnes et du pays Basque c’est de la gnognotte à côté !!!).
La forêt est toute vivante de bruits autour de nous, on a hâte de vivre cette escale. Demain, un nouveau coéquipier arrive : Gseb nous rejoint… On a hâte d’avoir de vos nouvelles, savoir qui est passé au premier tour des municipales et de vous lire…
En résumé voici les impressions de chacun sur cette période de navigation.
Pour Christophe cela se résume en trois mots : c’était une navigation rapide, agréable et routinière, tandis que Wilfried avait la sensation d’être sur un coussin lorsque le bateau glissait à 10 nœuds. Stevie trouve que c’était n’humide ( ha, ha), mais it was very nice, of course !!
Pour Thomas, c’était bonne mer, bon vent, bien ; alors que Quentin a aimé nager avec les dauphins, se baigner et aller vite. Amélia aussi a apprécié la vitesse de notre voilier mais s’est senti moins patiente que d’habitude. Ricardo gère de mieux en mieux son mal de mer, dit-il et surtout a découvert les étoiles et leurs légendes lorsqu’il levait la tête de son roman Harry Potter. Aurel aussi avoue avoir senti une amélioration dans son mal de mer et Flo a retenu la beauté des ciels nuageux que nous avons croisé et que les journées passent toujours très vite !
Voilà, pour conclure, nous deux, avons trouvé cette navigation plutôt sympathique ! Alors, à la revoyure pour de prochaines nouvelles, et le récit de notre exploration Guyanaise.
Bises à tous.
Solène et Morgane.