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3 août 2016

Jeudi 14 juillet – de Caprera à Caprera ou 4 mouillages en Sardaigne.


Bien sûr avant de partir pour cette courte navigation, nous avons nettoyé le bateau et tout rangé, mais aussi fait un peu de travail intellectuel, sur le bateau ont dit « travail de tête» c’est- moins intimidant !


Si je vous raconte les 24 heures qui viennent de s’écouler, du jeudi matin (petit-déjeuner) au vendredi matin (petit déjeuner) nous avons fait 4 mouillages.
Le matin nous nous sommes réveillés à Porto Palma, une large baie à l’Ouest de l’île Caprera, qui sert de plan d’eau à une école de voile. Le vent de S.O. qui soufflait très fort hier ne s’est pas calmé et les rafales à plus de 30 nœuds nous obligent à prendre le petit déjeuné dans le carré tribord.
Nous avons beau scruter le ciel et le baromètre, rien n’y fait, la dépression est sur nous, il va falloir faire avec. Nous maintenons le programme prévu, une courte navigation vers le fond du golfe d’Arzachena, distant de 5 milles nautiques. 
Le vent a encore forci, nous partons sans grand-voile avec juste un bout de yankee. Nous sommes au travers et le bateau avance quand même à 8 nœuds. 
Nous arrivons vite devant le port de Cannigione, le quai de gasoil est praticable, malgré les rafales de vent. On y accoste et on en profite pour remplir le réservoir d’eau tribord qui est vide, nous n’aurons plus besoin de nous en préoccuper jusqu’à la fin du stage. On complète aussi le réservoir de gasoil, manière de justifier notre présence à quai. Une équipe, dont je fais partie, part faire quelques courses. Nous nous dirigeons rapidement vers le petit supermarché, nous ne sommes pas là pour visiter mais pour être efficace, en espérant que le bateau sera toujours à quai quand nous reviendrons, ce qui sera plus simple que de réembarquer pour rejoindre le bateau au mouillage.
Puisque je suis de cuisine, j’achète des produits frais et locaux : Tomates, salades vertes, mozzarella, fromages Sardes, pains frais, et des poulets rôtis.  Pendant ce temps là, les autres : Anaëlle, Jean-Marie et jacques achètent quelques aliments qui commençaient à manquer à bord. 
Le bateau est toujours à quai, on saute à bord et on va mouiller un peu plus loin.
Le repas est vite préparé et aussi vite avalé ! Pour le dessert il est prévu d’aller manger une glace italienne, mais pour aller à terre il faut d’abord que le capitaine répare le moteur hors-bord car il y a trop de vent pour aller à terre en Kayak. Cette mission est largement à la portée de notre « electro-mécanicien skipper », encore une fois il pourra écrire réparation réussie dans le cahier de travaux.
Mais le vent violent l’incite à rester à bord au cas où, non sans avoir fait des allers-retours avec l’annexe pour déposer tout l’équipage à terre. Hélène part en mission Internet pour récupérer une météo sur plusieurs jours, et pour tous les autres l’opération glaces devient une vraie mission au bout du 3e glacier fermé…Qui ne rouvrira que dans quelques heures ! L’angoisse est  à son comble : Va-t-on quitter la Sardaigne, donc l’Italie sans avoir mangé une glace ?! Ouf le 4e et dernier glacier du port est ouvert !
Les parfums y sont nombreux mais à base de crème glacée et les portions généreuses…
La météo de la capitainerie annonce que c’est cette après-midi que le vent sera le plus fort et que demain le vent va tourner et le temps se mettre au gris avec même un peu de pluie. Cela ne nous décourage pas de reprendre la mer pour essayer de trouver un endroit abrité de la mer et si possible du vent. On prend le 3e ris dans la grand voile et le vent étant encore plus fort que prévu on n’envoie même pas la trinquette, qui était déjà prête. Il n’y a pas de vague, nous sommes complètement encerclés par la terre avec juste deux passes pour sortir de la baie, mais le vent souffle à plus de 40 nœuds ce qui fait voler des paquets d’écume. C’est carrément impressionnant et beau, c’est aussi rapide, nous avançons à 10 nœuds. Passé sur la côte Est de Caprera, nous commençons à regarder les mouillages possibles. La première grande baie est abritée de la mer mais pas du vent, dans les deux suivants, les bourrasques qui descendent des montagnes soulèvent la mer en mini tornades. On décide d’aller voir plus loin, même si aucun mouillage n’est indiqué sur la carte. Passé une pointe rocheuse, nous essayons de trouver un abri au pied des montagnes, il n’y a que des rochers, mais beaucoup moins de vent. L’endroit est beau et désert, il nous convient mais les fonds rocheux ne nous permettent pas de nous ancrer ! Alors nous nous calons dans une petite anse, nous posons l’ancre sur le fond juste le temps de mettre les canoës à l’eau et d’aller porter des cordages à terre que l’on accroche sur les rochers avec un bout de chaine. On s’accroche à 3 endroits, le bateau est enfin posé amarré au milieu de la petite crique rocheuse. Nous remontons l’ancre à bord et on admire le paysage et on se dit que ce sera trop bien d’aller explorer ce mouillage improbable demain !
Il est déjà temps pour Camille et moi de nous remettre à la cuisine et pour chasser le froid de cette navigation rien de mieux que 10 litres de soupe, vite englouti dans le cockpit, avant que les quelques rafales qui arrivent à passer sur nous ne la refroidisse.
Voilà donc pour notre 3e mouillage Sarde de la journée. On se couche confiant et surtout fatigué, malgré les orages et les éclairs loin à l’Est.
Vous allez me dire : Mais cela ne fait que 3 mouillages ! Mais c’était sans compter sur la houle de NE qui fait rouler le bateau au lever du jour nous rapprochant des rochers. Cela nous oblige à démarrer nos moteurs et à abandonner nos amarrages sur les rochers. Une fois un peu écarté du danger, nous mettons un kayak à l’eau et avec Hélène partons en mission récupération. Les vagues déferlent sur le rocher où est accrochée notre première chaine. Impossible de la décrocher sans risquer de se blesser, on enlève la manille et on récupère le cordage. Les deux autres sont plus accessibles et nous les récupérons en entier sans trop de difficulté.
Nous revenons à bord, repassons la pointe de la baie et remouillons complètement à l’abri des vagues et très peu de vent. Pendant toute cette manœuvre qui a duré presque 1 heure aucun des jeunes ne s’est levé ! Il faut dire qu’en plus il pleuvait !
Et voilà le compte y est, quatre mouillages en Sardaigne en 24 heures, à un autre de vous raconter la suite…
Christophe  

2 août 2016

Mercredi 13 juillet



Comme tous les matins, les premiers rayons du soleil ouvrent mes paupières et m’appellent sur le pont, alors que le reste de l’équipage est encore dans les bras douillets de Morphée. J’aime bien ce moment où le soleil est doux et donne au paysage des contrastes magnifiques. Aujourd’hui, c’est les îles Lavezzi qui sont le théâtre de ma contemplation matinale ; amas de blocs de granit gris, légèrement rosés, sculptés depuis des millénaires par le vent salé qui se concentre dans ce bout de mer entre Corse et Sardaigne. 
Une fois mes yeux remplis de la beauté de la nature, c’est le moment de les fermer pour entamer ma petite méditation du matin. C’est tout simple, juste observer ce qui se passe en moi… autant les idées qui y fleurissent que les sensations physiques. Cette pratique apaise l’esprit et le corps, par la prise de recul sur soi mais aussi sur les évènements, tout en dénouant les tensions. Je trouve que c’est important, quand on vit tout le temps avec d’autres gens, de s’octroyer des petits moments qui permettent de faire un pas de côté, d’observer les choses différemment.
Aujourd’hui, je ressens une certaine excitation… probablement due au vent que l’on entend enfin chanter dans les rochers et siffler dans les haubans, signe que la navigation du jour va changer de style. Dès le petit dej’ avalé et le bateau nettoyé, on lève l’ancre et on hisse la grand voile avec, pour la première fois, deux ris pris et la trinquette qui sort enfin de son sac. Le vent de force 6 à 7 soulève une petite houle qui, dès les premiers bords de près, offre une petite douche d’embruns à tout l’équipage. Se faire gentiment rincer quand il fait beau, c’est plutôt rigolo. Sur le pont, il y a celles et ceux qui ont plutôt la banane en s’amusant de ces conditions alors que pour d’autres, la t^te disparaît dans la grotte aménagée entre la capuche et el col du ciré.
Pour la part, j’aurais bien navigué toute la journée dans ces conditions ; d’autant qu’il y a une certaine émotion à retrouver cet espace de navigation qui fût l’endroit où, le jour de mon dernier anniversaire, j’ai été capitaine d’un voilier pour la première fois. Mais voilà, cette fois ce n’est pas moi, et le notre choisit un recoin de l’île sarde de San Stephano pour mettre le rafiot à l’abrit et manger tranquillement. Surtout que l’après-midi va se passer dans les carrés : à babord, la retranscription des textes déjà écrits et à tribord des entretiens entre l’équipe d’adultes et chaque jeune individuellement. On arrive en effet à la moitié de ce périple estival et, avant d’entamer le chemin du retour, il est temps de faire le point avec chacun et chacune sur ce stage. Au début, je ne suis pas très à l’aise dans cet exercice et je me cache un peu derrière mon stylo en prenants les notes sur le cahier. Mais finalement, je trouve plutôt chouette ces échanges où l’on parle de choses un peu plus sérieuses et profondes que lors des discussions du quotidien. Il y est question du stage mais surtout du grand voyage autour duquel se mêlent les envies et les peurs. L’envie de vivre une aventure extraordinaire, unique et la peur de se lancer dans cet inconnu qui va durer presque une année, avec des gens que l’on ne connaît pas encore très bien.

Chacun, chacune va devoir prendre une de ces décisions qui se présentent à chaque fois que, dans sa vie, un choix important doit être fait. Soit je reste à terre, dans ce quotidien rassurant que je connais, avec peu de chance d’évoluer et plutôt le risque de tourner en rond dans ses habitudes. Soit je lâche prise, je largue les amarres et je vogue avec ce bateau à la rencontre du monde, d’autres paysages, d’autres cultures, en apprenant à vivre avec chaque membre de cet équipage, ses joies et ses petites embrouilles qu’il faudra résoudre. Partir vers l’inconnu, c’est déstabilisant et çà demande des efforts d’adaptation. Mais c’est sans doute le meilleur moyen d’évoluer, de faire fonctionner son intelligence, de grandir, d’apprendre des autres et surtout sur soi-même.
Pour ma part, mon choix est fait. Il n’a pas été si facile. Il m’a fallut partir marcher seul dans la montagne pendant plusieurs jours avant de m’engager à être l’adulte qui participe à l’intégralité du voyage. Ce n’est pas pour moi un idéal absolu, mais je crois que l’idéal n’existe pas. Il y a toujours des choses qui ne sont pas comme on aimerait qu’elles soient, mais c’est toujours et partout comme çà. Par contre, cette opportunité de cette « petite » aventure est proche de quelque chose que j’ai un jour imaginé. Et comme les circonstances de l’existence m’ont fait monter à bord de ce voilier Grandeur Nature, c’est sûrement le signe que c’est ce que j’ai de mieux à faire de ma vie pour l’année à venir. A priori, une espèce d’ours solitaire des montagnes n’a pas grand chose à foutre sur une double coquille de noix traversant l’océan avec d’autres gens. Mais voilà, moi je trouve que ce qui fait la richesse de l’existence, c’est la nouveauté et la diversité des expériences. Alors j’ai fait le choix de quitter un moment les gens et les lieux que j’aime, de ne pas voir la neige de l’hiver, et de faire ce pas vers l’inconnu. Ceci afin de m’offrir une tranche de vie dont un jour j’ai rêvé, de la vivre et de la partager pleinement pour ne pas avoir, plus tard, à regretter de ne pas avoir osé.
Plus que de raconter une journée, ce petit texte est une invitation à la réflexion pour chaque membre de l’équipage. Celle de profiter de ces quelques jours qui restent avant le retour à Sète pour se poser les bonnes questions afin de prendre la bonne décision, celle qui ne fera pas regretter d’être rester à quai. Jacques

Mardi 12 juillet


Ma chère Maman,
Je t’écris cette lettre depuis les îles Lavezzi, ce petit tas de rochers au Sud de la Corse, à mi chemin avec la Sardaigne, où nous avons mouillé pour la nuit. Nous n’avions pas prévu d’y arriver aujourd’hui, mais un vent fort de SW annoncé nous a poussés à modifier notre trajet  pour garder un abri à portée de main les deux prochains jours. Tu te rappelleras peut-être, alors que tu es allongée dans ton lit d’hôpital avec des tuyaux de partout, que Papa et toi avez sillonné la côte Corse dans ta jeunesse, en voilier, en mouillant dans les petites criques désertes à l’abri du vent et de la houle pour la nuit. La journée que je suis sensée raconter est typique de la vie en bateau ici : on lève l’ancre le matin (en fait, on n’avait pas vraiment mouillé cette nuit, on avais piqué la tonne d’amarrage des phares et balises, pratique !), on navigue un petit peu le long de la côte en admirant le paysage, on s’arrête dans une petite baie juste pour poster du courrier et acheter des œufs..hop ! on lève l’ancre et on continue notre route en discutant de où on veut aller ensuite. Ce sentiment de liberté, tu le connais, les seules contraintes étant les éléments et les lois physiques. Tout le reste ne tient qu’à nous. C’est exactement ce que je voudrais transmettre aux jeunes qui sont à bord : tout est possible si on fait ce qu’il faut pour.
Mais laisse-moi te faire un petit portrait de l’équipage :
D’abord, il y a ceux que je connais déjà. Thierry et Aude, avec qui je m’entends très bien et suis contente de reprendre la mer. Christophe, le caméléon, patron improbable qui me guide sans en avoir l’air. Puis, il y a Jacques, que je ne connais pas bien, que j’apprends à découvrir en même temps qu’il apprend à découvrir Grandeur Nature. Nous formons une bonne équipe et chacun apporte quelque chose de différent au groupe ; c’est enrichissant.
Les jeunes, je ne les connaissais que de tête, pour certains.
Il y a Jean-Marie, très sympa et enthousiaste pour certains trucs mais encore réfractaire pour plein d’autres. C’est rigolo de le voir apprendre des tas de choses toute la journée tout en clamant haut et fort qu’ il ne veut pas le faire.
Il y a Emerson, un garçon vraiment gentil et attentionné avec tout le monde, mais je suis incapable de te dire qui il est, ce qu’il pense et ce qu’il aime car il est très réservé, derrière son grand sourire éclatant ;
Il y a Mathias. Mathias ne fait pas de vagues non plus. Il est toujours partant pour la manœuvre et très vif pour le travail de tête- et tout à coup il disparaît à bâbord faire ses petits dessins ou bien il s’avachit et dort à moitié-puis hop ! il revient parmi nous, bondit à droite à gauche et a déjà affalé la voile d’avant alors que les autres se demandent encore comment faire. Il a dit dans son texte qu’il était très heureux ici, j’espère que ça va rester comme ça.
Il y a Camille, qui s’est retrouvée tellement hors de son élément les premiers jours qu’elle voulait rentrer chez elle. Chaque jour qui passe, elle est un peu plus à l’aise, intégrée au groupe et presque débrouillarde.
Rachel, ma filleule, eh bien, je ne la connais pas non plus. Je n’avais jamais vécu avec elle. Elle est drôle, enthousiaste et attentionnée. Ça me fait marrer de la découvrir alors que je l’ai vue naître ou presque. Elle est très à l’aise dans le groupe.
Célia n’a que 13 ans et j’oublie parfois ce fait. Elle aime être le centre d’attention mais elle fait de gros efforts pour laisser de la place aux autres et ça commence à se voir. Elle est typiquement l’ado qui se croit incapable de tout alors qu’elle peut réussir beaucoup.
Anaëlle est la dernière arrivée à bord. Elle a l’air très content d’être là. Elle apprend vite et sourit beaucoup. Elle rigole bien avec ses copines et ses copains.
Petit détail rigolo : nos « wesh » de cette année sont des filles ! elles ont le boubou africain au lieu de la casquette de travers, mais sinon, c’est le même cliché complètement surfait de « djeuns » de banlieue. Ça leur passera avant que ça me reprenne. En attendant, je les houspille, je les chambre, je leur fais des gâteaux. J’entre en relation comme je peux.
Chacun séparément et tous ensemble, ils me donnent envie de vivre l’aventure avec eux et Jacques a bien de la chance de ne pas en rater une miette. J’ai hâte de les voir découvrir le monde, d’être à leurs côtés alors qu’ils se découvrent eux-mêmes. J’espère qu’ils feront tout ce qu’il faut pour ne pas rater ce voyage extraordinaire. Ils ne savent pas ce qui les attend : au milieu de l’atlantique à 15 nœuds en surf, à nager au milieu des baleines ou bien à jouer les Robinsons sur une île déserte des Bahamas.
Je t’écrirai souvent, chère maman, pour te raconter l’aventure que nous allons vivre ensemble.
Je t’embrasse.
Hélène

1 août 2016

Lundi 11 juillet




Les yeux un peu collés, je commence à préparer le petit-déjeuner. La matinale Hélène se lève peu après et nous sert les deux premières tasses de café. Quelques minutes de calme pour apprécier ce qui nous entoure à Sénétose : reliefs verdoyants surplombés d’un phare et d’une tour génoise, roches claires creusées par les vents, allant jusqu’à former de petites grottes naturelles. 7h30, les premières têtes apparaissent dans le cockpit en musique. Petit-déjeuner assez silencieux, on s’est tous couchés un peu tard hier, la tisane-réunions des grands a duré et les discussions des jeunes dans les cabines aussi. Après les tâches, première lessive du stage. Hélène et moi on forme de jeunes lavandiers(ères) sur les jupes du cata pendant que Thierry aide les autres à trouver un équipement pour la plongée, car aujourd’hui on va plonger pour la première fois tous ensemble. Jacques et Emerson préparent le pique-nique. Nous rejoignons la côte en kayak ou à la nage. Seul Thierry reste au bateau : hier soir le phare de Sénétose ne s’allumant pas, Jacques a passé un message à la VHF pour prévenir. Comme nous sommes mouillés sur la bouée utilisée par les phares et balises, nous ne sommes pas surs qu’un de leur bateau ne débarque pas pendant notre balade et ne veuille se mettre sur la bouée. Crainte justifiée, puisque du haut de la tour génoise, nous verrons le bateau des phares et balises déloger sans ménagement GN, même pas intimidés par le physique de viking de notre capitaine, qui devra aller mouiller ailleurs avant de de revenir en début d’après-midi, une fois la réparation du phare terminée.
Là-haut dans la montagne, l’ambiance est sympa, ça grimpe, ça papote, ça rigole. Mathias et Emerson me demandent quelques signes en langue des signes et en échange Emerson nous apprend quelques mots en bengali. L’haïtien-breton a plus d’une corde à son arc culturel ! Mathias, Célia, Rachel, Emerson et bien sûr Jean-Marie gambadent tels de petits cabris sur les rochers. Anaëlle se prélasse au soleil.  Camille monte à sa vitesse mais sera au rendez-vous pour le pique-nique et sa coppa renversante. Elle sera la seule à s’arrêter une minute avant la tour. Dommage, c’est magnifique !
Un petit crochet par le bateau pour prendre l’équipement de plongée. Quelques explications plus tard (comment utiliser palmes, masque et tuba), nous voilà repartis. C’est chouette d’accompagner les jeunes dans ce qui est pour la plupart la première rencontre avec le monde sous-marin. Je nous trouve tous beaux et gracieux sous l’eau avec les petites vagues de soleil qui nous glissent sur la peau.  « C’est comme si on était seuls au monde » s’exclame Rachel. Je suis bien d’accord.
Comme si la journée n’était pas assez pourrie comme ça, lorsque nous revenons au bateau, des pancakes ultra-moelleux d’Hélène nous attendent. Non, vraiment, ce stage est un calvaire.
Le récit de cette journée est véridique mais ne vous y trompez pas, la vie à bord de GN ça n’est pas le pays des bisousnours. Il y a des règles, très nombreuses, le manque d’intimité, les tensions, il faut s’ajuster les uns aux autres et bien sûr nous découvrons nos limites respectives, mais cela ne me semble pas insurmontable. Nous faisons connaissance et cela prend du temps. L’essentiel, il me semble, est que tout le monde à bord semble savoir pourquoi il est là et joue le jeu, chacun à son rythme. Alors forcément l’ambiance du groupe s’en ressent.
Je ne peux pas clore le récit de cette journée sans remercier Emerson pour son super chili con coppa concocté pour le dîner. Olé !
Ce soir je suis claquée mais contente d’être là. Ce voyage avec vous je m’y vois déjà. 
Allez, la bise et bonne nuit à tous !                                                                        Aude.

29 juillet 2016

Samedi 9 juillet


Réveil aux îles sanguinaires, cette appellation lugubre a inspiré les rêves de certains. L’une d’entre nous a rêvé de se faire éjecter de GN pour retomber dans un autre bateau, de se faire enfermer dans un sac et de se faire ruer de coups. Sympathique ! Une autre membre de l’équipage a rêvé que Christophe dormait à bâbord tandis que les jeunes de l’équipage se transformaient en chat et Camille était le « fat chat ». 
Bizarre l’ambiance. 
Moi j’ai fait un rêve banal mais pas très cool non plus. J’ai rêvé que deux amis à moi n’avaient pas été pris au rattrapage du Bac. C’est étrange depuis le début du stage mes rêves n’ont rien avoir avec le bateau comme si mon corps était à bord mais que ma tête était à terre, je rêve d’épisode de ma vie de tous les jours. Pourtant j’aime bien être ici. Ce matin on doit vite partir des îles sanguinaires pour aller à Ajaccio. En effet nous devons être à l’heure pour récupérer Anaëlle qui vient de Paris en avion, ma pine-co de MSB Click ! Alala trop contente et intriguée à la fois ! Comment cela va-t-il se passer ? 
On arrive au port d’Ajaccio,  alala wallai c’est trop moche ! Ces derniers jours on était dans l’eau claire autour de cailloux rouges, de tours Moyen âgeuses et là nous voilà à côté d’un ferry bruyant, trop moche, moi qui attendais la ville ! On se dirige vers le marché avec de gros sacs à dos. Emerson a sorti la dernière des chemises mais LN lui explique que l’effet de groupe fait un peu fuir les « gonzesses », «Au calme, poser, tranquille » il répond. Certains achètent des légumes, Christophe et JMR vont mettre à jour le blog et chercher de quoi manger pour midi. Aude, Emerson, Camille et moi allons acheter les fruits. Le fait que tout le monde parle français ne me donne pas l’impression d’avoir parcouru plusieurs miles en bateau ! Sur l’étalage je goûte les pêches, les melons, mmh c’est sucré ! On a acheté pour notre petit régiment, je pense que la marchande était contente, elle nous a offert les oranges. Ensuite on est allé acheter des cartes postales et après on a mangé des glaces, c’était doux ! Mathias, Jacques et moi sommes allés acheter un livre sur la Corse pour notre exposé. 

Nous sommes rentés au bateau avons mangé puis Anaëlle est arrivée. Elle était toute blanche (et oui 6 jours de moins de Soleil) et elle avait la voix toute cassée (et oui madame avait crié comme une folle pour soutenir l’équipe de France contre l’Allemagne). Ouf elle me dit que mes amis de mes rêves ont finalement eu leur Bac. Je dois l’avouer ça fait du bien de voir sa copine et d’entendre un peu de nouvelles de là-bas. On installe Anaëlle, lui montre sa chambre elle n’a pas l’air trop choquée, je l’avais prévenue puis on repart en navigation. Je hisse la GV avec Célia et Anaëlle fait sa première manœuvre, elle reprend la driss au winch ! Ca va elle se débrouille. Ensuite Jacques nous propose des jeux pour se présenter, c’est rigolo. Par exemple on doit se placer dans le cokpit dans l’ordre numérique de notre département. On doit aussi raconter des rencontres qui nous ont marquées. J’ai bien aimé écouter l’histoire du pêcheur cubain chaleureux avec ces 4-5 mots. La rencontre d’Emerson avec la mer était aussi très éprouvante. Il nous a raconté qu’en allant pour la première dans la mer de Bretagne une vague a emporté son frère. Point. Il oublie de préciser que son frère a été sauvé et que ce qui l’a marqué c’est cette rencontre avec cette nouvelle mer.

 Nous continuons à naviguer à naviguer jusqu’à arriver à Cacalu c’est très joli ! Enfin nous retrouvons l’eau claire (tellement claire que pour la première fois je vois l’ancre se plonger dans le sable) et de belles falaises. Il fait super chaud et nous plongeons tous dans l’eau, ça fait du bien. 
C’est le soir nous faisons un poker et je rafle tout le monde. Ah non c’est vrai Anaëlle et moi sommes ex aequo. C’est la nuit, je m’endors au côté de Célia, c’est Cool.
Rachel

28 juillet 2016

Vendredi 08 /07 - De Cargése aux iles Sanguinaires.



Mon petit vélo bleu n’avait plus de frein. Heureusement, il y avait de quoi réparer dans le bac à côté. Nickel, je peux continuer la ballade en forêt avec Ewan et stéven. C’est là que tout c’est précipité…  Au sortir du bois, l’averse se déchaîne et le reggae remplit de plus en plus l’espace. Bizarre l’histoire. Ok, c’est l’heure.
Il n’y a plus qu’à se réveiller… hélène, ma voisine de couchette, est déjà levée. En plus, elle est de petit déj et vu l’odeur qui règne sur le pont, on devrait se régaler, mais tout d’abord, un petit plouf pour bien se réveiller. Même pas un petit frisson en plongeant dans la grande Bleue. C’est doux, c’est calme. Trop bien pour commencer la journée. Le reggae a cédé la place à François Morel  ou alors c’était la la Napoli, en tout cas les têtes apparaissent, plus ou moins réveillé, mais dans la bonne humeur, c’est agréable. La bonne odeur de tout à l’heure, a tenue sa promesse. Notre cuisinière nous a préparé des pains au chocolat façon maison, ou plutôt, façon bateau, et croyez moi, ça passe crème…
Peu après, on s’occupe du bateau, on frotte à bâbord, on frotte à tribord, on rince sur le pont. Tout est clair ? C’est parti. A l’annonce de remonter le mouillage, nos matelots prennent leurs postes. Ça commence à venir, bientôt des marins, je vous le dis. Qui à la télécommande, qui à m’indiquer où se trouve la chaîne, d’autres s’occupent de la pate d’oie et nous voilà dégagé de notre petit trou de grillon.
Un petit vent, à peine réveillé, nous accompagne. « A hisser la GV ! » les postes se répartissent et presque tout le monde joue le jeu.
20 minutes plus tard, GN est établi sous GV haute et solent (yankee). Un équipage, je vous le disais. Enchaînements de virements de bord, mais Eole nous abandonne et c’est au moteur que l’on embouque la Parata, la passe entre la Corse et les Sanguinaires.
Tout le monde veut visiter ce gros caillou, où trône un phare carré, 3 éclats toutes les 15 secondes portée 20 milles, pardon je m’égare.
Les canoës sont mis à l’eau et nos marins se transforment en marcheurs. Je reste à bord pour surveiller le mouillage et aussi essayer de réparer la girouette anémométrique. Camille restera aussi à bord, dans sa couchette, dommage. Au début le bricolage fonctionne. Christophe et Célia, rentrés plus tôt pour rédiger la lettre collective, pourront témoigner. Mais finalement, ça ne fonctionne pas, ça me saoule, j’abandonne. Hélène, Mathias, Rachel et Aude rentrent à la nage. Emerson, Jacques, Jean-Marie et Célia les escortent en canoës.
Après le gouter, Rachel nous lira une histoire de lion, de hyène, de serpents et des frangins pas vraiment frères…
La journée se finit au poker pour certains, ou au jungle speed pour d’autres.
Les « grands » clôturent autour d’une tisane pour préparer le lendemain, car demain, nous allons à la ville pour retrouver Anaëlle. Mais ça, quelqu’un d’autre vous le racontera.
Belle nuit à tous. Tit. 

Jeudi 07 juillet


Aujourd’hui je me réveille en forme, prêt pour un petit réveil musculaire, après le p’tit déj’.    
Quelques abdos, du gainage et des pompes avec Emerson et Thierry.                                              Ensuite on a entamé le pire moment de la journée : « Les Tâches ».                                                      Mais pour ma part, ormis le texte que je suis entrain d’écrire pour la 3éme fois, elles sont plutôt simples.
Ensuite en quelques manœuvres on se retrouve sur l’eau. On se dirige vers : « Les îles Sanguinaires ». 
Ce jour là je suis avec jacques pour le travail de tête. Il m’apprend donc à faire le relèvement, ce qui me rends très vite nauséeux et m’oblige à retourner me coucher dans le cockpit où je m’endors jusqu’à l’heure du repas. En début d’après midi on commence à naviguer au prés durant toute l’aprème. 
Mais après avoir viré de bord trop de fois, on s’arrête avant les îles sanguinaires. 
C’est pile l’heure du gouter, alors on se dépêche et on va tous se baigner, ça fait du bien !
La soirée se déroule paisiblement, on joue, on lit, on mange et on va se coucher.
Mon confort me manque mais je suis très heureux ici.
Mathias.

26 juillet 2016

Mercredi 06 Juillet 2016



Hier matin on est arrivé en corse à Scandola. C’est une réserve naturelle . 
Le paysage est rocheux avec des arbres épineux . les roches étaient rouges. La mer était bleu ciel. 
Dans la mer il y avait beaucoup de poissons et de méduses . On s’est mis au mouillage. 
C’était petit il y avait une petite plage avec des galets et il y avait un autre bâteau à moteur. 
Christophe , Thierry, Hélène, Aude et moi nous sommes allés à l’eau. Je voulait aller à la plage avec Aude ou il y avait du sable mais il y avait trop de méduses donc on a dû faire demi-tour. Hélène s’est lavé. Christophe et Thierry sont partis à la pointe. 
On s’est réunis dans le cockpit  pour parler des trois premiers jours, moi j’ai trouvé les trois premiers jours bien. 
On à fait du travail de tête. Moi et trois autres personnes on a travaillé sur la carte marine pour calculer la distance et le cap
pour aller aux îles Sanguinaire. Pour moi c’était pas trop dur. Ensuite on a fait des nœuds. Les nœuds sont: le nœud de taquet, le nœud de chaise et le nœud de cabestan.
Après on est partis à terre dans un ruisseau à sec. Ily avait des ronces, des cailloux et des branches. 
Moi j’étais devant en train de montrer le chemin. Un peu tout le monde m’a appelé le ouistiti parce que à chaque chemin que je prenais, j’attendais le suivant pour qu’il montre le chemin aux autres et après je partais chercher un autre chemin. On a quitté le ruisseau pour aller dans les sentiers des chèvres. 
Ils étaient difficiles à monter parce qu’ils étaient glissants et dangereux et on montés sur des rochers pour regarder la magnifique vue panoramique sur la baie. 
Après on est tous redescendus pour aller se lavé avant que le soleil se couche derriere la montagne. Ensuite on a joué au jungle speed extrême à six et après on a mangé un bon repas de Jacques et Rachel. Après Rachel en rinçant la casserole dans la mer l’a faite tomber dans l’eau. Elle a dû plonger dans la mer pour aller la chercher au fond de l’eau. On s’est pas couchés trop tard parce que l'on a fait une nuit de quarts la vieille.
                                                                                                                                                 Cordialement   Jean Marie

Mardi 05 juillet 2016



Après une nuit a Porquerolles  et un déjeuner vite avalé, nous sortons les kayaks et hop tout le monde à la baignade. 
Certains on préféré plonger, nager, et explorer les eaux et d’autres on mit pied a terre. 
Pour ma part je suis allée à l’eau et fait du kayak … L’eau était bonne ce qui nous a permis  d’en profiter longtemps. 

Sur notre chemin nous avons eu la visite de dauphins et de baleines “rorqual commun“.  Savez-vous  ce qu’est un rorqual commun ? 
C’est donc une baleine qui mesure adulte entre 17 et 27 m (notre catamaran fait 15 mètres de long ). 
Elle était assez loin, on a vu leur soufle et leur nagoiere dorsale et un bout de leur dos. Ce n’était pas très impressionnant, mais c’était la première fois que j’en voyais une en vrai. 
Au même moment des dauphins sont  venus  devant le bateau à 2m de moi. J’était super contente, le reste de la navigation jusqu'à la corse s’est bien passé, cette traversée n’était pas désagréable.
Célia

25 juillet 2016

Le deuxième jour de stage


Lundi 4 juillet. 

Un matin tranquille aux alentours de 9h00 tout le monde se lève sauf moi qui galère a me lever, ça retarde les autres. 

C’est pas vraiment cool mais je veux tellement rester au lit. je suis pas mal fatiguée et triste, 
ce mélange d’émotions n’est pas trop cool…après le déjeuné nous avons bien navigué avec un vent doux, un soleil chaud et un bon équipage pour partir en Corse . 
Le soir s’est assez bien passé nous avons tous bien mangé, prêt à attaquer la nuit et le lendemain. 

Mes impressions ? 
De la tristesse et de la déprime, mais il faut faire avec je n’ai pas le choix.

Camille

premier jour de stage


Dimanche 3 juillet. 

Tout d’abord les jeunes arrivent dans les environs de 14 heures, nous nous sommes présentés, jeunes et encadrants, ensuite nous avons enchaîné sur un petit goûter.
Le départ s’est fait dans les environs de 18h45, nous avons passé les 4 ponts de Sète, puis nous nous sommes éloignés de ce qui semblait être au loin une île.
Une fois que nous sommes sortis de Sète, J. Marie et Aude nous ont préparé à manger, ensuite nous avons réparti les tâches à faire, comme par exemple moi qui suis de rédaction, nous avons fait les quarts de nuit et le petit matin est arrivé et nous avons petit déjeuné.
Mes premières impressions : Je n’ai rien ressenti de spécial à part la tranquillité du vent sur le visage

Emerson L.

9 juillet 2016

Des nouvelles de Corse...

Vendredi 08 juillet 2016
A bord du bateau nous sommes 11, il y a : Mathias 14 ans qui vient des Hautes-Pyrénées , Rachel,18 ans, qui vient de Montreuil (93), Jean-Marie 16 ans qui vient de Breuillet (91), Camille 15 ans qui vient de Perpignan, Emerson, 17 ans qui vient du Finistère et moi, Célia, 13 ans qui vient de Brétigny- sur-Orge (91). Il y a aussi : Christophe,48 ans, qui vient de Sète, Thierry (le capitaine), 37 ans qui vient du Finistère, Jacques , 41 ans qui vient des montagnes et des Cévennes,  Hélène, 44 ans qui vient de Sète et Aude, 30 ans,  qui vient de Marseille.
Ces 11 personnes forment l’équipage de Grandeur Nature, un catamaran de 15 mètres qui a 24 ans et qui vient de Sète.
Nous avons quitté le port de Sète dimanche soir pour profiter du vent qui va nous pousser vers la Corse. Les quarts de nuit se sont bien passés, on a pu apprécier les étoiles dans le ciel. Depuis le début du stage,  on a de la chance : la mer est calme, ce qui n’a pas empêché quelques uns d’avoir le mal de mer. Au bout de 24 h, nous avons fait escale à Porquerolles, une île près des côtes françaises (après Toulon). On a passé une nuit calme au mouillage, on s’est baignés avec les kayaks et on a repris notre route vers la Corse toujours avec du bon vent. Pendant cette navigation, nous avons vu des baleines au loin (des « rorquals communs ») et des dauphins sont venus à quelques mètres de nous, on a avancé vite avec des pointes de vitesse à 8-10 nœuds.
Notre 2 éme nuit de quart s’est bien passée, personne n’a été malade et au matin nous avons juste eu le temps de petit déjeuner et nous étions en Corse. Au milieu de grandes montagnes rouges qui tombent dans la mer, nous avons trouvé une petite crique où était déjà un petit bateau à moteur et nous avons mis l’ancre. Nous sommes restés une journée à Scandola, nous nous  sommes baignés en faisant attention aux méduses (personne ne s’est fait piquer) et on a essayé de trouver des chemins pour monter vers les montagnes, mais il n’y avait que des sentiers de chèvre avec des buissons épineux et parfois il fallait escalader, nous avons grimpé sur un rocher à 200m de haut et on voyait le mouillage et le bateau, c’était beau. Il fallait faire attention en redescendant, mais nous sommes tous rentrés vivants avec juste quelques égratignures. Avant de retourner au bateau, on est allé dans des grottes que l’on avait repérées depuis le mouillage.  Je (Célia) suis montée sur un rocher de 20 mètres de haut, je n’arrivais plus a redescendre, j’ai failli  tomber et mourir, mais Emerson m’a rattrapée  #emersonleheros.
Hier matin nous sommes repartis  vers les îles sanguinaires, mais le vent n’était pas avec nous donc nous avons tiré des bords et en fin de journée, nous avons mouillé au pied d’une tour génoise. On s’est tous baignés, il faisait chaud, l’eau était chaude aussi, il y n’y avait pas de méduses et ce matin, Hélène, qui était de petit déjeuner, nous a fait des pains au chocolat (maison), ils étaient bons, et nous sommes repartis pour les îles sanguinaires où nous sommes en ce moment et où nous tapons  ce texte. Il fait super beau, alors que ce matin il y avait plein de nuages quand nous avons navigué.
Tout le monde est parti se balader sur l’île, à part Thierry et Camille.
Demain matin nous irons à Ajaccio où nous allons récupérer Anaëlle, 18 ans, une  jeune qui va découvrir le bateau pendant ce stage avec nous en Corse. Puis nous continuerons à naviguer vers le sud de l’île et d’autres aventures.
Célia et Christophe.

7 juin 2016

-Retour en chantier-

-->Bonjour, adhérents et amis, ainsi que tous les « Grandeur Naturiens ».

Le pont SNCF étant réparé, nous avons pu reprendre notre place sur l’étang de Thau, chez Sterne voile. Et avec Hélène nous avons commencé à nous occuper des réservoirs d’eau dont un n’avait jamais été refait, ainsi que des vernis et peintures (quand il ne pleut pas)!

J’ai eu des nouvelles de tous les jeunes qui ont fait le stage, nos 5 rescapés sont toujours (plus ou moins) partants !
Ouf le stage ne les a pas dégoûtés !

J’ai aussi rencontré 3 autres jeunes qui veulent partir avec nous… Et j’ai même dû  dire à l’un d’entre eux qu’il était «réserviste» et ne pourrait partir que s’il y avait un désistement…
Situation inédite pour nous !

Sinon, nous sommes de nouveau « pauvre » car nous avons payé les travaux de réparation du pont et de remise en état du bateau (43000 € en 2016), le paiement du stage de pâques fera du bien à nos finances! Voilà, quelques brèves nouvelles, de Sète.

Je vous rappelle, que nous organisons une fête pour les 20 ans d’expéditions de Grandeur Nature le dernier WE d’Août (du 26 au 29) pendant ce WE aura lieu l’Assemblée Générale de Grandeur Nature le samedi 27 août, tout cela se déroulera à Sète ou pas loin de là, où tout a commencé !
J’ai besoin que vous me répondiez pour me dire, si vous pensez venir (ou pas), quand, combien, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, cela m’aiderait pour organiser ce moment, comme dit précédemment:  j’accepte les idées et les coups de main !

Amicalement !
Christophe DASNIERE pour Grandeur Nature.

17 mai 2016

Un dernier texte de Mathias et Ismaël…Enfin presque !


 
Ismaël et Mathias avaient écrit un dernier texte, qu’ils nous ont lu au dernier repas pris ensemble, mais qu’ils n’ont pas eu le temps de le recopier dans le journal collectif.
Impossible de remettre la main sur cette feuille volante…

Donc, je vais faire un rapide résumé des 2 derniers jours de stage.
Le jeudi, nous nous sommes levés à 6 heures et nous avons mis les voiles pour une dernière ligne droite vers Sète.
Notre première navigation entièrement à la voile pendant plus de 6 heures et avec du beau temps sur la fin ! Dommage c’était la dernière !
Arrivés à Sète, nous rangeons le bateau et attaquons le bilan collectif avec les questions données, il y a deux jours. Cela nous prend une bonne partie de l’après-midi.
Nous savons depuis plusieurs jours que le pont SNCF ne s’ouvre plus et que nous sommes bloqués dans le port de Sète. On organise les douches, entre la maison et le chantier pendant que tous les jeunes voient individuellement Marec (notre Superviseur).
Une visite à la pharmacie nous a confirmé une attaque de mycose aux pieds ! Plusieurs dont Thierry tente une pommade à la cortisone, mauvaise idée, surtout pour Thierry ses pieds explosent et il finit aux Urgences !
Pour les autres, de l’eau douce et une pommade antifongique…
Le dernier matin, Dany nous quitte très tôt, son éducatrice ayant peur de rater son train…
Pour le reste de l'équipage, c’est un nettoyage (javellisation générale), un rangement des affaires et en même temps le bilan individuel avec chacun des jeunes.

Ce bilan est positif, ce groupe était sympathique et nous avons vécu un bon moment ensemble. 
Ce qui n'empêche pas que nous disons non à 2 des jeunes de familles, mais nous sommes partant avec les 5 autres.


Voilà, maintenant presque 3 semaines après la fin du stage. Je suis content d’avoir passé ce bon moment avec ce groupe, même si je ne suis pas prêt à refaire un stage en bateau en avril en Méditerranée! 
J’espère que ces jeunes, les 5 à qui nous avons dit oui serons là pour le stage de juillet !

Maintenant, il faut compléter l’équipage, nous avons reçu beaucoup de demandes pour des jeunes suivis par l’ASE, il faut les rencontrer, et aussi trouver un jeune de famille prêt pour l'aventure.

Christophe.


13 mai 2016

Mardi 27 mai. Retour en France. Ella et Nicolas.

 





Réveil à Cala Joncoll, 71 milles de Sète.
On retire l’ancre, la GV on va hisser.
Dans le Yankee, on prend un ris, ainsi que dans la GV.
Sorti de la baie de Joncoll, gris le ciel, il nous suit.
On passe le Cap de Creus, la mer est agitée.
Ella ne se sent pas bien, on borde vers l’Ouest.
Dans le port de Selva, on rentre, mais ce n’est pas gratuit !
Des bonnes coquillettes, on mange, puis on reprend la mer.
On a passé Cerbère, mais aussi la frontière.
On lâche les ris dans la GV, le Yankee on le passe en ciseaux.
Ce soir, on est content, on ne fera pas de quart de nuit !
Une escale à Canet, on fait.Le ventre lesté par une purée !
Les mycoses ont empiré ! Demain levée à 6 heures…
Ella et Nico.

11 mai 2016

Mardi 26 avril – La vie en chantant ; Rachel et Célia.


-->  Le Matin.
Célia endormie, Rachel la réveille :
R : « Une chanson douce que me chantait ma maman, allez réveilles-toi ! »
Célia ne se réveille pas…
R : « En suçant mon pouce… » Bon, on va employer les grands moyens !
Rachel reprend la même chanson mais avec des rythmes africains et Célia se réveille en chantant. Célia stoppe la chanson d’un seul coup.
C : Hé on est à Sète là ?
R : Bah non impossible, on est onze ! Ah, ha,ha !
C : Ah, ha, ha très drôle, on est où ?
R : Je sais pas, je t’avoue qu’hier je n’ai pas trop suivi sur la carte. En revanche je sais que nous allons à Jenculls…
C : Imbécile on dit jonculls, enfin je crois, bref, on s’en fiche ! Allez on se lève on est de petit déj, on les réveille et on va commencer la journée !

Le soir.
C : Ah la la, épuisante la journée !
R : T’as vu ça dés le matin : Interrogation.

C & R (en chantant) : « Dés le matin interrogation : Y a le mat, le winch et la grand voile. Maintenant prend la drisse et…Hisse la grand voile, héhéhé. X2.
Allez borde, allez choque. X2.
Allez hisse la grand voile, héhéhé. X2. (Comédie musicale, claquement de doigts)
Et c’est comme ça qu’on a navigué, toute la matinée.
Arrivés à Jonculls, y’en a qui ont pris les canoës,
Les autres ont préféré la randonnée.
Rach et Célia vont vous raconter.
C : Que ce soit à pied ou en canoës dans des grottes, on est rentrés.
C (sans chanter) :Oh et puis on se dit on va faire un surf avec les Kayaks et les garçons tombent…
C & R (sur l’air du matou revient) : Mais les garçons remontent sur le Kayak, les garçons remontent, ils sont toujours vivant. X2.
Dans l’eau claire de Jonculls, on remonte ver la plage de galets et là Christophe qui jouait comme un enfant avec les galets… (sur l’air du matou revient)  Et notre p’tit Christophe qui s’amusait avec des petits galets toute la journée. X2.
Rachel (sur un air lyrique) : Isa, Ella et moi dans la montagne on s’est barré, les paysages ont défilés, de l’humidité à la sécheresse on est passé.
Le long du sentier, les plantes n’ont pas manqué !
Les odeurs de thym, de romarin et d’aneth tout droit dans mon nez.
On a aussi croisé un homme bizarre avec un bonnet de laine perché sur un arbre.
C’est là qu’on a vu une tour et que mes yeux ont scintillé.
C’est sur cette tour que nous allons prendre notre goûter.
Cette tour nous a fait faire des détours, on a échappé à 1000 € « d’amandes » pendant la montée. « Souriez qu’elle disait, c’est plus facile quand on sourit ».
On est passé par une grande grotte peine de peintures « Préhistoriques », pas mal les détours, on était fatigué, mais on a chanté : « Vise la tour, ça ne me fait pas peur, mes illusions, j’y crois encore et encore ! »

C : Oh calme toi, t’es pas une star.
R : Ok, enfin arrivé sur la tour des spéculoos et du chocolat on a mangé !
Et en courant on est rentré.(Pull up. Beat box !)
C & R : Fin de journée, on est fatiguée, il faut ranger les canoës. Notre Nico, complètement barjot, glisse et fini à l’eau. Zut il venait de se doucher !
(Reggae) Nico est tombé, ouyé, ouyé, il est tout mouillé, ouyé, ouyé,  les cheveux mouillés, ouyé, ouyé, le pantalon mouillé, ouyé, ouyé, le tee-shirt mouillé, ouyé, ouyé, il va falloir se sécher et se rhabiller.
C & R arrêtent de chanter, bein en fait, je crois qu’on n’était pas si fatiguées !

Célia et Rachel.

PS : Du copiste, la prochaine fois je filme et je mettrai la vidéo sur le blog !